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Pourquoi la crise pourrait bien durer 20 ans

La Commission européenne a publié ses nouvelles prévisions de croissance et estime que l'Europe ne devrait pas sortir de la crise en 2013. La crise pourrait-elle durer plusieurs décennies ?

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Pourquoi la crise pourrait bien durer 20 ans

La crise pourrait bien durer encore plusieurs années. Crédit Reuters

Dans une note publiée en août 2012, "La crise de la zone euro peut durer 20 ans", Patrick Artus, le directeur de la recherche économique chez Natixis, estime que la crise qui secoue la zone euro "ne sera pas résolue rapidement". Selon lui, les priorités sont la création des emplois détruits lors de la crise, la réduction des déficits ou encore la réalisation d'un pas significatif vers le fédéralisme.

La zone euro semble pourtant se stabiliser et les taux d'intérêts se détendre entre les économies du Nord de l'Europe et celles du Sud suite aux annonces de Mario Draghi dans lesquelles il s'est engagé à acheter des dettes souveraines sur le marché secondaire de façon "illimitée".

Dans une interview accordée au Figaro au début du mois d'octobre, Christine Lagarde, la présidente du Fonds monétaire international, estime même qu'elle ne croit plus à un "éclatement de la zone euro", un scénario qui inquiétait les marchés il y a quelques mois encore. Mais si ces derniers semblent désormais rassurés quant à l'avenir de la monnaie unique, la publication des indices PMI - qui révèlent les niveaux de production des manufactures industrielles -  en octobre, fait état du plus bas niveau d'activité pour le secteur privé depuis juin 2009 en zone euro. Alors que la Commission européenne ne prévoit pas de sortie de crise en 2013 selon ses nouvelles prévisions publiées cette semaine, Olli Rehn, le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a estimé que "l'Europe traverse une période difficile de rééquilibrage macroéconomique qui va encore durer un certain temps".

Atlantico : Dans une interview accordée au journal Le Figaro, Christine Lagarde, la présidente du Fonds monétaire international, a estimé qu'elle ne croyait plus à un "éclatement de la zone euro". La crise est pourtant loin d'être résolue. Peut-elle se maintenir et durer encore longtemps ?

Augustin Landier : Il reste beaucoup d'incertitudes quant à la trajectoire qui permettra à la zone euro de sortir de la crise. Mais une vision se dessine - notamment celle d'une union bancaire - et permet à la situation d'être plus encourageante qu'il y a un an. Le fédéralisme bancaire représente une solution à un problème structurel initial de la zone euro selon lequel la faillite d'une grande institution financière peut menacer les dettes souveraines.

Par ailleurs, nous nous orientons vers un régime où les défauts souverains eux-mêmes devront être concevables au sein de la zone euro et où, de facto, les Etats n'emprunteront plus aux mêmes taux comme ce fut le cas avant la crise. Il y a donc des raisons d'être plus optimiste quant à la possibilité de maintenir la zone euro dans ses frontières actuelles ou similaires aux frontières actuelles, c'est à dire sans exclure d’autre pays que la Grèce. La question d'une sortie de la Grèce se pose mais n’est plus une menace pour l’Europe. Cela dit, la zone euro va devoir faire face à une deuxième décélération économique, l'Allemagne elle-même entrant dans cette phase. Dès lors, les choses peuvent prendre une mauvaise tournure sur le plan politique, notamment dans les pays du Sud où les mesures d'austérités sont très difficiles pour la population.

Agnès Bénassy-Quéré : Christine Lagarde a voulu souligner que des efforts décisifs ont été faits en direction d'une résolution de la crise. Le Traité budgétaire européen, les nouvelles intentions de la BCE de racheter des dettes souveraines sur le marché secondaire, et le projet d'union bancaire sont des pierres extrêmement importantes en faveur d'une résolution de crise. Mais au delà des volontés, les incertitudes restent nombreuses en ce qui concerne la réalisation de ces nouvelles mesures. Par exemple, des désaccords persistent encore sur l'union bancaire que ce soit sur le périmètre de la surveillance bancaire ou encore sur l'introduction, ou non, d'une assurance des dépôts. Les montants en jeu sont colossaux.

Il est impossible de se prononcer sur la durée de la crise car, au delà d'une crise économique, il y a des arrangements institutionnels qui requièrent du temps pour se concrétiser. Jusqu'à présent les deux ont coïncidé. Mais nous ne pouvons exclure un reprise économique qui s'exercerait en amont des refondations institutionnelles de la zone euro, ou l'inverse. La stratégie adoptée, qui repose sur un ajustement budgétaire et une dévaluation interne, c'est-à-dire une baisse des prix dans les pays périphériques, est assez risquée car lorsque les prix baissent, les ratios d'endettement ont du mal à diminuer. Une grande incertitude continue de se manifester sur la réussite de la stratégie de sortie de crise actuellement débattue par les européens.

Quel bilan peut être tiré de la gestion de la crise ? Quelles sont les nouvelles priorités pour sortir au plus vite de celle-ci ?

Augustin Landier : Les banques sont encore sous perfusion de la Banque centrale via des taux très bas et divers programmes de liquidité. En ce sens, le système bancaire s'est stabilisé mais n’a pas achevé son "deleveraging" et reste comateux, ce qui est un frein à la croissance. La Banque centrale européenne, qui est la seule institution européenne à jouir d'une forte crédibilité, s’est mise à jouer un rôle plus actif en rachetant massivement des dettes souveraines. Elle a accepté de remettre en cause son orthodoxie traditionnelle sous condition que des pays comme la France se montrent crédibles et rigides, d'où l'enjeu très symboliques des 3% de déficit. A terme, la BCE organisera sans doute des restructurations des dettes du Sud en allongeant les maturités.

Cette dynamique impulsée par la BCE, est une sorte d’échange qui incite les Etats à adopter des réformes structurelles et devrait se poursuivre. Ainsi, il est évident qu'à l'horizon d'un an, le gouvernement français devra s'engager sur des réformes structurelles. L'adoption du Traité budgétaire européen et du budget 2013 vont dans ce sens et permettront que l'institution de Francfort continue de jouer un rôle de prêteur en dernier ressort, une position refusée initialement par les Allemands.

Cette stratégie de résolution de la crise va prendre du temps, au moins cinq ans, et elle pénalise les jeunes qui vont devoir traverser une période de chômage de masse. L'Europe est actuellement dans une dialectique intergénérationnelle : on a choisi une bonne stratégie de sortie de crise du point de vue d’un européen à la retraite (qui a intérêt à se battre contre l’inflation) mais elle est désastreuse du point de vue d'un jeune chômeur espagnol par exemple.

Agnès Bénassy-Quéré :  A l'heure actuelle, aucun problème n'a été entièrement résolu puisqu'il s'agit d'une crise multiforme. Quatre axes la caractérisent : une crise des dettes souveraines (encore non résolue du fait des situations en Grèce ou en Espagne), une crise bancaire (pour laquelle les principes généraux ont été posés mais attendent de rentrer en application) , un axe de manque de compétitivité et un axe de gouvernance. Cependant, le point positif est qu'une stratégie cohérente d'ensemble commence à se mettre en place.

Enfin, il faut adopter une politique budgétaire coordonnée afin que les pays périphériques puissent s'assurer une demande dans un contexte où la croissance des pays du Nord, l'Allemagne et la France notamment, commence à ralentir.

 
Commentaires

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  • Par Le gorille - 09/11/2012 - 05:42 - Signaler un abus Qui lo sà ?

    Durera ? Durera pas ? Pour l'un, elle est finie, pour l'autre, non. Pour l'un, la catastrophe est derrière nous, pour l'autre,devant, Pour l'un ceci, pour l'autre cela.... ... Je te tiens par la barbichette, Tu me tiens par la barbichette Le premier qui rira, aura une tapette ! Bref, tous ces articles sont des comptines pour enfant...

  • Par Le gorille - 09/11/2012 - 05:52 - Signaler un abus Bientôt la cata... Et après le soleil !

    Atlantico : vous pouvez continuer à créer ce type d'articles, sous réréserve : - de parler français - de ne pas vous prendre au sérieux... De toutes manières, ce sera la cata.... et après ce sera résorbé et le soleil reviendra. Si j'ai bien compris la crise est "multiforme", autrement dit résoudre un seul point aggraverait le collatéral, et l'ensemble ne serait pas mieux loti qu'avant... Mais jouer sur tous à la fois, que de cris !

  • Par kettle - 09/11/2012 - 07:43 - Signaler un abus 20 ans? 40 ans !

    On peut lire ce type de titre depuis 40 ans dans la presse !

  • Par Ganesha - 09/11/2012 - 07:55 - Signaler un abus Souvenirs de Jeunesse

    Le bon sens voudrait qu'on puisse imaginer qu'il va y avoir un moment où les riches et les puissants vont être raisonnables et se dire : stop, nous sommes allés suffisamment loin, accroître encore plus la misère des autres et les inégalités dans notre société ne nous apportera plus aucun plaisir, avantage ou bénéfice, mais au contraire de risques et même des dangers... En pratique, il y a donc la révolution qu'on doit espérer aussi pacifique que possible... Mais il y a encore une autre voie : la complète disparution naturelle prochaine de la génération qui avait 20 ans en 1945, et qui va voter massivement lors des élections, ne s'abstient pas, et se décide non pas en fonction de la situation actuelle, qu'ils ne connaissent pas, mais par rapport aux souvenirs de leur jeunesse...

  • Par Mani - 09/11/2012 - 08:46 - Signaler un abus "Pourquoi la crise pourrait bien durer 20 ans"

    Bah, ça fait bien 35 ans qu'elle dure et qu'on nous en parle tous les jours, de la crise, alors 20 ans de plus ou de moins...

  • Par laurentso - 09/11/2012 - 09:43 - Signaler un abus Bref,

    personne n'en sait rien, quoi...

  • Par totor101 - 09/11/2012 - 10:20 - Signaler un abus et si la crise ne dure "que" 10 ans

    nos zélus vont s'auto-féliciter et dire à qui veut l'entendre, que sans eux cela aurait duré 30 ans de plus

  • Par HR - 09/11/2012 - 10:32 - Signaler un abus Oui

    C'est une certitude. La crise de 1929 a duré jusqu'en 1949. Si on est optimiste, on peut espérer qu'on sortira de la crise avant 20 ans, vers 2020. Mais uniquement si on est optimiste.

  • Par laïcité - 09/11/2012 - 10:44 - Signaler un abus En faisant marcher les planches à billets

    on va tout droit vers le scénario du Japon!...On pratique la fuite en avant en repoussant toujours plus loin le mur!...Comme les Japonais qui nous ont montré le chemin, nous allons effectivement vers une crise qui va durer 10...20 ans ou plus ?

  • Par golvan - 09/11/2012 - 11:29 - Signaler un abus Si l'on continue de prendre

    Si l'on continue de prendre le délire des partisans du libre-échange et placer les conteneurs au-dessus des hommes dans l'échelle des valeurs, la "crise" continuera aussi longtemps qu'il existera un différentiel de salaire entre des pays censés produire et des pays censés consommer. A moins qu'il n'y ait plus d'argent dans les pays censés consommer. En attendant on peut couper la langue des profs d'économie, ça nous fera au moins des vacances.

  • Par ZOEDUBATO - 09/11/2012 - 12:02 - Signaler un abus La crise pourrait même être éternelle en France

    Ce sont les entreprises qui fabriquent les richesses économiques qui façonnent notre douce France en lui procurant des moyens financiers Ces entreprises vont mourir car le clan a supprimé le plan de développement, de relance et de compétitivité du Président SARKOZY pour le remplacer par une usine à gaz inutilisable Or statistiquement et avec une dispersion importante la structure financière d'une entreprise médiane est la suivante en % du Chiffre d'Affaire : Salaires nets touchés par les salariés y compris l'encadrement et la direction : 10 % Ponction du Secteur Public et des organismes sociaux : 26 % Coût variables et amortissements : 57 % Résultat net : 7 % Dividendes nets touchés par les actionnaires 1.1% du Capital pour avoir pris tous les risques financiers Le Public, les syndicats et tous ceux qui vivent des impôts des autres s'engraissent en dormant en encaissant presque 3 fois plus d'argent que ceux qui bossent On comprend mieux comment les élus, syndicats, hauts fonctionnaires, etc.. achètent du caviar et des produits de luxe Tant que les prélèvements obligatoires ne baisserons pas la crise perdurera

  • Par Vertigo - 09/11/2012 - 12:49 - Signaler un abus Ah ben zut alors

    C'est François qui va être dans l'embarras, sa boule magique lui avait annoncé que la reprise c'était pour bientôt ...

  • Par Loupdessteppes - 09/11/2012 - 13:21 - Signaler un abus Retour des morts-vivants

    Vu la tête du gonze qui orne l'en-tête et celle du Galois il faut plutôt prévoir un retour des vampires, zombies, goules etc... Le cours de l'aïl va exploser...

  • Par Ganesha - 09/11/2012 - 13:49 - Signaler un abus Epitaphe

    Pas très révolutionnaires et même franchement pessimistes et résignés, les commentateurs... Ou bien veulent-ils croire envers et contre tout que leur petit portefeuille d'actions et d'obligations ne va pas s'évaporer ? Il y en a même un qui s'obstine à écrire en majuscules le nom du prédécesseur maudit, comme si cela allait nous le ramener : c'est plutôt une épitaphe ! Ce petit truand des beaux quartiers a-t-il pris une seule mesure capable de nous sortir de la mouise ? Non, en compagnie de la fraulein Merkel, il creusait, il creusait !

  • Par Vinas Veritas - 09/11/2012 - 14:12 - Signaler un abus prévisions

    toute prévision ne sera jamais qu'une hypothèse fausse tant qu'elle nest pas vérifiée par les faits

  • Par caposse - 09/11/2012 - 14:13 - Signaler un abus 50 Ans

    On sortira de la crise quand les salaires asiatiques seront trop élevés ....mais il faudra tout réapprendre et tout reconstruire ...plutôt donc 50 ans...le temps qu'il a fallu à la Chine pour dominer économiquement le monde !

  • Par Equilibre - 09/11/2012 - 15:25 - Signaler un abus C'est sûr, avec des documents pareils, le débat est....

    http://www.les-crises.fr/documents/2012/FMR_FLASH_ECONOMY_2012-723_24-10-2012_FR.pdf Il vaut mieux lire celui-ci du même Arthus. Titre: Honnêtement, ne serait-il pas plus raisonnable de casser l’euro ? Et là, çà décape sec. Le résultat de l' incapacité naturelle du neuro à faire quoi que se soit est là. Derrière ce rapport se profile l'infâme fédéralisation dictatoriale de l'UE. Les points abordés dans l'entretien sont assez petits. Le Japon sera bientôt à sec, les ricains nous présentent des chiffres encore plus pipotés qu'une mob de banlieue, la Grèce va droit vers son deuxième défaut, l'Espagne, l'Italie et la France vers le premier. La vraie question est: Quand est-ce que ce monde faux, trafiqué, remplie de dettes, ... va enfin se péter la gueule. Tout a été trop loin. Rome, URSS, nous arrivons.

  • Par zenitude - 09/11/2012 - 16:45 - Signaler un abus QUE D' ANERIES EN TOUS GENRES !!!!

    Rien que le titre ne donne pas envie de lire l'article, autant se mettre une balle dans la peau tout de suite. Attention ATLANTICO vous poussez au suicide. c'est grave surtout si la grande ZOE en rajoute une couche.

  • Par Vertigo - 09/11/2012 - 18:01 - Signaler un abus Effectivement

    Personne ne sait quand ça s'arrêtera mais au moins tout le monde semble d'accord sur un point: on est dans la m... et bien comme il faut. Je crains également que notre meilleur espoir reste de se prendre le mur pas trop tardivement afin de pouvoir enfin reconstruire.

  • Par lutino - 09/11/2012 - 18:59 - Signaler un abus plutot 6/7 ans

    d 'apres D.Kessler cela devrait durer 6 ans environ , le temps de se desendetter.Par ailleurs plus les solutions seront keynesiennes , plus longue sera la guerison et plus libéral sera le traitement plus rapide sera la guerison ce qui fait que le cas de la France est assez désespéré .

  • Par gdv - 09/11/2012 - 21:14 - Signaler un abus Très perspicace Augustin Landier

    "Contrairement à ce que l'on dit souvent, ce qui maintient la zone euro, c’est moins l’économie que la politique : il y a une grande crainte des classes moyennes des pays périphériques quant aux conséquences politiques internes que pourrait provoquer une sortie de leur pays de la zone euro" Voilà effectivement ce qui surprend quand on interroge les citoyens des PIG. Est-ce la conscience que la drachme, la lire, la pesetas ou le franc, ne sont qu'une suite de dévaluation ! Le peuple se montre parfois d'une étrange lucidité.

  • Par sanglier intrépide - 09/11/2012 - 21:36 - Signaler un abus Oui la crise va durer sauf...

    ...si on accepte de remettre en cause le dogme euro-libéral qui nous détruit.

  • Par gdv - 10/11/2012 - 07:34 - Signaler un abus L'Europe est actuellement dans une dialectique intergénérationne

    Comme les choses sont joliment dites Monsieur Augustin Landier, je ne suis pas certain que vous avez choisi le bon mot, on pourrait mieux parler de « conflit d’intérêt » au sens littéral du mot. Il y a d’un côté les vieux à la tête d’une épargne (capitalisation ou répartition) et de l’autre les jeunes qui veulent toucher l’oseille. C’est parfaitement exact. L’Europe est peuplée de retraité, et les Allemands qui, seuls, font de l’Euro une monnaie crédible et sérieuse ne sont pas prêts à sacrifier le pouvoir d’achat de leur retraité. On peut les comprendre. En France, vient se rajouter une « dialectique sphère publique, sphère privée » pour utiliser votre vocabulaire.

  • Par gdv - 10/11/2012 - 07:55 - Signaler un abus Nous sommes en terre inconnue

    Les taux proches de 0% ont été expérimentés au Japon et on sait ce qu’il en advient dans un pays où l’adhésion au pacte sociale est sans commune mesure avec celui des « PIGS ». Maintenant on aimerait voir s’allumer la boule de cristal, le système est-t-il stable ou non dans les pays d’Europe ? En ce moment il semble que les excédents monétaires trouvent à s’employer dans l’épargne et que la vitesse de circulation de la monnaie est faible mais cela va-t-il durer ? La croissance étant l’ennemi du taux bas, elle serait condamnée par les Etats qui ne veulent pas voir les taux remonter. On gesticule sur le thème de la croissance mais on a pris conscience qu’elle signifierait probablement la ruine des Etats des pays du Sud de l’Europe. En l’état actuel des choses si les taux ne descendent pas en Italie et en Espagne quid du remboursement de la dette publique ? Avec une croissance proche de 0 %, il semble évident que les taux doivent rester proche de 0%, sinon adieu : « veaux, vaches, cochons… »

  • Par jerem - 10/11/2012 - 11:07 - Signaler un abus "une politique budgétaire coordonnée " oui definition ?

    evidemment tout reste a faire .... quelle est la définition d'une "politique budgétaire coordonnée " ? une politique imposée par bruxelles via les notes des lobbyes? une politique imposée non expliquée dans des pays qui restent encore dans leurs informations nationales et ne passent a l'international que poru du sensationnel (sandy) ou du survol orbital pendant des semaines (election obama) mais ne savent toujours pas mettre en place de l'européen en continu (seules exceptions Arte et Euronews avec expositions medias extraordinaires) une poltique budgetaire coordonnée et jamais expliquée ou assuéme : c'est la faute a bruxelles , comme c'est a cause des marchés et jamais une tete a mettre dans le trombinospcope une politique budgetaire coordonnée ... apres une gestion monétaire si bien montrée comme brillante aujourd'hui .... une fois les deux bras d'une politique amputée , il restera quoi , le mariage pour tous a gérer ? et la personne animale et ses droits ?

  • Par jerem - 10/11/2012 - 11:10 - Signaler un abus @zero du bato : c'est hollande qui a cree la crise

    c'est dire comme il est fort !!!! PS: n'oublierz pas les poles de competitivite de chirac dont on se demande a pres de 10 ans , ou ils en sont en termes de resutlats ....

  • Par jerem - 10/11/2012 - 11:17 - Signaler un abus @equilibre

    vous pourrez aussi nous ressortir les flash de natixis Artus qui ont du nous conter l'euro fort, l'euro stabilité sans hausse des prix , l'euro qui ne peut etre abandonner ..... tres honnetement l'avis de natixis artus , vu le parcours de la cotation de l'entreprise en question ..... il ya vraiment des moments ou devrait demander a des salaries de certaines entreprise de se taire vu les periples et la perspicacité observée dans le coeur de leur activité dans la crise des subprimes ..... c'est un peu comme l'ancien de la reserve federal que les journalistes allaient encore consulter pour lui demander son elcairage sur la crise des subprimes alors qu'il en avait été l'artisan participatif .... il ya des moments ou la décence et la coherence devraient se rappeler aux oreilles de certains redacteurs en chef. Venir parler de casser l'euro apres des années a raconter que cela était evidemment impossible et serait meme une vraie catastrophe (1er contradiction de l'epoque) pour venir faire maintenant des developpements sur les bienfaits d'une disparition ..... un mot vient soudain ... disqualification

  • Par wolfgangamadp - 13/11/2012 - 16:32 - Signaler un abus Il n'y a aucune raison que ça

    Il n'y a aucune raison que ça aille mieux. Il faut voir les choses en face. Pour créer de la richesse il faut vendre : on achète. On essaie de lutter contre des pays qui produisent à 500 x moins cher que nous. Il va y avoir un nivellement qui va se faire et se sera par le bas à notre préjudice pour ce qui est salaire et protection sociale. Il faut taxer aux frontières de l'Europe poure rééquilibrer et remettre de l'équité dans le commerce international. Et les richesses qu'on a comme le gaz de schiste, on ne cherche même pas à l'exploiter...

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Augustin Landier et Agnès Bénassy-Quéré


Augustin Landier est économiste. Il enseigne à la Toulouse School of Economics.

Il est normalien en mathématiques et a obtenu un doctorat en économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 2002.

 

Agnès Bénassy Quéré est professeure à l'Ecole d'économie de Paris et présidente-déléguée du Conseil d’analyse économique.

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