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Art Paris Art Fair 2016 : l’anti-FIAC ? Une foire plus ouverte qui prouve que l’art contemporain est peut-être moins snob que vous le croyez

Pari réussi pour la Art Paris Art Fair : la foire d'art contemporain qui se tient sous la Nef du Grand Palais du 31 mars au 3 avril, par son accessibilité et sa convivialité, se distingue de son élitiste homologue, la FIAC.

François-Xavier Trancart

François-Xavier Trancart

Diplomé de l'Edhec, François-Xavier Trancart est co-fondateur d'Artsper, N°1 Européen de la vente d'art contemporain en Ligne.

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Atlantico : La Art Paris Art Fair se tient actuellement au Grand Palais. Cette foire se veut plus ouverte, plus accessible et audacieuse que la plus célèbre FIAC, réputée élitiste. En quoi ces deux manifestations dédiées à l'art contemporain se distinguent-t-elles concrètement ? 

François Xavier Trancart : La grande différence entre ces deux manifestations tient aux galeristes qui sont présents. Si la FIAC n’est pas, selon moi, une foire élitiste, il est vrai qu’elle fait partie du top 100 mondiales et réunit les meilleures galeries du monde. La Art Paris a un côté plus accessible : les galeries présentes proposent des œuvres plus abordables tant au niveau de leurs prix que de leur compréhensibilité. Par ailleurs, chaque année Art Paris propose une thématique, très souvent un pays de l'Extrême Orient : cette année c’est la Corée du Sud, il y a deux ans c’était la Russie. Ce fil rouge au sein de la Art Paris permet aux visiteurs d’avoir un peu plus de matière pour appréhender les œuvres. 

Aussi bien dans le contenu que dans les exposants, cette foire de qualité qui réunit des galeries confirmées mais aussi des galeries émergentes, est plus accessible que la FIAC.

La Art Paris Art Fair a-t-elle réussi son pari ? S'adresse-t-elle vraiment à "tous" (y compris au-delà des cercles relativement restreints d'amateurs d'art contemporain) ? 

Elle s’adresse à tous. J’étais au vernissage mercredi 30 mars, où étaient évidemment avant tout présents des professionnels et des collectionneurs. Mais dès ce week-end, le public sera beaucoup plus familial, on y verra des amateurs d’art moins initiés que les collectionneurs, des gens qui vont régulièrement aux grandes expositions etc. Tout ce public va à la Art Paris parce qu’il sait qu’il va pouvoir voir des œuvres d’artistes reconnus mais de façon plus accessible, peut-être moins élitiste et moins fermée que dans certaines grandes foires. L’ambiance de la Art Paris est, il me semble, plus ouverte que la FIAC où ça reste très professionnel. 

Finalement, l'art contemporain peut-il échapper au "snobisme" ? Dans quelle mesure ces foires y contribuent-elles au lieu de le démocratiser ?

Nous avons décidé de fonder Artsper pour nous battre contre ce snobisme dans l’art contemporain. L’art, au même titre que la culture, doit appartenir à tous. Aller dans une galerie peut être intimidant : on peut avoir peur de rentrer ou de demander les prix. Les foires dans les années 1990 ont véritablement essayé de rassembler dans un endroit beaucoup plus convivial beaucoup plus grand un nombre important de galeries afin de permettre aux visiteurs de se déplacer dans la foire, d’aller de stand en stand sans se sentir l’obligation de s’arrêter. Cela permet aux personnes qui ont soit peur soit n'ont pas l’habitude d’aller dans des galeries de se sentir un peu plus libérées.

Il ne s’agit donc pas tellement de démocratiser l’art contemporain mais davantage de décomplexer les gens par rapport à l’art contemporain. Dans un lieu où il y a énormément de passages et de monde, on se sent forcément moins inculte et jugé si on ne connait pas l’artiste qui est exposé. Les foires ont vraiment permis de lutter contre le snobisme élitiste du monde de l’art.

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