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La seule chose à comprendre au sujet de la crise de l'euro

Rendez-vous Atlantico. Cette semaine, Pascal Emmanuel Gobry, le "nettoyeur", fait voler en éclat l'idée reçue selon laquelle la crise qui secoue l'Union européenne et tous ses pays membres est une crise de la dette.

Le nettoyeur

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La seule chose à comprendre au sujet de la crise de l'euro

Il ne s'agit pas d'une crise de la dette mais d'une crise de l'euro. Crédit Reuters

Depuis plus d'un an, une crise secoue l'Union européenne et tous ses pays membres, notamment la Grèce, le Portugal, l'Espage et l'Italie. Mais la manière dont cette crise est décrite montre que presque personne — décideurs politiques, banquiers, commentateurs et autres — n'a compris la vraie nature de cette crise.

En effet, cette crise est appelée “crise de la dette”.

Parler de “crise de la dette” c'est dire ceci : les pays européens ont trop dépensé (ou pas assez imposé), ont eu des déficits depuis trop longtemps, ont accumulé trop de dette, et maintenant il faut rembourser. C'est pour cela que les marchés financiers demandent des taux exorbitants pour racheter la dette de certains pays.

Ce diagnostic a l'avantage d'être moralisateur : c'est parce qu'on s'est “mal comportés”, qu'on a été trop dispendieux, trop cigale et pas assez fourmi, que maintenant, comme à la fin d'un conte pour enfants, ce deus ex machina que sont “les marchés” vont nous punir pour nous être mal comportés.

Ce diagnostic a cependant un inconvénient : il est complètement faux.

Comment l'affirmer ? Il suffit de constater que des pays beaucoup plus endettés que les pays en question — des pays comme la Grande-Bretagne, le Japon ou les États-Unis — n'ont aucun mal à financer leur dette et que leurs taux d'intérêts sont au plus bas. Si nous étions dans une “crise de la dette” où le problème vient de la dette et où les marchés refuseraient de prêter aux pays endettés, ces pays-là seraient dans la même situation précaire.

Comme l'a signalé mon collègue de Business Insider Joe Weisenthal, pour comprendre la crise il suffit de comparer les taux d'intérêts de deux pays : la Finlande et la Suède. Ces deux pays sont à peu près similaires : même région, même type et taille d'économie, etc. Pourtant les taux finlandais grimpent depuis quelques mois, alors que les taux suédois sont au plus bas. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Finlande a l'euro, et pas la Suède.

Il ne s'agit donc pas d'une crise de la dette mais d'une crise de l'euro. A quoi est due cette crise ? Au fait que, seule parmi les grandes banques centrales, la Banque centrale européenne a indiqué qu'elle refusait d'aider directement les pays de la zone euro à rembourser leurs dettes.

Pourquoi est-ce important ? Parce que dans une économie monétaire moderne, la dette d'un État est assimilable à de la monnaie, et que ce sont les banques centrales qui créent la monnaie. La raison pour laquelle personne ne doute que les États-Unis pourront un jour rembourser leurs dettes est parce qu'ils savent que la Fed, la banque centrale américaine, peut créer une quantité infinie de dollars pour racheter la dette. Et tout le monde sait que le dollar ne deviendra pas une monnaie de singe, parce qu'elle est la monnaie de réserve internationale, et accessoirement la monnaie de la plus grande économie mondiale. (Une création infinie de dollars pourrait faire baisser la valeur du dollar, mais un dollar ne vaudra jamais rien.) Idem pour les Gilts anglais et les bons japonais, que les investisseurs s'arrachent alors que ces pays sont très endettés.

 
Commentaires

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  • Par bacal - 03/02/2012 - 14:59 - Signaler un abus "Moins tu pédales et plus t'avances moins vite"

    Ce n'est pas parce que la banque centrale de chaque pays ou groupe de pays a des comportements différents que pour autant la dette de chacun d'eux n'est pas excessive ! La responsabilité de la cirrhose est due au buveur ou au vigneron ? La politique laxiste de la BCE que vous souhaitez n'aurait été qu'un cache misère sans effet positif sur le redressement des comptes publics.

  • Par ZOEDUBATO - 03/02/2012 - 15:09 - Signaler un abus Oh la bonne excuse !!!

    La solution miracle : faire marcher la planche à billet pour fabriquer de la monnaie afin de rembourser nos dettes et continuer à dépenser sans se soucier de l'aspect comptable.et surtout pas de l'inflation : la mauvaise monnaie chasse la bonne (voir l'Allemagne après la 2èmme guerre mondiale) Je comprends, maintenant, mieux pourquoi l'enseignement et l'égalité des résultats conduit à des étudiants incapables de faire une analyse causes/effets

  • Par ThomBilabong - 03/02/2012 - 15:30 - Signaler un abus Excellent article => à diffuser

    Vous ouvrez la boite de Pandore. Seules vos conclusions me gênent : vous sous-entendez une sorte de face à face nécessaire de l'histoire pour plusieurs pays dont l'Allemagne. En quoi cela est-il gênant de prôner la vertu ? En rien si cela ne se fait pas au détriment des autres. Dans ce cas, ce n'est plus de la vertu mais de l'égoïsme. A mon avis, le seul problème de l'euro et de ceux qui le manipulent, les banques, c'est la liquidité. Ils confondent tous liquidité et solvabilité. Lehman Brother était solvable et pas liquide car personne ne voulait de ses actifs pourris. Que faire pour être plus "liquides" ? Une zone Euro unifiée par les états qui la composent et non chacun isolé avec ses problèmes.

  • Par Mandos - 03/02/2012 - 15:39 - Signaler un abus Le nettoyeur hein

    Vous portez bien votre titre, vous. Circulez, on imprime en masse, la dette et la dépendance infinies c'est bon mangez-en, ceux qui sont contre ont tort. C'est la bonne parole des insiders des affaires et des grandes écoles. J’espère que vous êtes payé très cher pour jouer ce rôle peu enviable, et nous asséner avec autant d’aplomb que nos problèmes sont dus au fait que la BCE ne prévoit pas de servir de couverture à tous les gouffres à pognon du continent. Je ne sais pas non plus si votre croyance en l’immortalité du pétrodollar, sur laquelle reposent la totalité de vos prémisses, et que les faits ont tendance à sérieusement malmener ces temps-ci, est touchante ou terrifiante, considérant votre position. Mais vous n'avez pas fini de déchanter. Le pire c'est que sur le fond vous n'avez pas tort, c'est bien une crise de l'euro. Seulement vous êtes à des années-lumière de comprendre réellement pourquoi. Il serait pour le moins pertinent qu'Atlantico réfléchisse à l'adoption d'une ligne un peu claire sur le plan économique, parce qu'avec des Pascal-Emmanuel Gobry en tête de gondole, le rêve d'un pure player alternatif aux sophismes de gauche promet de faire long feu.

  • Par cappucino - 03/02/2012 - 15:44 - Signaler un abus Si j'ai bien compris

    Si la France sort de l'Euro ainsi que l’Allemagne par exemple, l'Euro ne sera plus qu'adossé à des pays dont l'essor économique et la richesse sont beaucoup plus faible. L'Euro ne sera plus échangeable, par exemple que pour 10% de sa valeur actuel. Les monnaies locales comme le Franc ou le Mark suivront la même tendance. Un peu comme les nouvelles monnaies des ex-pays de la CEI après le rejet du Rouble comme monnaie commune. Beaucoup ont vu celles-ci décotées très rapidement voir non échangeables dans la plupart des pays. Pendant que le Roubles suivaient la même tendance, si j'ai bien lu, sa valeur divisée par 5000 en 5 ans. Sans parler des problèmes d’import et d'export, compte tenu de l'échange difficile des monnaies.

  • Par HR - 03/02/2012 - 16:05 - Signaler un abus Il ne s'agit donc pas d'une crise de la dette

    mais d'une crise de l'euro, écrit l'auteur. Faux. En suivant l'exemple des USA, il aurait dû aller jusqu'au bout de son exemple. Il y a effectivement une crise économique dans le monde. Et en particulier, aux USA comme en Union Européenne, il y a comme conséquence, après la crise bancaire de 2008, une crise de la dette souveraine. Mais le problème pour nous, c'est que ça a provoqué une crise de la gouvernance politique de l'Union Européenne. En Union Européenne, la crise est devenue strictement politique, les marchés qui doivent financer la dette souveraine, surtout celle en euro, doutent de la capacité des dirigeants européens à gouverner.

  • Par phelcis - 03/02/2012 - 16:12 - Signaler un abus Hé non, faut chercher autre chose...

    La création monétaire est interdite par les traités de Maastricht et de Lisbonne. C'est pour cela que les états (européens en particulier) empruntent pour se financer et pas l'inverse. C'est là : http://fr.wikipedia.org/wiki/Création_monétaire

  • Par caius - 03/02/2012 - 16:13 - Signaler un abus Vive l'étalon or

    Quand l'auteur écrit que le dollar ne vaudra jamais rien, je ne peux le suivre. Une monnaie qui n'est pas basée sur l'or ne vaut intrinsèquement rien et on le sait depuis la banque de Law.

  • Par thmaster - 03/02/2012 - 16:15 - Signaler un abus A nettoyeur, nettoyeur et demi !

    Franchement cette analyse, ou supposée analyse, est d'une indigence rare pour un maître de conférences à HEC. C'est l'exemple type de ce que l'idéologie peut amener à corrompre l'intelligence.

  • Par Tom Wimloc - 03/02/2012 - 16:44 - Signaler un abus Tueur d´idées reçues?

    "Pascal Emmanuel Gobry, le "nettoyeur", fait voler en éclat l'idée reçue"... Sans commentaire... Enfin à sa décharge, il a bien choisi son journal, car il n´y a bien que sur Atlantico que les idées que Pascal Emmanuel Gobry combat puissent être considérées comme idées reçues.

  • Par cqoiqéqon - 03/02/2012 - 16:54 - Signaler un abus et oui crise de l'euro

    Évidement que c'est l'Europe qui est en crise est bien sur que c'est un problème politique. Ce canard sans tête ne peut convaincre. l'Europe gouvernée Démocratiquement et non pas technocratiquement pourrait bien devenir une monnaie de réserve. (car le dollars est bien une monnaie de singe quoiqu'on en pense et la capacité à se renouveler des EU est mince voir nulle). Le problème réside dans l’acceptation à l'Europe de ses peuples qui se tirent mollement la couverture. C'est qu'on a plus envie de se foutre sur la gueule mais plus envie non d’être comme les autres. Petites utopie de peuples grandis trop vite sous trop de machines, de pétrole, de consommation... et donc fainéants ou asservis à la carotte et au bâton (Gauche/Droite pour faire simple) A quand moins de croissance et plus de conscience, de progrès techniques (et pas de perfectionnements), d'économies rationnelles , d'engagements féconds de liberté. Mais nos enfants y pallieront. Pour l'heure: militer pour une Europe première puissance Démocratique du monde ou bouffer son pain blanc, son pinard et son camembert... et travailler pour s’endetter encore.

  • Par laurentso - 03/02/2012 - 16:58 - Signaler un abus Mais parle-t-on vraiment de "crise de la dette" ?

    A part le cas particulier de la Grèce, il n'y a pas stricto sensu de crise de la dette en Europe. Je veux dire que les pays remboursent leur dette, tant bien que mal. A l'inverse, on constate un renforcement du poids de la dette dans les budgets publics, donc une aggravation de la contrainte de la dette. En revanche, comment ne pas voir l'absurdité des taux différents d'un pays à l'autre, le cas particulier bizarre de la Grande-Bretagne ? Sans compter le fait que les banques commerciales font leur beurre sur la dette publique, sans risque majeur, puisque la BCE est prêteuse en dernier ressort.

  • Par Laulau - 03/02/2012 - 17:48 - Signaler un abus @Zoedubato

    ... et autres gestionnaires de titre lire. L'auteur n'a pas raison sur tout mais au moins il met l'accent sur le faux argument de la dette. Souvenons nous, au début la Grèce avant besoin de 50 Milliards, puis 100 puis un peu plus. La cure d'austérité détruisant son économie, elle ne pouvait que s'enfoncer. Et puis voici que la BCE prête 500 milliards (tirés du néant) aux banques et s'apprête à recommencer en février, toujours à des taux inférieur à l'inflation. Et toujours rien pour les grecs!

  • Par Laulau - 03/02/2012 - 17:49 - Signaler un abus suite

    pardon : gestionnaires de tirelire!

  • Par jirem - 03/02/2012 - 18:29 - Signaler un abus le dollar, monnaie sure ??

    Le dollar n est pas indexe sur l or... je ne pense pas que se soit la monnaie la plus sure comme indique dans l article... Regardez le film documentaire " let s make money "... une mine d information sur le dollar notamment ..

  • Par Equilibre - 03/02/2012 - 19:02 - Signaler un abus Et pourquoi pas les deux, voire plus, mon capitaine?

    Pourquoi vouloir toujours opposer? Je sais bien qu'on est en période électorale, mais quand même. La crise de l'euro est évidente: les institutions sont foireuses et ne marchent pas (500 milliards): il n'y a pas de capitaine, la plupart des pays (France comprise) n'ont pas le niveau requis pour supporter le neuro, surévalué pour eux. Ils s'en sortaient avant avec des dévaluations ou en sous-évaluant leur monnaie, en faisant tourner la planche à billet. Bref, ils pouvaient AGIR... Ce qui n'est plus possible aujourd'hui. Et crise de la dette, parce que nos gentils politiques se sont endormis avec des taux d'intérêts faibles leur permettant de s'endetter à bon compte sans se préoccuper des lendemains qui déchantent, sans avoir de juges pendant trop longtemps. Crise politique de fait, puisque plus personne n'est maître de son destin. Et j'en passe. Il est grand temps d'arrêter cette expérience foireuse sans avenir, si ce n'est une faillite généralisée. @bacal, je la connaissais sous la forme: Plus je pédale moins fort, moins j'avance plus vite.

  • Par Le gorille - 03/02/2012 - 19:07 - Signaler un abus Pas crise de la dette ? Voire !

    Dites, P-E G, s'il n'y avait pas eu dette, y aurait-il eu tout ce ramdam? Après, l'appréciation de la situation de chacun des pays vis à vis de cette dette varie, c'est du ressort de la Finance. Selon vous, appartenir à la zone Euro serait pénalisant. Possible, mais je doute de votre analyse. La gestion politique est peut-être l'un des éléments négatifs, mais ne citer que lui est trop réducteur. La crédibilité de tous les financiers, ou réputés tels, qui livrent leur "expertise" , est très faible, si ce n'est nulle.

  • Par Le gorille - 03/02/2012 - 19:21 - Signaler un abus Dette et politique

    Equilibre, votre point de vue m'apparaît pertinent. La dette a mis à jour les incohérences du système monétaire Euro et de la gouvernance de l'Europe. Tout est lié. Aucune personnalité n'apporte de jugement équilibré, pesant chaque facteur, ni de remède. "Faut tout casser", "planche à billet", "Eurobond" : c'est le sauve qui peut ... J'approuve votre diagnostic : il n'y a personne aux commandes.

  • Par Jean-Francois Morf - 03/02/2012 - 20:40 - Signaler un abus C'est l'auto-prédiction PIIGS des trillionaires qui se réalise!

    Comme leur auto-prédiction BRIC s'est réalisée! Avant d'amplifier leur auto-prédiction PIIGS, les franc maçons, qui contrôlent la FED et les médias, ont acheté massivement des CDS sur PIIGS, et s'ils réussissent à faire que les PIIGS se déclarent en faillite, alors ils gagneront 0,15 Péta $, que la FED , et donc le peuple américain, perdront! Les trillionnaires Rothschild, Rockefeller, Abdallah, Gaddafi, Ben Ali, Mubarak, Suharto, Bush, Blair, Reine d'Angleterre, et autres n'apparaissent ni dans Forbes, ni dans les registres d'actionnaires: leurs actions sont camouflées sous la rubrique "Bank of England Nominees" La fortune des Rothschild était évaluée à 0,1 Péta $, en 1998! Celle des Rockefeller, à 11 Téra $!

  • Par Benvoyons - 03/02/2012 - 21:09 - Signaler un abus Gobry toujours aussi débile. IL dit

    Il ne s'agit donc pas d'une crise de la dette mais d'une crise de l'euro. A quoi est due cette crise ? Au fait que, seule parmi les grandes banques centrales, la Banque centrale européenne a indiqué qu'elle refusait d'aider directement les pays de la zone euro" à rembourser leurs dettes" Donc cela est bien un problème de dette. Dans pas plus de six mois il écrira l'inverse pour l'UK et le Japon.

  • Par cloberval - 04/02/2012 - 01:21 - Signaler un abus une crise de la dette doublée d'une crise institutionnelle

    c'est un peu une histoire de serpent qui se mord la queue de savoir qui es la cause et qui est la conséquence0 Le fait est que pour soigner cette crise de la dette on a pris des mesures institutionnelles (gouvernance et convergence) et des mesures pratiques (règle d'or sanctionnées et plans de matche des endettés). Quant à la BCE on n'a rien dit , mais en vertu de l'accord de gouvernance les 12 membres du Directoire sont unanimes pour détendre l'euro en baissant les taux à 1% et en émettant 500 mds de prêts à ce taux qui ont permis aux banques de racheter les dettes des états à des taux superieurs. Cela s'appelle en jargon BCE le "Sarko trade" . Il n'y a pas besoin de refaire les statuts pour enfoncer une porte ouverte tant que les 12 directeurs sont unanimes. Quant à Hollande il est dans les choux et seul à refuser la règle d'or.Il ne pourra pas prendre l'UE en otage en jouant le rôle du mauvais signataire solitaire car le futur traité comporte une clause anti-Hollande qui est que le traité est applicable (et donc sans renégociation possible) à la 12ème validation. Le Hollande-trade !

  • Par Le gorille - 04/02/2012 - 04:25 - Signaler un abus La BCE, cette inconnue ?

    @cloberval Très heureux de découvrir le Sarko-trade, et plus encore son pendant futur, le Holland-trade. Mais d'où tenez-vous vos informations ? Vous parlez de 12 membres du Directoire, alors que la dernière mise à jour n'en nomme que six . J'avoue que votre description de la gouvernance me laisse perplexe : - règle d'or sanctionnées - plans de matche des endettés. Bon, je m'en tiens à ce que j'ai lu par ailleurs.

  • Par Ravidelacreche - 04/02/2012 - 09:41 - Signaler un abus les pays européens ont trop dépensé (ou pas assez imposé)

    L'analogie est effarante ! Le "problème" de l'Euro réside non pas en lui même mais vient du fait que tous les pays "non euro" battent monnaie" Le recours à la planche à billet ne règle pas le problème d'une gestion désastreuse. On pourrait fabriquer des faux Euros cela réglerai-t-il la dette ?

  • Par Ramos - 04/02/2012 - 10:05 - Signaler un abus Faux, super faux, archi-faux !

    Les USA vivent grâce au $ qui est LA monnaie de réserve mondiale. Les pays doivent acheter du $ pour pouvoir acheter du pétrole et d'autres choses. Les USA ne paie leurs importations qu'avec du papier qu'ils impriment eux-même ! Or l'€ concurrence de plus en plus le $ comme monnaie de réserve. Intolérable mais comme on ne peut décemment pas attaquer l'Europe militairement, on l'attaque économiquement. Sadham Hussein a refusé les paiement de son pétrole en $.Les USA ont détruit l'Iraq avec comme prétexte des ADM ! Kadhafi a voulu créer un dinar africain basé sur l'or et donc sortie du $ pour les transaction du pétrole. On a créé de toute pièce une révolte populaire. L'Iran refuse aussi le $ pour son pétrole : c'est un plus gros morceau mais si l'Iran ne revient pas au $ il se fera détruire avec comme prétexte le programme nucléaire. L'€ disparaîtra comme monnaie de réserve et l'Iran devra céder : c'est vital pour les USA. La catastrophe pour les USA c'est que les échanges bilatéraux se font de plus en plus sans passer par le $. Tant que le pétrole devra passer par le $, les US maintiendront leur suprématie car c'est le seul pays qui ne paie pas sont énergie, il l'imprime.

  • Par Tan - 04/02/2012 - 11:41 - Signaler un abus Confiance

    Le problème est surtout un problème de confiance. Les investisseurs ont confiance dans les capacités de relance économiques des USA, de l'UK , du Japon du fait de leur liberté du marché, de leur code du travail, de leur capacité d'innovations... Par contre l'Europe se présente sous une forme sclérosée uniquement capable de réglementer plus, de taxer plus quoique l'Italie puisse créer la surprise, mais je doute fort pour la France.

  • Par brennec - 04/02/2012 - 12:14 - Signaler un abus Offensive des Keynesien a l'approche d'élections US ou en france

    La mode, période électorale oblige, est au déni. La dette ne serait pas l'origine de la crise. Mr Krugman le dit, il dit en plus que personne (comprendre aucun état) n'a jamais remboursé sa dette. Les bons élèves de la dette cités par l'auteur états unis ou grande bretagne ont effectivement un 'avantage' ils peuvent faire marcher la planche a billet. Les marchés, qui ne sont pas très malins, prèfèrent ça a un défaut partiel, ça revient pourtant au même. Ces pays se portent-ils si bien? On peut en douter fortement en ce qui concerne la grande bretagne, pour les états unis, il faut creuser un peu: http://leblogalupus.com/2012/02/03/les-chiffres-de-lemploi-pour-janvier-viennent-detre-publies-ils-sont-meilleurs-que-prevus-vraiment-par-bruno-bertez/

  • Par Nanard10 - 04/02/2012 - 14:50 - Signaler un abus je vous conseille ce site

    http://ecofrance.free.fr/SIVECA/

  • Par anticip - 04/02/2012 - 15:02 - Signaler un abus pas d'accord

    je suis totalement en dessacord avec cette analyse ,ce n'est pas une monnaie qui est responsable de la crise "euro ou autre" les responsables sont ceux qui gouverne décides depuis 37 ans et qui ont dépenser ce que l'on a pas gagner .heureusement qu'on a cette banque centrale qui est là pour maintenir la rigueut sinon on aurait dévaluation sur devaluation comme on a connu de 1964 a 2000

  • Par cqoiqéqon - 04/02/2012 - 18:56 - Signaler un abus En conclusion c'est donc la

    En conclusion c'est donc la guerre des monnaies? engagée par des gens qui se connaissent bien et faite par des peuples qui se démerdent avec. ça me rappel un truc ça! planche à billet ou pas pour l'euro? A vrai dire la monnaie n'a qu'une valeur toute relative. voir n'est que relative. - Monnaie mondiale ça vous tente? heu oui c'est cool ça on va casser du gros capitaliste spéculateur sur les changes - Avec les organismes démocratique et de de gestion qui vont avec? Ah ben non alors, pourquoi mon voisin le niakoué que je connais pas il a pas la même totomobile que moua.

  • Par vangog - 04/02/2012 - 22:16 - Signaler un abus Raisonnement simpliste et faux!

    Le raisonnement de Gobry a le mérite d'être simple et tente d' expliquer des mouvements de capitaux qui obéissent à de multiple facteurs, dont un est plus fondamental que les autres; la gouvernance des états, sur laquelle est basée la confiance. Comparer les USA, la GB ou le Japon à l'Europe, c'est croire que leurs Gouvernances sont identiques et que leurs dettes sont comparables sur les mêmes bases de critères. Or les trois premiers ont une souveraineté inviolée basée sur une histoire sans faille, alors que l'Europe a une souveraineté menacée par la scission Nord/Sud et elle repose sur des traités malmenés par l'histoire, par des gouvernants laxistes et par les peuple eux-mêmes. Bref, la Gouvernance et les traités qui fondent l'Europe sont mauvais voire absurdes, ce qui est sanctionné par les marchés, salutaires en quelque sorte!

  • Par smarty_fred - 05/02/2012 - 21:38 - Signaler un abus Je suis d'accord !

    Face à tous ces commentaires acerbes, je tiens à apporter ma pierre à la démonstration de l'auteur. Pour comprendre, il faut revenir à la création de l'Euro. C'est notamment François Mitterrand qui voulait l'Euro, car il voyait d'un mauvais oeil pour l'équilibre économique de l'Europe, la toute puissance du Mark. Les Allemands ont consenti à la création de l'Euro à plusieurs conditions, notamment que la Banque Centrale Européenne n'ait pas le droit de prêter de l'argent aux Etats ! Alors que le rôle économique traditionnel d'un Banque centrale est notamment de prêter de l'argent aux Etats. Donc, les Etats européens n'ont eu d'autre choix que de s'endetter auprès d'acteurs du marché financier. Ainsi, les 2/3 de la dette de la France sont détenus par des investisseurs étrangers. Et quelle est la différence entre le prêt accordé par une banque centrale à un état et le prêt accordé par un acteur du marché ? Et bien, les acteurs du marché veulent faire du profit, ils veulent que le prêt qu'ils concèdent génère des bénéfices. Pour cela, ils utilisent le taux d'intérêt. Plus le taux d'intérêt imposé aux états est élevé, plus les acteurs du marché gagnent de l'argent. .....

  • Par smarty_fred - 05/02/2012 - 21:54 - Signaler un abus Je suis d'accord ! SUITE DE LA DEMONSTRATION

    ...je poursuis. Les acteurs du marché financier spéculent sur les dettes des états, grâce aux taux d'intérêt. Et si une grosse partie de la dette des états est utilisée pour le service de la dette, c'est essentiellement à cause de taux d'intérêts élevés imposés par les marchés. Si les marchés spéculent sur les dettes des états (comme sur le cours du blé ou les matières premières) c'est parce qu'ils n'ont plus confiance dans les produits financiers, suite à la crise des subprimes. Et les agences de notation permettent à ces acteurs de juger de la rentabilité ou non de la dette d'un Etat. Agences de notation qui ont une gosse responsabilité dans la crise puisqu'elles ont noté AAA les subprimes ! Bref, la crise de la dette publique est la suite logique de la dette financière de 2008. Ce ne sont pas les dépenses publiques qui sont en cause ! Seule solution de sortir de ce merdier ! Autoriser la BCE à prêter aux Etats avec un taux d'intérêt plus faible (parce que pas de nécessité de faire du profit), et étaler le remboursement des dettes, là où le marché cherche des retours sur investissement rapides ! Et bye bye les agences de notations ! :)

  • Par cqoiqéqon - 06/02/2012 - 07:31 - Signaler un abus Bref smarty fred est

    Bref smarty fred est socialiste, aime les cadeaux, l'argent facile, les eurobonds, les technocrates et bureaucrates européens qui veillent à sa paye descente de fin du fin du moua. A. Eistein disait que la bureaucratie était la mort de toute action. De plus, ce système viole toute les règles de la démocratie, est corrompu au service du pétrodollar, et ne vous laissera jamais que les miettes de votre valeur ajoutée afin de ne pas avoir de révolte. Demandez au grecs et aux Irlandais ce qu'ils pensent de la BCE protectrice de leur intérêts. Demandez également aux fonctionnaires des EU qui ne sont plus payés et aux classes populaires Anglaises ce qu'elles pensent de la finance mondiale et de la planche à billet. L'europe devient démocratique et protège (= rend le fruit de son travail) à ses peuples ou disparaitra.

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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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