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Les politiques ne font plus recette chez les Français et cela se vérifie chez les entrepreneurs

Le Premier ministre s'est rendu au salon des entrepreneurs. Verdict : un flop ! Chrono en main, au bout de 5 minutes, les premiers signes d’un désintérêt total, se concrétisent par une salle qui se vide. En 10 minutes elle était à 50%... déserte !

Les entrepreneurs parlent aux Français

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Les politiques ne font plus recette chez les Français et cela se vérifie chez les entrepreneurs

Le flop ! Cette année, dans un salon des entrepreneurs plus fréquenté que jamais, garni de conférences plus passionnantes les unes que les autres, de très haute volée pour certaines, lors desquelles chaque siège était pris d’assaut, un fait m’a particulièrement marqué.

Sur cette place de la porte Maillot qui donnait lieu, quelques jours plus tôt, au spectacle désolant de la France qui livre les mauvais combats, pour de mauvaises raisons, où les taxis occupèrent pendant 3 jours une artère d’accès à Paris au détriment de ceux qui se lèvent tôt pour travailler chaque jour, eux aussi. Sur cette place où l’on vit passer 38 bus armés par la CGT Nord, ramenant à Paris des manifestants qu’une journée de grève ne semble pas gêner malgré leur dite paupérisation, le tout payé indirectement par nos impôts, la formation professionnelle et la santé détournée par moult systèmes quasi mafieux, afin de soutenir des grévistes qui font de la violence physique chez Goodyear et Air France, la base de leur action.

Sur cette place, enfin, occupée grâce au salon des entrepreneurs, par des hommes et femmes qui au lieu de regretter le passé, construisent l’avenir, tendent les bras vers le futur plutôt que la main pour préserver leurs rentes, crachent sur le pessimisme plutôt que sur leurs concitoyens et cherchent de nouvelles voies de réussite plutôt que de s'arc-bouter sur les voies de garage. Sur cette place, s’est passé un événement unique : la fin de la classe politique, le désaveu de ceux qui n’ont plus rien à offrir par ceux qui ont tout à donner. Le désaveu des politiques par les entrepreneurs !

Acte 1, la venue du premier Ministre. Depuis des années le salon fait venir les personnalités politiques de premier plan. Ainsi au moins, pendant quelques minutes, ils voient des PME, cela leur permet d’avoir une vague idée de ce à quoi cela peut ressembler. Sachant qu’ils viennent plus pour parler, que pour échanger. Mais c’est utile, au moins pour leur culture générale. On peut ainsi parier, qu’à défaut de ne savoir jamais comment marchent ces machines à créer de l’emploi et de l’espoir, on puisse au moins les sensibiliser sur leur utilité. Avec assez peu de résultats à ce jour, il faut l’avouer ! Habituellement, rencontrer un premier ministre, un ministre, parfois même un secrétaire d’Etat, excite un peu une foule « people » dans l’âme, prompte, dans cette génération « selfies » à chercher « the » photo, plus pour le plaisir de l’exploit de la réussir et la partager, que l’intérêt pour la personne ainsi capturée sur le smartphone.

Le PM fait son petit tour et accède à l’amphi. 4000 personnes. Une belle scène pour un politique, une chambre d’écho potentielle pour un discours et un contenu de qualité. La foule se presse dans un premier temps. Moins qu’à l’habitude, mais de façon raisonnable. Le discours démarre. Scène parfaite, note sous le nez, rédigées dans la voiture avant d’arriver, avec quelques mots clés « stabylobossés ». Les mots qu’il faut dire. Et le PM démarre. Chrono en main, au bout de 5 minutes, les premiers signes d’un désintérêt total, se concrétisent par une salle qui se vide. En 10 minutes elle était à 50%... déserte ! Pour avoir moi même fait un speech quelques heures plus tard au même endroit, même avec les projecteurs dans les yeux, on s’en aperçoit très bien depuis la scène. Il a donc dû s’en apercevoir. La différence, c’est que dans « ma » salle, pas une personne n’a quitté la table ronde que j’ai eu le plaisir d’introduire, et qui durait pourtant près d’une heure. Pas une.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 08/02/2016 - 13:51 - Signaler un abus Même les chefs d'entrprises socialistes?

    ils n'y croient plus?...ah putain! le rêve brisé d'une géneration de rêveurs...

  • Par lepaysan - 08/02/2016 - 14:23 - Signaler un abus la France est faite par des

    la France est faite par des fonctionnaires pou des fonctionnaires L'entrepreneur en France est le con du diner de cons...

  • Par Lafayette 68 - 08/02/2016 - 15:42 - Signaler un abus Eh oui...

    3-4% des emplois marchands créés dans l'UE en 2015 mais 36 % des emplois publics !

  • Par Fran6 - 08/02/2016 - 16:55 - Signaler un abus hé oui

    vous avez raison, nous devons nous grouper et de créer un parti Poujadiste, la panique chez les politiques, je vous dis pas!!! je vois aussi que vous ciblez le FN, dans mes oreilles, c'est le seul parti qui cause des TPE, PME et des charges MSA et RSI racketteuses, les autres se cherchent une place au soleil

  • Par Alain Proviste - 09/02/2016 - 10:08 - Signaler un abus QUELLE SURPRISE

    Ces politiques préfèrent les étrangers aux Français, l'Europe à la France et les fonctionnaires et prestataires d'allocation de tous poils aux entrepreneurs. A force ça finit par se voir.

  • Par cpamoi - 09/02/2016 - 13:59 - Signaler un abus Ont-ils déjà travaillé dans le privé ?

    Pour un entrepreneur, le risque premier, le concurrent principal, n’est pas l’ouvrier chinois, ni l’ingénieur allemand, mais l’Etat français, grand phagocyteur de talents et illustrissime suceur de bénéfices devant l’Eternel. Nous ne naviguons pas dans le même monde. Quand nous avons besoin d’argent, nous devons travailler plus et affûter notre intelligence ; quand l’Etat a besoin d’argent, il actionne la pompe fiscale d’un trait de plume. Nous remettons au boulot les tire-au-flanc : l’Etat les chérit. L’efficacité économique est le dernier de ses soucis et le premier des nôtres. Il se croit indispensable mais en dehors de ses fonctions régaliennes, son poids écrase l'économie et ceux qui la font tourner.

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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