Zone franche
Reproduction des élites :
mais c'est qui, ce Lulu ?
Excellente nouvelle pour les amateurs de musique : Gainsbourg sort un nouveau disque et France Inter le passe en boucle ! Comment ça, il est mort ?

The son of Dracula : "Si j'avais fait un autre boulot, papa Vlad ne me l'aurait jamais pardonné. Et de toute manière, dans la famille, on a ça dans le sang !"
Bourdieu, mais c’était avant qu’il ne se transforme en gourou altermondialiste à l‘attention de ceux qui ne peuvent pas lire Chomsky dans le texte, reste l’auteur d’un excellent bouquin sur la reproduction des élites en France.
Publié en 1964, « Les héritiers » (co-écrit avec Jean-Claude Passeron) décrypte les mécanismes par lesquels fortune et pouvoir se transmettent avec presque autant d’efficacité que s’il s’agissait de caractères génétiques et, à une ou deux stats près, la situation ne semble guère s’être améliorée en pas loin de cinquante ans…
Mais « la reproduction des élites », ce n’est pas seulement dans la banque, la politique, la haute fonction publique ou le capitanat d’industrie. Le monde des arts est également en première ligne, les « fils (et filles) de » étant tellement présents dans les médias qu’on se demande si les invitations à la télé se programment chez le notaire ― dès l’ouverture du testament.
Ça n’a rien de choquant en soi, évidemment, et personne ne s’étonne lorsque le fiston du charcutier reprend la boutique paternelle une fois son CAP en poche. Pour autant, quiconque comparerait sérieusement une charcuterie de quartier à une invitation permanente chez Drucker et à la vente subséquente de milliers de disques en termes de statut social et de pognon serait soit végétarien soit sourd...
Ainsi, depuis quelques jours, j’ai l’impression de ne plus pouvoir allumer la radio sans tomber sur un panégyrique du nouvel album d’un certain Lulu Gainsbourg, un inconnu dont les chansons me sont pourtant étonnamment familières.
L'écouter n’est pas exactement désagréable, ça ne donne pas envie de jeter son transistor par la fenêtre et on se prendrait même à fredonner in petto mais, en toute franchise, on se demande si le Lulu en question n’aurait pas été blackboulé dès la première sélection de la Nouvelle Star par un André Manoukian et un Philippe Manœuvre affligés :
« C’est pas mal, p’tit gars, mais il va falloir travailler encore un peu et t’acheter une personnalité si tu veux réussir dans ce dur métier. Allez, une grosse croix rouge pour le petit, euh, c’est comment ton nom déjà, Lulu. D'ailleurs, si tu veux écouter de bonnes reprises de Gainsbourg, achète-toi un disque de Bashung tu verras c’est très bien... »
De Louis Garrel à Arnaud Lagardère...
Tous les héritiers du showbizz ne sont d’ailleurs pas aussi insignifiants, loin s’en faut. Thomas Dutronc chante aussi bien que son père, Nicolas Bedos fait marrer là où son paternel ne fait plus sourire que ceux qui se souviennent de l’époque où il était drôle et pertinent, et M, rejeton de Louis Chédid, tire plutôt pas mal son épingle du jeu.
Mais la lecture d’un générique de film où se bousculent les Mastroianni (Chiara), Depardieu (Julie), Garrel (Louis), Brasseur (Alexandre), de Caunes (Emma), Doillon (Lou), Cassel (Vincent), etc. finit par agacer un poil.
N’est-il d'ailleurs pas universellement acceptable ― et qui s’en prive ? ― de se demander si un François-Henri Pinault, un Martin Bouygues ou un Serge Dassault ne président aux destinées de centaines de milliers de salariés que parce qu’ils sont nés avec une petite cuillère en or massif dans la bouche ?
Sans doute l’impact sociétal de Lulu, même si l'on convainc le public qu'il chante L’eau à la bouche comme un chef et que, se faire un prénom quand on s’appelle Gainsbourg, ben c’est pas fastoche, ne sera pas aussi important que celui d’un fils Lagardère à peu près aussi doué pour les affaires que ma grand-mère. N'empêche, un pays dont les élites sont majoritairement dynastiques, sur scène comme dans les conseils administration, ce n’est certainement pas un pays qui donne le sentiment que tout est possible.
Hugues Serraf
Hugues Serraf est journaliste, écrivain et blogueur.
Aujourd'hui, éditorialiste à Atlantico, il est l'auteur de Petites exceptions françaises (Albin Michel, 2008) et de L'anti-manuel du cycliste urbain (Berg International, 2010).


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...vous auriez pu mentionner marine ?
non mais il y'a des manières de dire les choses, je pense aux proches qui lisent un tel torchon, c'est sur que ça donne envie de ne rien faire et de rester planqué!!! La je lis un article à la limite de pensée idéologiste !!! ça fait peur la mentalité des" Elites de la France" en tout cas moi je suis fan de lulu!! et quoi que vous en disiez le petit lulu deviendra grand!
Ce qu'il y a de bien avec HS, c'est qu'il aime la critique, mais à condition qu'elle se résume à des louanges pour sa clairvoyance et à l'admiration de son style. Si vous manquez à ses règles vous vous exposer à ses réponses insultantes. Il ne reste plus qu'à espérer que la rédaction d'Atlantico aura la sagesse de s'en séparer pour le céder à d'autres sites moins regardant sur leurs collaborateurs
Je pense que tout le monde aura reconnu avecmath52 l'esprit et la verve de son père math51.
oui merci en effet je suis très fière de mon torche cul!!! je vous le dédicace même.
Mr Serraf a raison sur l'ensemble, sauf pour le fils Bedos qui ne fait marrer que les gens habitués à suivre ces stupides feuilletons américains imposant des rires en fond sonore pour bien expliquer au téléspectateur que la réplique ainsi "enveloppée" doit déclencher, de facto, son hilarité ! Voir l'article, ici, démontrant toute l'incompétence dudit Bedos lorsqu'il s'agit de répondre à quelqu'un!
D'accord avec Mr Serraf, dès la deuxième "sévère" faute de syntaxe, on laisse tomber la lecture de votre torche-cul ! J'ai honte d'utiliser ce dernier mot mais quand on s'adresse à quelqu'un, il convient de s'adapter !
oui enfin dans cet article, l'auteur ce demandait qui etait lulu gainsbourg? vous avez eu la réponse vous? a part dire que c'est un fils de. Oui bah ca on le sait et lui aussi !! incriminer des gens juste parce qu’ils ont des parents célèbres, je ne comprend pas, non. Ils prennent la place de qui ? la leur tout simplement. Qu'ils payent ? Quoi? Quel belle mentalité. Merci
oui enfin dans cet article, l'auteur ce demandait qui etait lulu gainsbourg? vous avez eu la réponse vous? a part dire que c'est un fils de. Oui bah ca on le sait et lui aussi !! incriminer des gens juste parce qu’ils ont des parents célèbres, je ne comprend pas, non. Ils prennent la place de qui ? la leur tout simplement. Qu'ils payent ? Quoi? Quel belle mentalité. Merci
l' intérêt est de se demander: ils prennent la place de qui? Quel espace? Il est évident que nous vivons dans un pays à dynasties, malgré l' abolition des privilèges. Voilà une bonne raison de s' opposer à la suppression des droits de succession ( à un certain niveau...). Ben oui, ils ont le droits de succéder à papa. Personne ne les y oblige. Qu' ils payent par la critique et sur leur fortune.
quand on voit que même les partis révolutionnaires donnent dans le népotisme (la fille Bové bien pistonnée)...
bedos ne me fait pas rire, mais alors pas du tout.
Mais reconnaissez que tous les Lulu Gainsbourg sont moins dangereux que des petits Bouygues ou Lagardère...
Bon week end...
Renversons votre thèse, moi je préférerais que certaines actrices tant aimées nous aient laissé une fille de, une fille de la délicieuse Gene Tierney qui nous rappellerait Laura ressuscitant aux yeux de Mark le bel endormi dans son salon, une fille de la non moins délicieuse Audrey Hepburn qui nous raviverait Holly et son inoubliable Moon River.
Une fille de Gilda de Sugar Kane de …
Commencer son article par insulter Bourdieu ... la droite décomplexée avance à pas feutrés.
et oui on ne peut pas être bon partout!! mais moi au moins j'ai du respect pour les gens, vous par contre non, mais vous en connaissez un rayon dans les mots que personne ne comprend !! en tout cas je trouve que vous manquez cruellement d'arguments!! Si vos livres sont aussi sinistre et décousue que cet article, vous allez rendre les gens suicidaire!
Vous êtes visiblement plus fort en maths qu'en orthographe...
C'est corrigé, merci. D'autant plus qu'il faudra bientôt se farcir Olivier...
Je pense que vous vouliez dire Serge Dassault et non pas Marcel fondateur du groupe.
et pour finir, les chats ne font pas des chiens il me semble!!!!! quand on a des parents célébre on se doit de ne rien faire ? !!! et les comparaison au boucher ahahah non la c'est trop!! le respect ça existe!!! votre nom a vous c'est quoi?connais pas desolé c'est le moment de dire!!!!! le jeune generation est la pour lulu gainsbourg un talent plus que prometteur alors merci de respecté les gens
je trouve tout simplement ça scandaleux, un article pareil, je ne comprend pas l’intérêt??? vous avez analysé sont disque, essayé de capté sa démarche en faisant cet album? non, tout se que vous faite c'est le condamné à être simplement un fils de !! et bien je peut vous dire que lulu est un musicien hors paire et pour avoir assister au concert c’était tout simplement un moment magique!!! jaloux
Lulu Gainsbourg a déclaré qu'il ne voulait absolument pas se lancer dans la chanson. Ce n'était à son sens qu'un album hommage à son père. Acceptons-en l'augure. Parce qu'il faut reconnaître que le talent de ce jeune homme, au demeurant sympathique, n'est pas des plus évidents.
Je ne sais pas si vous avez entendu chanter, se petit bourgeois déguisé en artiste, moi oui !!. Et ça fait peur, car ce genre d'escroquerie nous est imposé. Dire qu'il y a tant, de véritables artistes, mais qu'on les étouffent, car il ne font pas partie de la mafia du show biz.
Les mêmes milieux ont été en première ligne pour brocarder un président de la République qui tentait d'user de son pouvoir pour "caser" son fils....! A ce sujet, Coppé a trouvé un argument électoral qui risque de faire mouche, avec la mise en cause d'un nombrilisme parisien qui devient exaspérant dans tous les domaines...