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Londres Tokyo Washington : les nouvelles armes de lutte contre la crise ouvrent-elles la voie à une guerre économique mondiale ?

Dévaluation du yen, relance de l'inflation, pression mise sur la Banque du Japon... le gouvernement japonais semble prêt à mobiliser tous les outils non conventionnels pour relancer la croissance du pays. Après avoir coopéré depuis 2008, les gouvernements vont-ils désormais jouer "seuls contre tous" ?

Tous contre tous

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Londres Tokyo Washington : les nouvelles armes de lutte contre la crise ouvrent-elles la voie à une guerre économique mondiale ?

Dévaluation du yen, relance de l'inflation, pression mise sur la Banque du Japon Crédit Reuters

Depuis son élection de décembre 2012, Shinzo Abe, le nouveau Premier ministre du Japon, a amorcé une profonde refonte de la stratégie économique du pays. Après avoir presque remis en cause l'indépendance de la banque centrale du pays - ayant provoqué un départ précipité de son gouverneur qui a souhaité manifester ainsi son désaccord - afin que celle-ci assouplisse sa politique monétaire et son objectif d'inflation, quitte à dévaluer le Yen, pour relancer l'économie, il a annoncé un plan de relance gigantesque représentant 12% du PIB afin d'atteindre 2,3% de croissance entre avril 2013 et mars 2014.

Atlantico : Le gouvernement japonais semble prêt à mobiliser tous les outils non conventionnels pour relancer la croissance du pays qui a enregistré un déficit commercial record en 2012. Après avoir coopéré depuis 2008, les gouvernements sont-ils désormais prêts à jouer "seuls contre tous" pour relancer leur économie ? Politique de Shinzo Abe, montée de Silvio Berlusconi... une guerre économique mondiale est-elle envisageable ?

Simone Wapler : Une "guerre" serait une concurrence déloyale. Les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce ont encadré les règles de la concurrence économique mondiale et limité les barrières douanières. Les taxes douanières préservent un pays d’un envahisseur en pénalisant les importations dans ce pays.

Mais l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001 a bouleversé une confortable routine dans laquelle vivaient des pays qui connaissaient à peu près un même niveau de compétitivité. Cette concurrence est saine puisque de nombreux biens et services nous sont accessibles à des prix plus faibles. Par ailleurs, il ne paraît pas injuste qu’à talent égal ou production de qualité identique, ceux qui travaillent le plus gagnent cette compétition économique. Tous les consommateurs du monde y trouvent leur compte. Combien coûterait un Smartphone fabriqué aux Etats-Unis ou dans la France des 35h et des avantages ?

Maintenant que reproche-t-on au Japon ? Non pas de mettre des barrières douanières mais une concurrence déloyale consistant à faire baisser le yen. C’est absolument risible !  Le Japon fait exactement ce que font depuis 2008 les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, l’Europe, la Suisse et j’en passe. Il fait exactement ce que veut faire Mario Draghi. Il utilise sa planche à billets. Simplement, il dit, par la voix son premier ministre "premièrement, j’augmente la cadence", "deuxièmement, cette fois, avec ma fausse monnaie, j’achète la dette des autres pays". Car le livret A d’un banquier central, ce sont les obligations souveraines.

Le titre "guerre des monnaies", ça fait vendre, mais ce n’est pas autre chose qu’un réglage du débit de la planche à billets des faux-monnayeurs officiels.

Nicolas Goetzmann : Ce qui est présenté comme une guerre économique mondiale n'est rien d'autre que la sortie de crise. Ce que font le Japon, les Etats Unis, et bientôt le Royaume Uni par le voie de la relance monétaire est un soutien à leur marché intérieur. Le relance monétaire permet au Japon de s'extirper de la stagnation économique qui le frappe depuis 20 ans, non pas en "volant" une part du gâteau aux Européens, mais en agissant sur sa demande intérieure. Si les japonais consomment et investissent plus, c'est un bon signe pour tout le monde, il s'agit de la 3e économie mondiale et ce n'est pas sans effet.

Ce que nous percevons de l'extérieur n'est que la conséquence de cette relance, à savoir une baisse du Yen provoquée par le relèvement des anticipations de croissance et d'inflation de l'économie Japonaise  Mais ceci n'a qu'un effet mineur sur les exportations. Le japon produit beaucoup en Chine par exemple, et est de fait également pénalisé par la baisse de sa monnaie. Les inconvénients viennent compenser les avantages. 

La seule guerre économique mondiale que l'on pourrait craindre est de répéter les erreurs des années 30. Suite à la dévaluation anglaise de 1931, la France avait mis en place des barrières douanières importantes qui ont eu des effets désastreux. La différence est énorme entre soigner son économie intérieure via la monnaie (qui profite à tous) et pénaliser celle des autres via les barrières douanières

Quelles seraient les conséquences d'une guerre économique mondiale ? Y auraient-ils des gagnants ou uniquement des perdants à terme ?

Nicolas Goetzmann : Encore une fois, si cette soit disant guerre consiste à relancer les économies en modifiant les différentes politiques monétaires dans un objectif de croissance, nous sortirons de la crise. Encore faudrait-il que l’Europe le comprenne. Par contre, et je ne veux pas le croire, si nous entrons dans une guerre de protectionnisme généralisé, la situation empirera.

Concernant les gagnants et les perdants, les choses sont claires. Pour le moment les Etats Unis ont un taux de chômage qui est passé sous la barre des 8%, le Japon est à 4.1%, Le Royaume Uni à 7.7%, et L’Europe est à 12%. Les 3 premiers n’ont pas plus d’inflation que l’Europe alors chercher l’erreur. La politique menée en Europe est-elle la meilleure ? Cela devient grotesque.

Simone Wapler : Après la Grande dépression de 1929, la guerre économique avait consisté à dresser des barrières douanières, ce qui a gelé le commerce mondial et aggravé la crise. Nous "avons tiré les leçons de 1929", nous vantent nos grands planificateurs omniscients qui s’occupent de notre sort durant cette Grande récession entamée en 2008. Évidemment, cette politique de guerre des changes ne résoudra rien. Une dévaluation procure un avantage concurrentiel fugace qu’il faut mettre à profit rapidement, ce qui est faisable par des populations jeunes et une économie dynamique et souple. Mais si tout le monde fait la même chose en même temps, les monnaies sombrent toutes, plus ou moins rapidement. L’avantage temporaire s’évanouit. En revanche subsistent la déconsidération de l’élite, le mépris de la population bernée pour ses grands planificateurs omniscients, l’appauvrissement général…

 

 
Commentaires

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  • Par BOUNTY - 10/02/2013 - 10:57 - Signaler un abus Dramatique !!!

    "Par ailleurs, il ne paraît pas injuste qu’à talent égal ou production de qualité identique, ceux qui travaillent le plus gagnent cette compétition économique. Tous les consommateurs du monde y trouvent leur compte. Combien coûterait un Smartphone fabriqué aux Etats-Unis ou dans la France des 35h et des avantages ?" Avec de telle réflexion je comprends pourquoi notre monde va droit à la guerre, la vraie !!!! Y a pas que des cons-ommateurs....

  • Par moerl16 - 10/02/2013 - 10:59 - Signaler un abus grossière erreur

    la monnaie unique est une grossière erreur ,la politique qui de soutenir un Euro fort est un suicide pour les économies européennes vacillantes ,si certains pays se défendent mieux que le notre c'est au prix d'une discipline budgétaire que nous sommes incapables de mettre en place ,donc nous allons attendre comme la Grèce l'Espagne ou le Portugal d'être au fond du trou pour réagir ,et cela risque d'être sacrément inconfortable ,de plus avec les socialos au pouvoir notre dette va amplifier sans résultat sur l'emploi et la compétitivité ,ils sont incapables de créer des richesses ils ne savent que se gaver a nos frais

  • Par chicelegant28 - 10/02/2013 - 11:10 - Signaler un abus L'Europe est une vraie passoire

    Le Brésil a menacé une société américaine, qui fabrique ses smartphones en Chine( Foxconn), de les taxer. Résultat : les américains ont construit une usine au Brésil. L'Europe est trop laxiste, nous acceptons tout des autres, qui, eux, se protègent.. Pour la survie de nos emplois, il faut protéger certains secteurs, savoir dire non à certaines pratiques, à certains pays.

  • Par chicelegant28 - 10/02/2013 - 11:10 - Signaler un abus L'Europe est une vraie passoire

    Le Brésil a menacé une société américaine, qui fabrique ses smartphones en Chine( Foxconn), de les taxer. Résultat : les américains ont construit une usine au Brésil. L'Europe est trop laxiste, nous acceptons tout des autres, qui, eux, se protègent.. Pour la survie de nos emplois, il faut protéger certains secteurs, savoir dire non à certaines pratiques, à certains pays.

  • Par Ex abrupto - 10/02/2013 - 11:20 - Signaler un abus Combien coûterait un Smartphone fabriqué aux Etats-Unis ou dans

    "Combien coûterait un Smartphone fabriqué aux Etats-Unis ou dans la France des 35h et des avantages ?" A peine plus cher, les composants pouvant être achetés au même prix. Le coût d'assemblage chinois est très faible: une dizaine de $. Assemblé en Europe, disons qu'on serait à 30$. Vu les marges somptueuses et totalement injustifiées d'Apple (plus de R&D depuis longtemps sur ces appareils à l'obsolescence programmée qui se clonent les uns les autres). Il me semble bien (à vérifier!) que le Brésil impose l'assemblage au Brésil.

  • Par yvonman53 - 10/02/2013 - 11:24 - Signaler un abus Guerre économique

    je pense qu'elle a toujours existé,le problème c'est qu'il y a beaucoup de tricheurs! Une recrudescente a partir de la création de l'Euro,guerre monétaire ,d'ailleurs très liée a cette guerre économique . Une petite remarque ,vérifiable , quand le pétrole augmente ,l'Euro augmente par rapport au Dollar e,t vis et versa. (Je ne sais pas laquelle en premier ) Quand au prix de revient de la main d’œuvre par smartphone ,les chaines de fabrication étant très automatisée il ne doit pas être très élevé.Mais un sou est un sou !! il est vrai que gagner 1 euro par téléphone ,multiplié par le nombre cela fait une bonne somme ,donc on marche au bénéfice maximum et pour la plupart du temps,sans tenir compte du social et de l'environnement.

  • Par yvonman53 - 10/02/2013 - 11:40 - Signaler un abus Economie de marché

    Surtout régie par "la loi de l'offre et de la demande". Le règne absolu des traders . C'est ce que certains appellent le "business" ,créer des fausses pénuries et gagner beaucoup d'argent. A notre niveau ,je n'ai pas vu beaucoup de prix baisser parce qu'il y avait trop d'offres ,souvent , vu que le chiffre d'affaire baisse ,la tendance serait plutôt a la hausse.Il faut donc attendre les soldes pour retrouver un prix correct . Si je prend un article très demandé : L’électricité , il faut que l'on consomme moins ,que l'on fasse des économies d’énergies, cela va déboucher inévitablement par des hausses de prix , chiffre d'affaire qui baisse donc les fournisseurs demandent des hausses.

  • Par amirg - 10/02/2013 - 12:17 - Signaler un abus Le pain, la famine,

    Facteurs universels de révolution. Et, désormais, notre société de consommation démultipliée par les produits de notre ère technologique : qu'y peuvent nos sciences économiques et financières ? La guerre économique mondiale, mais elle est ouverte ! Combien y pèsent nos "divisions" , qu'elles soient nationales ou "européennes" ? De toutes façons, les guerres passent et vient le moment de savoir comment on en ressort . Comment le monde en ressortira-t-il ? Sans doute, valides et éclopés solidaires, se préoccupera-t-il de pain, de toit, des besoins élémentaires de la vie... A quand le rendez-vous pour nous en entretenir à nouveau ?

  • Par General3Gaulle - 10/02/2013 - 12:47 - Signaler un abus Devaluation el moins pire des systemes pour sortir de la crise..

    C'est frappant de voir la presse nous faire croire que l'inflation et la devaluation serait un drame... Un drame ca le sera pour la minorité de ceux qui jouent en bourse cest a dire une minorité de la population des pays occidentaux qui sont hyper endettes. Dans la presse française on a oublier que De Gaulle Fesait des devaluation de 30 % dans l'interet du peuple et au detriment de l'oligarchie financiere. Quand on voit la presse française hostile au methodes que le gouvernement japonais a pris... la messe est dite on comprend pour qui roule la presse en France. Heureusement que le Japon commence a devaluer sa monnaie... Qui est laisé le plus ? les rentiers ou les travailleurs ? Numeriquement les rentiers et l'olygarchie financiere sont minoritaire dans une démocratie. Si nos democraties marchaient normalement on aurait depuis 2008 commencer a s'attaquer a l'oligarchie financiere coupable et responsable de la crise qui ont preleve plus de richesse en faveur du capital et non du travail, instaurer une concurence mondiale entre les salaries, privatise la creation monetaire en la confisquant aux etats pour la donner a des banques privés, etc etc..

  • Par fabien775 - 10/02/2013 - 14:14 - Signaler un abus Toujours la gauche

    C'est très facile de taper sur la gauche qui est au pouvoir depuis 6 mois, alors que la droite a été au pouvoir pendant 15 ans. Quelle malhonnêteté.

  • Par vangog - 10/02/2013 - 14:55 - Signaler un abus L'origine des dettes, des privilèges, c'est Mitterrand!

    La droite n'a fait que "limiter la casse", depuis quinze ans sans avoir le courage ( ni les moyens) de tout réformer, les 35 heures, le chantage syndical, la colonisation des grands corps d'état et des médias par la gauche, le doublement des fonctionnaires... On retombe maintenant dans l'immobilisme gauchiste et la paralysie face a la globalisation! Alors que tous les pays font marcher la planche a billets, l'Europe Socialiste a les rotatives qui tournent le moins vite et de façon très dirigiste, sans que cette argent tout neuf ne serve a la relance économique, mais pour alimenter la gabegie des fonctionnaires Européens, les égoïsmes des uns et des autres, PAC, subventions ineptes et fonds structurels et de compensation pour les entrants, source de dumping fiscal, social et de désindustrialisation...en bref, tout le contraire de ce que font Japonais et Américains! L'Europe, elle aussi, marche sur la tête avec un boulet socialiste attaché au cou!...

  • Par franek100 - 10/02/2013 - 15:12 - Signaler un abus marchandise

    L'argent est devenue une marchandise, une fin en soi et non un moyen, c'est inutile de chercher ailleurs l'erreur !

  • Par laïcité - 10/02/2013 - 16:51 - Signaler un abus Mon avis sur les deux intervenants !

    Mme Wapler a tout compris et Mr Goetzmann n'a rien compris ou plutôt a une interprétation qui est fonction des intérêts de son job !...Je me pose même la question de savoir si ce monsieur est vraiment fier de lui quand il se regarde le matin dans la glace en se rasant !...Ce monsieur devrait savoir qu'au cours des siècles passés, faire marcher les planches à billets n'a jamais résolu une crise de surendettement des Etats sinon cela se saurait ou alors qu'il nous cite un exemple !...C'est simplement de la fuite en avant, fuite en avant qui peut durer effectivement des années voire une ou deux décennies mais qui à la fin se terminera très très mal...il est ahurissant de lire de telles choses écrites par des gens censés être compétentes en économiet!....Tout ce petit monde devrait lire ou relire de toute urgence Maurice Allais, ma référence absolue en économie !

  • Par crisemajeure.fr - 10/02/2013 - 18:16 - Signaler un abus En cause l'abandon des principes directeurs de la macroéconomie

    Pour trouver la cause fondamentale de l'actuel imbroglio économique, il faut remonter aux années 1980, le début de l'ère de l'ultralibéralisme et de l'hyperspéculation financière. Tout ce qui s'opère actuellement en matière économique, que l'on peut qualifier de réaction logique et cohérente à court terme de la part des nations concernées par ces mouvements réactifs, consécutifs à l'entrée en crise majeure des années 2008 n'a plus de sens par rapport aux principes directeurs de la macroéconomie de KEYNES appliqués pour partie seulement des années 1945 à 1975. À cette époque normalisée par ces principes directeurs, l'économie mondiale était régulée. Depuis les années 1990, caractérisées par la montée en puissance de la dérégulation des règles du commerce mondial faussées par l'OMC en 2001, par l'abandon du Glass steagall act en 1999, par la consolidation du fédéralisme européen (traités Maastricht, Lisbonne), par la concentration du lobbying, par la non-redistribution équitable des richesses produites par l'économie de terrain, etc. Tout a basculé. Rien n'est plus analysable sur la base de normes fiables, tout est bouleversé. Tous les évènements ne sont qu'une fuite en avant.

  • Par vangog - 10/02/2013 - 19:10 - Signaler un abus @crisemajeure votre analyse est amusante mais fausse!

    Vouloir faire revivre les politiques d'avant les années 80, que vous qu'alliée de "régulées", mais que je qualifierai plutôt de libérales-protectionnistes, est une imposture digne de ceux qui veulent le retour au poêle a charbon... Le problème des années 80 a été un retard de l'Europe par rapport aux pays néo-libéraux, USA, Nouvelle Zélande, Australie, Angleterre ( et non "ultra-libéraux", qui est un fantasme de mauvais politologue...). A cette époque et ensuite, l'Europe s'est construite sur les principes de la social-démagogie prônée par la triplette Mitterrand-Delors-Lamy, c'est a dire un échange de subvention et des services ( PAC contre fonds structurels et de compensation...), associée à une hyper-inflation de technocrates et de réglementations très bêtes a la mode socialiste: vou voyez: rien a voir avec un ultra-libéralisme fantasmé! Quant aux frontières, elles devaient naturellement tomber avec la globalisation des échanges de biens et de communications, il était inutile de s'y opposer, il fallait simplement bien l'accompagner. Ce qu'ont fait très rapidement les pays libéraux cités plus haut, et beaucoup plus laborieusement l'Europe Socialiste de Mitterrand...

  • Par goufio - 10/02/2013 - 20:07 - Signaler un abus @yvonman53-Que dire lorsqu'un

    @yvonman53-Que dire lorsqu'un état dépense 56,6 % de la richesse créée annuellement. Pourrait-on aller plus loin ? Ne sommes-nous déjà par trop communiste et c'est peut-être là le problème.

  • Par boblecler - 10/02/2013 - 20:13 - Signaler un abus Le retour des incultes

    Il faut se souvenir que toutes les économies sont désormais externalisées surtout celle des USA en Chine ou au Mexique donc l'ajustement monétaire ne sert à rien vu que les Valeurs ajoutées nationales sont produites à l'étranger depuis les fabless. De plus la mécanisation très poussée des smartphones rend le coût du travail ridicule par rapport au prix de ventes avec l'effet volume qui est nécessaire pour amortir le coût des machines. C'est juste une histoire d'impôts sur le capital et les sociétés. De plus il faut trouver un mécanisme de marché pour remplacer les subprimes comme la taxe carbonne au niveau de l'OMC qui pourrait alimenter des dérivés de crédit et interdire les CDS.

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Nicolas Goetzmann et Simone Wapler

Nicolas Goetzmann est conseiller en stratégie d'investissement, gérant de fortune. En 2012, il a crée le site contrintuitif.com.

 

Simone Wapler est rédactrice en Chef des Publications Agora (analyses et conseils financiers).

 

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