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La "préférence nationale" ?
Aïe, les Français vont morfler…

Les Suisses en ont marre, de ces étrangers qui viennent leur piquer leurs jobs, font baisser les salaires et expédient leurs francs vers leurs contrées de misère. Hum, ça ne vous rappelle rien ?

Zone franche

Publié le

J’aime bien les histoires de frontaliers français en Suisse en butte à l’hostilité des travailleurs locaux. Je trouve d’ailleurs qu’elles devraient faire un peu plus de bruit dans la presse gauloise, ça remettrait les idées en place des amateurs de "préférence nationale "…

La dernière en date, c’est une polémique déclenchée par le patron des hôpitaux universitaires de Genève, Bernard Gruson, qui aimerait bien que l’on cesse de recruter des cadres français."Sur les 165 responsables d’unités de soins, 110 d’entre eux sont des frontaliers. J’ai donc décidé de privilégier un retour à l’équilibre", expliquait-il l’autre jour, très agacé, à La Tribune de Genève.

Je ne sais pas comment votent les gens qui traversent la frontière franco-suisse chaque matin, j’imagine qu’il doit y avoir un peu de tout, mais à ceux d’entre eux qui seraient tentés par le FN, on a bien envie de rappeler qu’ils sont, du point de vue helvète, l’exact équivalent du "problème" posé par ces travailleurs immigrés accusés de piquer les jobs des nationaux, de faire baisser les salaires et de renvoyer leur pognon dans leurs contrées de misère au lieu de le réinjecter dans l’économie qui met du Vacherin dans leur fondue.

L’UDC de Christoph Blocher, qui est un peu le Marine Le Pen du cru, le rouge à lèvres en moins, est d’ailleurs très en pointe sur ce combat et multiplie les initiatives visant, au grand minimum, à imposer ces parasites à la source pour récupérer un petit peu de leur francs forts (des accords binationaux permettent aux "frouzesde n’alimenter que le Trésor public français, bien moins gourmand que le percepteur suisse quoi qu’on en dise).

Même membre du FN, on est toujours le bougnoule de quelqu'un...

On est de tout cœur avec nos compatriotes forcés d’aller vendre leur force de travail chez nos voisins, qui rémunèrent un employé de McDo au tarif d’un PDG du CAC 40, tout comme on compatit avec les hôpitaux savoyards qui ne peuvent plus recruter qui que ce soit compte tenu de l’attractivité tarifaire de leurs homologues confédéraux. Mais on a tout de même envie de leur rappeler qu’on a beau voter à la droite de la droite, on est toujours le bougnoule de quelqu’un.

Notez que la colère des salariés suisses à l’égard de la main d’œuvre qualifiée importée de France part parfois d’un bon sentiment : eux-aussi, ils n’aiment peut-être pas priver le tiers-monde de ses forces vives, sans lesquelles il n’y a pas de développement possible ("Nous nous engagerons sur une politique d’immigration visant à prévoir le retour des élites dans leur pays, afin de ne pas vider cyniquement les pays du tiers-monde de leur matière grise, et donc de toute chance de se développer", Marine Le Pen, 21 février 2011)…

 
Commentaires

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  • Par Ann O'nymous - 17/02/2012 - 06:25 - Signaler un abus Ce n'est pas faux

    Vous pourriez poursuivre avec l'impact sur les riverains non-frontaliers. Notamment, le coût de la vie est très élevé et le logement devient inaccessible dans le Genevois français (frontaliers riverains + frontaliers non-riverains + Suisses expatriés). Pour être précis, l'UDC ne s'en prend pas trop aux Français. C'est plutôt l'apanage du Mouvement citoyen genevois (MCG), comme le montre bien l'illustration de l'article.

  • Par toulonrct - 17/02/2012 - 06:39 - Signaler un abus humour FRANCAIS

    article qui ne manque pas d'humour

  • Par Harmaggedon - 17/02/2012 - 07:05 - Signaler un abus pas pure démagogie, à moins

    pas pure démagogie, à moins que ce ne soit par ignorance, la presse ne se fait jamais l'écho de ces dizaines de milliers d'alsaciens et de lorrains qui, chaque matin, traversent la frontière pour aller travailler chez nos voisins, suisses, allemands ou luxembourgeois. (Dans les années 70, déjà, des cars venaient ramasser, chaque matin, place Kléber à Strasbourg, les employés de BASF, par exemple). A chaque baisse d'activité économique, ce sont toujours les étrangers qui en faisaient, en premier, les frais. Les turcs n'ont-ils pas investi l'Alsace, quand ils ont perdu leur travail en Allemagne, en y trouvant un dialecte d'origine germanique et avec en plus tous les avantages du système social français ? Pensez-vous que les canadiens, les australiens soient des "monstres", eux qui pratiquent une immigration sélective, basée sur les besoins en termes d'emploi ? Quand vous voulez y aller travailler, votre futur employeur doit remplir un dossier expliquant pourquoi il ne peut à ce poste employer un "national". Il en est de même, même au... Maroc ! Au Canada, il vous faudra même déposer une caution, pour un éventuel "billet retour". Les "charters" n'y sont pas aux frais du contribuable !

  • Par anticip - 17/02/2012 - 08:39 - Signaler un abus idée fixe

    décidement on se demande ce que fout serraf a atlantico ,il ferait mieux de retourner a rue 89 ou dans la presse specialisée automobile au moins la ,il ne racontera peut etre moins de conneries

  • Par Karamba - 17/02/2012 - 09:14 - Signaler un abus Préférence nationale

    Il est évident qu'il est ridicule de filer un job à un français si un suisse est disponible et a la compétence pour postuler. Contrairement à l'idée reçue (essentiellement par Mr Serraf) le protectionnisme de l'emploi ne choque personne et encore moins un français qui est révolté par le laxisme de notre politique migratoire totalement erratique. De plus je ne sais pas si les gaulois peuvent être considérés comme les bougnoules de la Suisse. Je suis en tout cas quasi assuré qu'entre pays frontaliers, on ne rencontre déjà pas les mêmes problèmes d'assimilation culturelle susceptibles de créer des perturbations identitaires.

  • Par flogo - 17/02/2012 - 09:43 - Signaler un abus Pourquoi avez-vous oublié

    de citer Renault qui construit des usines en Afrique du nord pour fixer la main d'oeuvre dans ces pays, avec en plus à la clé un développement certain de l'économie périphérique créatrice d'autres emplois. C'est ainsi que l'immigration sera régulée plus facilement.

  • Par Hugues Serraf - 17/02/2012 - 10:06 - Signaler un abus @anticip

    Figurez-vous que ce sont les commentaires tels que le vôtre qui me font le plus plaisir. A Rue89, vos homologues, également très centrés sur l'automobile, me suggéraient d'aller travailler à Valeurs Actuelles. Agacer et fédérer les sectaires bornés de toutes les couleurs, c'est quelque chose dont on peut sûrement être fier.

  • Par marco06 - 17/02/2012 - 10:06 - Signaler un abus LA SUISSE

    ILS ONT RAISON LES SUISSES... NE VOUS DEPLAISE...

  • Par ISABLEUE - 17/02/2012 - 10:13 - Signaler un abus La Suisse, le Luxembourg, la Belgique ou l'Allemagne,

    pays frontaliers de la France où évidemment, on est mieux payé. Je comprends ces pays, si il y a du chômage, pourquoi ne pas embaucher des nationaux ?? Est-il normal qu'on ne trouve plus de de médecins et d'infirmières en France ? La France paie si mal ? Quand la crise arrivera en Suisse, eh bien les français viendront nourrir les rangs de notre bon Pôle emploi.. Et puis je pense que les français ne crachent pas sur les suisses et se comportent bien, sinon ouste, retour à la maison... Pour ceux qui parlent de Renault au Maroc, pourquoi ne pas construire plutôt une usine en Grèce ???? en Europe. ???

  • Par Rhytton - 17/02/2012 - 10:15 - Signaler un abus Moi qui trouvais Marine un peu hommasse

    "Un peu" est un euphemisme: Christoph Blocher sans rouge a levre, j'imagine un blond aux cheveux longs sans c... Canada: A Montreal, 20% des Quebecois voient d'un mauvais oeil ces "Maudits Francais" snobinards avec leur accent parisien, venus piquer leurs jobs alors que la France ignore le Quebec depuis la Guerre de Sept Ans! Et culturellement, toutes les civilisations ne se valent pas: aux yeux des Canadiens, un Francais reste un immigre comme un autre, avec ses propres difficultes pour s'integrer (les douaniers americains nous connaissent: traffic de foie gras, saucissons, vins et spiritueux...). Le Francais immigrant pensant detenir la verite universelle, dans une discussion il casse vite les pieds a tout le monde quand il commence a contester un ordre etabli sans lui. Enfin, les Francais s'expatrient peut-etre parce que leurs competences sont mieux valorisees a l'etranger et que c'est difficile de bosser avec ces autres Francais qui privilegient la forme au fond, la couleur a l'intellect: en 100 ans, l'extreme-droite a remplace dans nos esprits le prestigieux rival anglais par des ennemis "plus faciles a critiquer" (j'allais dire "low-cost"... pardon). Ca montre leur niveau!

  • Par Mandos - 17/02/2012 - 10:58 - Signaler un abus Oh.

    Et que proposeriez-vous donc, M. Serraf? Un alignement des salaires helvètes sur les salaires français? Une intégration de la Suisse dans l'UE pour cesser cette concurrence déloyale? Ah non flûte, cinq Suisses sur six sont contre et on ne peut pas passer par-dessus comme ça, là-bas. Peut-être faudrait-il, comme certains hommes politiques de haute volée l'ont proposé, démanteler carrément le pays pour rattacher ses régions à leurs maisons-mères linguistiques? Là, on le réglerait le problème. Sont-ils xénophobes ces Suisses tout de même. Vous ne voulez pas devenir comme un Suisse tout de même, amis français? Alors, un peu de bon sens. Sélectionner, c'est discriminer, voyons. On me murmure dans l'oreillette qu'un certain nombre de sondages récents rapportent, les fourbes, qu'une majorité des habitants de chaque région frontalière de la Suisse seraient favorables au rattachement de leur région à la Confédération plutôt qu'au pays de l'UE dont ils sont membres. Tout de même étrange, cette espèce d'attirance malsaine pour un pays aussi nauséabond...

  • Par Equilibre - 17/02/2012 - 11:42 - Signaler un abus A noter que...

    Pour les suisses, l'immigration pose des problèmes. Par contre, l'immigration africaine pose des problèmes autre que l'immigration française, comprendre qu'il y a certains types de problèmes dont ils se passeraient bien.

  • Par golvan - 17/02/2012 - 11:43 - Signaler un abus Les beaux esprits

    Les beaux esprits internationalistes ont toujours du mal avec la notion de nationalité sauf lorsque nationalité=perception de droits pour eux-mêmes. En France la préférence nationale est une réalité pour la fonction publique, l'armée, et la classe politique, même lorsque cette dernière affecte de défendre le vote des étrangers(mais pas leur élection). Or, paradoxalement, les pseudo tribuns populaires hurlent contre cette préférence nationale lorsque le diable Le Pen la défend, alors que le statut de la fonction publique française est le modèle indépassable de la gauche française. Faudrait peut-être accorder les violons. L'article est amusant mais a visiblement été écrit à l'abri de la frontière du boulevard périphérique parisien.

  • Par anticip - 17/02/2012 - 11:56 - Signaler un abus moralité

    vive la suisse et les suisses ,eux au moins quand lls votes leurs decisions son respectés ,pas conmme chez nous en france . désolé monsieur serraf ils vous suffit de lire lescommentaires a votre article et vous avez la reponse

  • Par PATRIE63 - 17/02/2012 - 12:04 - Signaler un abus Toute l'Europe comme la Suisse !!

    Cet Hugues Serraf et ses accents bobo sont pathétiques...Dans la présence massive détrangers concentrés en certain s, il y a , bien sur , un problème d'emplois pour les nationaux, mais plus encore un problème d'intégration et de cohabitation entre des populations très différentes et qui pour l'essentiel prétendent continuer à vivre comme chez elles plutot que de s'efforcer de vivre comme chez nous : c'est le refus de l'intégration, sublimé par un communautariste agressif et vindicatif que l'on rencontre chaque jour un peu partout..M. serraf fait semblant d'igorer cette situation pour se laisser aller à une ironie facile et déplacée, car .je ne crois pas que les Français posent ce genre de problème en Suisse..

  • Par lvidelo - 17/02/2012 - 15:53 - Signaler un abus Ne confondons pas

    Article d'une rare stupidité. Les Français ne mettent pas en danger la société Suisse, me semble-t-il.

  • Par strass21 - 17/02/2012 - 17:35 - Signaler un abus 25 ans en europe autour de la france

    Excellent....

  • Par sam84 - 17/02/2012 - 18:09 - Signaler un abus Ce n'est que le debut

    Cette Europe les cuisses ouvertes a qui veut la prendre,les peuples n'en veulent pas,et les suisses montrent l'exemple Votre prose est marrante aux deuxième degré ,mais le premier degré est insupportable pour qui n'a pas subit le lavage de cerveau de la police de pensée

  • Par freddy - 17/02/2012 - 18:57 - Signaler un abus Amalgame avec la situation politique en France très douteux!

    Quand les Suisses auront des villes dans la même situation qu'en France, alors Mr Serraf, vous pourrez oser la comparaison entre les Français et les Suisses.

  • Par slavkov - 17/02/2012 - 19:18 - Signaler un abus déjà vu ...

    ... encore un sacré bout de chemin pour arriver aux chevilles de la démocratie suisse ...

  • Par Gilles - 17/02/2012 - 21:47 - Signaler un abus Autre pays, autres moeurs

    Des dizaines de milliers de Français travaillent tout au long de la frontière dans la Confédération. Avec ses salaires plus que confortables. Si demain la roue tourne, le sud de l'Alsace, la Franche-Comte, la Savoie et l'Ain seront sinistres. Comme en Lorraine ou le Nord. Car en Suisse le liecenciement c'est sur le champ. On peut arriver au boulot au matin et en repartir pour toujours dans l'heure qui suit.

  • Par le Gône - 18/02/2012 - 08:08 - Signaler un abus Tout faux....

    On ne reproche pas aux "émigrés" clandestins de prendre le boulot des Francais..ils ne viennent pas chez nous pour travailler eux,ils veulent juste la CMU, le RMI le RSA...et des appartes gratuit dans le centre des villes..alors que les Franacis se tapent 2h de RER par jour pour gagner leur salaire.

  • Par yoda - 18/02/2012 - 09:02 - Signaler un abus les suisses sont chez eux au moins....

    ils ne se laissent pas toujours imposer des lois européennes !

  • Par Carcajou - 18/02/2012 - 09:10 - Signaler un abus Comparons ce qui est comparable.

    Il est fin Serraf! Mais bien entendu, il se paye notre fiole. Les travailleurs frontaliers rentrent chez eux tous les soirs. Ils occupent des postes à la frontière, ils ne sauraient donc déséquilibré quoi que ce soit dans l'ensemble du pays. Rapportés à l'ensemble de la population, ils ne sont pas plus de 10%. Ils n'apportent pas des coutumes, une religion hégémonique qui sapent les valeurs du vivre ensemble de la société d'accueil.

  • Par nemesis693 - 18/02/2012 - 22:13 - Signaler un abus précisions à nos amis facho

    Je suis plutôt du genre1er amendement de la constitution américaine, toutes les idées, même les plus nauséabondes ont leur place dans le débat public, mais j'ai beaucoup de mal avec les raisonnements biaisés et incohérents. comme s'acharner à ne pas comprendre en quoi un frontalier qui travaille en suisse peut-être perçue comme une nuisance sans qu'il soit nécessaire qu'il soit en plus un musulman désireux d'importer des minarets. Être suisse, c'est respirer suisse, penser suisse, soutenir l'économie suisse par ses dépenses... En suivant le raisonnement Suisse dont il est question dans cet article un frontalier est juste un gratteur, un indésirable... Quelqu'un qui met justement en danger la société suisse. Pour ceux qui trouve ce modèle de société si performant j'ai envie de leur demander ce que serait ce pays si ce n'était pas un des plus gros paradis fiscaux du monde, un des lieux qui blanchi le plus d'argent sale actuellement... Le fond de cet article au final est juste de rappeler qu'on est toujours l'indésirable de quelqu'un et que peut-être ce fait devrait inciter à la réflexion et une forme de modération...

  • Par nemesis693 - 18/02/2012 - 22:14 - Signaler un abus précisions à nos amis facho

    Je suis plutôt du genre1er amendement de la constitution américaine, toutes les idées, même les plus nauséabondes ont leur place dans le débat public, mais j'ai beaucoup de mal avec les raisonnements biaisés et incohérents. S'acharner à ne pas comprendre en quoi un frontalier qui travaille en suisse peut-être perçue comme une nuisance sans qu'il soit nécessaire qu'il soit en plus un musulman désireux d'importer des minarets. Être suisse, c'est respirer suisse, penser suisse, soutenir l'économie suisse par ses dépenses... En suivant le raisonnement Suisse dont il est question dans cet article un frontalier est juste un gratteur, un indésirable... Quelqu'un qui met justement en danger la société suisse. Pour ceux qui trouve ce modèle de société si performant j'ai envie de leur demander ce que serait ce pays si ce n'était pas un des plus gros paradis fiscaux du monde, un des lieux qui blanchi le plus d'argent sale actuellement... Le fond de cet article au final est juste de rappeler qu'on est toujours l'indésirable de quelqu'un et que peut-être ce fait devrait inciter à la réflexion et une forme de modération...

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Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Ses derniers romans : Les heures les plus sombres de notre histoire (L'Aube, 2016) et Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chi (L'Aube, 2015).

 

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