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Dérapage

La justice saisie après la lettre de Brigitte Bardot au préfet de la Réunion

En dénonçant la maltraitance animale sur l’île, l’icône du cinéma français a affirmé que des Réunionnais "ont gardé leurs gènes de sauvages".

Lundi 18 mars, Brigitte Bardot a écrit au préfet de la Réunion pour dénoncer la maltraitance animale sur l’île. Un courrier qui a créé la polémique. Pour cause, l'icône du cinéma français a accusé, entre autres, "les autochtones" d’avoir "gardé leurs gènes de sauvages". Elle a aussi critiqué "une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches."

"Des termes injurieux et racistes"

Après SOS Racisme, qui a porté plainte, c'est le préfet de La Réunion qui s'est tourné vers la justice et a saisi le procureur de la République de Saint-Denis au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale. "Cette lettre comporte des termes injurieux et racistes à l'égard des habitants de La Réunion", a-t-il indiqué dans un communiqué, en condamnant "fermement" les propos "inacceptables" de Brigitte Bardot.

De son côté, la ministre des Outre-mer Annick Girardin, actuellement en visite sur l’île, a également condamné les propos de l'ancienne star française. "Le racisme ordinaire n'a pas sa place dans le débat d'idées", avait-elle écrit sur Twitter. Ce n'est pas la première fois que Brigitte Bardot est visée par de telles plaintes. Elle a en effet déjà été condamnée cinq fois pour incitation à la haine raciale.

Le Monde

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