Alcool écolo
Votre bière, vous la préférez blonde, rousse, ou verte ?
La production d'alcool n'est pas un exemple en matière d'écologie, pourtant il est possible de réaliser des boissons dans le respect de la planète. Zegreenweb.com se penche sur les recettes.

L'impact environnemental de l'hydromel est minime : l'eau, filtrée, provient d'un puits ou du robinet et le miel est un sous-produit de la pollinisation naturelle. Crédit Flickr/LokoN Only One
La production industrielle d'alcool n'a de prime abord rien d’écologique. Érosion des sols, utilisation de pesticides et d'engrais et atteintes à la biodiversité sont notamment monnaies courantes dans les pays producteurs. Et ce, sans compter les émissions gaz à effet de serre (GES) liées à la production et au transport des matières premières et des produits finis. Mais des solutions existent et devront se généraliser dans les années à venir, pour répondre aux attentes des consommateurs et parce qu’elles sont le plus souvent sources d’économies pour les industriels.
L'hydromel, l'alcool durable par excellence
Notamment apprécié d'Aristote, ce breuvage fermenté est fabriqué à partir d'eau, de levure et de miel. Des ingrédients disponibles presque partout et dont l'impact environnemental est minime : l'eau, filtrée, provient d'un puits ou du robinet et le miel est un sous-produit de la pollinisation naturelle effectuée par les abeilles.
Une recette simple qui contribue à la diminution des émissions de gaz à effet de serre liées aux importations. L'hydromel est le seul alcool capable d'approvisionner les marchés locaux tout en recourant uniquement à des ingrédients "du coin". Il peut aussi se targuer de stimuler l'apiculture, alors que le nombre d'abeilles est en chute libre à travers le monde.
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La production du rhum peut devenir éco-responsable
Souvent décrié pour son impact environnemental, le rhum peut néanmoins être fabriqué dans le respect de la planète. A la mise en place d'une norme de certification, Bonsucro, qui vise à inciter à une production durable de cet alcool, s'ajoutent les méthodes artisanales et les recettes ancestrales qui reprennent lentement leur place.
Dans la distillerie Serrallès (Etats-Unis), d’importantes quantités de CO2 et de composés organiques volatils (COV) émis aux différentes étapes de la fabrication du rhum sont capturés pour être ensuite réutilisés ou vendus. Est aussi effectuée une séparation entre les déchets solides, transformés en compost, et les eaux usées qui sont recyclées sur site après traitement.
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Diageo associe les méthodes ancestrales et l'autonomie énergétique pour produire du whisky
Géant britannique des spiritueux, Diageo a construit une distillerie au bilan carbone neutre à Roseisie (Ecosse). Ce bâtiment de 46,5 millions d'euros abrite un véritable complexe bioénergétique qui assure le recyclage sur place de la plupart des déchets issus de la production du whisky. Les résidus de grains d'orge sont par exemple utilisés comme carburant : la distillerie est autonome sur le plan énergétique et évite ainsi d’émettre 13 000 tonnes de CO2 par an.
Une méthode idéale pour combler les failles des méthodes de fabrication ancestrales, critiquées pour leur impact environnemental, tout en préservant les techniques traditionnelles de production du whisky.
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Si demain la production industrielle de bière est arrêtée et que les industries produisent massivement de l'idromel par exemple, ce ne sera pas écologique. Ce qui compte dans cet article c'est "ancestral" et "artisanal". Cette approche de l'écologie ne fonctionnera sans doute pas. Il faut mettre en avant l'idée de commerce local et de service, la manière de produire en découlera.