Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 30 Mai 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Voici comment le changement climatique va aussi modifier notre alimentation

La production de certains aliments comme le café ou le chocolat pourrait être touchée de manière significative par le réchauffement climatique.

Manger son pain blanc

Publié le
Voici comment le changement climatique va aussi modifier notre alimentation

Les régions où la température excèdera les 30 degrés Celsius seront particulièrement hostiles pour l'agriculture, selon les scientifiques.  Crédit Reuters

Tout au long de l'année, des scientifiques n'ont cessé d'alerter l'opinion sur les nombreuses conséquences qui résulteront du changement climatique, comme par exemple la probable extinction d'une espèce animale sur six à travers le monde. Au premier rang de leurs inquiétudes, se pose également la question des risques auxquels seront exposées les récoltes, et de nombreuses denrées alimentaires. Dans plusieurs endroits du globe, les agriculteurs devront affronter des complications quotidiennes, et parfois profondes, dans leur activité. 

Pour mieux comprendre les changements auxquels le monde agricole devra faire face, et les efforts déployés par les scientifiques pour adapter les récoltes à la sécheresse, la chaîne britannique BBC a récemment sollicité l'avis de plusieurs chercheurs et spécialistes à travers la planète.

En utilisant des gènes issus de "plantes de résurrection", Jill Farrant, chercheuse à l'Université du Cap, travaille par exemple à l'augmentation de la durée de vie des récoltes, sans que celles-ci aient besoin d'eau.

Malgré les déclarations alarmistes de nombreux spécialistes affirmant que "la nourriture est en voie d'extinction", rien ne permet aujourd'hui d'affirmer avec certitude que des aliments très répandus tel que les haricots, le chocolat, le vin, le maïs, ou encore la farine cesseront d'exister dans un avenir proche. "Les cultures ne seront pas directement visées par un risque d'extinction (…) elles continueront à pousser quelque part dans le monde", assure Andrew Jarvis, qui dirige un groupe de recherche aux Etats-Unis sur le changement climatique, l'agriculture, et la sécurité alimentaire. 

Si un risque majeur et à grande échelle d'extinction des denrées alimentaire est donc à écarter, l'avenir de notre alimentation n'est pas pour autant rassurant. Dans de nombreuses régions, l'homme devra certainement changer les endroits où il a aujourd'hui l'habitude de développer ses cultures. Si un tel scénario venait à se confirmer, plusieurs populations pourraient être privées de certaines denrées alimentaires. "Même si la majorité de l'industrie agro-alimentaire n'est pas atteinte, la sécurité des aliments pourra être impactée", estime Margaret Walsh, qui travaille sur les questions écologiques au département d'Etat américain. 

Si certaines cultures parviendront toujours à être développées dans certaines parties du globe, il n'est donc pas certain que les habitants de la planète puissent y avoir accès comme aujourd'hui. Par ailleurs, la production de certains aliments comme le café ou le chocolat serait vraisemblablement touchée de manière significative par le réchauffement climatique. Le niveau d'impact sur ces aliments dépendra de l'ampleur du réchauffement climatique, mais de manière générale, les régions où la température excèdera les 30 degrés Celsius seront particulièrement hostiles pour l'agriculture, estime Wolfram Schlenker, professeur à l'Université de Columbia. A titre d'exemple, selon les études statistiques élaborées avec ses équipes, la production de maïs et de soja aux Etats-Unis a souffre d'une diminution drastique quand les températures dépassent la barre des 30 degrés Celsius.  

 
Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€