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Géopolitique : difficile de savoir où va le monde… mais nous y allons très vite

Atlantico a demandé à ses contributeurs leur vision de l’année où la France a vécu de nombreuses surprises et rebondissements et est entrée dans l’ère Macron. Pour Alain Rodier, le bilan est moins catastrophique que ce que l’on aurait pu escompter, bien que le hasard et l’amateurisme semblent avoir dicté l’attitude des dirigeants de la planète à quelques exceptions près.

2017, l’odyssée de la fin du monde d’avant

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Géopolitique : difficile de savoir où va le monde… mais nous y allons très vite

La fin d’une année est toujours l’occasion de faire des bilans, de tirer des leçons et de prévoir l’avenir en prenant de bonnes résolutions qui, très majoritairement, restent lettre morte. Si l’année qui se termine a apporté son lot de surprises, son bilan est moins catastrophique que ce que l’on aurait pu escompter mais il est extrêmement difficile d’en tirer des leçons tant le hasard et l’amateurisme semblent avoir dicté l’attitude des dirigeants de la planète à quelques exceptions près.

N’étant ni un spécialiste ni surtout un grand amateur de politique franco-française, je me bornerai à souligner l’élection « surprise » d’Emmanuel Macron. Notre jeune président paraît décidé à faire bouger les choses mais, en matière de politique étrangère, l’avenir devrait nous dire si "Jupiter" (ce surnom présent dans le film « Dossier 51 » rappellera de vieux souvenirs à certains) est capable de faire bouger les choses où s’il n’est pas la "grenouille qui se prend pour le bœuf ". Il a de la chance car la plupart des autres nations se débattent actuellement dans des problèmes internes qui oblitèrent leurs possibilités actions extérieures.

2018 dira s’il a su profiter du créneau. Si je n'ai qu'un souhait à formuler: il a déclaréé qu'il ne voulait pas faire de la "morale" aux autres, alors, de grâce, que cela se traduise dans les actes. En dehors de l'hexagone, la "morale" de la France exaspère plus qu'elle ne convainc quiconque.

Pour l’avenir de la planète, c’est surtout l’arrivée de l’administration Trump aux commandes qui a été capitale. Tout le monde se posait des questions quant aux décisions que le président de la première puissance mondiale pourrait prendre à l’international. C’était oublier un peu vite que la constitution américaine permet de brider considérablement les initiatives de son commandant en chef. En comparaison, son homologue français a les mains bien plus libres.

A défaut d’impeachment dont beaucoup rêvaient (qui finira peut-être par arriver mais la procédure est longue, tatillonne et difficile à finaliser sauf si le président, fatigué des attaques dont il fait l’objet jour après jour, jette l’éponge et présente sa démission), il a été bien empêché de gouverner comme il le voulait. Ses adversaires qui se trouvent naturellement dans le camp démocrate ont été renforcés par certains membres du parti Républicain qui le trouvaient trop peu professionnel pour assumer le job. Il y a aussi une vengeance du monde politique professionnel qui tolère mal qu’un "extérieur" ait pu leur griller la politesse.

Mais surtout, ce sont différents lobbies très puissants aux États-Unis qui lui ont savonné la planche, même si certains (par exemple, celui représenté par la National Rifle Association - NRA -).lui sont restés favorables.

 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 25/12/2017 - 14:38 - Signaler un abus Les Français (médias) sont

    Les Français (médias) sont toujours prompts à donner des leçons..... Après avoir encensé Obama parcequ'Il était noir, les voilà qui s'en prennent à Trump parcequ'il est blanc. ....Qu'Obama n'ait rien branlé pendant 8 ans ne les gêne pas.......Mais que Trump veuille faire quelque-chose pour sortir son électorat du marasme du chômage....... ....la, ............pour le coup c'est vraiment dégueulasse !

  • Par ajm - 25/12/2017 - 17:55 - Signaler un abus Parler ou agir.

    Cette article est-il serieux ? Trump n'est tout de même pas responsable de ce qui est déglingué sur la planète. Il improvise plus ou moins maladroitement sur un canevas deçà bien en place depuis longtemps et où tous les belles âmes homologuées faisaient du sur place ou provoquaient des catastrophes : Irak, Yougoslavie , Libye etc...Finalement il parle plus qu 'il n'agit, pour l'instant.

  • Par Tande - 27/12/2017 - 19:21 - Signaler un abus vide

    Article superficiel et creux.

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2017 de Grand angle sur l'espionnage russe chez Uppr et de Proche-Orient : coup de projecteur pour comprendre chez Balland, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr ; en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS. 

 

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