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Snowden, Macron, Heetch et les autres : des petits mots qui mènent aux grands maux. Récit de la semaine du 5 décembre

La place réservée à la réflexion est proportionnelle à la vitesse de disparition de cette "diarrhée des rotatives", aussi numériques soient-elles. Ces infos brassent de l’air bien plus que des mots et surtout des idées.

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Chaque semaine nous offre son lot d’informations. De nouvelles informations qui chassent les anciennes, aussi sûrement que si elles n’avaient pas même existé. Surprenant, ce contenu "kleenex", qui est jeté et oublié le lendemain du jour où il paraissait révéler la plus étonnante et essentielle vérité jamais révélée au monde. Bal pathétique d’une planète qui confond profusion et profondeur, rapidité et précipitation, contenu et contenant, quantité et qualité, épaisseur et empilement. La place réservée à la réflexion est proportionnelle à la vitesse de disparition de cette "diarrhée des rotatives", aussi numériques soient-elles.

Ces infos brassent de l’air bien plus que des mots et surtout des idées.

C’est donc une semaine normale sous le soleil du court terme, qui définit si bien ce siècle qui ne pense plus mais se positionne, n’agit plus mais réagit, éventuellement. Nous allons donc cette semaine encore, tenter d’ajouter des astérisques aux mots clés et de vous proposer d’y réfléchir. Vous verrez cela fait un peu mal au début, comme un muscle qu’un nouveau sportif réveille après l’avoir délaissé. Mais une fois cette douleur passée, on se sent mieux. Bien mieux. Nos neurones, encore à l’abri de l’intelligence artificielle, sont bien réels encore, et ne demandent qu’à servir.

Snowden en novembre, noël en décembre ! Edward a encore frappé, et étant donné son asile Russe, on peut penser que son café y est frappé, lui aussi. Ce qui lui permet, avec ses copains, les pirates de l’information, de se livrer à la chasse nocturne à l’info à sensation, à la révélation, pour un public déjà lassé pourtant, afin de nous éclairer sur ce monde obscur du renseignement, dont il aimerait tant nous faire réaliser à quel point nous vivrions mieux, si tout était transparent comme le verre de ses lunettes.

Il faut lui accorder, qu’il doit s’ennuyer lourdement, notre ex petit "espion", passé chez les bolchéviques, dans l’empire du mal, là où Poutine patine et rebâtit des murs, sous forme d’églises orthodoxes, pour solidifier d’un message évangélique, pour sa conquête et la reconstruction d’une grande Russie. Forte et résistante, expansionniste et dominatrice.

Nous remarquerons d’abord que Snowden, pratique une chasse sélective. La Russie doit être extraordinairement à l’abri de tout reproche et doit avoir licencié, pour suivre la méthode Fillon certainement, tous ses fonctionnaires affectés au Renseignement ? En effet, pas un mot sur les méthodes de ce beau pays, qui semble, si l’on s’en tient au silence "Snowdenien" sur le sujet, paré du manteau blanc neigeux qui sied à la virginité du nouveau né. Mais c’est certainement du mauvais esprit. Cuba est une démocratie et la Russie n’espionne plus, surtout depuis que Snowden y réside. Cela doit avoir un rapport.

On apprend grâce à ses révélations que les espions… espionnent ! Dingue non ? Que ferions nous sans Snowden ? Nous qui pensions que les espions n’étaient là que pour fournir un décor aux films de James Bond. Ils tenteraient même d’écouter nos conversations dans les avions d’Air France. Les malheureux ! Il aurait peut être fallu les avertir qu’Air France qui a déjà bien du mal à réparer ses chemises arrachées, et autant de mal à assurer des avions qui arrivent à l’heure pour un service de plus en plus chiche, n’a jamais offert le wifi dans ses avions et encore moins l’option conversation téléphonique. C’est bête. Si on leur avait dit cela aux américains, ils auraient réalisé des économies et se seraient focalisés sur Lufthansa ou Qatar Airways. La première a en effet pensé que le wifi pouvait être utile dans une économie digitale. Et espionner les vols au départ d’Etats qui versent souvent une petite contribution aux terroristes, auraient été bien plus payant. Snowden devrait donc peut être conseiller ses anciens employeurs sur les bonnes cibles, non ?

 
Commentaires

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  • Par OLYTTEUS - 12/12/2016 - 20:35 - Signaler un abus Bravo M. Jacquet, rien à

    Bravo M. Jacquet, rien à rajouter à votre salutaire coup de gueule.

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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