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Violences

Ajaccio : une mosquée saccagée après l'agression de plusieurs pompiers

Une foule de manifestants a mis à sac une mosquée proche d'un quartier sensible, tentant de mettre le feu à des corans. De nouveaux rassemblements ont eu lieu ce samedi.

Le calme était de courte durée à Ajaccio après les violences de la veille. Les forces de l'ordre étaient ainsi venues en nombre pour éviter tous débordements, comme cela a pu se passer la veille. "Depuis plusieurs mois, je sentais la tension monter. Il en fallait très peu pour déclencher ces événements" a ainsi déclaré par France Info, le maire d’Ajaccio, Laurent Marcangeli.

Pourtant, ce samedi, de nouveaux rassemblements ont eu lieu malgré la présence policière.

Retour dans la nuit du 24 décembre, lorsque les pompiers sont appelés pour un début d'incendie dans le quartier des Jardins de l’Empereur, qui s'avére plutôt être un "guet-apens" comme l'a souligné le sous-préfet François Lalanne. Les services de secours sont ainsi caillassés en arrivant et deux pompiers ont été sérieusement blessés. Le lendemain, entre 500 et 600 personnes se retrouvent devant la préfecture pour manifester leur colère et le rassemblement va rapidement se transformer en expédition punitive aux cris de "Arabi fora (les Arabes dehors)." Ils se dirigent alors vers la cité sensible du quartier visé pensant y trouver les agresseurs de la veille, avant de fracturer la porte d'une salle de prière musulmane pour tenter d'y bruler (en vain) des dizaines de livres dont des corans. Le gouvernement a rapidement réagi pour condamner les agressions subies par les pompiers ainsi que les dommages provoqués par les casseurs.

Le président de l'Assemblée de Corse, le nationaliste Jean-Guy Talamoni a, lui-aussi, condamné ces faits, que ce soit l'agression des pompiers "qui n'est pas tolérable et ne sera pas tolérée" comme le saccage de la mosquée "acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle."


CORSE

Lu sur Le Monde

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