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Clash avec Gérard Collomb : pourquoi le problème politique d’Emmanuel Macron est plus grave que de "ne plus écouter personne"

Le ministre de l'Intérieur prend ses distances avec Emmanuel Macron à travers des déclarations contre la politique du chef de l'Etat et avec l'annonce de sa candidature pour les municipales à Lyon. Cette crise cache un mal plus profond.

Brouille politique

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Clash avec Gérard Collomb : pourquoi le problème politique d’Emmanuel Macron est plus grave que de "ne plus écouter personne"

 Crédit JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Atlantico : C'est au tour de Gérard Collomb de marquer quelques peu ses distances avec Emmanuel Macron en lui reprochant ses difficultés "d'écoute" et le "manque d'humilité". Cependant, derrière ce problème soulevé par le ministre de l'intérieur, ne peut-on pas voir la principale faiblesse du macronisme dans son absence de corpus idéologique, bien que présenté comme un "progressisme" pouvant s'illustrer par exemple par une forme de double discours sur la question migratoire ?

 
Edouard Husson : Avant tout, il y a tendance des milieux dirigeants français à brûler le matin ce qu’on adorait encore la veille au soir. La classe politique, les médias, les relais d’opinion nous font soudain le coup de la faiblesse macronienne après s’être extasiés pendant des mois sur sa puissance. Et s’ils se trompaient aujourd’hui comme ils se trompaient hier? Macron n’est pas Jupiter; mais il n’est pas non plus ce président affaibli que beaucoup prétendent découvrir. Il est l’un des plus brillants produits sortis de la fabrique des élites françaises, confronté à un monde qui change à toute vitesse.
Ce que vous appelez double discours sur la question migratoire, c’est le heurt, chez Macron, entre l’idéologie néolibérale et le pragmatisme qu’induit la réalité d’une pression migratoire forte et d’un électorat hostile à l’ouverture des frontières.  
 
Je ne serai pas d’accord pour dire qu’il n’a pas de corpus idéologique: au contraire, il a été formé aux idées et aux méthodes néo-libérales et son instinct politique le pousse - à tort ou à raison - à tenir la ligne qu’il a défendue pour être élu. C’est ce que Collomb appelle son « manque d’humilité ». Mais il faudrait savoir: vous ne vouliez plus de Flamby mais vous n’êtes pas satisfaits non plus de la fermeté de son successeur! Et êtes-vous prêt, d’ailleurs, à accepter, plus que votre président, que nous sommes à la fin d’un cycle d’individualisme exacerbé et que nous entrons dans une nouvelle ère, où les peuples attendent de leurs dirigeants une très forte protection? 
 
Evidemment on aurait aimé plus de lucidité quand le candidat Macron prenait son essor - à l’époque vous l’encensiez abusivement; à présent, il faudrait un peu plus de constance chez ses partisans - êtes vous crédible quand vous le vouez ainsi aux gémonies? On ajoutera qu’il est profondément choquant que l’autorité de la fonction soit aussi peu respectée. Pour être un homme, avec ses faiblesses et ses doutes, on n’en est pas moins président. On aimerait que Gérard Collomb gardât pour lui ses remarques, surtout après avoir annoncé qu’il quitterait le navire à relativement court terme. Il y va du respect que les électeurs peuvent avoir pour la chose publique et la vie politique.
 

Les défections subies par la macronie au cours de ces dernières semaines ne tendent-elles pas à révéler cette absence d'idéologie qui avait pu être masquée par l'enthousiasme des soutiens d'Emmanuel Macron à l'égard de sa personnalité ? Le macronisme n'est-il finalement que cet enthousiasme qu'avait pu susciter la personne du président lors de l'élection ?

 
Certes il est facile de faire d’Emmanuel Macron la quintessence de la postmodernité politique, dans laquelle ce qu’on défend n’a plus d’importance; le message ne compte plus, sinon formellement, c’est le messager. Le « en même temps » serait, dans cette perspective, la signature postmoderne d’un parcours politique où l’on est effectivement frappé par le contraste entre une énergie et une volonté politique inédites dans l’histoire récente, d’une part, et une pensée néolibérale très classique, d’autre part, dont seule la formulation donne le sentiment de nouveauté. Mais, là encore, je nuancerai: il y a bien une idéologie au pouvoir; c’est le néolibéralisme. Et les tirades flamboyantes du Président nous feraient presque oublier que partout dans le monde la grande ère d’individualisme triomphant amorcée dans les années 1960 est en fin de course. Ce n’est pas la pensée macronienne qui est inexistante, c’est le néo-libéralisme qui, au bout de quarante ans, est en train de se décomposer. Le néolibéralisme, qui a été effectivement libérateur quand le monde occidental était enlisé dans la social-démocratie d’après-guerre, laisse aujourd’hui à son tour la plupart de ses partisans embourbés tandis que s’amorce l’ère d’un nouveau conservatisme. C’est pourquoi j’aurai tendance à dire qu’Emmanuel Macron a pu conduire ses partisans à surestimer la vigueur subsistante du néolibéralisme; et, à présent que l’illusion se dissipe, surviennent les premiers découragements, les premières défections. Emmanuel Macron fait penser au François Mitterrand de 1981-1983, qui s’obstine à être keynésien dans un monde en train de redevenir libéral. A une différence près: Mitterrand ne croyait pas à grand chose et il est devenu néo-libéral sans beaucoup de scrupules. Tandis qu’Emmanuel Macron donne l’impression d’adhérer au programme qu’il a défendu en campagne. Il est beaucoup plus giscardien que mitterrandien. 
 

Comment comprendre une telle situation de faiblesse à l'aune de l'ensemble du spectre politique français ? 

 
La principale faiblesse du système français, c’est l’absence de continuité dans le système des partis. La politique se développe autour de personnalités fortes. Quand leur force s’évanouit ou quand leurs partisans se démobilisent, il ne reste rien pour tenir une majorité. Observez, par contraste, la Grande-Bretagne, où les deux grands partis, conservateurs et travaillistes, malgré des hauts et des bas, arrivent à absorber d’énormes variations politiques: naguère le thachérisme pour les Tories et le blairisme pour les travaillistes; aujourd’hui le Brexit. Le seul parti français qui tienne par-delà les décennies, c’est le Front/Rassemblement National: mais sa cohésion ne vient-elle pas d’abord et avant tout de l’exclusion quasi-générale dans laquelle l’a tenu le reste du système politique?  
 
La Vè République a largement stabilisé la vie politique française: là où s’affrontaient, sous la IVè, de multiples individualités, dans des luttes stériles, la République dans la version voulue par de Gaulle, permet l’émergence des personnalités les plus fortes; c’est très difficile de remporter une élection présidentielle. En outre, De Gaulle, en donnant du poids au Premier ministre, qui est le chef de la majorité parlementaire, a montré la voix pour une consolidation des grandes forces politiques. Mais le quinquennat a fait revenir en arrière: le Premier ministre est condamné à subir des « hyperprésidents » et il ne peut pas jouer le rôle qu’imaginaient les fondateurs de la Vè, celui d’un chef de clan au service du président - et donc d’un « dauphin » potentiel. François Fillon ne s’est jamais remis d’avoir été traité de « collaborateur » par Nicolas Sarkozy; plus que les polémiques lancées contre lui, c’est l’absence d’instinct de survie et de solidarité partisane qui l’a tué. Emmanuel Macron, à son tour, prend le risque de fragiliser LREM en ne mettant pas plus en valeur le rôle de chef de la majorité présidentielle d’Edouard Philippe. Ce dernier est encore vu par une grande partie de l’opinion comme la plus belle prise de guerre du président et non comme le chef de la majorté présidentielle. Du coup, le président se fragilise lui-même: au lieu que l’obéissance à un Premier ministre véritable chef de la majorité lui serve de soupape et l’aide à se poser en recours, la question de l’attachement à Emmanuel Macron se pose tous les jours et donc rend le président infiniment vulnérable.
 
Il serait temps, soixante ans après l’instauration de la Vè République, de rendre hommage à la sagesse du Général de Gaulle, qui connaissait l’incapacité française à structurer de grands partis et a pensé les institutions en conséquence, en prévoyant un Premier ministre puissant.

 

 
Commentaires

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  • Par Atlante13 - 26/09/2018 - 09:39 - Signaler un abus J'ai du mal à suivre mr

    J'ai du mal à suivre mr Husson. Il nous parle de la mort du néo-libéralisme qui est au pouvoir depuis 40 ans. Nous n'avons pas dû vivre dans le même monde, car il me semble bien que Mitterrand avait porté au pouvoir les socialo-communistes en 81, pouvoir qui avait démoli l'économie française au point que Maurois avait dévalué le franc à trois reprises en deux ans, pendant que les syndicats démolissaient toutes les entreprises depuis le bureau du ministère du travail occupé par un communiste de la CGT. Il semble me souvenir que lorsque l'Allemagne proposa la création de l'Euro, Mitterrand sauta à pieds joints dedans car cela lui avait permis d'escamoter la déchéance totale et la ruine du franc. Ces 40 ans de soi-disant néo-libéralisme n'ont été que 40 ans de socialisme appliqué par tous les partis, car l'arrivée de Chirac ne remit jamais en cause le désastre socialiste. Mr Husson, reprenez vos livres d'histoire, pas ceux repris et corrigés, vieille coutume communiste de réécrire l'histoire, par l'Education Nationale. Quant à la soi-disante "stabilité" anglaise moi je la traiterai plutôt d'hypocrisie anglaise. Mais enftn, chacun ses repères...

  • Par Loupdessteppes - 26/09/2018 - 10:10 - Signaler un abus On sent chez Mr Husson la peur du peuple...

    Car non seulement nous sommes la nation la plus taxée d'Europe mais celle qui s'exprime le moins directement dans les urnes.On sent chez l'auteur de ce post l'arrogance du fonctionnaire bien chauffé aux deniers publics et bien rodé à protéger de soi-disantes élites (sic) qui minent la France depuis des lustres. La stagnation en marche arrière et à la peine...

  • Par Fred VS - 26/09/2018 - 11:47 - Signaler un abus neo liberal

    Macron n'est pas libéral, il est dans la droite ligne de tous les socialistes qui se sont succèdés au pouvoir depuis 40 ans...augmentations des impôts et taxes, réduction des libertés, etc etc

  • Par Ex abrupto - 26/09/2018 - 11:52 - Signaler un abus vous ne vouliez plus de Flamby mais vous n’êtes pas satisfaits n

    ....vous ne vouliez plus de Flamby mais vous n’êtes pas satisfaits non plus de la fermeté de son successeur!... Mais son successeur n'est pas ferme! Il se couche en permanence!

  • Par thierry_st_malo - 26/09/2018 - 12:22 - Signaler un abus Pas d'accord du tout

    Emmanuel Macron est une nullité ( je vous rappelle d'ailleurs le mot de Jacques Attali : "Macron, c'est le vide !" ) sur le plan politique, et un monsieur très étrange sur le plan personnel, et rien d'autre.

  • Par Podoclaste - 26/09/2018 - 13:02 - Signaler un abus Hauteur

    On adhère ou pas aux valeurs défendues (la fonction présidentielle, De Gaulle, la Vème), à ce côté très conservateur de l'auteur mais au moins, on prend de la hauteur. Résumer un ancien banquier qui a pris la présidence à la hussarde (alors que les précédents présidents étaient des arrogants démissionnaires) par ce terme flou de "néolibéral" est un peu réducteur. Quoi que représente Macron, ce n'est pas simple. Son plus gros défaut : s'entêter, au-delà des 100 jours, à vouloir respecter ses promesses de campagne. Rien que pour ça, il mérite un satisfecit. Après, il faut bien reconnaître que tout cela peine à se concrétiser mais n'oublions pas qu'il a contre lui les corps intermédiaires de l'Etat.

  • Par Thierry27 - 26/09/2018 - 14:08 - Signaler un abus Macron n'est PAS libéral !!

    Mais qu'est-ce donc que ce "néo-libéralisme" qu'on nous sert à toutes les sauces pour qualifier Macron ? Dans un pays à 56,5% de dépenses publiques, cela fait rire (jaune) ! Macron est un social-démocrate pur jus, un blairiste... alors que la France n'a pas eu sa Thatcher ! Après Hollande il apparaît comme un "moderne", certes, tout étant relatif. Mais sa politique montre un simple assouplissement de la tuyauterie française qui garde toute sa lourdeur. Il se s'attaque pas aux vrais sujets, comme l'immigration, l'islam, la sécurité, le temps de travail notamment des fonctionnaires, l'âge de la retraite, la dépense publique en général, la bureaucratie, les charges, etc. Il rabote et saupoudre, rien de plus. Je sais que M. Husson aimerait que les partisans de Macron soient plus "constants" (comme lui ?!), mais les faits sont là : Macron n'est pas libéral en économie, il ne traite pas les grands enjeux régaliens, il parle beaucoup de "transformation en profondeur" pour cacher sa vacuité idéologique et politique. Les questions de cette interview sont plus pertinentes que les réponses !

  • Par moneo - 26/09/2018 - 17:11 - Signaler un abus il faut se rappeler

    Macron a été élu par défaut les médias ayant tous pilonnés Fillon qui était le seul capable de l'empêcher de gagner Fillon faisait ce que tous les politiques ont fait antérieurement , regrettable certes mais les juges , la presse ,les amuseurs publics au service de la cause l'ont détruit. c'était cela la stratégie Macron ,rester seul face à l'épouvantail Mitterandien habituel.La bonne question aujourd'hui 'est :pourquoi les milliardaires propriétaires de la presse le démolissent aujourd'hui ? qu'a t il fait ou refuser de faire pour avoir cette chasse au Macron? pas assez vert ?pas assez de capitalisme de connivence? Macron n'est pas libéral ou alors en paroles ,comme Sarkozy , sauf à continuer comme mr Husson à entretenir la confusion.Si vous dites à l'étranger que la France est un pays néo libéral quelle franche hilarité..... je suppose qu'il est qualifié ainsi par sa politique déclarée en faveur de l'Europe et surtout son attitude face aux migrants . c'est en effet sur ce sujet que l'Europe va éclater pas sur un supposé libéralisme économique qui reste à pratiquer et que Fonctionnaires et syndicats refusent

  • Par Ganesha - 26/09/2018 - 17:16 - Signaler un abus Thierry27, quel est vôtre modèle ?

    Un quart d'heure après avoir appris sa défaite du premier tour, François Fillon a appelé à voter Macron ! Et vous avez suivi la directive de votre gourou ! Hélas, le bellâtre du second tour, s'est révèlé être un infiniment moins bon ''Gengis Khan, massacreur de fonctionnaires '' ! Et, dire que vous rêviez d'un ''Génocide de la Fonction Publique''... Quant affamer encore un peu plus les neuf millions de pauvres ! Votre modèle, c'est Staline, Mao ou Pol Pot ?

  • Par moneo - 26/09/2018 - 17:17 - Signaler un abus suite

    pas libéral mais inquiétant sa diatribe à l'ONU contre les USA est surréaliste :il propose d'entrainer le monde dans une lutte contre les USA au nom du non respect de la COP 21 ( on en est déjà à la 24 ,apparemment ça coûte cher pour rien ,la 21 voila la bonne) et leurs demande de ne plus signer d'accords avec les non signataires?? il comprend le monde dans lequel nous vivons? Ce qui revient à poser la question philosophique le pouvoir rend il fou ou révèle t il la folie? si vous avez une réponse

  • Par lasenorita - 26/09/2018 - 18:45 - Signaler un abus L'insécurité est de plus en plus importante..

    ..dans notre pays!..Notre ''ministre de l'Intérieur'' n'a RIEN FAIT pour assurer la ''sécurité'' des Français...voir http://www.lefigaro.fr/musique/2018/09/26/03006-20180926ARTFIG00262-qui-est-nick-conrad-ce-rappeur-qui-appelle-a-tuer-des-blancs.php#xtor=AL-201 Les musulmans que l'on a accueillis chez nous,que avons soignés,nourris,instruits... crient leur HAINE de la France et des Français..eux,ils ont le droit de faire du ''racisme anti-blanc''!...et Théo,à qui le président de la république (Hollande) a rendu visite sur son lit d'hôpital,se croit tout permis:la famille Luhaka a détourné des centaines de milliers d'euros,643.000€ de subventions de l'Etat (les sous de nos impôts) voir http://www.leparisien.fr/faits-divers/theo-mis-en-examen-pour-escroquerie-en-bande-organisee-25-09-2018-7902117.php Si cette islamo-racaille ne se sentait pas soutenue par nos gauchos-islamos-collabos...les ''vrais'' Français seraient plus en sécurité dans leur pays..Pour rétablir la ''sécurité'' en France,il faudrait que nos gouvernants se décident à ouvrir les yeux et à EXPULSER les parasites dangereux qui font une atteinte à la vie des Français et à punir ceux qui les soutiennent.....

  • Par vangog - 26/09/2018 - 20:07 - Signaler un abus Husson confond socialisme et libéralisme!

    Ne lui en voulez pas, car il a été biberonné au lait neo-trotskyste, qui lui a un peu formaté le cerveau façon ancienne union soviétique...là-bas, si la lèpre socialiste a mis un siècle avant d’être eradiquée, c’est parceque la nomenklatura socialiste (dont aurait pu faire partie Husson) sauvait l'idéologie à chacun de ses échecs, faisant peser la responsabilité sur les dirigeants successifs, accusés de « dérive libérale » ou de « dérive anti-sociale », ce qui revient au même...plus le quinquenat macroniste va s’enfoncer dans la vase, plus les fausses élites et la nomenklatura gaucho-centriste va l’accuser de « dérive libérale »...ou neo-libérale, pour faire mode...alors que ces benêts n’ont aucune notion de ce qu’est le vrai libéralisme intelligent. Il suffit de voir les réactions de la presse française aux excellents résultats de Donald, pour constater qu’ils n’y comprennent rien...

  • Par ajm - 27/09/2018 - 01:34 - Signaler un abus Colbertisme et giscardisme.

    Macron n'est ni libéral ni socialiste, il incarne la quintessence du colberto-technocratisme française de Bercy, de l'IGF , sorte de club "meritocratique" prônant la centralisation avec des passerelles organiques pour les dirigeants entre la sphère étatique et les grandes entreprises du CAC40, principalement le secteur financier, ainsi que le désir de copier-coller de la politique monetaro-financière de l'Allemagne. Il est bien dans une tradition Française avec , néanmoins, des spécificités, sur les enjeux sociétaux , le culte de la jeunesse et la haine des vieux et de l'héritage. C'est une espèce de neo-giscardisme , plus à gauche que l'original et moins "grand bourgeois".

  • Par venise - 27/09/2018 - 02:00 - Signaler un abus je viens lire les commentaires

    plus enrichissant que la prise de tête avec l'article, j'ai pourtant fait un effort un quarteron de strauskaniens en deuil a trouvé dans un coin du palais un premier de la classe, l'oeuvre était tracée, nos partis tradi étaient en rade d'idées et en vrac il n'est que leur tremplin ils vont partir les uns aprés les autres ces jeunes loups, médiapart et le canard ne parviendront pas à leur faire un sort, ils voguent..... et nous il nous reste Mister Président seul au monde, il a fait fort en plus, viré le doyen qui ne demandait que ça peut être, viré l'emblême écolo, au bout du compte nous sommes seuls, lui il se lassera de l'Europe, sa chimère qui se dilue dans la haine nationaliste

  • Par lepaysan - 27/09/2018 - 05:45 - Signaler un abus Plus prosaïquement,le prix du gazole et 80 km sur route

    Macron reforme la France et ce qu'il fait est déjà bien dans le contexte d'une France réputée irréformable,mais la technocratie parisienne incarnée par les 80 km sur routes de province et le prix du gazole ont fait bien plus de mal pour la popularité que les réformes et coûtera très cher à Macron et Philippe. l'administration contre le peuple, ça ne marche pas.

  • Par Olivier62 - 27/09/2018 - 22:06 - Signaler un abus Aucune importance

    Macron, marionnette du système, est là pour défendre les intérêts de la finance mondiale en France. C'est une espèce de gouverneur de l'empire. Il n'a jamais été question pour lui de gérer correctement la France, dont il se contrefout. Qu'il soit déjà carbonisé n'a aucune importance : en 2022 on nous sortira un autre zozo du même acabit pour lequel les français voteront avec enthousiasme, les merdias aidant, et tout recommencera comme avant.

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Edouard Husson

Edouard Husson est spécialiste d’histoire politique contemporaine, en particulier de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Il est professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (Université de Cergy-Pontoise). Il a été membre du cabinet de Valérie Pécresse, avant d’être vice-chancelier des universités de Paris puis directeur général d’ESCP Europe et, enfin, vice-président de l’université Paris Sciences et Lettres. Il est membre du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. 

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