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Responsabilités dans le génocide au Rwanda : ce que la France gagnerait à s'inspirer du travail d'enquête réalisé par la Belgique

Les cérémonies de commémoration du génocide des Tutsis se déroulaient se lundi à Kigali sans aucune représentation française, l'ambassadeur de France s'étant vu refuser son accréditation. 20 ans après le massacre de 800 000 Tutsis, la lumière n'a pas encore été faite sur l'implication de la France, empêchant tout apaisement entre Kigali et Paris.

20 ans après

Publié le - Mis à jour le 8 Avril 2014
Responsabilités dans le génocide au Rwanda : ce que la France gagnerait à s'inspirer du travail d'enquête réalisé par la Belgique

Une survivante du génocide. Crédit Reuters

Atlantico : Alors que le Rwanda s'apprêtait à commémorer les 20 ans du génocide des Tutsis, le président Kagame a accusé la France et la Belgique pour leur implication dans le massacre de 1994. La déclaration du président rwandais est-elle une "surprise" comme l'a déclaré Christiane Taubira ? Comment a-t-elle été accueillie en Belgique ?

Alain Destexhe : La France devrait d'abord faire en profondeur le travail d'investigation nécessaire sur la politique menée par le pays vis-à-vis du Rwanda avant pendant et après le génocide. En Belgique, en 1997, nous avons mis en place une commission d'enquête au Sénat. Pendant un an, nous avions les pouvoirs d'un juge d'instruction et nous avons eu accès à tous les documents de la défense nationale belge ainsi que les documents du ministère des Affaires étrangères concernant le Rwanda.

Nous avons une vision assez complète de ce qui s'est passé. Le rapport final du sénat belge condamne d'ailleurs sans ambiguïté le gouvernement belge de l'époque regrettant le retrait des troupes. Et par la suite en l'an 2000, le Premier ministre belge a présenté ses excuses.

Le travail de la mission d'information de l'Assemblée nationale, dont Monsieur Cazeneuve était le rapporteur a été très incomplet. Il existe encore des zones d'ombre. Tant que la France n'accepte pas de lever ces inconnues, les relations entre Paris et Kigali ne pourront pas être normalisées.   

La mission d'information parlementaire française n'a selon vous pas été au fond des choses, contrairement à ce qui été fait en Belgique.

Honnêtement, non. J'ai assisté à quelques auditions, il y a de grosses différences. L'accès aux documents d'archive des ministères de la défense et des affaires étrangères n'a pas du tout été le même. Les auditions des ministres français comme Juppé, Védrine ou Léotard on été très courtoises alors qu'en Belgique, nous avons essayé de pousser les auditionnés dans leurs retranchements. Le rapport final laisse beaucoup de zones d'ombre. La France aurait intérêt à reprendre ce travail... Soit sous la forme d'une commission d'enquête parlementaire ou d'une commission d'historiens.

Pourquoi ce travail d'enquête n'a-t-il jamais été complété ?

La première mission d'information a été un véritable combat. La société civile française s'est emparée de ce qui avait été fait en Belgique, réclamant qu'un travail similaire soit réalisé en France. Sinon cette mission ne serait jamais arrivée. Et ensuite, on a voulu enterrer ce qui s'est passé.

Nous sommes face à un génocide, comme ce fût le cas avec la shoah, on n'échappe à la vérité et à la transparence dans ce domaine, nous ne sommes pas dans le cas d'une simple opération de la françafrique. Mieux vaut trancher le problème rapidement. Il faut compléter l'enquête.

Le 7 avril 2000, le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a présenté les excuses de son pays au peuple rwandais. Des relations apaisées entre Kigali et Paris doivent-elles passer par des excuses de la France comme cela a été le cas de la Belgique ?

Ce n'est pas seulement une question d'excuses. Comme l'a dit le président Kagamé dans son discours ce lundi 7 avril : "les faits sont têtus".  La ministre des Affaires étrangères a quant à elle remercié les chercheurs français et les membres de la société civile. Ce n'est pas une hostilité du Rwanda vis-à-vis de la France.

De nombreux survivants du génocide accusent les troupes françaises d'être restées indifférentes à leur sort sur la colline de Bissessero. Les soldats sont accusés d'avoir tardé à intervenir, causant la mort de centaines de personnes supplémentaires. La France dit que cela est faux. Mais cette question pourrait être tranchée en rouvrant les archives et en demandant aux historiens d'enquêter. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il faudrait le savoir pour apaiser la tension. Je ne dis pas que la France devrait s'excuser mais on parle d'un génocide, il est très important  de connaître la vérité.

Les accusations de Bissessero me semblent pourtant faciles à trancher. Car dans l'armée, tout est retranscrit. 

Le mois dernier, une juridiction française condamnait pour la première fois un génocidaire rwandais, alors que d'autres pays comme la Belgique avaient été plus prompts à juger les tueurs au nom de la compétence universelle. Peut-on considérer qu'il s'agit là d'un premier pas vers une réconciliation ?

Oui, c'est un premier pas. Pour rendre la justice au Rwanda, nous disposons de trois instruments. Le tribunal pénal international pour le Rwanda qui a jugé les gros poissons, la justice rwandaise, soit à travers la justice ordinaire, soit à travers le système des gacaca a jugé des centaines de milliers de personnes. La troisième voie est de juger tous les criminels qui se sont réfugiés partout dans le monde. C'est un point positif très important. 60 ans plus tard, nous traquons toujours les criminels nazis. Dans le cadre du génocide des Tutsis, cela ne s'arrêtera pas non plus.

François Hollande doit comprendre que cette histoire ne passera pas et mieux vaut jouer la carte de la transparence et de la vérité plutôt que la langue de bois consistant à dire que la France était la seule à intervenir dans le cadre de l'opération turquoise. Après, il est vrai que personne ne voulait intervenir à l'époque. Il faudrait faire un bilan objectif de l'opération turquoise. L'affaire du génocide continuera de poursuivre la France tant que la lumière ne sera pas faite. Il n'y a pas de secret d'Etat qui tienne lorsqu'on est face à génocide.

 
Commentaires

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  • Par pierre325 - 07/04/2014 - 17:50 - Signaler un abus les socialo évitent de chanter

    Que cet Mitterrand qui nous a mit la dedans. Il est pas socialiste?

  • Par Vuillard - 07/04/2014 - 18:15 - Signaler un abus Allez l'OM !

    Ca fait une trentaine d'articles que je lis sur le sujet dans différents sites d'actualité. Les commentaires des internautes sont la plupart du temps du niveau de supporters de foot : sans rien chercher à comprendre, tout le monde hurle "Allez la France ! Aux chiottes l'arbitre !".

  • Par ricouti - 07/04/2014 - 19:04 - Signaler un abus petit ou grand garçon ?

    Comme le dit le député Belge, la France a été le seul pays à maintenir ses forces au Rouanda (oui, ça s'écrit comme ça en Français , si on n'est pas anglo-snob) Ensuite , il faut quand même rappeler que le génocide a été commis par des rouandais et non des français. Ce ne sont pas les français qui ont armé les villageois qui se sont entre tués. La question de savoir si les français sont suffisamment intervenus est donc de rang inférieur : La première responsabilité revient aux rouandais. Les africains se sont habitués à ne jamais assumer leurs responsabilités et à toujours rejeter toujours la faute sur l'ancien colonisateur . En cela ils se conduisent comme des colonisés alors qu'ils sont indépendants depuis au moins 50 ans (un peu moins pour les colonies portugaises) . C'est une tactique à court terme mais qui les dévalorise sur le long terme.

  • Par pave777 - 07/04/2014 - 19:20 - Signaler un abus Les belges ?

    Excellente idée, souvenir du Congo sans doute ? si les blacks veulent s'étriper, et se manger entre eux, c'est leur problème, pas le notre. Ce sont bien eux qui vendaient leurs propres populations aux négriers arabes et européens ? il faudrait verser des larmes jusqu'à la fin des temps, sur les millions de Taubira qui infestent le monde ? Allez l'OM, aux chiottes l'arbitre ! heureusement les nombreux posts des internautes, confirme le bon sens européen, sur ces questions, de basse humanité.

  • Par Bainville - 07/04/2014 - 19:32 - Signaler un abus L'article ne dit rien sur le fond

    Il faut lire l'article de Bernard Lugan qui indique que le pouvoir Rwandais actuel est impliqué dans le coup d'état, l'assassinat de l'ancien président qui préluda au déclenchement du génocide http://www.polemia.com/rwanda-un-genocide-en-questions/

  • Par FATALITAS - 07/04/2014 - 21:03 - Signaler un abus on sait jamais si des fois

    on sait jamais si des fois ils obtenaient réparation de la France, ya bon la France!

  • Par Ramos - 07/04/2014 - 22:27 - Signaler un abus Si la France refuse de publier tous ses documents concernant....

    l'époque du génocide rwandais, c'est probablement qu'elle coupable ou partiellement coupable. Balladur et Juppé et Léotard risquent de se retrouver à Nuremberg ou au moins au TPI. Evidemment laisser massacrer des Tutsis c'est beaucoup moins grave que d'autres génocides pour nos élites politiques qui n'arrêtent pas d'évoquer le devoir de mémoire et devoir de repentance. Les auteurs et co-auteurs et facilitateurs du génocide rwandais ne doivent pas être jugés peut-être parce que les victimes n'étaient que des noirs. Des génocidaires ont même été accueillis sur le sol français. De peur qu'ils ne parlent ? Révoltant Si la France n'est pas coupables, qu'elle publie tout sans s'abriter derrière le secret défense.

  • Par Le Lampiste - 08/04/2014 - 00:36 - Signaler un abus Bainville, il semble que vous ayez parfaitement raison

    Et que les conclusions du TPI aillent dans le sens d'une incrimination du pouvoir rwandais comme seul responsable. Il faut un culot monstrueux pour vouloir retourner l'histoire et les responsabilités, et de beaux salauds ici pour soutenir que ce sont les soldats français qui sont les instigateurs des massacres. On a même prétendu qu'ils avaient distribué des machettes ! Il y aura toujours des salopards pour écrire n'importe quoi, du moment que ce soit "l'homme blanc" l'éternel coupable ! Mais on se garde bien de dire que la fameuse "maison des esclaves " de l'ile de Gorée était en fait la résidence d'une riche métisse commerçante. Batie en 1783, cette maison n'a jamais été impliquée dans un commerce triangulaire. Par contre, on ne parle jamais des ventes de captifs par les tribus cotieres du Ghana ni de la traite trans-saharienne faite par les arabes au profit des turcs...

  • Par walküre - 08/04/2014 - 06:42 - Signaler un abus La Françafrique a la vie dure.

    Beaucoup de dénégations de tout ce beau monde, mais aucune explication claire. Pour notre part les scandales furent si nombreux à la belle époque, et l'air interloqué aujourd'hui de ceux qui étaient au commandes alors, nous poussent à rester de marbre et à écouter les uns et les autres, y compris les Rwandais qui ne lâchent pas des accusations au hasard. Ecoutons Jean Hervé Bradol, humanitaire au Rwanda : "... Ni l'armée ni la gendarmerie ni les casques bleus ne faisaient rien », Déjà là-dessus certains devront répondre.

  • Par td - 08/04/2014 - 07:04 - Signaler un abus lire le rapport

    "La mission d'information parlementaire française n'a selon vous pas été au fond des choses, contrairement à ce qui été fait en Belgique. Honnêtement, non. (...) Le rapport final laisse beaucoup de zones d'ombre. La France aurait intérêt à reprendre ce travail... Soit sous la forme d'une commission d'enquête parlementaire ou d'une commission d'historiens." . Il me semble au contraire que le rapport de la mission parlementaire permet de se faire une bonne idée de la situation. Et je suis persuadé qu'une bonne partie de ceux qui vont sauter sur cette nouvelle polémique n'auront même pas fait l'effort de le lire, sans même parler d'y réfléchir. . La vraie question, ce ne sont ni les accusations non plausibles de viols ou d'assassinat par des soldats français, ni Bisesero, c'est de savoir s'il fallait s'interposer depuis 1990. Cette question est politique, elle ne sera résolue ni par des historiens (d'autant que sur ce sujet il y a des idéologues) ni même par une commission d'enquête parlementaire. Et il y aura toujours des gens comme le monsieur interrogé dans l'article qui voudront que l'on tire des conclusions allant plus dans le sens de ses options politiques...

  • Par amike - 08/04/2014 - 07:51 - Signaler un abus Le syndrome du "coupable": La Belgique se défausse sur la France

    La responsabilité belge est évidente et massive : Ils s'étaient engagés à un maintien de paix et sont partis au début des massacres, quand il était possible d'agir sur place. La France aurait pu, aurait dû, aurait sû intervenir. Mais c'est une accusation inique du tout et son contraire ! Je constate que ce Belge utilise des mots assez doux pour son compte, et très soupçonneux sur la France. Quant à la situation actuelle du Rouanda, il semble s'en tenir entre relativité et naïveté ...

  • Par phiphi1 - 08/04/2014 - 07:54 - Signaler un abus De mémoire

    Nous étions sous mandat de l' ONU, et à ce titre nous devions nous conformer aux directives de ce machin et je suis complètement d'accord avec TD ou ricouti. Lorsque l' ONU nous a permis d' "intervenir" c'était plus de deux mois après le début des massacres et encore l'intervention était limitée à une simple interposition, empêchant toute intervention directe! (merci les USA) Si il y a responsabilité elle est d'abord Rwandaise puis internationale, la France n'a pas vocation à être responsable des turpitudes internationales. Il serait plus que temps de mettre en accusation le gouvernement actuel du Rwanda et plus particulièrement son président mouillé jusqu'au cou dans les massacres!

  • Par cronos - 08/04/2014 - 07:57 - Signaler un abus Pourtant..

    les journalistes sur place ont tourné des kilomètres de vidéos sur ce massacre et on peut y voir des scènes atroces de gens étant massacrés sous les yeux des soldats Français qui n'ont pas bougé un cil pour intervenir et empêcher ces tueries...Les images ne trompent pas...il suffit de les ressortir pour avoir les preuves que notre armée est restée sans bouger dans certains endroits!

  • Par phiphi1 - 08/04/2014 - 08:14 - Signaler un abus Si vous

    vous étiez renseigné, cronos 06h57, et comme je l'ai écrit, nous étions dans l'impossibilité d'intervenir étant sous mandat ONUSIEN. L' ONU qui n'a jamais brillé par son courage ayant peur qu'une intervention directe et armée n'envenime les choses. Si vous croyez que les soldats Français étaient heureux de voir des gens se faire massacrer vous vous trompez lourdement. Il faut avoir été en opex pour comprendre, visiblement ce n'est pas votre cas et je peux vous affirmer qu'il n'y a rien de drôle a voir des femmes et des enfant massacrés à la machette après avoir étés violés, perso j'en fait encore des cauchemars!

  • Par gliocyte - 08/04/2014 - 09:11 - Signaler un abus @phiphi1

    Merci pour votre témoignage exceptionnel car vous avez vécu ce génocide de l'intérieur. C'est l'ONU qui doit être pointée du doigt et non la France, sans oublier que ce président rwandais n'est pas blanc comme neige dans l'histoire. Il est étonnant que personne ne parle de la prise de position de l'Espagne à son égard.

  • Par ISABLEUE - 08/04/2014 - 12:08 - Signaler un abus La Francafrique de pépé mittérand est bien silencieuse...

    L'ONU aussi .. Les autres, non , la France ne paiera pas pour un génocide entre deux tribus africaines...

  • Par Stratix - 08/04/2014 - 14:18 - Signaler un abus Gros cafouillage gouvernemental

    Le comportement du gouvernement est celui de quelqu'un qui se fait prendre avec les doigts dans le pot de confiture et qui le nie. Encore un manque total de leadership et de professionnalisme.Pourquoi avoir pensé à envoyer la ministre de la Justice? ( couleur de peau ? ) plutôt que les affaires étrangères ( aux abonnés absents), pourquoi ne pas répondre valablement aux attaques du Rwanda? ( comportement de coupable?), pourquoi une telle incompétence sur le plan diplomatique ( il faut faire un pas pour tourner enfin la page),. Les hommes politiques et militaires de l'époque concernés encore en vie craignent peut être pour leur réputation et la prison mais pourquoi les protéger? Tout se passe comme si l'intérêt actuel de la France était mis au second rang par rapport aux enjeux personnels de certains.

  • Par LcdsM - 08/04/2014 - 14:43 - Signaler un abus une nouvelle repentance

    Encore une fois la France va devoir baisser son froc devant une république bananière parce qu'il y a eu un massacre entre tribus locales qui ne peuvent pas s'entendre. Ne serait-ce pas aussi un bon prétexte de demander de l'argent pour pouvoir acheter à Paris des appartements de luxe.... Françafrique quant tu nous tiens. Hein tonton

  • Par Unhappy taxpayer - 08/04/2014 - 14:49 - Signaler un abus Repentance toujours !

    Merde alors ! A la base, ce sont quand même des Rwandais qui se sont entretués ! ce ne sont pas des militaires français qui ont envahi le pays et trucidé tout le monde !!!!!!!! Alors que l'on ai bougé, suffisamment ou pas, pour empêcher ces tarés de s'entretuer, ne leur permet pas de nous accuser ! Bizarre, j'ai le sentiment que ce type d'accusation va bientôt revenir dans le cadre de la Centrafrique ?

  • Par Unhappy taxpayer - 08/04/2014 - 14:53 - Signaler un abus A tous les abrutis !

    Renseignez vous sur ce qu'est un mandat de l'ONU avant de critiquer encore et toujours la France En ex-yougoslavie, nous avons du faire face aux mêmes atrocités sans pouvoir intervenir grâce à l'incompétence et à la lâcheté (ou calculs) de ces trop chers politiciens Onusiens !

  • Par Le Lampiste - 08/04/2014 - 18:47 - Signaler un abus @amike: Oui, la Belgique joeu les jésuites aux mains propres !

    Non seulement la Belgique n'a pas rempli sa mission, mais elle est directement responsable par le biais de ses missionnaires qui ont voulu imposer leur vision européenne égalitariste aux élections "un homme = une voix", ce qui dans le système tribal africain ne pouvait aboutir qu'à faire basculer les équilibres traditionnels dans le chaos. Il faut définitivement se faire à l'idée qu'un Africain n'est pas un européen plus ou moins pauvre et plus ou moins protégé des UV, et que la vision qui ramène la "Démocratie" à un système électoral est une imbécilité, si ce n'est une grosse tromperie. Et ceci est également vrai pour nos prétendues démocraties, qui deviennent de plus en plus des dictatures de la majorité, sous couvert d'une pseudo-éthique votée en séance ou plutôt en loge et d'un lavage de cerveau médiatique du bon peuple crétinisé par la "Cul-ture" et gavé de repentances. La prétendue vocation universelle de la démocratie apparait comme une utopie, et les utopies sociales finissent toujours mal. En réalité, il s'agit du dernier avatar de la colonisation, qui mène ces pays sous la férule de maitres bien plus exigeants que ceux du 19e siècle : les banksters et le FMI.

  • Par Le Lampiste - 09/04/2014 - 01:23 - Signaler un abus Une véritable enquete, la seule, est faite par la France.

    Alors, le belge, le bec dans les frites ! http://www.polemia.com/rwanda-un-genocide-en-questions/ Point final !

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Alain Destexhe

Alain Destexhe est député belge,  ex sénateur, initiateur de la commission d'enquête du Sénat belge sur le génocide du Rwanda. Il a également été secrétaire général de Médecins Sans Frontières et est l'auteur de Le mouvement flamand expliqué aux francophones (ed. La Renaissance du livre).

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