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Johnny Hallyday ou 60 ans de contre-culture imposée au nez et à la barbe des élites françaises

Johnny est décédé dans la nuit du cinq décembre provoquant la tristesse de millions de fans à travers l'hexagone. Mais au-delà de la figure du rock qu'il incarnait, Johnny c'était aussi celui qui avait bouleversé les codes d'une société française dont les élites ne juraient que par le cartésianisme.

Fin d'une époque

Publié le - Mis à jour le 9 Décembre 2017
Johnny Hallyday ou 60 ans de contre-culture imposée au nez et à la barbe des élites françaises

Atlantico :  Johnny Hallyday, décédé dans la nuit de ce 5 décembre, était parvenu à s'imposer dans une France de culture classique, dominée par des élites valorisant le cartésianisme. En quoi le succès de Johnny Hallyday dans la France de Descartes peut-il justement découler de son approche instinctive en décalage avec la logique et le classicisme de la culture française ?

Eric Deschavanne : Au sortir de la deuxième guerre mondiale, le classicisme de la culture française se manifestait à travers le prestige de la littérature et la culture des intellectuels. Au regard de l'élite culturelle et de ceux qui allaient devenir après-guerre les « classiques » de la chanson française (Trenet, Brassens, Brel, Gainsbourg, etc.), la chanson est un art mineur, qui n'a de (faible) valeur que dans la mesure où il s'inspire de la haute culture classique. A cette époque, la distinction entre la culture élitiste (au double sens de culture d'élite et de culture de l'élite) et de la culture de masse est encore très nette.

La chanson à texte apparaît comme une forme de culture littéraire mise à la portée du grand public. Le texte prime alors sur la musique. La révolution culturelle s'opère dans la seconde moitié du 20e siècle : elle débute dans les années 60, avec l'irruption de la culture jeune, et s'accomplit dans les années 80, moment où les intellectuels réhabilitent la culture de masse, qui apparaît désormais comme la culture démocratique ; ce qui touche le grand public ne peut être complètement mauvais. C'est dans ce contexte que Johnny a pu devenir un monument national : il est peut-être le plus grand symbole de cette révolution culturelle en France.

Il y a cependant un « paradoxe Johnny », et même plusieurs paradoxes. Johnny s'est installé au sommet de l'Olympe des stars françaises, il est devenu un monument national, un bout de vie de chaque Français, et pourtant, en même temps, rarement un artiste n'aura été aussi méprisé durant toute sa carrière. Le titre d' « idole des jeunes », n'était en réalité pas très flatteur ; l’intelligentsia l'a longtemps tenu non pas pour un « fou chantant », mais pour un crétin chantant. Dans les années 80, il est « réhabilité » en même temps que la culture populaire et que la culture rock, mais les années 80 sont également celles – à la suite à la réforme du collège unique - de l'achèvement de la démocratisation de l'enseignement secondaire. En même temps que la distinction entre haute culture et culture populaire, la frontière entre le peuple et la bourgeoisie se brouille. Une nouvelle figure sociale apparaît : l'homme ou la femme du petit peuple déclassé, marginalisé par son déficit de vocabulaire et de culture – le « Deschien ». La réhabilitation de la culture de masse s'accompagne d'une nouvelle forme de condescendance, plus ou moins marquée, à l'égard de ceux qui n'ont pas fait d'études et ne sont pas à l'aise avec les mots. Johnny, par l'enfance qui a été la sienne et sa timidité appartient à ce peuple-là. Ce que stigmatise sa « guignolisation » à partir des années 80, au moment même où s'achève pourtant le règne de la culture classique – le prestige de la littérature et de la chanson à texte étant noyé dans le nouvel univers médiatique.

Il y a un deuxième « paradoxe Johnny ». Il est considéré comme la grande figure du rock en France, le « Elvis français » comme ont noté les Américains. Or, dans l'univers de la culture rock aussi, Johnny a fait l'objet d'un certain mépris et d'un déclassement. Dans les années 80, durant lesquels je suivais un peu l'actu de la culture rock, celle-ci a bénéficié du nouveau relativisme culturel pour accéder au rang d'une culture respectée. L'activité musicale s'est doublée d'un commentaire critique assez sophistiqué et littéraire. Le rock est devenu l'affaire de jeune bobos (on ne les appelait pas encore ainsi) un peu snobs, pour lesquels Johnny n'était qu'un vulgaire chanteur de variété, voire un imposteur, un faussaire. En un sens, ce jugement n'était pas faux : Le nouveau « Johnny national », ami des présidents et de Michel Drucker, était peu subversif ; faux rebelle, il proposait en outre des chansons et une musique mainstream.  Et pourtant, au regard du grand public, et à mon sens à juste titre, Johnny continuait d'apparaître comme la principale incarnation du rock et de l'esprit rock, la seule figure populaire, transgénérationnelle de la culture jeune.

La marque de fabrique de Johnny ne tenait ni à sa musique ni aux textes de ses chansons, mais à l'incarnation. Johnny, comme tout le monde le dit à raison, c'est d'abord une voix dans un corps animal, une présence qui dégage une force vitale, une énergie communicative. De lui, on ne peut dire que son œuvre restera. Son œuvre, c'était la scène. Ce qui restera, c'est le souvenir de la bête de scène qu'il était. Le message qu'il véhiculait lorsqu'il chantait ne passait donc pas par les mots mais par le corps. Quelle que soit le morceau interprété, ce message était toujours le même : un appétit de vivre viscéral, la fureur de vivre et de survivre. Je suis d'accord avec Emmanuel Macron : la chanson   qui symbolise le mieux ce qu'il représentait, c'est « L'envie ». Jean-Jacques Goldman a su trouver les mots qui convenait parfaitement à ce que son interprète incarnait.

La vie de Johnny illustre la tentation de l'auto-destruction surmontée par l'envie de vivre, la tentation d'être un rebelle surmonté par l'envie d'aimer, de communier avec les gens, de continuer à s'adapter et à exister. Il représente le versant lumineux du rock, le désir de vivre le plus simple, le vouloir-vivre à l'état brut. Le message non verbal qu'il délivre est positif, infra-intellectuel, émotionnel. C'est cela qui était « rock » chez lui, comme on a pu dire que Piaf était « rock ». C'est la comparaison qui me vient spontanément à l'esprit, quand bien même leurs registres étaient radicalement différents. Dans un cas comme dans l'autre, on a affaire à des figures authentiquement populaires, qui ont rencontré le public par la voie directe de l'incarnation et de l'émotion, de la vibration, dirais-je, plus que par les textes, les mots ou même la musique. Johnny a bénéficié de bonnes adaptions et de belles chansons que d'excellents paroliers et musiciens ont composé pour lui. Mais il aurait tout aussi bien pu chanter d'autres chansons que celles qu'il a mises à son répertoire, il aurait été le même Johnny Hallyday. S'il avait chanté une comptine pour enfant, celle-ci serait devenue « rock » par la grâce de l'incarnation. Pour détourner la formule de Mac-Luhan à propos de la télévision, on peut dire à propos de Johnny : « le message est le médium », le médium étant lui-même. Avec Johnny, on est donc en effet aux antipodes de la culture classique, de la culture cultivée, de la culture analytique et rationaliste.

Éric Verhaeghe : Je dirais plutôt qu'il a toujours existé une culture populaire boudée par les élites en France. Certains ont pu parler à ce sujet de culture des clercs contre la culture des profanes. Dans la pratique, le succès de Johnny pourrait être qualifié de bacchique face à la culture apolinienne. C'est le triomphe du corps, de la bestialité, d'une certaine façon. D'ailleurs l'expression "bête de scène" revient souvent le concernant. Johnny n'était pas un esprit désincarné. C'était un corps en mouvement, en action, en pleine dynamique spirituelle. De ce point de vue, le mépris que l'intelligentsia française a beaucoup nourri et alimenté le concernant (notamment en le présentant comme idiot) recouvre un fossé plus profond dans notre civilisation, que Nietzsche avait bien décrit et analysé.

On ne sera donc pas étonné de cette espèce de schisme. La culture populaire française est très éloignée de Descartes. C’est une culture bacchique. On aime bien boire, bien manger. On retrouve d'ailleurs ces traits chez un auteur comme Rabelais. Entre le repas pantagruélique du Moyen-Âge et Johnny sur scène, il y a une continuité, largement escamotée par l'intelligentsia parisienne, qui a disqualifié la culture populaire. On la retrouve chez Molière par exemple: ces jeux de scène, ces mimiques, cette présence, qui tranche avec l'exaltation de la complexité intellectuelle prisée dans les beaux quartiers. Je ne dirais pas que Johnny a créé un phénomène nouveau. La culture populaire existait avant lui. En revanche, on lui doit d'avoir donné le plein des médias pour donner une noblesse à cette culture populaire.

Pascal Engel :  Il aurait été surprenant que Johnny s'impose dans un pays réputé cartésien, c'est à dire méfiant à l'égard des passions, épris de raison et de logique, si la France avait été vraiment un pays " cartésien" et révérant la culture classique. Mais c'est loin d'être le cas.  Il ne faut pas oublier que la France est le pays de la Croisade des enfants, de Jeanne d'Arc, des guerres de religion, des foules révolutionnaires,  de l'épopée napoléonienne, le pays qui a porté au pouvoir Napoléon III après avoir fait une révolution romantique en 1848, le pays qui adorait le général Boulanger, puis qu'il s'est pris de passion antisémite pendant l'Affaire Dreyfus,  le pays qui adorait encore massivement Pétain en janvier 1944, qui a adoré encore un vieux général après un coup d'état en 1958, et qui vient de porter au pouvoir sur fond d'abstention massive un président un peu blanc bec. La France fut la fille ainée de l'Eglise, un pays religieux  qui eut bien du mal à séparer l'Eglise et l'Etat, et voit à présent les fantômes de la religion ressurgir via les querelles sur l'Islam. Depuis que l'on ne va plus dans les églises ni les temples, mais aux concerts rocks géants, la religiosité s'est transférée sur les idoles païennes: CloClo , Johnny . On notera que la plupart des idoles des jeunes qui ont acquis la ferveur des foules n'appartiennent pas aux moqueurs: on aime bien Brassens et Brel, voire Dutronc mais on aime mieux Johnny, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il manquait  d'humour. Comparer avec Eddy Mitchell, double sarcastique de Johnny.  Les hommes politiques toutes tendances confondues ont bien compris qu'elles avaient tout intérêt à flatter Johnny, et ce dernier ne s'est pas privé de les flatter en retour. Le classicisme n'est même plus la culture des lettrés - il n'y en a plus - et la vrai culture des lettrés depuis un siècle c'est l'anti-raison : surréalisme, structuralisme, post-modernisme. Mallarmé, Valéry , Bataille et Blanchot sont tout sauf des rationalistes. Nos "philosophes"  médiatiques - Onfray , Finkielkraut par exemple - sont tout sauf rationalistes . On s'est ému que Sarkozy ose s'en prendre à Madame de la Fayette. Mais il offert au pape Benoît XVI un volume de Bernanos le mystique. La raison a déserté la France depuis longtemps. Johnny n'est d'ailleurs pas français: c'est un belge, un homme des Flandres brumeuses et du romantisme des Ardennes. La France a eu des passions essentiellement belges au XXème siècle: le surréalisme de Magritte, Tintin, Blake et Mortimer. Johnny est le dernier avatar du surréalisme belge et de son emprise sur l'esprit français. 

 
Commentaires

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  • Par cloette - 07/12/2017 - 10:32 - Signaler un abus je n'aimais pas

    ses chansons, trop de pathos, en revanche il avait des qualités d'acteur de cinéma. et bien sûr d'énergie et de charisme sur la scène. Il s'est inspiré d'Elvis Presley . Si on écoute les deux, quel est le meilleur ?

  • Par kelenborn - 07/12/2017 - 10:43 - Signaler un abus Mr Deschavanne

    joue au chien savant qui serait en même temps prestidigitateur. Il a sans doute piqué à Zemmour l'allusion aux Deschiens. On peut vraiment raconter tout et n'importe quoi ici et c'est tant mieux! Au moins avec ce monsieur , on a moins l'impression d'être pris pour des cons que quand on nous offre une part de Jacquet. Mais cette espèce de communion donne la vraie nausée: pas celle qui vient à Joffrin-Mouchard quand la fachosphère lui péte au nez, non la vraie: celle que l'on a , les lendemains de fête , en regardant le chapon ou le sanglier soldés au rayon viande de Leclerc! Je n'ai jamais eu le moindre disque de JH et si je n'ai pu éviter de l'entendre, je ne l'ai pas écouté!!! Un héros ? ben tiens! est -on certain que ce n'est pas lui qui conseillait Clémenceau, le père de la victoire? Attendons au moins la mort d'Eddie Mitchell , car lui , au moins a un peu de cervelle et de créativité. Sinon , rendez vous plus tard pour la mort de Joey Star dans lequel Deschavanne verra sans doute la réincarnation de Kellerman !

  • Par jurgio - 07/12/2017 - 14:56 - Signaler un abus La culture classique est née de la culture populaire

    C'est dans les foires d'autrefois qu'il y avait des chanteurs, des chansonniers, des pamphlétaires, des histrions, des saltimbanques, des arlequins.. qui ont fait naître l'opérette, l'opéra, la comédie, le théâtre... mais on en parle pas ou peu puisqu'il n'y avait pas alors de supports à mémoire. On sait, en revanche, les courants idéologiques qui se sont servi de la distribution électrique d'une culture populaire pour mépriser, voire abaisser la culture évoluée qui en était pourtant issue.

  • Par kelenborn - 07/12/2017 - 15:06 - Signaler un abus TIENS

    http://kelenborn.e-monsite.com/pages/nouvelles-1/les-aventures-de-macroleon/faut-il-aimer-le-peuple.html..................................................Cela faisait longtemps que le sujet me taraudait! Merci, messieurs de m'avoir donné l'occasion de l'écrire

  • Par von straffenberg - 07/12/2017 - 15:11 - Signaler un abus Ce qu'il nous reste....

    Au fil du vingtième notre esprit , notre culture musicale , artistique s est peu à peu appauvrie Je reconnais à Johnny une énergie ,un talent une vrai simplicité humaine .N'en déplaise aux jeunes talents même s ils existent la France manque de "héros " dans tous les domaines et cette célébration excessive de notre Johnny me laisse un gout amer .

  • Par von straffenberg - 07/12/2017 - 15:14 - Signaler un abus rectif

    Il faut lire vingtième siècle

  • Par essentimo - 07/12/2017 - 15:17 - Signaler un abus d'accord

    pour célébration excessive ! Jusqu'où irons-nous pour les prochains !

  • Par kelenborn - 07/12/2017 - 16:01 - Signaler un abus essentimo

    oh pour Joey Starr, trois jours de deuil national!!!ça vaut bien ça hé bouffon, je nique le cimetière!

  • Par Borgowrio - 07/12/2017 - 17:24 - Signaler un abus La récupération n'est jamais loin

    J'ai vécu cette période magique des années 60 . C'est la jeunesse de cette époque qui a révolutionné la société . Mai 68 n'a été qu'un événement plutôt pitoyable du changement , qui de toute façon était en route . Le rêve américain , avec Johnny mais aussi beaucoup d'autres , des groupes comme s'il en pleuvait , de la création , de Adamo à Christophe , etc . La récupération n'est jamais loin , les maoïstes et communistes de l'époque ont récupéré sans vergogne le mouvement

  • Par kelenborn - 07/12/2017 - 17:39 - Signaler un abus Non mais franchement!

    Je sais bien que le titre n'est pas la fait des auteurs mais quand même!!! Atlantico n'est pas obligé de les ridiculiser! La CONTRE CULTURE ah oui! On est heureux d'apprendre que la contre culture c'est Match, France Dimanche, Closer ou...Gala où De Rugy a enfin trouvé sa chèvre! Ben oui, pendant 50 ans on nous a lessivé les couilles avec ses histoires de coeur et surtout de cul ! Son grand engagement politique fut de soutenir le "regretté" Giscard, grand amateur de contre-culture dès lors que celle ci consiste à s'imaginer faire des galipettes avec la princesse de Galles! Voila le héros des coeurs et le bourreau des culs!!!SVP Atlantico! faut-il s'attendre à ce que, dès lundi prochain nous annonce sa dernière starteupe? Une agence de voyage pour aller à Saint Barth avec en prime une partie de fesses avec Line Renaud ! Pitoyable

  • Par kelenborn - 07/12/2017 - 17:48 - Signaler un abus et la meilleure

    dans le Figaro: "Avec l'hommage à Johnny Hallyday, l'opération Téléthon vire au casse-tête" AKEUOUAIS! jeu vu aurai fait chier jusqu'au BU!!!

  • Par JLH - 07/12/2017 - 20:40 - Signaler un abus culture / contre-culture,

    Johnny est mort et je partage les larmes de Drucker hier soir. mais est-il impossible de vibrer avec Gabrielle et de lire Machiavel, de lire les lettres d'une péruvienne et d'allumer le feu, peut on avoir envie d'avoir envie et de suivre Peguy à Chartres, et ainsi de suite : la longue histoire de notre culture, d'Homère à Johnny est un tout, qui passe par Descartes, mais aussi par Pascal, et laisser moi citer Bertrand de Chartres : "nous sommes des nains sur les épaules de géants", Johnny était de la race des géants.

  • Par Anouman - 07/12/2017 - 21:43 - Signaler un abus johnny

    Ils ont bu pour noyer leur chagrin ou c'est leur état normal?

  • Par pale rider - 08/12/2017 - 08:46 - Signaler un abus +1 @JLH J'ajouterai ceci :

    Johnny était vrai, authentique, il faisait ce qu'il aimait quand il était sur scène. C'est aussi à cela que les gens étaient sensibles , tous les gens, quel que soit leur milieu.

  • Par Citoyen-libre - 08/12/2017 - 09:50 - Signaler un abus JLH

    Merci pour ce commentaire, et si vous le permettez j'ajouterai la phrase de Stendhal :

  • Par Citoyen-libre - 08/12/2017 - 09:52 - Signaler un abus La phrase de Stendhal

    " L'essentiel est de fuir les sots et de nous maintenir en joie".

  • Par Anguerrand - 08/12/2017 - 17:23 - Signaler un abus Johnny et Jean d'O

    C'est la France qui fout le camp, le premier avec un talent évident de showman pour ceux qui l'on vu ( 30 millions de de spectateurs en salle) et des chansons merveilleuses comme Marie, ou Diego qui me hérissent les poils ( non limitatifs). Qu'avons nous de comparable, personne qui lui arrivé à la cheville et certainement pas les rappeurs d'inspiration musulmane. Quand à Jean d'Ormesson, grand penseur, écrivain, plein d'humour il a contribué à cette France que l'on aime. Nous avons profité des talents de ces deux hommes, la belle France, nous auront la gauche et l'islam et là on pensera à ces deux grands hommes. Pas si différents sur le fond, ils avaient chacun un immense talent.

  • Par lepaysan - 08/12/2017 - 21:56 - Signaler un abus Oui, maintenant ne reste que la France aseptisée

    France sur-administrée, politiquement correct, ou l'on ne peut plus rien dire, ni rien faire, nos écrivains font du Marketing et nos Rocker boivent du thé et chevauchent des vélos électriques. On va crever d'ennui.

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Eric Deschavanne

Eric Deschavanne est professeur de philosophie.

A 48 ans, il est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a récemment publié Le deuxième
humanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry
(Germina, 2010). Il est également l’auteur, avec Pierre-Henri Tavoillot, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007).

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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Pascal Engel

Pascal Engel est philosophe. Il est spécialisé dans la philosophie de l'esprit, de la connaissance, ainsi que dans celles de la logique et du langage.

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