« Va donc, eh, libéral ! »
En France, le "libéral", c’est le type qui ne pense pas comme vous. Et peu importe ce qu’il pense, à vrai dire, du moment qu'il peut servir de punching-ball.
En France, le "libéral", c’est le type qui ne pense pas comme vous. Et peu importe ce qu’il pense, à vrai dire, du moment qu'il peut servir de punching-ball.
Nicolas Sarkozy, qui est un homme pondéré et tout en sobriété, c'est connu, n’aime pas beaucoup le « libéralisme sans frein et sans limite d’Alain Madelin ».
Je ne sais pas si ça correspond vraiment au credo du député d’Ille-et-Vilaine, qui me frappe davantage comme un centriste nord-européen standard qui aimerait bien que l’État se mêle un peu moins de nos affaires que comme un libertarien à la Ron Paul. Mais je suppose que c’est une question de simple bon sens : renouveler un bail à l’Élysée en acceptant d’être traité de libéral, c’est un peu comme tenter d’entrer à la Maison-Blanche en admettant douter de l’existence de Dieu.
L’omniprésident, pour autant, est tout sauf ça. Au moins aussi interventionniste que n’importe quel membre du bureau national du PS (et peut-être plus que certains, pour dire la vérité), il ne brille pas non plus pour son ouverture aux évolutions de la société en matière de mœurs.
Ce qui n’empêche toutefois pas François Bayrou d’en faire le mauvais génie de la mondialisation malheureuse et le champion de la main invisible smithienne ― mais bon, au royaume des aveugles… Notez qu’il a des raisons de chercher à montrer patte blanche antilibérale, le patron du Modem : rue de Solferino, il y a bien longtemps qu’on le traite carrément d’ultralibéral et ça va finir par lui porter préjudice.
Surtout depuis que le Parti Libéral Démocrate et le Mouvement des Libéraux de Gauche ont décidé de le soutenir, ces crapules sans cœur !
Mais voyons voir : Sarkozy se défend d'être un libéral madelinien, Bayrou ne veut pas passer pour un libéral sarkozyen, le PS se défend d’être sensible aux sirènes du libéral-bayrouisme, Mélenchon est en pétard contre le libéral-socialisme de ses anciens camarades, Nathalie Arthaud (LO) est convaincue que le Front de gauche est le faux-nez des libéraux du PS… Jusqu’à Marine Le Pen qui pourfend l’utra-libéralisme et sonne plus gauchiste encore qu’un militant du NPA depuis qu’elle a découvert qu’il restait davantage d’ouvriers que de petits commerçants à faire paniquer.
De fait, il n’y a guère que Madelin pour ne pas essayer de renvoyer la patate chaude de l’autre côté de la clôture pour mieux s’exonérer de tout ce qui fonctionne mal dans ce pays ― du chômage de masse à l'explosion des déficits publics ― et découle manifestement du libéralisme. Ah, on ne s’en rend pas compte, mais qu’est-ce qu’il a comme pouvoir, le député d’Ille-et-Vilaine.
Mots-clés: Alain Madelin | libéralisme | Nicolas Sarkozy
Hugues Serraf est journaliste, écrivain et blogueur.
Aujourd'hui éditorialiste à Slate, il est l'auteur de Petites exceptions françaises (Albin Michel, 2008) et de L'anti-manuel du cycliste urbain (Berg International, 2010).
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C'est bien vrai ça Madelin, Devedjian, Longuet, ça c'est des hommes
les québécois ne résistent à rien ils sont totalement bilingues
et il y a plusieurs sortent de français
le français canadien le français belge le français suisse
le français français ma langue j'en ai découvert la profondeur et le charme en vivant à l'étranger
vangog a raison l'anglais est une langue de communication
et l'anglais américain qui est une langue d'émigrés ne manque pas de charme non plus
Pourquoi les langues parlées dans le monde augmentent, toutes, la fréquence de leurs Anglicismes, et pas seulement en France? La réponse n'est pas Politique et n'a rien à voir avec l'ultra-Socialisme qui a inondé la France depuis trente ans. La réponse est a chercher dans la WEB-accélération de l'histoire qui impose à tous nos médias d'expression d'être plus rapides et plus concis, quitte à perdre en subtilité. L’Anglais est la langue des échanges économiques, dont la rapidité préside à toutes les autres rapidités. Hot-dog est quand même plus"cool" que: Pain allongé fourré d'une saucisse cuite. Quoique...
vous voulez vous expliquer laurentso? expliquez moi alors pourquoi les français aiment tellement effacer leur langue en faveur de l'anglais (low-cost, make-up, leadership, think tank, gender studies etc.) ce n'est d'ailleurs pas le cas dans d'autres parties du monde francophone (Québec par exemple). Pourquoi les québecois y résistent et pas les français? étonnant que tu n'as pas dit que j'ai gagné l'award du poste le plus stupide...
vous gagner la palme du post le plus stupide de la journée... Ce qu'il y a de bizarre, chez la plupart des réacs de cette espèce, c'est leur racisme anti-Français. Exaspérant.
J'ai cherché dans ma dictionnaire français-anglais, le mot français pour le mot anglais "punching ball": ballon de frappe, ou bien sac de sable.
La pauvreté de la France (pays socialiste) contre la richesse des EUA (pays libéral), et la frustration aveugle (puisqu'ils ne reconnaissent pas que le problème vient de la rigidité de leur économie qu'entraine le socialisme) des français qui en résulte, fait que les français utilisent leur langue comme "punching ball" (et pas comme ballon de frappe) pour exprimer cette frustration économique et culturelle (car sans argent, il n'y a pas les moyens de faire rayonner la culture). Le résultat, le frenglish, ou les français effacent leur propre langue en faveur de l'english, langue nettement plus riche, nettement plus libre, nettement pas socialiste...
Le libéralisme, c'est comme beaucoup d'autres idéologies politiques : sur le papier, c'est pas si mal (et même pas mal du tout), mais dans la pratique c'est une autre histoire...
Madelin n'est pas libéral: il met tout un tas d'exceptions à la liberté. En fait pour lui la liberté c'est la liberté de certain de soumettre celle des autres. Aujourd'hui ce sont principalement les entreprises qui empêchent le libéralisme.
Du moment où tout ce qui n'est pas résolu par l'intervention politique est potentiellement taxé de libéral, dans ce pays, on n'a pas fini de rigoler.
L'oligarchie aux manettes est engagée dans un combat à mort contre la notion même de libéralisme pour la bonne et simple raison que de sa capacité à en dégoûter à tout jamais l'électorat dépend sa propre survie. Si la population commence à se mettre en tête que toute cette virulente opposition au libéralisme et les beaux principes idéologiques mis en avant pour la vendre, sont le dénominateur commun du statu quo politique, économique et social, les choses deviendront très compliquées pour elle.
Bien vu ! C'est corrigé, merci.
"(et peut-être moins que certains, pour dire la vérité)" : vous vouliez sûrement dire "et peut-être plus" ?
A part ça, le problème majeur de ce pays est l'insondable inculture économique de ses habitants, (merci à l'éducation nationale noyautée depuis 70 ans par les biens-pensants) qui ne permet pas d'avoir une discussion sérieuse dès qu'il s'agit d'économie.
voir ci-dessous
libéralité = mise en précarité par un systéme d'artifices
(cf subprimes)
libéralité = largesses, cadeaux = clientélisme, dépendance malsaine, = système mafieux
et
libéralisme = respect à l'égard de l'indépendance d'autrui responsabilisation de l'individu dans ses actes
oui et c'est parfaitement exact. Notez que le candidat républicain Newt Gingrich avait fait du lobbying pour ces deux entités paraétatiques auprès du congrès.
Oui c'est principalement le gouvernement fédéral qui est a l'origine de la crise des subprimes, et pour vous en convaincre vous pouvez voir sur youtube Ron Paul (en 2002 notez le bien) prévenir que la politique suivie conduirait a la crise. Traduction de son speech:
http://www.contrepoints.org/2010/10/11/1969-ron-paul-sur-la-bulle-immobiliere-juillet-2002
Bien sur, ron Paul est un libéral, donc le diable, on ne peut pas tenir compte de ce qu'il dit. Condamnons les agences de notation qui n'ont pas vu venir la crise, mai si ron Paul lui l'a vue venir on ne doit pas lui en savoir gré: c'est un libéral, il a forcement tort (quelque part, on sait pas ou)
C'est pourtant exact : les deux agences Freedie Max et Fanny Mea ont été créées sur instigation du politiques, qui trouvait qu eles banques ne faisaient pas leur travail en refusant de prêter aux ménages non solvalbles (ça ne vous rappelle rien...). Et elles ont toujours été garanties par l'Etat...
QUant à la crise de la dette, force de constater que le modèle Keynésien de relance par le déficit ne fonctionne pas, et c'était prévisible : personne n'était plus anti-keynésiens que Keynes. Il avait lui même expliqué que sa solution avait fonctionné dans des circsontances précises et ne pouvait fonctionenr dans d'autre circonstances. Vouloir continuer à l'appliquer des décénies après, serait un peu comme un général qui continuerait à appliquer le même plan pour toutes les batailles, sous prétexte qu'il a fonctionné une fois, sans s'adapter aux changements et aux circonstances.
dérégulation et déréglementation. La crise des subprimes c'est celle de la déréglementation. Les mesures de régulation ne pouvant plus rien éviter car le cadre légal a rendu possible des prises de risque inconsidérées.
Par ailleurs, tout n'est pas ultra libéral ou ultra étatique : La finance a été libéralisée, trop. Le reste de la société pas assez voire pas du tout. C'est la raison pour laquelle dire que les "ultramachins" sont responsables de tous les maux est absurde.
En règle générale, en France, on a oublié une de nos trois devises : Liberté. Laisser les gens libres d'agir dans le cadre légal qui garantit l'équité, on a bien oublié en effet.
rien à voir avec ce qui dit Madelin qui ne critique pas l'existence même des subprimes, mais qu'on ait cherché -pourtant tardivement- à les réguler.
@laurentso : eh oui ! c'est une loi du président Clinton - démocrate - qui a permis les subprimes ! La réglementation bancaire US interdisait ces pratiques jusqu'à lors.
Madelin dit, en partie, vrai.
C'est Bill Clinton qui a poussé aux prêts immobiliers à des emprunteurs limites sur le plan financier, c'est le Fed qui a imprimé la monnaie qui a alimenté la machine.
Les banquiers de WS ont ensuite saisi l'occasion de s'en mettre plein les poches en s'arrangeant pour faire porter le risque aux autres, mais non, ils ne sont pas les seuls responsables !
L'économie n'est pas une science et n'obéit pas à des régles absolues
il faut surtout être pragmatique
Mon prédécesseur ici ,FIGAROCB,prétend que le bon programme c'est l'ultralibéralisme!!!Mais a t il donc des œillères, ? Alors que nous vivons la pire crise économique et que comme en 1929, elle est du aux excès de dérégulation financières!
Depuis quand ,là ou il se trouve tout l'argent ,cela n'attirerait pas tous les requins de la terre au point que l'état ,les règles, la police seraient inutiles ,pis gênant?
Il faut être soit un requin pour prétendre cela,ou le plus grand des naïfs, ou être soumis au syndrome du larbin
c'est le type qui explique sans rire que la crise des subprimes, c'est la faute à l'intervention de l'Etat américain ?
Suis à mon compte, société de services, gavé de boulot. Impossible d'embaucher, l'Urssaf et les taxes en tout genre me plombent.
Je reçois des proposition d'aide, de subventions, pourquoi faire, pour me taxer plus ensuite...
Je veux juste moins de taxes pour pouvoir embaucher!
En plus, je dois rouler en camionette pour pouvoir récupérer la TVA, en tant que chef d'entreprise c'est vraiment débile.
Du coup, je fatigue et vais aller m'installer à l'étranger.
Franchement vous faites quoi à l'assemblée ?
On vous intéresse?
On est vivants vous savez...
On a le droit de se faire plaisir dans le pays des droits de l'homme?
Nul ne sera tenu en esclave... A bon?
...raciste ou libéral même insulte..
Depuis plus de 30 ans, la France refuse de voir dans le libéralisme, la méthode de gouvernement qui permettrait d'apporter la croissance que tous nos politiques, de droite comme de gauche, nous promettent.
Non, ceux-ci ont choisi l'étatisme et l'état providence ! Voyons-en les résultats : ils ne sont pas bien beaux ! La croissance on court toujours après, pour calmer les clameurs des classes populaires et les syndicats, on emprunte pour distribuer largement à des populations dont certaines en font leur métier : l'assistanat.
Les industries fichent le camp à l'étranger, le chômage augmente, notre sécurité diminue, etc..
Pourquoi ne pas essayer alors le libéralisme, c'est à dire moins d'état, soit moins d'impôt, soit entreprise plus performantes, soit moins de chômage, soit moins d'assistanat donc moins de personnes qui vivent au crochet des contribuables. Avec, en parallèle une diminution de l'immigration (y a plus d'argent à prendre!), entraînant une diminution de l'insécurité.
Bien entendu, privatisation de toutes les sociétés étatiques, plus de subventions aux syndicats, et la liberté de s'exprimer totalement sans passer pour un hitlérien.
VOILA UN BON PROGRAMME !