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Tensions raciales maximum aux Etats-Unis : Barack Obama en a-t-il fait assez pour les Afro-Américains ?

La fusillade de Dallas et l'assassinat de deux Afro-Américains cette semaine par des policiers aux États-Unis ne font qu'augmenter la longue liste de ce type d'incidents recensés ces dernières années. Un problème qui présente des caractéristiques structurelles et vis-à-vis duquel Barack Obama aurait pu néanmoins être plus actif, malgré l'hostilité du Congrès.

Situation tragique

Publié le - Mis à jour le 15 Juillet 2016
Tensions raciales maximum aux Etats-Unis : Barack Obama en a-t-il fait assez pour les Afro-Américains ?

Atlantico : Ce jeudi, lors d'un rassemblement à Dallas en hommage aux deux Afro-Américains tués par des policiers ces derniers jours, cinq membres des forces de l'ordre ont été tués par des tirs de sniper. N'est-ce pas le signe d'un retour en force du racisme aux Etats-Unis ? 

Yannick Mireur : Je ne crois pas qu'il y ait un retour en force du racisme aux Etats-Unis dans la mesure où le racisme est inhérent à la société américaine, et à nos sociétés en général. Néanmoins, depuis une cinquantaine d'années, on a pu assister à une évolution de la condition et de l'acceptation des Afro-américains dans la société américaine, même si des poches de résistance géographiques, sociales et culturelles demeurent.

Dans le cas américain, il ne faut pas oublier les autres facteurs qui viennent s'agréger à ces vestiges de l'Histoire, comme l'imparfaite transformation de la condition des Afro-américains aux Etats-Unis. Une partie est encore marginalisée économiquement et socialement. Au tout début de son mandat, Barack Obama a été courageux de pointer du doigt la responsabilité des Afro-américains eux-mêmes, notamment en ce qui concerne la destructuration de la cellule familiale au regard du nombre important de femmes afro-américaines élevant seules leurs enfants. Ceci ne constitue pas une condition optimale pour le développement de jeunes hommes, d'autant plus que le taux de criminalité et d'incarcération aux Etats-Unis est plus important chez cette population tout particulièrement.

Il y a une autre caractéristique de la société américaine, profondément culturelle, à prendre en compte et dont il ne faut pas attendre à ce qu'elle change demain – à moins d'être utopiste : il s'agit du second amendement et de la liberté du port d'armes. Si l'on mêle toutes ces conditions, vous obtenez un contexte de fébrilité structurelle : un taux élevé de criminalité dans les zones de population majoritairement afro-américaines, la liberté du port d'armes. La crainte existe donc des deux côtés, aussi bien chez les jeunes hommes afro-américains que chez les policiers.

Ce qui permettra une amélioration de la situation, ce n'est certainement pas une réécriture du second amendement dans un sens plus restrictif – et encore moins sa suppression. Obama a déjà essayé d'agir sur le plan législatif en encadrant techniquement les armes qui jouissent de l'implication de ce deuxième amendement, permettant ainsi d'exclure un certain nombre d'armes, telles que les armes particulièrement létales, de ce principe de liberté du port d'arme. Sans succès. 

Audrey Célestine : Si l’événement de Dallas a une dimension exceptionnelle dans un contexte de forte médiatisation et mobilisation autour de l’assassinat par des policiers de deux hommes identifiés comme Afro-américains dont la mort a été filmée, on ne peut pas parler de retour en force du racisme aux Etats-Unis. Il peut sembler difficile de ne pas envisager l’élection d’Obama en 2008 comme une rupture importante dans l’histoire du racisme aux Etats-Unis. Pourtant, si on parle des inégalités qui touche les populations noires aux Etats-Unis, on voit leur caractère persistant, en dépit des progrès législatifs. Depuis les années 1970, on a une augmentation considérable des arrestations et condamnations qui touchent de façon très importante les hommes afro-américains. On sait qu’un homme afro-américain sur trois est ou a été mis en prison au moins une fois dans sa vie. Depuis le début des années 1970, le chômage des Afro-américains a toujours été deux fois supérieur à celui des personnes identifiées comme blanches. En dépit d’une augmentation de leurs revenus depuis les années 1960, les Afro-américains ont fait l’objet de mesures empêchant la constitution de patrimoines familiaux, y compris immobiliers, plaçant un certain nombre d’entre eux, y compris dans la "classe moyenne", dans une vulnérabilité sociale auxquelles des familles blanches plus modestes sont moins exposées.

Dans ce que l’on définit comme sa dimension structurelle, on ne peut pas parler d’un retour en force du racisme mais d’une persistance de celui-ci. Ce qui change depuis 2013 et la création du mouvement Black Lives Matter, c’est la publicisation faite autour des questions de violence policière. Les interactions avec les forces de l’ordre qui se terminent par la mort de la personne contrôlée font l’objet de mobilisations à la fois sur les réseaux sociaux et lors de manifestations. Ils sont mêmes souvent présentés par les militants comme des formes de "lynchages" dont le but serait de terroriser les populations noires. 

Depuis la mort de Michael Brown, abattu en août 2014 par un officier de police, la liste des Afro-Américains tués dans des circonstances troubles par des policiers ne cesse de s'allonger. Comment expliquer ce phénomène ? Les forces de l'ordre américaines sont-elles racistes ? Observe-t-on des disparités sur le territoire américain en la matière ? 

Yannick Mireur : La police américaine n'est pas tout entièrement un monolithe anti-noir, d'autant plus qu'il y a un nombre important de policiers afro-américains aux Etats-Unis. Néanmoins, dans certaines zones des Etats-Unis, comme les plaines agricoles ou le Sud – les pays de la Confédération en général où la lutte contre l'esclavage a été politique - certains officiers peuvent présenter des sentiments hostiles à l'égard de certaines communautés. Un certain nombre d'Américains trouvent inacceptable d'avoir un Afro-Américain à la tête du pays, ce qui n'empêche pourtant pas Obama d'être sur une crête de 50% d'opinions favorables. Malgré cette haine d'une partie de la population à son égard, aucune tentative d'assassinat n'a été perpétrée à son encontre, contrairement à ce que certains pouvaient redouter au moment de son élection. 

Audrey Célestine : Depuis le début de l’année, le site killedbypolice.net recense près de 607 morts tués par la police. Près d’une quinzaine pour le seul mois de juillet. Plusieurs facteurs ayant trait à la formation des policiers, à la militarisation des forces de l’ordre peuvent contribuer à expliquer le phénomène. Les militants antiracistes insistent cependant sur le fait qu’alors que les policiers savent dans certaines situations abaisser des situations de tension au moment d’arrestation – on parle de "de-escalation" - l’usage des armes est beaucoup plus important et systématique quand il s’agit d’Afro-américains. Il est frappant de constater qu’un nombre important de personnes dont la mort a été médiatisée ont été arrêtées pour des délits mineurs (absence de clignotant, feu arrière cassé, vente à la sauvette, etc.). On sait que le nombre de personnes non armées tuées par la police est cinq fois plus élevé pour les Afro-américains que pour les blancs. Beaucoup insistent sur la vulnérabilité particulière du corps noir aux Etats-Unis.

L’auteur Ta-Nehisi Coates en a fait l’objet d’un livre important (Between the World and Me, traduit en français cette année sous le titre Colère noire. Lettre à mon fils). Mais le maire de New York ne dit pas autre chose quand il parle de ses craintes lorsque son fils, adolescent métis, est à l’extérieur et qu’il est mis en danger par une police qui devrait le protéger comme n’importe quel citoyen américain. Les parents d’enfants identifiés comme afro-américains savent qu’ils seront plus souvent contrôlés, arrêtés. Ils leurs donnent des conseils spécifiques pour minimiser les risques en cas de contrôle policier. Mais ils savent qu’ils seront vus comme suspects et partant davantage en danger en cas d’interaction avec les forces de l’ordre. Et cela nourrit une peur qui donne à Black Lives Matter une force émotionnelle particulière. Il est significatif que le mouvement ait débuté par une "Lettre d’amour aux personnes noires" après l’acquittement de George Zimmerman.

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 09/07/2016 - 09:59 - Signaler un abus Taux de Pauvreté

    Dans la toute dernière phrase de cet article, on en arrive enfin à une solution simple et évidente : ''lutter contre la pauvreté en général, et pas seulement celle qui touche une partie de la communauté afro-américaine''. Obama a eu au moins le mérite de réussir à imposer, 70 ans après l'Europe, l'Assurance-Maladie universelle, mais il n'en reste pas moins que les États-Unis sont le pays le plus inégalitaire d'Occident. Vingt-cinq pourcent des citoyens américains vivent sous le seuil de pauvreté. Le maintien d'une situation aussi injuste et inégalitaire entraine la police à utiliser la violence.

  • Par zouk - 09/07/2016 - 10:21 - Signaler un abus Noirs et police aux Etats Unis

    Même si nombre de policiers sont noirs, il y a dans la société américaine un fond de violence; tous les westerns, thrillers et autres en témoignent. Ajoutez y des souvenirs du temps de l'esclavage (suprématie blanche absolue) et la vente libre des armes à feu, le cocktail est explosif. Beaucoup d'Américains souhaitent la suppression ou au moins des restrictions au 2° amendement, mais le lobby des armes est puissant au Congrès

  • Par Lafayette 68 - 09/07/2016 - 12:32 - Signaler un abus Afroaméricains aux EU :

    Rappel : à peine 13% de la population totale et beaucoup de policiers noirs. On ferait bien de regarder notre situation , chez nous ... Points communs évidents.

  • Par langue de pivert - 09/07/2016 - 12:40 - Signaler un abus ça n'en finira jamais !

    Aller chercher de la "main-d’œuvre bon marché à l'étranger" se paye toujours cash pour une civilisation. A court, moyen, long et très long terme. On ne peut que faire le rapprochement avec "la même destruction familiale" (mère élevant seule leurs enfants, un père différent pour chaque enfant ou presque) dans les TOM ! Les effets y sont moins destructeurs du fait de la protection sociale énorme mais quand même. L'esclavagisme fut le pécher originel de ces "civilisations" monstrueuses de bêtise et de méchanceté.

  • Par Leucate - 09/07/2016 - 13:57 - Signaler un abus @langue de pivert - le cas africain

    Je pense que cette situation monoparentale de femmes élevant leurs enfants est plus un reste de la civilisation d'origine des afro-américains qu'une conséquence de l'esclavage qui a sans doute accentué les choses mais ne les a pas créées. En Afrique, l'homme est plutôt un géniteur qu'un mari, mais la solidarité familiale (un clan familial fait au moins une centaine d'individus) et tribale (tout homme appartient d'abord à sa tribu) fait que tout le monde mange à sa faim et que les enfants sont bien élevés, par les oncles, les tantes, bref tout le monde. Quand un africain dit "celui-ci, c'est mon père", la plupart du temps il veut dire que c'est celui qui s'est le plus occupé de lui.

  • Par Deudeuche - 09/07/2016 - 14:05 - Signaler un abus @langue de pivert

    les mères célibataires dans les TOM c'est la faute de l'esclavagisme aboli en1848. ???????????? Obama avait un père Kenyan libéral et une mère américaine libertaire. Le résultat c'est rien pour les noirs et tout pour les ultra minorités déviantes et "liberals" (en français gauchiste arc-en-ciel), en clair Hollywood et tout le frata de cinglés du showbiz et leurs copains et copines. Si on rajoute Harvard le temple de la bien pensance américaine hors sol et couverte de fric (le modeste Barak a eu une bourse) on a compris que les noirs américains (ce que n'est pas vraiment Obama de par ses parents) n'ont rien à attendre de cette star médiatique.

  • Par Deudeuche - 09/07/2016 - 14:07 - Signaler un abus additif

    La mère américaine blanche d'ascendance irlandaise!

  • Par Olivier62 - 09/07/2016 - 14:48 - Signaler un abus Les joies de la société multi-raciale

    On constate en tout cas que la société idéale démocratique avec un président noir n'a réglé en rien le problème racial aux USA et pour cause, car il est insoluble. Aucune société multi-raciale et multi-culturelle n'a jamais fonctionné dans l'histoire; c'est le cas des USA actuellement mais aussi par exemple du Liban, en guerre ethnique depuis des siècles, du Rwanda (Hutus/Tutsis), de l'ex-yougoslavie, de la Belqique ultra-politiquement correcte (constamment menacée d'éclatement entre Wallons et Flamands), ou en France, à échelle plus réduite, des banlieues "sensibles" (qui les a rendues telles ? question indiscrète sans doute !). Le comble de la folie irresponsable est atteint par les politiciens suédois, qui par idéologie ont importé sur leurs sols des millions d'immigrés avec le résultat automatique d'une explosion d'agressions et de violences...

  • Par valencia77 - 09/07/2016 - 14:56 - Signaler un abus les noirs

    Ne comptez pas les quartiers noirs de 4 villes, Los Angeles, Chicago, Louisville et New Orleaans et les USA n'ont pratiquemeent pas de crimes par arme a feu. 4em au dessus du pays avec le moins de crimes par armes a feu. Obama n'a pas aide la minorite noires? Depuis Johnson ils sont aides et leur condition est pire maintenant. C'est pas l'argent qui a manque mais la trique. Regardez l'Afrque du Sud...

  • Par arcole 34 - 09/07/2016 - 15:37 - Signaler un abus @Valencia - 09/07/2016 - 14:56

    Bel exemple que l'Afrique du Sud ou l'apartheid ne sévit plus , mais là aussi vous avez tout faux car dans les grandes villes d'Afrique du Sud la criminalité a explosée. Les organismes de sécurité privés ont quadruplés , et les gens vivent bunkérisés dans leurs villas avec chiens d'attaques et armes à feu. Comme quoi la trique ne sert à rien si la justice ne suit pas et à contrario beaucoup d'afrikaners connaissent maintenant la pauvreté. Quand aux USA rassurez-vous les noirs défraient autant la chronique des faits divers en étant abattus systématiquement à tort ou à raison par des policiers blancs , c'est sociologique et historique et quelques soit l'endroit du continent où ils se trouvent. Les grands maux auxquels les afro-américains sont confrontés sont la pauvreté , le chômage, l'alcoolisme , la drogues , les gangs et la violence intra communautaire et surtout policière. D'ici 2050 les blancs seront la 2éme communauté raciale aux states et les latinos seront la 1ére, les asiatiques les 3éme et c'est vrai les derniers minoritaires seront les Afro-américains et ne sont pas aidés par leurs frères ayant accédés à des postes à responsabilités comme BHO ou Condelaza Rice par exemple.

  • Par arcole 34 - 09/07/2016 - 15:41 - Signaler un abus @Valencia - 09/07/2016 - 14:56

    Je pense que votre racisme absolu fruit de l'obscurantisme vous aveugle complétement et à votre stade vous êtes incurable. A force de vouloir laver la tête d'un âne, on y perd sa lessive et son savon , bon vieux proverbe provençal qui vous décrit parfaitement.

  • Par arcole 34 - 09/07/2016 - 15:58 - Signaler un abus @Leucate - 09/07/2016 - 13:57 CAS AFRICAIN

    une fois n'est pas coutume je suis entièrement d'accord avec vous et je précise pour rajouter à vos propos est que souvent la structure familiale est matriarcale. Je pense que langue de pivert et Deudeuche ont trop lus les ouvrages d'Emmanuel Todd concernant les types de familles nucléaires et mononucléaires en passant par le modèle oriental du mariage entre cousins germains .

  • Par langue de pivert - 09/07/2016 - 17:14 - Signaler un abus Mise au point. Merci à tous pour vos éclairages.

    Je me suis mal fait comprendre : ce que je voulais dire c'est que la mauvaise idée de départ c'est le mélange des civilisations. Qui est destructeur pour la civilisation "d'accueil". Indépendamment de la façon dont ce mélange s'opère. Invasion armée, esclavagisme, bondieuserie, droit-de-l’hommisme, ventres féconds des femmes (invasion par natalité lapinesque), accueil à bras ouverts de la misère du monde, compensation de natalité déclinante etc. Le point commun pour l’Amérique du nord (destructrice des civilisations amérindiennes comme l'Espagne et dans une moindre mesure le Portugal pour celle du sud et centrale) et les TOM c'est l'origine Africaine de "l'autre" civilisation (qui ne demandait rien à personne bien sûr !) A partir d'un certain seuil une des 2 civilisations (voir les deux) est détruite. Ou bien une nouvelle civilisation apparait (qui n'est plus ni l'une ni l'autre).

  • Par Leucate - 09/07/2016 - 17:39 - Signaler un abus @Arcole 34 - société matrilinéaire

    Cela ne concerne qu'une partie de l'Afrique bantoue et j'ai exercé justement dans un ce ces pays d'Afrique centrale partagée entre les tribus du nord patriarcales et celles du sud ou la lignée matrilinéaire est la règle. Dans les tribus matrilinéaires, l'enfant appartient à la tribu de la mère, dans les autres il appartient à celle du père. Dans les deux, c'est l'ensemble de la tribu qui participe à l'éducation des enfants et quand le père est absent, ce sont les oncles, tantes, cousins etc .. qui assument ces fonctions. L'enfant africain n'est jamais laissé à lui-même, il a une structure pesante mais bienveillante qui veille à son éducation. C'est pourquoi l'homme africain quelque soit ces fonctions plus tard est d'abord un homme de la tribu, le statut "au village" prime sur son statut "à la ville". Les villes africaines sont d'ailleurs une juxtaposition de quartiers tribaux, tranquilles quand il n'y a pas d'animosité entre tribus, cela se complique quand il y a des contentieux historiques lourds entre tribus. Chaque pays africain a sa hiérarchie de tribus, celle dominante qui est très souvent celle du président, les vassales qui ont quelques ministères puis les dominées et esclav

  • Par adroitetoutemaintenant - 09/07/2016 - 18:37 - Signaler un abus La discussion est faussée par les impostures !

    Barack Hussein Obama n’est pas le descendant d’un esclave mais celui d’un esclavagiste musulman kenyan. Sa religion musulmane lui a appris l’art de la taqiya et il se déclare afro-américain et chrétien. Etant descendant d’esclavagiste il n’a aucune envie de défendre les descendants d’esclaves. Il profite de chaque incident pour alimenter les troubles et atteindre son but qui est l’affaiblissement des EU. Je ne sais pas où est allée pécher la personne qui nous dit que Chicago est sans arme à feu ! Les lois y sont peut-être plus restrictives mais les noirs se déglinguent entre eux à tout va et aux armes à feu. Je rappellerai qu’aux EU 90% des noirs sont tués par des noirs, et sans main blanche pour les diriger ! Quant aux noirs abattus par des policiers blancs ils sont tous connus de la police et sont des multirécidivistes.

  • Par Leucate - 09/07/2016 - 18:39 - Signaler un abus @langue de pivert

    Il y aurait beaucoup à dire sur la "destruction" de la civilisation aztèque ou inca par les espagnols et si effectivement les espagnols ont mis fin aux sacrifices humains et cannibalisme de la religion amérindienne, ils n'ont pas "génocidé" les amérindiens et si pandémie et choc il y a eu, ce n'était pas le fait des espagnols mais du trop long isolement des amérindiens de leur continent d'origine, l'Asie. Par ailleurs, les marins européens n'ont pas lancé d'expéditions terrestres en terre inconnue pour capturer des esclaves, cela leur était impossible, ils ont acheté des vaincus de guerres tribales aux tribus dominantes qui, de toutes façons, les auraient massacré les africains ne sont pas des tendres. Ils ont donc acheté ces captifs à ceux qui les vendaient pour les conduire dans les amériques où de nouvelles cultures tropicales dont en premier celle de la canne à sucre, plante asiatique amenée par les portugais et les hollandais, exigeaient une main d'oeuvre nombreuse dont les colonies en Amerique ne disposaient pas. Toujours concernant les espagnols, j'ai eu l'occasion de cornaquer des collègues mexicains et vénézuéliens; leurs noms sont espagnols mais l'élément indien est là !

  • Par vangog - 09/07/2016 - 23:23 - Signaler un abus Encore un auteur biberonné à la pensée unique

    qui confond inégalités et différences, et Reve d'un monde égal et uniformisé, vieux fantasmée socialo-communiste, qui a toujours abouti à l'inverse, en tentant d'imposer une égalité non souhaitable. Un noir sur trois a un casier judiciaire, et ce auteur se plaint que les noirs soient deux fois plus victimes du chômage que les blancs. Cela paraît pourtant logique, lorsqu'on a pas été imprégné de pensée unique gauchisante assaisonnée à la moraline! Ou se trouve l'erreur? L'erreur est d'avoir maintenu à tout prix des communauteS violentes, dans des pays où elles ne sont pas toutes adaptées, tout en croyant que ces benêts parviendraient à uniformiser ces communautés. L'uniformité des hommes, des races et des ethnies n'existe que dans des cerveaux malades et ce nouvel échec devrait servir de leçon à ces apprenti-sorciers! Malheureusement, ils ne voient rien, n'entendent rien d'autre que leur ideologie mortifère...les USA sont à la veille d'émeutes ethniques sévères, qui pourraient se propager à tout l'Occident, en commençant par les plus malades de l'UE. Et les responsables de cette explosion violente sont les dilutionnistes, qui ont tenté d'uniformiser ce que la nature avait créé...

  • Par rodmcban - 10/07/2016 - 01:18 - Signaler un abus Obama

    Obama a, au contraire, fait énormément pour attiser les tensions raciales aux Etats-Unis. Ce pays est en fait au bord de la guerre civile à cause de son action.

  • Par lémire - 10/07/2016 - 10:30 - Signaler un abus stats

    Il existe des stats de victimisation sur "qui tue qui", ventilées par "races" (j'ai la référence quelque part). Les auteurs d'articles ne citent jamais celle sur les tueurs de policiers, alors que souvent, il est manifeste que ceux-ci tirent plus par peur ("blue lives matter") que par haine. Et deux des affaires citées, celle de Travyon Martin et celle de Ferguson, laissent des doutes sur la manière dont les média européens la racontent (tout comme pour celle de LA en 92). Dans les cas de ces derniers jours, hélas, peu de doutes à avoir

  • Par langue de pivert - 10/07/2016 - 11:13 - Signaler un abus @Leucate

    1) Il n'y a pas que les microbes et les virus qui ont décimé les civilisations amérindiennes ! Les arquebuses et les hallebardes ne rouillaient pas ! Vous "reprochez" aux Amérindiens leurs mœurs - certes - "brutaux" : ☺ en somme heureusement pour eux que les missionnaires leurs ont appris les "bonnes manières" et les ont "vaccinés" contre la "vérole" ? La brutalité est elle plus douce quand elle s'exerce contre "l'autre" ? Quand les Espagnols faisaient fondre l'or inca c'était pour les détourner de leurs dieux païens ? Ou pour s'en mettre simplement plein les poches et les voler ? Les 2 mon capitaine ? Le Mexique et le Venezuela (et tant d'autres en Amérique du sud et centrale, pour ne pas dire tous) ne sont plus des civilisations amérindiennes et n'ont jamais été européennes ! Elles sont "une autre civilisation". 2) je n'ai jamais écrit que les négriers européens allaient chercher eux-même leur matière première. Donc aux Amériques ils apportaient "la civilisation" et en Afrique ils s’accommodaient bien de la "sauvagerie" africaine ? ☺ Vous seriez pas blanc par hasard ? Catholique peut-être ? Cordialement.

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Yannick Mireur

Yannick Mireur est l’auteur de deux essais sur la société et la politique américaines (Après Bush: Pourquoi l'Amérique ne changera pas, 2008, préface de Hubert Védrine, Le monde d’Obama, 2011). Il fut le fondateur et rédacteur en chef de Politique Américaine, revue française de référence sur les Etats-Unis, et intervient régulièrement dans les médias sur les questions américaines. Son dernier ouvrage, Hausser le ton !, porte sur le débat public français (2014).

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Audrey Célestine

Audrey Célestine est politiste, maître de conférence à l’université Lille 3 en études américaines. Elle travaille actuellement, en collaboration avec l’historien Nicolas Martin-Breteau, sur le mouvement Black Lives Matter. Tous deux co-dirigent un numéro de la revue Politique Américaine sur la question raciale aux Etats-Unis à l’ère Obama à paraître en septembre 2016. 

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