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L’Etat prépare un grand bal des privatisations avec en vedette, les entreprises du secteur de l’énergie. Mais pas question de brader

L’Etat a déjà commencé à tester les marchés en vendant quelques participations et ça marche. Il va donc continuer. Revue de détail.

Atlantico Business

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L’Etat prépare un grand bal des privatisations avec en vedette, les entreprises du secteur de l’énergie. Mais pas question de brader

Toutes les conditions sont réunies pour que l’Etat puisse poursuivre la cession des participations d’Etat.

D’abord, politiquement, c’est le président de la République qui a fixé le cap avec le projet annoncé dès son arrivée à l’Elysée, celui de recentrer l’Etat sur ses missions stratégiques et de réduire ainsi son périmètre de façon à laisser au marché plus d’espace et d’initiatives.

Ensuite, financièrement, la situation est favorable. Les marchés sont au plus haut avec des valorisations d’actifs qui permettent de réaliser de confortables plus-values. Pas question de brader. C’est tout bon pour le contribuable.

Enfin, le budget de l’Etat a besoin d’argent, à la fois pour engager le désendettement et aussi pour réparer quelques erreurs commises les années précédentes, comme cette taxe sur les dividendes qui a été annulée par le Conseil constitutionnel et qu’il va falloir rembourser aux entreprises, ce qui signifie 10 milliards d’euros à trouver.

Le patrimoine financier de l’Etat représente aujourd’hui une valorisation de 66 milliards d’euros. Il se repartit en trois grandes familles.

1° Plus de la moitié est représentée par les entreprises du secteur de l’énergie.

L‘EDF constitue, et de loin, la participation la plus importante de l’Etat qui détient 83,4 % de l’électricien, soit 21,7 milliards d’euros, mais n‘offre pas une très bonne visibilité aux milieux financiers. Entre les choix stratégiques qu’il faudra faire autour du nucléaire, la pression politique qui porte sur les énergies renouvelables mais dont le coût d’exploitation est extrêmement élevé et les restructurations nécessaires à l’échelle européenne, EDF n‘est pas en position de se vendre au marché. Ceci dit, les études sont lancées.

Engie est beaucoup plus intéressante. D’abord, parce que son impact politique est plus dilué et son périmètre moins lourd. Engie (ancien groupe Suez- Gaz de France) a une valorisation de 8,26 milliards d’euros. L’Etat en possède toujours 24 % après une cession de 4,1 % en janvier dernier et presque autant en septembre dernier. A noter que, par le jeu des droits de vote double, l'Etat conserve son pouvoir d’influence dans ce groupe considéré comme stratégique.

Le secteur de l’énergie a donc un poids considérable dans le total des actifs détenus par l’Etat et c’est évidemment là que le gouvernement va devoir concentrer son imagination technique et son habileté politique pour s’en dégager.

2° Le secteur de l'aéronautique-défense représente environ 25 % du total de participations d’Etat avec ADP (8 milliards), Airbus (6 milliards), Thalès (5 milliards), Safran (5 milliards) et Air France (800 millions). Tout est vendable, mais tout ne sera pas à vendre, Airbus, Thalès, Safran seront compliqués... Mais ADP et Air France sont en train de se préparer.

 
Commentaires

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  • Par hermet - 14/11/2017 - 09:28 - Signaler un abus politique ou absence de politique

    Macron ne fait rien, les problèmes de ce pays sont multiples : le statut de fonctionnaires, et la place de la fonction publique territoriale, la dessus rien, le nombre d'inactifs trop couteux : trop de retraités, et de chômeurs : la dessus rien ou bien peu; l'islamisation rampante évidente de la société : il l'encourage... En bref, c'est facile de vendre les participations étatiques dans des entreprises rentables et ça ne règle rien. C'était pas la peine de se présenter pour faire un exercice aussi minable, il faut souhaiter la fin de la présidence de la république et de ce bal d'hypocrites inutiles. De toute façon avec la pression islamique et la fin de l'esprit chrétien, la démocratie est morte.

  • Par vangog - 14/11/2017 - 13:47 - Signaler un abus Ah ben! S’il faut repérer l’erreur de la taxe hollando-macronist

    sur les dividendes...alors, vendons le patrimoine des Français! Mais alors, mais alors...il ne sera plus nécessaire à Macron de pondre une nouvelle taxe exceptionelle sur les grandes entreprises, immanquablement reportée sur les PME clientes et le consommateur?...

  • Par francoise34 - 14/11/2017 - 23:30 - Signaler un abus Vendons l'Elysée

    Et logeons tout ce beau monde dans un des nouveaux HLM de madame Hidalgo

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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