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©Marco BERTORELLO / AFP

Témoignages divergents

La défense de Cristiano Ronaldo, accusé de viol, mise à mal par de nouvelles révélations

Le footballeur portugais a livré deux témoignages différents concernant sa relation avec la femme qui l'accuse de l'avoir violée le 15 juin 2009 à Las Vegas.

 L’étau se resserre de plus en plus autour de Cristiano Ronaldo, accusé de viol en octobre dernier par Kathryn Mayorga, une femme américaine de 34 ans, qui a porté plainte contre le footballeur pour un viol qui aurait eu lieu le 13 juin 2009, dans un hôtel de Las Vegas. Elle l'accuse de lui avoir fait signer sous pression un accord financier de 325.000 euros afin qu'elle garde le silence. Entendue à l'époque, la jeune femme n'avait pas souhaité dévoiler le nom de son agresseur présumé, ni les circonstances des faits, mais a décidé de faire rouvrir le dossier recemment pour "obtenir justice" et "empêcher que ce qui lui est arrivé arrive à d'autres femmes".

Le footballeur, qui nie le viol et assure que la relation était consentie, voit ce weekend sa défense mise à mal par des révélations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui, grâce aux "Football Leaks", a publié vendredi soir de nouveaux éléments sur l'affaire.

Selon le magazine, les avocats du joueur lui auraient fait remplir dès l'été 2009 un questionnaire de 27 pages dans le but de recueillir sa version des faits et ainsi préparer au mieux sa défense. Or, il existerait deux versions de ce questionnaire : l'une datée de septembre 2009 et l'autre de décembre 2009. Problème : cette seconde version diffère de la première.

Par exemple, à la question "qu'est-ce qui a été dit par vous et par [l'accusatrice] ?", la première réponse indique "elle a dit que ce n'était pas correct d'avoir une relation sexuelle, étant donné qu'ils venaient de se rencontrer. Mais malgré cela, elle a attrapé ma bite", tandis que la seconde version indique seulement "elle a attrapé mon pénis."

Autre changement : la description de l'acte en lui-même. Dans la première version, le joueur écrivait : "Elle était allongée sur le côté et sur le lit, et je suis entré par-derrière. (...) C'était brutal. (...) Elle a dit qu'elle ne voulait pas, mais elle s'est rendue disponible (...) Mais elle a continué à dire non. Je me suis excusé ensuite". Trois plus tard, Cristiano Ronaldo décrit un rapport sexuel "brutal" mais consenti : "Elle ne s'est pas plainte, elle n'a pas crié, elle n'a pas appelé à l'aide." A la question "Est-ce qu'[elle] a un moment élevé la voix, crié ou hurlé ?", la réponse passe de "elle a dit non et s'est arrêtée plusieurs fois" à un simple "non." La réponse à la question "Est-ce qu'[elle] a dit quoi que ce soit après vos relations sexuelles ?" passe de "après, elle a dit : tu es un connard, tu m'as forcé. Tu es un imbécile. Je ne suis pas comme les autres. J'ai dit : je suis désolé" à un nouveau "non".

Les avocats de Ronaldo ont déclaré auprès de Der Spiegel que "des portions significatives" du document avaient été "altérées et/ou complètement inventées". 

Lu dans Le Figaro

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