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Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication.
Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication.
©Reuters

Chronique de la bêtise ordinaire

Terrorisme : et la palme du texte le plus con de l'année revient à Fleur Pellerin…

A son tour, la ministre de la Culture part en guerre contre l'Etat islamique. Et ses armes font peur.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il y a un homme, un vrai, un qui en a, au centre du combat implacable et impitoyable que nous menons contre les djihadistes. Cet homme ce n'est ni Hollande, ni Valls, ni même Le Drian qui fait "poum, poum, poum" avec son porte-avion et ses Rafales. Cet homme porte le doux nom de Fleur Pellerin. Et il dissimule sa fermeté vengeresse sous un petit minois à qui on donnerait Bouddha sans confession. Au mépris de la Convention de Genève, violant toutes les lois de la guerre respectées par les nations civilisées la ministre de la Culture n'a pas hésité à brandir, selon ses propres termes, "une arme de destruction massive".

Cette arme a été élaborée et mise au point en secret dans les laboratoires de la rue de Valois. Elle porte un nom : la culture ! Vous entendez ? Ils peuvent aller se rhabiller tous les docteurs Folamour de la planète ! Oui chaque fois que la ministre de la Culture l'ouvre elle fait fort, très fort. Il parait d'ailleurs que dans les couloirs de son ministère on l'appelle Fleur au fusil...

À son propos et à propos du portefeuille dont elle est titulaire me revient une charmante histoire juive du temps du communisme. A Varsovie, Mojsze, membre du parti depuis toujours, demande à rencontrer son vieux copain Lejzor qui siège au comité Central. "Bonjour Mojsze, quel bon vent t'amènes ?". "Je voudrai être enfin récompensé par un poste de mon dévouement au Parti". "Bien sûr mais que veux-tu ?". "Un ministère !". "Mais Mojsze tous les ministères sont pris." "Vous n'avez qu'à en inventer un pour moi". Lezjor : "Oui mais lequel?". Mojsze : "Par exemple le ministère des oranges". "Mais Mojsze tu sais bien qu'il n'y a pas d'oranges en Pologne". "Et alors on a bien un ministère de la culture ?".

Reprenons les affaires sérieuses c’est-à-dire le texte de Fleur Pellerin. " Daesh a déclaré la guerre à la culture, parce que le pouvoir de la culture lui est insupportable. Insupportable de liberté, d’ouverture, de diversité, de mixité, d’inattendu, d’élévation. Insupportable de joie, de beauté, de plaisir, de douceur, de consolation". Si de ces lignes vous n'avez retenu que leur mièvrerie affligeante c'est que vous n'êtes pas attentifs. Y figurent deux mots clés : "diversité" et "mixité". Tout texte gouvernemental concernant le terrorisme a obligation de les citer. Il faut bien mettre du sucre, coloré de préférence, dans le café quand il est trop amer.

Quand j'entends parler de culture je sors mon révolver disait Rosenberg, l'idéologue d'Hitler. Quand Fleur Pellerin parle de culture je sors. Mais avant de partir quelques mots sur son "arme de destruction massive". Il s'agit de milliers d'exemplaires des livres de Patrick Modiano. Ils vont être largués sur les assassins de Daesh. Et comme ils ont été écrits par un Juif ça va leur faire très mal…

A lire du même auteur : "Comment je suis devenu un sale Français", de Benoît Rayski, publié aux Editions Du Rocher, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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