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Patate chaude

Calais :"Il faut absolument que les Anglais bougent" assure Xavier Bertrand

Interrogé par le JDD, l'ancien ministre du Travail accuse Londres de permettre aux sans-papiers de trouver plus facilement du travail au Royaume-Uni, accentuant les velléités de départ à Calais.

Sur la gestion de la crise à Calais, c'est une véritable partie de ping-pong où la balle poursuit ses incessants allers-retours au dessus de la Manche. Au Royaume-Uni, les Français sont accusés de laxisme pour ne pas empêcher les migrants de tenter la traversée. En France, on pointe du doigt l'aveugelemnt volonataire de Londres.

Interrogé par le JDD, le candidat à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand tient ce discours. "Il est temps de mettre un terme à cette hypocrisie, parce que tant que les Anglais ne prendront pas leur part au règlement de ce problème, il n'y aura pas de vraie bonne solution. Calais n'est pas un problème franco-français. C'est un problème européen, c'est un problème franco-britannique" assure-t-il. "Les Anglais doivent changer leurs règles sur le travail des migrants parce qu'en Angleterre, même si, en théorie, il faut certains papiers, la réalité est qu'il est possible d'y travailler sans papiers, et que beaucoup de patrons en profitent pour payer ces travailleurs-là moins cher" poursuit-il.

"Messieurs les Anglais, cessez votre dumping social et mettez de l'ordre dans votre réglementation du travail illégal! Car, tant que cela ne changera pas, les migrants penseront qu'ils peuvent trouver du travail en Angleterre sans avoir de papiers en règle. Il faut absolument que les Anglais bougent," affirme Xavier Bertrand.

Une autre solution serait de "bouger la frontière" explique le député maire de Saint-Quentin. "Géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres. Nous avons été bien bons, lors de la signature des accords franco-britanniques du Touquet en 2003, d'accepter que la frontière soit à Calais, avec seulement une micro-aide britannique. Mais, aujourd'hui, le problème des migrants est d'une toute autre ampleur. Alors je le dis clairement : si les Anglais ne veulent rien entendre, rien comprendre, s'ils ne veulent pas prendre leur part au règlement de ce dossier, les accords du Touquet doivent être revus."

Lu sur le JDD

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