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Il faut sauver le soldat France

Face à cet événement tragique, nous ne pouvons que crier haut et fort notre désarroi face à l’excès de terreur, de sang et de haine qui s’abat sur nous. Nous devons aussi nous interroger sur cette guerre sournoise qui a été déclarée à la République, aux droits de l’homme et à la liberté. Enfin, nous craignons pour notre avenir, l’avenir de la France, de ses concitoyens et de notre amour pour la Patrie. Sans vouloir polémiquer, une question est sur toutes nos lèvres.

Hayette Hamidi

Hayette Hamidi

Hayette Hamidi est Secrétaire Nationale pour le parti Les Républicains et présidente du think tank France Fière. 

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Qu’a fait le gouvernement actuel pour protéger nos vies ?

Nous ne pouvons plus accepter de vivre dans la crainte jour après jour, d’avoir peur lors de chaque manifestation de joie, de craindre pour la vie de nos proches et mois après mois, quand la France est attaquée en son sein. Que fait le gouvernement actuel pour nous protéger ? Quelques heures après l’annonce faite par le Président Hollande d’une fin de l’état d’urgence, nous apprenons, consternés, encore emplis de chant de la Marseillaise et du bonheur ressenti en ce 14 juillet, qu’un attentat est survenu sournoisement, fauchant des dizaines de nos concitoyens. Nos pensées, bien qu’accompagnant dans le deuil Nice et ses habitants frappés par la haine, ne cessent de se demander où l’erreur a été commise. La protection de la vie humaine se doit d’être supérieure à tout autre intérêt.

Or, en ce jour funèbre, nous ne pouvons que pointer le manque de moyens certain ayant conduit, une nouvelle fois, à voir notre République attaquée. Nos forces de l’ordre, à bout de souffle, n’ont de cesse de réclamer des moyens supplémentaires. Nos services de renseignement ont mis en avant plusieurs dysfonctionnements liés, notamment, à l’inadéquation de leurs moyens et ressources face à cette guerre d’un nouveau genre. Enfin, notre système judiciaire ne sait que choisir entre protection des libertés individuelles, garantie par notre Constitution, et protection de la vie humaine, objectif premier de la République.

A quand un PatriotAct à la Française ?

Cette succession d’évènements tragiques ne sonne-t-elle pas le glas de notre démocratie actuelle ? N’est-il pas temps, à l’image de la réaction justifiée des Etats-Unis d’Amérique au lendemain du 11 septembre 2001, d’adopter un PatriotAct à la française ?

L’urgence aujourd’hui, outre la peine et l’accompagnement dans la souffrance, des dizaines de Niçoises et Niçois ayant été sauvagement frappés par la terreur, est de prendre de réelles mesures de protection de nos citoyens. Il est de notre responsabilité d’allouer des moyens suffisants à la sécurité tant intérieure qu’extérieure de notre pays. Il faut fusionner la DGSI, la DGSE et la section anti-terroriste de la police judiciaire afin que de véritables synergies s’opèrent, que le partage d’informations soit efficace, tout en augmentant leur budget, leur effectif et leurs outils trop souvent encore archaïques. 

Par ailleurs, alors que la France compte un peu plus de 8000 magistrats à ce jour, seuls moins d’une dizaine d’entre eux sont  chargés de l’anti-terrorisme. Face à des dossiers complexes, nécessitant de longs mois d’analyses et d’enquêtes, comment ces juges peuvent-ils raisonnablement faire un travail efficace ? Il est urgent d’augmenter et de professionnaliser ces juges afin que la justice puisse correctement faire son travail. Ces crimes sont majeurs. Nous devons les traiter comme tels. 

Enfin, il devient vital pour l’avenir de notre pays de relancer un service militaire, d’une durée de 6 mois minimum, à effectuer par tout citoyen entre 18 et 25 ans. Outre le renforcement certain des liens patriotiques et la fierté de porter l’uniforme de la France qu’apporte le service militaire, ces jeunes pourront ainsi, dès leur entrée dans la majorité, constituer, s’ils le souhaitent, une relève pour nos forces armées dans pareilles circonstances tragiques.

C’est emplie d’espoir de ne jamais voir exploser la guerre civile qui est désormais à nos portes, que je vous demande solennellement, Monsieur le Président de la République, d’agir, de ne pas laisser vos concitoyens dans la peine et l’effroi, de ne pas abandonner la Patrie France et de mettre les moyens nécessaires à notre sécurité car "Face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur" (Général de Gaulle). 

 

 

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