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Dépistage coronavirus
©SEBASTIEN BOZON / AFP

Santé

Agnès Buzyn a bien donné l'alerte en janvier mais l'appareil d'Etat n'a pas bougé

Selon le sénateur Bernard Jomier (apparenté Parti socialiste) corapporteur de la commission d'enquête du Sénat, les défauts observés pendant la première vague persistent

Le sénateur de Paris (apparenté Parti socialiste) et médecin, Bernard Jomier, corapporteur de la commission d’enquête parlementaire du Sénat chargée de faire la lumière sur la gestion de la crise sanitaire, interrogé par Le Monde, déplore que l'impréparation constatée lors de l'arrivée du coronavirus en France semble continuer alors que l'on parle d'une deuxième vague.

Il salue quand même le fait qu'Agnès Buzyn [ministre de la santé jusqu’à la mi-février] ai dit la véritéet bien donné l’alerte dès le mois de janvier : "Les premières réunions de crise ont eu lieu à ce moment-là, y compris dans des territoires". Mais il déplore qu'ensuite rien n'ai bougé : "cette alerte précoce – et c’est l’un des grands enseignements de nos auditions – n’a pas été suivie de décisions. Le mois de février reste un mystère, un trou noir. L’appareil d’Etat est resté l’arme au pied, sans prendre les décisions qui s’imposaient."

Même s'il reconnaît qu'on "a beaucoup progressé" Bernard Jomier estime que "les défauts, observés lors de la première vague, perdurent." Selon lui : "Le pilotage n’est toujours pas adapté : la lutte contre l’épidémie a été confiée à un conseil de défense, (...) Or, ce n’est pas une instance où peut s’élaborer une politique de santé publique".

 

 

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