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Avec modération ?

L'alcool comme cause principale de 7 types de cancers, selon une nouvelle étude

Eh non, pas même avec modération. Une étude publiée le 21 juillet place l'alcool comme cause directe de divers cancers, comme celui du sein ou du foie.

"La consommation d'alcool comme cause du cancer", tel est le titre d'une étude du Département de médecine préventive et sociale de l'Université d'Otago (Nouvelle-Zélande), publiée dans la revue Addiction le 21 juillet dernier.

La conclusion principale : Il existe des preuves tangibles que l'alcool provoque le cancer dans au moins sept régions différentes du corps humain. Selon les estimations de l'étude, ces cancers liés à l'alcool représentent 5,8% du total des décès dus au cancer dans le monde. Et ce, sans même avoir besoin d'établir les mécanismes biologiques par lesquels l'alcool augmente l'incidence de chaque type de cancer.

L'un de ses principaux auteurs, Jennie Connor explique : "les [seules] données épidémiologiques peuvent attester que l'alcool provoque des cancers de l'oropharynx, du larynx, de l'œsophage, du foie, du côlon, du rectum ou encore et du sein".

L'étude repose sur des recherches épidémiologiques et biologiques récentes sur l'alcool et le cancer, à partir de méta- analyses – comprenez le regroupement de plusieurs études statistiques de taille de taille réduite, ce qui permet de tirer des conclusions générales fiables.

Ces analyses, publiées et identifiées grâce à la base de données du fabricant états-unien de dispositifs médicaux "Medline" et des archives du Centre international de recherche sur le cancer (IARC).

Des études épidémiologiques plus récentes, qui ne figurent pas dans ces données, comme celles du Le Fonds mondial de recherche contre le cancer (FMRC) ou encore de la division "cancer " de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont également pu être ajoutées aux résultats, d'après le quotidien britannique The Guardian.

"Les risques les plus élevés sont associés aux consommations les plus lourdes, mais une exposition considérable est constatée chez les buveurs de consommation faible à modérée, en raison de la répartition uniforme des buveurs d'alcool au sein de la population", a précisé Mme Connor. "Les campagnes de réduction de la consommation d'alcool devraient s'adresser à tout le monde" a-t-elle ajouté, car "cibler uniquement les gros buveurs" présenterait un "potentiel limité" dans la lutte contre les cancers liés à l'alcool, a-t-elle conclu.

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Lu sur The Guardian

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