Socialisme municipal
Hollande : "chef anesthésiste d'une gauche aux idées étriquées"
Candidat aux primaires socialistes, François Hollande a lancé sa campagne ce mercredi 27 avril à Clichy-la-Garenne. Militant socialiste et co-auteur du livre "Voyage au bout de la droite", Jean-Philippe Huelin se montre sévère à l'égard de l'ancien Premier secrétaire de son parti qui ne s'empare pas suffisamment, selon lui, des questions majeures de notre époque.

"Le candidat Hollande semble délimiter le champ du discutable et du non-discutable" Crédit Reuters
On a les Rubicon qu’on peut et, pour François Hollande, Clichy-la-Garenne (« socialiste depuis un siècle » !) demeurera le sien face aux légions strauss-kahniennes. Le député de Corrèze s’est donc pleinement lancé mercredi soir dans la bataille pour les primaires. Impossible pour lui maintenant de faire machine arrière et de se retirer en négociant des places avec l’exilé de Washington. Oubliée sa vocation de comique troupier qu’il a pu développer à loisir naguère à la tête du PS : le nouveau Hollande est amaigri et sérieux, presque ennuyeux. Il a des propositions à faire pour la France. Prenons-le au mot et examinons…
Des propositions qui oublient les questions essentielles de notre époque
Son projet est fondé sur trois axes : la jeunesse, des impôts justes et le travail. Se côtoient donc « contrat de génération » permettant aux plus jeunes comme aux plus vieux de rester actifs avec des aides publiques, fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG et nouvelle démocratie sociale sur fond de participation… Sur ces sujets, on nous dit que le candidat a beaucoup travaillé, loin du tapage médiatique, entouré d’experts, avec sérieux.
Décidément, il y a un passé (passif ?) que le clan hollandais veut à tout prix faire oublier. On serait tenté d’y croire si le nouveau Hollande ne maitrisait pas l’art de l’esquive aussi bien que l’ancien Hollande l’art de la petite phrase.
Où est-il question de la mondialisation néolibérale, de la désindustrialisation de notre pays (voir le récent rapport du sénateur Bourquin) et des éventuelles solutions dans un protectionnisme européen qui érigerait des écluses sociales et environnementales aux importations venues du grand large ? Serait-ce les « vents dominants » qui effrayent l’ex-deloriste ? Et on ne parle même pas de la question de l’euro… Comme si les grands débats n’allaient pas être au centre des primaires ni de l’élection présidentielle, le candidat Hollande semble délimiter le champ du discutable et du non-discutable. Quand on a renoncé à mener des politiques budgétaires, monétaires et industrielles, on en est effectivement réduit à gérer les conséquences de la mondialisation néolibérale d’où les trois fameux axes de la campagne hollandaise.
DSK et Hollande : un renoncement commun
Il y avait donc, avec Dominique Strauss-Kahn, le renoncement assumé au socialisme sous label Washington, capitale de la finance mondiale, il y a aujourd’hui le renoncement patelin et biaisé à la mode de chez nous. Finalement, le Corrézien Hollande c’est Chirac moins la flamboyance. Il ne reste donc que le « petit père Queuille » celui qui théorisa l’évitement des problèmes.
En réalité, s’il monte dans les sondages, c’est certainement parce qu’il incarne le mieux le PS d’aujourd’hui. Après avoir organisé un long coma idéologique de dix ans comme fondé de pouvoir de Lionel Jospin (1997-2007), François Hollande est aujourd’hui l’incarnation du « socialisme municipal » qu’il a fait naître, celui qui gagne les élections locales pour éviter de vouloir changer le monde. Dans ces primaires, le candidat Hollande sera le chef anesthésiste d’une gauche aux idées étriquées et aux rêves qui se limitent à l’Élysée et l’Assemblée. Un moindre mal sans doute…
Jean-Philippe Huelin
Jean-Philippe Huelin est professeur d’histoire-géographie.
Militant au Parti socialiste, il est l’auteur avec Gaël Brustier de deux essais politiques : Recherche le peuple désespérément (François Bourin, 2009) et récemment Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2011).


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C'est mal barré pour la flexibilité intellectuelle en tout cas...éradication le terme est trés démocratique... Dis, toi qui est aussi expert dans l'offshore pétrolier mais en tant que cadre (et plus "patron" ?) tu ne voudrais pas retourner en Afrique pour y appliquer ton modèle politique ? Je pense qu'il y a des débouchés pour toi au Rwanda. J'attends avec impatience ton commentaire :))
Peute être que pour une fois je pensais aux autres..sacré vieux bernacle toujours aussi délirant..allez a ce revoir quand vous toucherez le fond ce qui ne devrait tarder..quoique au niveau des commentaires c'est déja fait..(rasurez vous je vais trés bien et ne dois rien aux socialistes...et ne souhaite que leur éradication..et elle arrive petit a petit..)
http://www.dailymotion.com/video/xh26ks
toi qui dit partout qu'il faut être flexible et toi qui a un"vrai" vécu industriel fait de formation et d'adaptation, toi même qui dit ailleurs être un patron, je vois pas pourquoi à cinquante ans tu dis être foutu ? Allez reprend toi soit flexible et adapte toi sinon tu vas finir comme un "bernacles sur la coque d'un navire qui chavire"
Hollande , DSK ou Aubry élu en 2012 , c'est la certitude des Hamon , Mélanchon et autres Harlem Désir au gouvernement....Que dieu nous en garde !
C'est vrai que les idées de la gauche en général et du PS en particulier sont pour le moins étriquées ! C'est pourquoi le même PS va chercher DSK dont la devise est : "avoir des idées...et triquer" !
Si la droite avait fait un politique non fondée sur le mouvement brownien, elle n'aurait pas à avoir peur de l'opposition.
Ce n'est pas la gauche qui va faire perdre la droite, ni le FN, mais ses électeurs légitimes qui ont été tellement déçus du manque de stratégie, de suite dans les idées, des tocades, des revirements, bref du non gouvernement.
mais tous les 50 ans c'est que des p'tits vieux ;)
Les grands soirs qui chantent et les petits matins qui saignent, merci, on a déjà donné, ou plus exactement, "ils nous ont déjà rincé".
Alors autant préférer le profil bas sans risque au face à face haut que nous garanti DSK s'il faut croire les sondages.
Un vrai socialisme façon IIIeme ou IV République : indolore, des alliances des systèmes et de notable. Rien d'un parti moderne, type social démocrate, ouvert sur le monde. Mais c'est bien connu, la France se limite à la Corrèze et mais surtout, le soucis d'un électeur moyen dépssse rarement les limite de son quartier (vérifié personnellement sur le terrain)
la jeunesse..axe de développement..et es vieux comme moi, a la décharge..a 50 ans on est plus bon a rien grâce aux socialo..les impots!! la France pays qui a la plus forte charge fiscale...et le travail..les socialiste qui n'y connaissent rien(car a majorité fonctionaires..) veulent créer des emploies de ..fonctionaires..Bravo Hollande, ca c'est du bon Marxisme imbécile..on se refait pas a gauche!