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L'exposition "Natures Mortes, Carte blanche à Anne Imhof" est à retrouver au Palais de Tokyo jusqu'au 24 octobre 2021.
L'exposition "Natures Mortes, Carte blanche à Anne Imhof" est à retrouver au Palais de Tokyo jusqu'au 24 octobre 2021.
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Atlanti Culture

"Natures Mortes, Carte blanche à Anne Imhof" au Palais de Tokyo : Anne Imhof propose une œuvre totale

L'exposition "Natures Mortes, Carte blanche à Anne Imhof" est à découvrir au Palais de Tokyo jusqu'au 24 octobre.

Paul  Ivernel pour Culture-Tops

Paul Ivernel pour Culture-Tops

Paul Ivernel est chroniqueur pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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"Natures Mortes, Carte blanche à Anne Imhof" au Palais de Tokyo

13 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél. : 01 81 97 35 88

Du 22 mai 2021 au 24 octobre 2021, de 10h à 20h tous les jours. Fermeture le mardi

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Thème

L'artiste allemande Anne Imhof investit l'ensemble du Palais de Tokyo jusqu’à octobre 2021 avec  « Natures Mortes », une œuvre totale et polyphonique. Cette exposition ambitieuse est dans la continuité logique des « cartes blanches » du centre d'art parisien.

Le titre de l'exposition reprend un genre artistique à part entière et questionne notre perception de ce qui est vivant et ce qui ne l'est pas. C'est le plus grand projet pluridisciplinaire réalisé par l'artiste à ce jour, pourtant habituée aux installations conséquentes et radicales, qui lui ont valu notamment le prix Lion d'Or à la Biennale de Venise en 2017.

Au Palais de Tokyo, Anne Imhof construit un vaste paysage de parois de verre recyclées. Le vocabulaire et les formes qu'elle déploie pour Natures Mortes reconstituent un ensemble à la fois urbain et domestique, où le visiteur se promène dans un labyrinthe en verre qui sépare et en même temps laisse traverser le regard. L'architecture brute et dépouillée du lieu, érigé en vaste scène ouverte, déstabilise le spectateur. L'effet provoqué fonctionne néanmoins efficacement et le parcours de l'exposition s'avère ludique.

Ponctuée par des réminiscences d'œuvres antérieures de l'artiste, telles que Rage ou Faust, l'exposition rassemble un corpus inédit de productions, anciennes et nouvelles. Peintures, dessins, sculptures, installations, composition musicale sont complétés par une nouvelle pièce performative.  L’ensemble ainsi rassemblé, démontre l'amplitude et la nature protéiforme de l’œuvre d'Anne Imhof. Ce corpus totalement inédit et original entre en résonance avec celles d'autres artistes qui ont inspiré et nourri sa pratique, tels que Alvin Baltrop, Eliza Douglas, Théodore Géricault, Joan Mitchell, Sigmar Polke ou Cy Twombly. Les références ici proposées, bien que éclectiques dans leur médium ou leur époque, se combinent  à merveille et l'exposition est cohérente dans son insolente, sa mélancolie mais aussi sa générosité.

Les commissaires Emma Lavigne et Vittoria Matarrese concluent à propos d’Anne Imhof : « Hantée par la peinture, le cycle fugace de la vie et les déflagrations du temps présent, elle compose ces Natures mortes – memento mori de l'ici et maintenant – où la vie, tapie dans l'obscurité est prête à jaillir ».

Points forts

- Une véritable cohérence d'ensemble, malgré la diversité des œuvres présentées.

- Exposition ludique dans sa conception scénographique. Le spectateur est amené à cheminer selon un parcours urbain et artistique dans la vaste enceinte du Palais de Tokyo.

Points faibles

Je n’en vois aucun.

En deux mots ...

Au printemps 2021, Anne Imhof investit l'espace du Palais de Tokyo dans toute sa potentialité avec son œuvre pluridisciplinaire et radicale Natures Mortes. C'est la première exposition d'envergure de l'artiste allemande en France.

Une illustration

L'auteur

Anne Imhof est née en 1978 à Giessen (Allemagne). Elle vit et travaille à Berlin et à New York (États-Unis).

Formée à la Hochschule für Bildende Künste – Städelschule à Francfort et immergée dans la scène musicale et nocturne de la ville, Anne Imhof s'est imposée en une dizaine d'année comme une figure majeure de l'art contemporaine au travers d'une œuvre radicale.

Elle a reçu en 2017 le Lion d'Or de la Biennale de Venise pour Faust, œuvre totale mêlant performance, musique, sculpture et peinture au sein de l'architecture fasciste du pavillon allemand remodelé en 1938 par Ernst Haiger.

En 2019, elle crée Sex à la Tate Modern de Londres, exposition qui interroge le genre et la fluidité entre les binarités (entre jour et nuit, soumission et domination ou le masculin et féminin).

Natures Mortes est la première exposition d'envergure de l'artiste en France.

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