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D'après plusieurs journalistes présents à Calais, les maraudes ont été interrompues pour la journée.

Tensions

Calais : des heurts ont éclaté entre migrants et CRS lors du démantèlement partiel de la "jungle"

Selon plusieurs journalistes présents sur place, des projectiles ont été lancés par des migrants sur les CRS, qui ont riposté en utilisant du gaz lacrymogène.

Après avoir reçu l'aval du tribunal administratif de Lille jeudi 25 février, la préfecture du Pas-de-Calais a commencé ce lundi matin les opérations de démantèlement partiel de la "jungle" de Calais, le campement de migrants situé aux portes de la ville. Près de 55 cars de police se trouvaient aux abord du campement. 

Selon la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio, citée par La Voix du Nord, cette présence policière s'explique par "les agressions verbales et physiques dont ont fait l’objet les maraudeurs en fin de semaine". Les travailleurs qui avaient pour mission de convaincre les migrants d'évacuer le campement auraient en effet été "insultés, bousculés et leurs chasubles taguées, par des activistes pour la plupart britanniques".

>>>> à lire aussi : Pourquoi l’Europe peine à faire face à l’accélération des arrivées de migrants (et au chantage turc)

Dès 8h30, des ouvriers ont commencé à désinstaller les tentes et les cabanes situées dans la partie sud du camp. Deux bulldozers et une vingtaine de personnes d'une entreprise privée mandatée par l'Etat se chargeaient de démonter une vingtaine d'abris située sur une zone de 100 mètres sur 100 encadrée par des CRS, mettant les détritus dans une benne. "Entre 800 et 1000 personnes" vivent sur cette partie de la "jungle" selon la préfecture, 3.450 selon les associations.

Si le début des opérations s'était déroulé plutôt calmement, des heurts ont éclaté en milieu de journée à la suite d'un départ de feu de cabanes. Des projectiles ont été lancés par des migrants sur les CRS, qui ont riposté en utilisant du gaz lacrymogène.

D'après plusieurs journalistes présents à Calais, les maraudes ont été interrompues pour la journée, et une "escalade rapide de la violence" a été constatée, comme en attestent ces images. 

 

Lu sur Le Figaro

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