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Soutien sans faille

"Appel des 200" : des députés socialistes volent au secours de François Hollande

Dans une tribune au Monde ce jeudi, ils indiquent vouloir "réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres" et demandent à leurs collègues "frondeurs" d'être "pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays".

"La majorité, elle sera là, il ne peut pas en être autrement." Quelques heures après l'annonce de son nouveau gouvernement, Manuel Valls s'était montré confiant mardi soir sur le plateau du JT de 20h de France 2. Pourtant, plus que jamais cette majorité parlementaire semble menacée par la montée en puissance des "frondeurs". Ainsi, ces dernières heures, les spéculations vont bon train quant à la capacité du gouvernement Valls II à obtenir la majorité lors du vote de confiance qui aura lieu "en septembre ou en octobre". L'examen des textes budgétaires est lui aussi menacé. Face à l'inquiétude grandissante, certains députés ont tenu à réaffirmer leur soutien au président de la République

"Le débat entre godillots et déloyaux n'a pas de sens. Si ce n'est notre affaiblissement collectif", tel est le message principal qu'ont voulu faire passer plus de 200 députés socialistes dans une tribune publiée ce jeudi dans Le Monde. "Le problème n'est pas qu'il y ait des désaccords, il en a déjà existé", expliquent les signataires, dont certains sont d'anciens frondeurs. Mais ils dénoncent notamment "une mobilisation de socialistes contre d'autres socialistes" et ceux qui vont "jusqu'à mobiliser d'autres groupes" pour faire battre le gouvernement. Dès lors, ces parlementaires indiquent vouloir "réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres" et demandent à leurs collègues "frondeurs" d'être "pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays". 

Dans cet "appel des 200", ces signataires, parmi lesquels il y a Claude Bartolone, Valérie Fourneyron, Elisabeth Guigou, Jean-Louis Touraine ou encore Jean-Jacques Urvoas (mais pas lancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault), expliquent que "le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin". Et de regretter "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif".

"Nous connaissons le désarroi qui s'exprime devant des résultats qui tardent à arriver", écrivent encore les signataires qui s'inquiètent du climat économique et social de la France. "Le chômage, toujours trop élevé, est une plaie ouverte dans notre démocratie", assurent-ils tout en se disant "conscients d'une désespérance sociale qui vient nourrir la désespérance politique". Et pour mettre fin au marasme économique actuel, ils se disent "convaincus qu'il revient aux parlementaires socialistes de revendiquer l'affirmation d'une détermination, d'une cohérence et d'un rassemblement pour agir".

Lu sur Le Monde

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