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"Et c'est ainsi que nous vivrons" de Douglas Kennedy est à retrouver aux éditions Belfond.
"Et c'est ainsi que nous vivrons" de Douglas Kennedy est à retrouver aux éditions Belfond.
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Un cri d’amour à l’Amérique inscrit dans un roman d’espionnage agréable à lire mais sans réelle surprise.

Martine Monsallier pour Culture-Tops

Martine Monsallier pour Culture-Tops

Martine Monsallier est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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THÈME

2045, les Etats Unis sont désormais désunis. La RU ( République Unie) a fait sécession pour échapper à une théocratie moyenâgeuse devenue la CU (Confédération Unie). Sam Stengel, agente des services secrets de la RU devra partir en ZN (Zone Neutre) pour accomplir une mission d’autant plus difficile qu’il s’agit d’éliminer sa demi-sœur, agente du côté ennemi. Quand le livre commence, la CU dirigée par un comité : « Les Douze apôtres », prépare un bûcher pour une humoriste coupable de blasphème. La RU, quant à elle, est démocrate et tous les genres et races ont droit de cité mais tous sont surveillés par leur montre « Chadwick » du nom du premier président de la RU. Sam partira donc sous couverture pour accomplir sa mission en se faisant passer pour une critique cinématographique.

POINTS FORTS

  • L’amour de son pays qui transparaît quand l’auteur parle de littérature et de cinéma.
  •  Une description de la CU où se seraient rassemblés entre autres les électeurs de Trump et tous ces néo-chrétiens qui veulent revenir à une morale moyenâgeuse.
  • La RU, quant à elle, bien que libérale et ouverte intellectuellement, surveille constamment ses administrés.
  • L’auteur s’en donne à cœur joie sur toutes les dernières technologies, faisant disparaître toute trace de papier.
  • Les sentiments parfois contradictoires de Sam sont bien étudiés.

QUELQUES RÉSERVES

La mission de Sam, c’est une histoire d’espionnage de série B pas désagréable à lire mais sans réelle surprise.

ENCORE UN MOT...

C’est comme si l’auteur avait eu envie d’écrire un livre politique montrant à quel point la fracture entre les deux Amérique lui était douloureuse et qu’il avait choisi d’enrober tout cela dans une histoire plutôt banale d’espionnage. Bien sûr, on connaît son don d’écriture et tout cela se lit agréablement. C’est cette partie de critique politique qui donne vraiment de la valeur à ce roman.

UNE PHRASE

- « Comme mon père, je cache tant de choses. Je ne révèle presque rien de moi à ceux qui m’entourent. Cependant, est-ce que je les passe réellement sous silence ou est-ce que, pour être honnête, je ne sais presque rien de moi ? » Page 65

- « Cependant le massacre de Cleveland avait été la goutte d’eau de trop, la sécession avait donc constitué notre seule issue - et avec elle le renoncement à un ancien monde. Le nouveau, modelé par Chadwick et ses puces, inaugurait une ère où la dissidence de citoyens en colère contre une possible surveillance généralisée faisait pâle figure face à un système qui les avait sauvés du des récits de voyage".

L'AUTEUR

Douglas Kennedy est né à New York, il vit entre l’Europe et les Etats Unis. Il est l’auteur de récits de voyage, dont, Combien?. Il est un des auteurs américains les plus lus en France. Nous pouvons citer : MirageMurmurer à l’oreille des femmesLa symphonie du hasard,Tome 1Toutes ces grandes question sans réponse, déjà chroniqués chez Culture-tops, sans oublier un très grand nombre de romans, L’homme qui voulait vivre sa vie, Les charmes discrets de la vie conjugale, etc…

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