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Assurance-chômage : ce que coûterait la proposition phare d'Emmanuel Macron

Dans son programme présidentiel, le candidat propose d'étendre l'assurance chômage aux salariés démissionnaires et aux indépendants.

C'est une mesure qui risque de faire beaucoup parler, au cas où les bons sondages d'Emmanuel Macron se confirment. Dans son programme présidentiel, le candidat d'En Marche ! propose de réformer l'assurance chômage, et notamment d'étendre cette dernière aux salariés démissionnaires et aux indépendants. Une idée phare…au coût important, selon l'Institut Montaigne, qui a étudié l'impact financier d'une telle proposition.

- démissions donnant des droits à l'assurance chômage

D'après le think tank, cette proposition, qui serait supportée par la seule Unedic, pourrait coûter 2,7 milliards d'euros chaque année à l'assurance chômage dans un scénario médian. Dans un scenario plus négatif, on serait plutôt aux alentours de 5,4 milliards d'euros. Un chiffrage bien plus conséquent que les estimations d'Emmanuel Macron, qui avance un montant d'1,44 milliard d'euros par an.

L'Institut Montaigne souligne également qu'il est difficile de faire une estimation précise, car la mise en place de cette mesure peut entraîner des effets de comportement. Elle pourrait accroître les inscriptions à Pole emploi des démissionnaires et allonger les périodes d'inactivité.

- indemnisation des indépendants

Si Emmanuel Macron ne propose pas de chiffrage sur cette mesure, l'Institut Montaigne estime de son côté que l'indemnisation des indépendants pourrait coûter de 0,9 à 3,3 milliards d'euros, pour un scénario médian de 2,1 milliards d'euros.

Economies :

Pour financer ces mesures, l'ancien patron de Bercy souhaite responsabiliser les bénéficiaires, avec des économies de 2,5 milliards d'euros prévues. Mais surtout, Emmanuel Macron veut atteindre un taux de chômage de 7% d'ici 2022. Au total, les gains de cette révision seraient estimés à 25,2 milliards d'euros. Mais un chiffre à prendre avec des pincettes : le Figaro rappelle que cela "reviendrait à le ramener à son niveau le plus bas atteint en 2008 après quatre années où la croissance moyenne était de 2,3%, loin des niveaux actuels".

Lu sur Le Figaro

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