Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
François Hollande fête mercredi 12 août son anniversaire.
François Hollande fête mercredi 12 août son anniversaire.
©Reuters

Surprises...!

Joyeux anniversaire François : conflits sociaux, élections régionales, migrants, conférence climat… les cadeaux empoisonnés qui attendent Hollande pour la rentrée

François Hollande fête aujourd'hui mercredi 12 août son anniversaire, profitant des moments d'insouciance offerts par l'été. Et il a bien raison de ne pas regarder de trop près ce que la rentrée lui réserve. Entre la crise des migrants, les prochaines élections régionales et les conflits sociaux, les raisons de s'inquiéter ne manquent pas.

Corinne Lepage

Corinne Lepage

Corinne Lepage est avocate, ancien maître de conférences et ancien professeur à Sciences Po (chaire de développement durable).

Ancienne ministre de l'Environnement, ancienne membre de Génération écologie, fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996, cofondatrice et ancienne vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu'en mars 2010, elle est députée au Parlement européen de 2009 à 2014. En 2012, elle fonde l’association Essaim et l’année suivante, la coopérative politique du Rassemblement citoyen. En 2014, elle devient présidente du parti LRC - Cap21.

Voir la bio »
Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

Voir la bio »
Guylain Chevrier

Guylain Chevrier

Guylain Chevrier est docteur en histoire, enseignant , formateur et consultant.

Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.

Dernier ouvrage : LAÏCITÉ, ÉMANCIPATION ET TRAVAIL SOCIAL
 
L’Harmattan, Sous la direction de Guylain Chevrier, Les Ecrits de BUC Ressources SOCIOLOGIE TRAVAIL SOCIAL, juillet 2017, 270 pages.
Voir la bio »
Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

Voir la bio »

Les Elections régionales de décembre 2015 :

Jérôme Fourquet : Les régionales rentrent dans un contexte politique qui s'annonce très difficile pour le gouvernement après la déroute des élections départementales qui fait suite à toute une série d'élections partielles, perdues par le parti socialiste (élections européennes de juin 2014, élections municipales). Si les régionales se soldent de nouveau par un grave échec pour la majorité, on pourrait dire que François Hollande et son gouvernement ont réalisé un grand chelem à l'envers.

On sait que les élections intermédiaires sont défavorables au pouvoir en place mais dans ce cas précis, la peur des échecs des précédents scrutins est quand même assez spectaculaire. Si la droite sous Nicolas Sarkozy avait perdu toutes les élections locales entre 2007 et 2012, elle a fait bonne figure aux européennes puisque la liste de la droite et du centre est arrivée en tête, ce qui n'a pas été le cas en 2014 pour François Hollande. Il faut donc essayer de limiter les pertes et de faire en sorte que la loi des séries ne se reproduise pas, et ne pas avoir un bilan totalement désastreux en termes d'affichage politique à la fin du mandat.

Le deuxième défi, c'est qu'une défaite aux régionales viendra affaiblir le maillage territorial du parti socialiste, son trésor historique. Il a été mis à très rude épreuve pendant les municipales avec des dizaines de municipalités perdues et aux départementales avec une trentaine de conseil généraux perdus. Cela a fait dire que certaines fédérations locales du PS avaient subi des plans sociaux très importants à l'occasion de ces deux scrutins. Le dernier maillon territorial dans lequel le PS est très hégémonique est celui des régions. A ce niveau-là, si une défaite sérieuse était enregistrée pour le PS, on aurait un nouvel affaiblissement substantiel du maillage territorial avec tout ce que cela implique pour la suite des évènements, c’est-à-dire des points d'appuis qui disparaissent. Marine Le Pen l'a bien compris, il est toujours utile de pouvoir s'appuyer ici ou là sur un réseau d'élus, des maires, des conseillers généraux, des présidents de régions qui peuvent alimenter une dynamique nationale.

Ensuite, il est toujours plus facile de rentrer dans un match quand on sort d'une victoire que quand on sort d'une série de défaite. François Hollande a conditionné sa candidature à une baisse du chômage mais il y a également des considérants politiques. Si à la quatrième élection nationale, la gauche est défaite, cela envoie un mauvais signal et c'est une mauvaise façon de rentrer dans la campagne. L'unité de la gauche est également en question. On sait que la division de la gauche, notamment aux départementales, a accentué les votes de sanction et c'est ce qui a entraîné la perte de très nombreux cantons qui n'étaient pas perdus d'avance. François Hollande se place du côté de la courbe du chômage, c'est un des éléments fondamentaux qui donneront la possibilité de se présenter ou pas. Il regarde aussi attentivement ce qui se passe au sein de la gauche et si un rassemblement est possible ou non autour de sa candidature en 2017. Il sait que si la gauche est divisée comme en 2002, il a toutes les chances d'être éliminé dès le premier tour. C'est pour cela qu'on a tout ce débat autour d'un éventuel remaniement, le retour ou pas des verts au gouvernement, la façon de gérer les frondeurs...

Il sera donc intéressant de regarder comment la gauche parvient ou non sur le terrain à être unie. D'après les éléments dont on dispose, dans une majorité de régions, le PS devra partir seul à la bataille au premier tour face à des listes des Verts et du Front de Gauche. Là aussi c'est important pour lui. Cet élément-là est aussi indispensable que la courbe du chômage. Hors on a vu que la situation s'était rapidement dégradée entre les municipales et les départementales, en un an seulement. Aux municipales, le PC avait encore fait liste commune avec le PS. Aux départementales, alors que dans de nombreux départements il avait cogéré avec le PS les affaires locales, le PC a choisi avec Mélenchon et les autres composantes du Front de Gauche de se présenter en frontal contre le PS. En 1 an seulement, les choses ont beaucoup changé de ce point de vue-là. Il n'y a aucune raison de penser que d'ici les régionales le PC revienne vers le PS.

Il semblerait également que les Verts soient sur une ligne d'autonomie, au moins pour le premier tour. Dernier point important à avoir en tête : la situation de l'entre deux tour des régionales qui risque d'être très compliqué à gérer pour le PS et Hollande, dans la mesure où si la gauche est divisée au premier tour, il est probable que dans un certain nombre de régions - comme la région PACA et le Nord Pas de Calais-Picardie - les listes du PS se classent en 3ème position. Dans ce cas, que fait la gauche ? Se maintenir ? Au risque de donner la région au FN ? Notamment si Marine Le Pen et sa nièce arrivent en tête dans ces deux régions. Est-ce qu'ils vont arriver à faire alliance avec le Front de Gauche et les Verts ? Mais alors sur quels programmes ?  Est-ce qu'ils appelleront à faire barrage et voter pour la droite ? Dans les régions les plus emblématiques cela peut être une difficulté supplémentaire à gérer. 

Les migrants 

Guylain Chevrier : L’immigration s’est invitée depuis plusieurs mois à l’agenda national et européen, avec une mondialisation qui s’accélère côté migrations impliquant un changement d’échelle. On peut s’interroger de savoir si le Président de la République prend bien la mesure de ce qui se passe aujourd’hui et surtout des conséquences, lorsque l’on regarde les mesures prises cet été en matière d’accueil et d’asile. 

Les nouvelles priorités prises par le Gouvernement : améliorer l’accueil et l’intégration des étrangers régulièrement admis au séjour ; renforcer l’attractivité de la France en facilitant la mobilité des talents internationaux ; lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière, dans le respect des droits fondamentaux. Il est question d’une simplification du droit au séjour des étrangers en France, supposée favoriser leur intégration. On généralise ainsi le titre de séjour pluriannuel pour l’ensemble des étrangers, après un an de séjour en France.

On justifie cette évolution en expliquant que ce seraient les difficultés rencontrées lors de la recherche de l’obtention d’un titre de séjour selon des « démarches complexes qui sont parfois humiliantes, qui empêchent les étrangers d’avoir accès à l’intégration" (Bernard Cazeneuve). Le principal obstacle à l’intégration serait à voir dans le respect de procédures qui jusqu’alors étaient en usage, pratiquées par les gouvernements passées jusqu’au gouvernement actuel ? C’est proprement absurde, un argument qui flatte les militants de la cause immigrée et une partie de la majorité, particulièrement du côté des verts et de la gauche dite radicale, pas par hasard, mais se trouve très éloigné des véritables enjeux de l’intégration qui ont à voir avec la façon dont ceux qui viennent sur notre sol acquièrent ou pas nos valeurs communes, ne se replient pas sur eux-mêmes comme on le voit trop souvent aujourd’hui derrière l’argument du respect de la diversité des cultures et des cultes, jusqu’à se couper de la République. Et ce n’est pas le renforcement des parcours d’intégration améliorant l’accès à la langue française qui y changera quelque chose, les problèmes sont ailleurs avec un risque de morcellement de notre société et un communautarisme qui fait déjà des dégâts.

On entend adapter nos dispositifs de droit commun, comme celui relatif au droit d’asile, à un asile d’exception sur un mode humanitaire, au regard de centaines de milliers de migrants se présentant aux portes de l’Europe sous couvert de ce droit. Sans nier la nécessité de l’accueil pour une partie de ces migrants, la répartition actuelle des demandeurs d’asile en Europe avec un poids de plus en plus important pour la France au regard d’une demande d’asile traditionnelle qui explose déjà, devrait faire bien plus réfléchir. On en arrive à se demander si le cadre national est bien encore effectivement la préoccupation majeure de ceux qui nous dirigent, lorsque l’on accroche à ce point à l’Europe notre politique migratoire.

Nous vivons une réforme en profondeur du droit d’asile consistant à donner plus de garanties aux demandeurs d’asile qui sont renforcées à tous les stades de la procédure : enregistrement plus rapide de leur demande ; présence d’un conseil lors de l’entretien avec un officier de protection ; meilleure prise en compte des « vulnérabilités ». De plus, le texte généralise également l’effet suspensif des recours contre les décisions refusant l’asile.

Nous sommes passés de 42599 demandes d’asile en 2008 à 64536 en 2014. Ils sont 27% des demandeurs, en 2014, à avoir obtenu l’asile. Une augmentation de 27% entre 2013 et 2014. Sans compter avec les demandeurs d’asile qui s’imposent à nous via l’Union européenne, sous le signe du drame des migrants de la méditerranée. Voilà dans quel contexte on va créer des capacités supplémentaires d’accueil (4 000 places d’hébergement pour demandeurs d’asile d’ici 2016, qui viendront s’ajouter aux 4 200 prévues d’ici la fin de l’année, ainsi que 5 500 places d’hébergements et de relogement pour les réfugiés politiques, 1 500 places supplémentaires d’hébergement d’urgence) et recruter des agents pour réduire les délais de traitement des demandes.

Différents aspects qui mettent l’accent sur les enjeux qui attendent François Hollande sur cette question. Tout d’abord, où trouver de nouveaux moyens pour financer cette politique dont on peut s’interroger de savoir si la France peut en supporter le coût, et ce, alors que l’on ne cesse de mettre en garde sur les risques d’implosion de l’Etat-providence ? On oublie il est vrai un peu vite, derrière un discours bienpensant, que nous sommes dans un pays gravement touché par une crise économique et sociale profonde et donc, une société française affaiblie et fragilisée.

Si le flux d’immigrés qui arrivent sur notre sol est trop important, nous aurons de toute façon de graves problèmes d’intégration et une dégradation du lien social, l’intégration économique n’étant pas au rendez-vous, l’intégration sociale et l’intégration culturelle ne peuvent qu’échapper. C’est bien la perspective si on fait le constat du doublement du nombre d’arrivants sur notre sol depuis le début des années 2010, l’explosion des mineurs isolés étrangers depuis la mise en place du dispositif Taubira avec un appel d’air sans précédent, sans parler encore des demandeurs d’asile dont nous avons donné les chiffres. On nous dit que nous ne sommes pas une forteresse assiégée, mais n’allons-nous pas le devenir avec autant d’aménagements qui appellent résolument les candidats à l’immigration à se tourner vers la France ?

En s’interrogeant plus précisément encore, on ne peut éviter de faire le lien entre des difficultés d’intégration pour beaucoup liées à des malentendus entre la République et l’islam, religion qui a du mal à trouver sa place dans notre pays, et une immigration où l’islam est la religion majoritaire, et ce, dans un contexte international de guerre de religions qui voit des milliers de Français musulmans partir pour faire le djihad. Des liaisons dangereuses existent entre ces différents plans, loin de tout amalgame. Parallèlement, il y a aussi les impacts politiques sur les rapports de forces dans notre pays, avec un FN en embuscade dont la croissance de l’influence indirectement alerte, de façon inquiétante aussi, sur les enjeux de l’immigration.

Autant de défis que l’on évite soigneusement d’évoquer, qui touchent aux problèmes d’intégration et bien au-delà, à quoi notre Président devra trouver les réponses, qu’il le veuille ou non. A moins de croire qu’il puisse sortir de cet imbroglio une victoire électorale avec quel prix à payer...

Le COP 21, la conférence pour le climat :  

Corinne Lepage : L’enjeu de la COP 21  est indiscutablement majeur pour l’humanité. Il est très important pour le Président de la République, au niveau national comme au niveau international et peut-être même davantage.

C’est un enjeu très important du quinquennat au niveau national. En effet, la France n’a pas organisé un événement d’une telle importance depuis des décennies. 50 000 personnes attendues, des ministres et probablement des chefs d’État et de gouvernement de plus de 180 pays, une visibilité incontestable. La qualité de l’organisation avant même les résultats de la conférence seront mis au bénéfice ou à la charge du Président de la République, en cas d’échec ou de dysfonctionnements, même si la présidence de la COP est confiée au ministre des Affaires étrangères. En revanche, si la réussite est du niveau du 70e anniversaire du débarquement, il est clair que la fierté française et le quasi moment de grâce que l’on avait vécu sur les plages de Normandie sera celle de François Hollande. À cela s’ajoute le succès des deux conférences déjà organisées autour de la finance d’une part et de l’agenda des solutions d’autre part qui pourrait constituer pour l’économie française, un nouveau départ. Le rapport sur l’économie du Nouveau Monde (1) démontre très clairement tous les atouts dont dispose notre pays mais les obstacles colossaux auxquels les acteurs du Nouveau Monde sont confrontés.

S’agissant du résultat de la conférence, il est peu probable qu’un accord ne soit pas trouvé. La question sera celle du niveau de  cet accord. S'il s’agit d’un accord comportant des objectifs contraignants acceptés par tous les pays et un accord financier, alors il s’agira d’un accord historique, qui effacera l’échec de Copenhague et constituera indéniablement un des grands succès du quinquennat. Les Français pourront s’enorgueillir d’être parvenus à ce à quoi jusqu’à présent aucune présidence n’était arrivée, mettant l’accord de Paris à un niveau supérieur à celui de Kyoto qui n’avait pas obtenu l’aval des États-Unis et qui ne concernait que les pays dits de l’annexe 1 -c’est-à-dire les  pays développés-. Dans le cas contraire, le président pourra toujours mettre en avant l’existence d’un accord, mais il sera privé de tout caractère historique et sa portée sera constamment remise en cause.

Il va de soi que sur le plan international, un succès conforterait incontestablement la stature du Président de la République et permettrait à notre pays d’apparaître sur la scène internationale comme un leader dans la lutte contre le changement climatique, ce qu’il n’est pas ! L’intérêt est autant d’ordre géopolitique (dans la mesure où la question climatique rejoint celle du développement) que d’ordre économique (dans la mesure où la transition énergétique devient un sujet économique et industriel majeur).

Enfin, la volonté du Président de la République de mettre à l’ordre du jour, lors de la COP 21, une Déclaration des droits de l’humanité (2) pour faire acter la responsabilité des générations présentes dans le comportement à l’égard des générations futures est un enjeu très fort sur le plan symbolique. Il est en effet évident que l’adoption d’une déclaration de ce genre qui serait actée à Paris, dans la filiation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 actée à Paris aurait une portée historique, même si une déclaration est de faible valeur juridique. La récente encyclique du pape "audato Si" et le sommet des consciences organisé à Paris en juillet 2015 illustrent la nécessité et l’urgence d’une telle déclaration.

(1) Voir le rapport que j'ai remis à Ségolène Royal sur ce sujet sur le site adnmonde.fr

(2) J'ai  été missionnée pour faire des propositions en ce sens

Agriculteurs, enseignants, seuils sociaux, retraites complémentaires... La reprise des dialogues sociaux : 

Eric Verhaeghe : François Hollande devrait préfacer en septembre un ouvrage dédié au dialogue social, dont il a vanté les mérites, et dont il s'est fait le chantre. 

Ces déclarations de bonnes intentions ne lui portent pas forcément chance: la négociation interprofessionnelle qui devait assouplir les seuils sociaux a capoté (et a forcé François Rebsamen à sortir une loi), et la négociation consacrée aux retraites complémentaires (dont la situation financière est dramatique) a pris un an de retard. L'expérience montre toute la difficulté de réformer par le dialogue. Le dialogue social, il ne suffit pas de le prôner pour qu'il se mette à fonctionner. Au-delà des circonstances, la question qui est posée est celle du bien-fondé de mettre autour de la table, lorsqu'il s'agit de moderniser le pays, des syndicats équipés pour gérer un système et non pour le réformer. 

Pire, les nuages s'amoncellent pour le Président à l'horizon du mois de septembre. 

Après de grands coups de moulinet donnés dans l'air sur la crise de l'élevage, les industriels se rebiffent. La politique du tarif imposé montre ses limites, dans la mesure où les acheteurs ne manquent pas aujourd'hui de matière première (en l'espèce des cochons) sur le marché européen pour ne plus acheter français si acheter français coûte trop cher. C'est la dure loi du libre-échange: nos éleveurs sont en concurrence frontale avec les autres éleveurs européens et ils ne pourront impunément augmenter leurs prix sans perdre des parts de marché. Et tant pis pour eux, diraient les acheteurs, si le prix de vente ne leur permet pas d'équilibrer leurs coûts d'exploitation.

Dans le même temps, François Hollande apparaît de plus en plus isolé de ses bases. Même les enseignants donnent le sentiment de vouloir quitter le navire. L'exécutif ferait d'ailleurs bien de se méfier de ses enseignants qui n'ont pas digéré les bobards de Najat Vallaud-Belkacem. La réforme des collèges, par exemple, imposée au nom de l'excellence pour tous, a donné lieu à d'effroyables scènes de suicide intellectuel collectif. Dans certains collèges de ZEP, l'enseignement du latin est désormais remplacé par des... cours de tag, destinés à apprendre aux collégiens à tagger sans faire violence à leur environnement. Les enseignants qui assistent à ces scènes de vandalisme éducatif organisé par le pouvoir devraient faire payer chèrement à leur Président ce mépris larvé pour leur métier.

Ajoutons sur ce mélange un zeste de contrecoup de la crise financière en Chine et nul ne sait de quoi l'automne sera fait.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !