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Bretagne : derrière la fronde, les profondes racines de la rage

Une manifestation qui se tenait samedi dans le Finistère en réaction à l'écotaxe poids lourds a dégénéré entre participants et forces de l'ordre. Le signe d'une colère grandissante en Bretagne.

Bonnets rouges

Publié le
Bretagne : derrière la fronde, les profondes racines de la rage

Depuis les années soixante-dix, une fort revival identitaire breton est à l’œuvre. Crédit Reuters

La violence récurrente des luttes sociales en Bretagne –Plogoff en 1980, incendie du Parlement de Bretagne en 1994, Notre-Dame des Landes en 2012, guerre à l’écotaxe en 2013 - interroge. Pourtant, depuis la fin de l’Ancien régime, la Bretagne a connu une histoire heurtée, et les Bretons constituent une entité particulière au sein de la République. La violence des guerres révolutionnaires de l’Ouest a dressé un mur d’hostilité entre Paris et cette lointaine région rurale attachée à ses particularismes et à ses libertés.

Au XIXe siècle, la Bretagne est une des régions les plus pauvres du pays, mais sa démographie une des plus dynamiques.

Bien que la marine nationale, les colonies et la pêche à la morue - des activités dans lesquelles les Bretons sont surreprésentés - connaissent une seconde jeunesse, une polarisation croissante s’exerce en direction de Paris. Jusqu’en 1914, Paris puise en Bretagne une grande partie de ses tacherons, de ses domestiques et de ses prostituées. Sur le terrain, la République engage dans cette région de forte pratique catholique une sorte de culturkampf pour arracher les Bretons à leurs "superstitions" et à leur "baragoin". L’école, la conscription et la laïcité en sont les principaux vecteurs. Mais dans une France en pleine révolution industrielle, la Bretagne, en dehors de quelques littoraux et de quelques villes, demeure pauvre et sous-développée, même si la paysannerie, libérée de la féodalité, a entièrement reconstruit en dur hameaux et villages.

La Grande Guerre constitue cependant une nouvelle déflagration, quand il s’avère que la soumission à la République se paye par la mort de 138 000 hommes, soit 10% des pertes françaises. Toutefois, l’intégration dans la République est un fait désormais acquis. La "Royale" et l’armée deviennent pour un demi-siècle de puissants facteurs de promotion dans la société française. Quant aux descendants des migrants de la misère, une proportion croissante réussit en région parisienne. Au seuil des Trente Glorieuses, tout est prêt pour que la région, qui n’a rien perdu de ses particularités – sauf ses langues – profite désormais de la croissance.

Vichy porte une dernière estocade en amputant la région de la Loire inférieure (ex-Loire Atlantique), tandis qu’une poignée de régionalistes croient leur heure venue pour renouer avec les anciennes libertés. Mais l’essentiel se déroule ailleurs. De Gaulle, fraîchement débarqué à Londres en juin 1940, est entouré par un groupe formé majoritairement de soldats et de marins bretons. Pour le Général, la messe est dite, et la méfiance historique de la République envers cette région doit cesser. La résistance bretonne fera le reste. Nantes et l’île de Sein sont au nombre des 5 villes faites Compagnons de la Libération.

Durant les Trente Glorieuses, le développement de la Bretagne devient une priorité nationale : reconstruction (à l’identique pour Saint-Malo), désenclavement autoroutier (que De Gaulle assortit de la gratuité), remembrement, décentralisation industrielle, productivisme agricole, essor portuaire et de la pêche, tourisme… Tout est en place pour que le lent mouvement des migrations s’inverse. La terre séculaire d’émigration bretonne se stabilise, avant le retour progressif et durable des Bretons de Paris. Parmi eux, une génération de tycoons industriels prend son envol, qui, en moins d’un demi-siècle, s’installe en tête du capitalisme et des très grandes fortunes françaises. Quand l’Est et le Nord du pays s’enfoncent dans la crise des années 1970, la Bretagne savoure sa revanche, les humiliations passées ayant été le meilleur moteur de la revanche et de la reconquête de l’honneur perdu.

La Bretagne devient la première région agricole française, et le premier producteur de viandes du continent. L’argent de la PAC coule à flots, masquant les faiblesses d’une économie de rente. La transformation de la société est très rapide : industrialisation, urbanisation, scolarisation (en tête des résultats nationaux) et sécularisation. Le régionalisme endémique trouve l’oreille de la deuxième gauche, qui prend ses distances avec la nation et le jacobinisme. En trente ans, la Bretagne devient le troisième bastion du socialisme municipal et régional, après le Nord Pas-de-Calais et l’Aquitaine-Limousin. L’abandon de Plogoff par F. Mitterrand en 1981 a scellé les retrouvailles entre cette vieille région dissidente et les socialistes républicains de gouvernement. Le Front national de J.-M. Le Pen n’y fit jamais recette.

Mais bien que les intérêts de la Bretagne et de la République laïque aient fini par converger, plusieurs foyers de tension potentielle renaissent. Le puissant mouvement d’homogénéisation et de nivellement culturel opéré par les médias audiovisuels nationaux butte sur la résistance bretonne. Depuis les années soixante-dix, un fort revival identitaire breton est à l’œuvre. Marginalement linguistique, il est centré sur la musique, les danses, des marqueurs de l’identité (notamment artistique), et trouve un écho international dans le monde celtique. Le festival interceltique de Lorient est devenu la principale manifestation culturelle française. Les collectivités locales financent ces activités laïques jugées inoffensives. Mais quand le régionalisme réclame la réunification de la Bretagne, les élus locaux prennent peur pour leur rente politico-administrative.

Dans les campagnes bretonnes, parmi les plus peuplées et les plus actives de France (avec le Nord, l’Alsace ou la basse Provence), un communautarisme populaire d’ancienne tradition se perpétue, enraciné dans des classes d’ouvriers, de paysans et d’artisans, liquidées en tant que telles dans la plupart des autres régions. Cette société a pris ses distances avec un catholicisme institutionnel affaibli, mais le fond culturel reste profondément marqué par ses héritages : en 1984 lors de la querelle scolaire, comme en 2012-2013 lors de la querelle du mariage, la Bretagne est l’un des pôles de la résistance aux gouvernements socialistes. Mais un autre vecteur de mobilisation contre l’Etat jacobin naît sur le terrain des luttes écologiques. De ce point de vue, il est très étonnant que le Parti socialiste, qui avait décidé d’en finir avec Plogoff, persiste et signe à Notre-Dame des Landes. Car l’abcès de fixation est fécond : jeunes anarchistes franco-européens, écologistes et libertaires bretons, défenseurs du patrimoine et de l’identité rurale, paysannerie régionale hostile à l’Etat planificateur…

Aussi, lorsque la crise économique s’amplifie, et que tout le modèle économique breton est mis en péril, le souffle de la révolte renoue avec les vieilles traditions anti-étatiques et les anciennes humiliations. Après la pêche et l’agriculture, le tourisme et l’agroalimentaire sont entrés en récession, tandis que l’Etat et l’industrie poursuivent de concert leurs restructurations (automobile, électronique, chantiers navals…). Or la Bretagne reste très peuplée, d’autant que des centaines de milliers de Bretons de Paris ou leurs descendants sont revenus au pays, sans solution de retour. Or dans ces populations, la coupure avec l’héritage chrétien-démocrate a fait disparaître le tabou du vote Front national.

Mais un autre facteur annonce de brutales mutations électorales. Depuis les années 2000, la Bretagne, qui était jusqu’alors la région la moins concernée de France par l’immigration internationale, est en passe de rattraper son retard. Sous l’influence des élus locaux des grandes villes, soucieux d’étendre le multiculturalisme, et de la politique du Ministère de l’Intérieur, qui répartit la charge migratoire annuelle dans les départements de faible immigration, les grandes villes bretonnes (Nantes, Rennes, Brest, Saint-Brieuc…) sont désormais dotées de solides communautés migrantes maghrébines, afro-antillaises et est-européennes. Au moment où une partie de la population des bourgs, faute d’emplois, tente de refluer vers des capitales régionales en crise, la concurrence s’exacerbe pour le logement, les aides et l’emploi. La situation pourrait allègrement faire basculer politiquement la région, et gonfler un vote Front national jusqu’alors très faible, ainsi que le pointe le géographe Christophe Guilluy,  voire un régionalisme identitaire attisé par d'autres forces (en février 2013, un sondage pour Bretons Magazines vite enlevé des kiosques indiquait que 18% des sondés Bretons se prononçaient pour l'indépendance…).

Chômage, crise agricole, industrielle et culturelle, résistance fiscale et écologique, incompréhension de l’Etat jacobin, déchristianisation, la lutte des Bonnets rouges est sans conteste un signal périlleux pour les autorités nationales et locales en place.

 
Commentaires

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  • Par catbul - 29/10/2013 - 07:20 - Signaler un abus Les Bretons vont peut etre

    Les Bretons vont peut etre voter autrement ! Le socialisme et Bruxelles laissent des traces .L'immigration aussi ils s en moquaient car épargnés, mais aujourd hui ils la voient et cela fait tout drôle n est ce pas!

  • Par un_lecteur - 29/10/2013 - 08:39 - Signaler un abus sapeur camembert

    "Sous l’influence des élus locaux des grandes villes, soucieux d’étendre le multiculturalisme, et de la politique du Ministère de l’Intérieur, qui répartit la charge migratoire annuelle dans les départements de faible immigration" exactement le sapeur camembert, http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Fac%C3%A9ties_du_sapeur_Camember . pour la gauche et la droite caviar, deux ilots protégés :Neuilly et le Luberon.

  • Par Lémovice - 29/10/2013 - 09:01 - Signaler un abus Juste deux remarques ;-)

    1- On nous explique depuis des semaines que ces histoires d'afflux massifs d'immigrés dans les villes bretonnes ne sont que des "rumeurs", mais les affirmations de cet article semblent confirmer ces "rumeurs"... 2- Bien entendu, aucune allusion à l'Europe, à la responsabilité de l'UE et de l'euro dans les problèmes économiques de la Bretagne, ni à l'euroscepticisme qui pourrait gagner les Bretons...

  • Par anticip - 29/10/2013 - 09:03 - Signaler un abus hollande

    n'a plus qu'une solution, faire comme son idole chirac, dissoudre l'assemblée nationale, provoquer de nouvelle élections , et ??? nommer un nouveau premier ministre issu de la majorité qui sortira des urnes

  • Par enfer - 29/10/2013 - 09:13 - Signaler un abus ....Le vote à gauche des Bretons!!!

    ....Une escroquerie de plus....La Bretagne a toujours eu un tissus associatif important....Absolument apolitique au départ... Des néoruraux, des fonctionnaires se sont infiltré dans ces associations et les ont politisé, se sont goinfré d'argent public ou occulte et ont fait basculer la région à gauche, alors qu'avant, il fallait vraiment réfléchir pour savoir de quel bord était un élu...

  • Par Thierry - 29/10/2013 - 10:05 - Signaler un abus Ouh là là

    Quand j'étais petit et qu'en vacances je devais envoyer des cartes postales à mes parents, ma grand-mère à laquelle je faisais part de mon absolue absence d'inspiration me répondait : "parle du temps !" Ainsi, toute analyse d'une quelconque évolution politique se conclut invariablement sur l'inquiétude d'une "montée du Front National". Ben voyons. Des étrangers arrivent donc on vote FN, ce que rien ne confirme dans les élections passées. Bouh ! J'ai peur ! La Bretagne est passée du conservatisme catholique à un socialisme municipal généralisé qui, naturellement, est exactement dans ses profondeurs identique à ce qui l'a précédé. L'étiquette a changé mais pas ce qu'il y a dessous. Les deux systèmes se caractérisaient par une forte propension à maintenir le peuple dans ses travers et à pas chercher à lui offrir autre chose, notamment sur le front économique. Le cochon et le poulet bretons ne se vendent plus, fallait faire du soja ! Seul l'Etat centralisé et autoritaire du Général a su imposer une l'innovation salutaire, imposée d'en haut. Qui est capable d'agir de même aujourd'hui ? Personne.

  • Par lsga - 29/10/2013 - 10:08 - Signaler un abus Les Lepen ont trahit la culture de leurs ancêtres

    Alors que les Bretons se battent depuis des siècles pour leur identité, les Lepen ne parlent plus la langue de leurs ancêtres ( Jean-Marie Lepen est le premier de sa famille à avoir cessé de parler Breton), et ils ont fui la Bretagne pour partir vivre dans Paris mondialisé.   Quoi qu'il en soit, quand on compare se mouvement issu de l'Extrême Gauche avec la Manif Pour Tous, on voit qui sait faire plier un gouvernement.

  • Par fougalios - 29/10/2013 - 10:12 - Signaler un abus Eh oui...

    ...nous avons desormais une planification de l'invasion des " chances pour la France!" .Bienvenue au club ! Pendant ce temps,l'exil des des compatriotes fuyant le merveilleux multimachinchose a augmenté de 62% Une question:quand les bac +5 auront quitté la France pour ne pas mourir étouffés sous les impôts et taxes diverses,qui paiera les allocs et cmu des bac-5 que nous importons à tour de bras?

  • Par mich2pains - 29/10/2013 - 10:32 - Signaler un abus ET ALORS DOCTEUR , C EST GRAVE ?

    Avez-vous pris connaissance du dernier pronostic du Docteur " ISGA" , diffusé dès 10:08 ? D'après ce bon Docteur , toutes les frondes , rébellions , grognes et autres colères des Bretons viendraient tout bêtement du fait que ...." Les LE PEN ne parlent plus la langue de leurs ancêtres " (sic) ! Ainsi , pour ramener définitivement la joie et la bonne humeur des Bretons , nous conseillons vivement aux LE PEN de se mettre à parler ....BRETON , à l'instar de tous les autres politicards de l' UMPSPCEELV ! Du reste , n'apprend-on pas aux étudiants en médecine que " Prononcer le mot " ECO-TAXE" en breton adoucit les mœurs" ? NB: Un doute subsiste néanmoins quant à l' éfficacité de la langue bretonne sur les Alsaciens ou sur les Provençaux ....A vérifier !

  • Par anakyn - 29/10/2013 - 10:37 - Signaler un abus @ Isga

    T'as vu ça où ? Cites-moi tes sources, juste pour voir.......

  • Par macrv - 29/10/2013 - 10:57 - Signaler un abus Réponse d'un voisin de Brest à LEMOVICE

    Oui, à BRESTle centre ville et les zones commerciales de périphérie sont maintenant envahies de groupe de personnes manifestement pas originaires du coin. Et, alors dans les secteurs HLM, à soutenir les murs, c'est encore plus frappant. Et, on va nous dire que c'est une rumeur.... Et, nous interdire de décrire ce phénomène sous la menace d'accusations de racisme. Nous sommes de plus en plus nombreux à éviter d'aller à BREST comme autrefois, faire des courses, voir un film au cinéma, boire un verre, aller au resto.... Brest ville rose, rouge, bien contrôlée et infiltrée par de bons militants Comme en face, il n'y a pas grand chose pour s'opposer, ça baigne Mais jusqu'à quand?

  • Par Froggy - 29/10/2013 - 11:16 - Signaler un abus Elle est où Cécile ?

    Mais où est passée Cécile Duflot ? L'Ecotaxe c'est son rayon en principe, peut-être pas en tant que ministre au logement mais en tant que leader des EELV... Pas de visite en Bretagne ? Et pas de soutien ouvert non plus de José Bové, ni de notre norvégienne Eva Joly, ni de Dany le Rouge ? Courage fuyons !!!

  • Par l'enclume - 29/10/2013 - 11:50 - Signaler un abus Courage, fuyons

    Lémovice - 29/10/2013 - 10:01 Encore un courageux de salon, en quoi l'Europe et l'euro sont-ils responsables des difficultés que rencontre la Bretagne et la France. Le problème de la France et, par ricochet de la Bretagne est essentiellement un manque de vision à long terme. Nous produisons des produits de milieu de gamme, avec des coûts importants, donc nous nous faisons tailler des croupières par les pays qui ont su ou voulu innover. Ceci est valable pour l'automobile, l'agro alimentaire, etc, etc.... L'Europe et l'euro sont-ils responsables des mauvais choix des dirigeants français, que nenni, du courage et de la volonté c'est ce qui manque le plus. Nous payons cash, les "bonnes nuits les petits, l'Etat s'occupe de tout", le résultat, un pays endormi et incapable de réagir. Peut-il en être autrement quand + de 65% des élus sont issus de la fonction publique et, cerise sur le gâteau qui croient les sornettes des Le Pen family.

  • Par Equilibre - 29/10/2013 - 12:00 - Signaler un abus Merci pour l'article, il est révélateur

    Bref, les choses se passent, bien ou mal, mais l'arrivée d'exogènes changent la donne. Personne ne veut voir sa culture, civilisation disparaitre, remplacée, enrichie comme dit la propagandastaffel, personne. Et personne ne devrait à avoir subir cela.

  • Par golvan - 29/10/2013 - 12:40 - Signaler un abus Les déplacements de

    Les déplacements de population sont une réalité en Bretagne avec l'afflux de nombreux immigrés qui n'ont d'ailleurs rien à faire chez nous puisque le bassin d'emplois est plutôt tendu. Et le fait que les grandes agglomérations sont dirigées par des socialistes est la preuve que les politiques de répartition des immigrés sur l'ensemble du territoire national sont organisées sciemment par l'Etat et les services sociaux dans un but, très clair, de répandre les bienfaits du multiku. Cette évidence qui saute aux yeux actuellement pourrait d'ailleurs apporter un jour nouveau à l'occasion des prochaines élections municipales car absolument aucun des maires des grandes villes bretonnes n'a jamais évoqué le problème, ils l'ont même toujours nié, et certaines villes pourraient basculer à cette occasion. Pour ce qui est de l'industrie agro alimentaire en revanche, elle ne se limite pas à des restructurations douloureuses, mais recouvre des secteurs variés et très dynamiques absolument pas en crise, qui exportent, et les médias qui actuellement donnent une idée misérabiliste de cette industrie se livrent à une destruction stupide de l'image d'une région qui travaille beaucoup et qui avance.

  • Par oliv' - 29/10/2013 - 13:33 - Signaler un abus Et l'autre grand connard de

    Et l'autre grand connard de Guy Hascoët, toujours à ouvrir sa grande gueule de gaucho de Bretagne écologie, omniprésent, omnipotent,omniscient …on ne le voit plus nulle part…pas étonnant….remarquez ca nous fait des vacances (y)

  • Par lsga - 29/10/2013 - 14:47 - Signaler un abus Meanwhile, les Lepen trahissent la culture bretonne

    Le grand-père Lepen parlait Breton. Jean-Marie, lui, il n'aimait pas ce "patois". Il lui a préféré le parisien mondialisé, avec la pseudo-culture française. Il est même parti vivre à Paris, c'est dire...   Ceux qui défendent les cultures françaises, les nations authentiques françaises, sont les régionalistes. Les véritables nations en Europe, ce sont les régions. Les véritables patriotes, les véritables nationalistes, ce sont les régionalistes.   La France n'est pas une Nation, elle est une entité artificielle et supra-nationale, telle que l'Europe.   à un détail prêt : La France mondialisée écrase ses cultures régionales et populaires de la même manière qu'elle a tenté d'écraser les cultures de ses colonies. L'Europe, elle, ne prétend pas s'occuper des "patois" et langues officielles. Une Europe des régions serait parfaitement envisageable et souhaitable.   L'Union Européenne permettra de libérer les nations authentiques que sont les régions du joug des pseudos nations artificielles que sont la France, l'Espagne, l'Italie....

  • Par Mouv - 29/10/2013 - 15:14 - Signaler un abus Grosse erreur des Bretons

    Ils avaient réussit à ne payer que 50% sans que celà ne se sache... Maintenant ce n'est certainement pas la suppression de cette taxe qui va leur trouver des solutions à leur problèmes actuels de perte de compétitivité, ils se foutent carrément le doigt dans l'oeil et mélangent tout. La priorité est clairement à la restructuration de l'agriculture et qu'elle s'adapte au monde moderne sans délai.. Mais j'ai bien peur qu'ils restent dans le déni.

  • Par golvan - 29/10/2013 - 15:41 - Signaler un abus @ BXM

    Que connaissez vous de l'agriculture bretonne ? L'agriculture bretonne est en perpétuelle adaptation au marché. Et elle exporte bien au delà de ses frontières. Votre post est totalement à côté de la réalité de la Bretagne, et s'il y a bien une population qui n'est pas dans le déni c'est bien la population bretonne. Et d'ailleurs en Bretagne il n'y a pas que l'agriculture mais de très nombreuses entreprises en constante mutation, cette réalité économique fait que le taux de chômage en Bretagne est plutôt plus faible que dans le reste de la France. Dernier point concernant la taxe carbone: au cas où personne ne l'aurait remarqué elle existe déjà à travers les taxes qui frappent le litre de diesel et qui pénalisent forcément les marchandises produites loin des bassins de consommation, en inventer une autre au prétexte qu'elle aidera à mettre en place un transport alternatif ( en clair favoriser la sncf) est un pieux mensonges ressemblant à la vignette au service du troisième âge, une foutaise puisqu'en matière de fiscalité une recette déterminée ne peut être affectée à une dépense en particulier.

  • Par nEtRICk - 29/10/2013 - 17:10 - Signaler un abus nEtRICk

    Je suis un Celtique, fils d'un Ecossais et d'une Bretonne. J'ai servi comme officier de la Marine Nationale au cours de mon service militaire étendu. Je n'ai jamais habité ou travaillé en Bretagne, mais j'ai admiré l'endurance de ces gens de mon ethnie, dont beaucoup ont été mes collaborateurs ou ont servi sous mes ordres. Maintenant je pense que la Bretagne, avec ses autres régions ( Loire-Atlantique et plus Loire-Inférieure ou ma mère est née en ..1914 ! à Escoublac, de venue ..La Baule !), devrait rejoindre un état fédéral Européen; la Celtia, qui regrouperait la Bretagne, l'Irlande, le pays de Galles, l'Ecosse, la Cornouailles et la Galice ( Galicia veut dire Gaelique en Espagnol). Le déclic viendra peut-être du vote d'indépendance de l'Ecosse en 2014, que je supporte ardemment avec mon clan Mac Dowall.

  • Par lsga - 29/10/2013 - 17:18 - Signaler un abus Rappelons ici que les Celtes sont turques

    Quand on parle ethnie, autant en parler avec justesse :   http://fr.wikipedia.org/wiki/Celtes

  • Par smiti - 29/10/2013 - 17:28 - Signaler un abus Isga

    Les Turcs viennent du Turkménistan. Ils se sont installés dans l'actuelle Turquie après une invasion progressive (tient ça ne te rappelle rien) mais meurtrière et barbare de ce qui était l'Empire Byzantin. Constantinople ne fut conquise qu'au XV ième siécle est tous ses habitants passés au fil des cimeterres (30 000 âmes) ou réduits en esclavage (femmes et enfants tu sais sans doute pour quoi seulement eux ....). Ta connerie (en claire) nous exaspère.

  • Par lsga - 29/10/2013 - 17:29 - Signaler un abus @smiti : le peuple Celtes s'étendait de la Turquie

    à la Bretagne en passant par la Tunisie. Je ne dis rien d'autre.

  • Par smiti - 29/10/2013 - 17:30 - Signaler un abus Vous avez dit révolte

    Question : Les cités et autres banlieues, chères à Isga, sont également des territoires à forte identité non ?

  • Par lsga - 29/10/2013 - 17:32 - Signaler un abus @smiti: les gamins de cités font des efforts d'intégration

    et les émeutes c'est sooo french

  • Par smiti - 29/10/2013 - 17:40 - Signaler un abus Isga, tu l'as dit !

    Isga, tu l'as dit !

  • Par Loupdessteppes - 29/10/2013 - 18:20 - Signaler un abus Cadoudal is back

    Aprés tout, la Bretagne et la Normandie ne font pas historiquement partie de ce que l'on nomme aujourd'hui la France. Pas plus que la Prusse et la Bavière ne sont allemandes au sens strict. Lorsque les fausses élites latines, jacobine et maçonniques parisiennes se rendent comptent que la France n'existe pas plus que leur prétendue sagesse il sera temps pour eux de rejoindre le couvent de leur propre néant. Vive le Roi (Mérovingien, bien sûr...)

  • Par lsga - 29/10/2013 - 19:03 - Signaler un abus @loupdessteppes : d'accord sur l'essentiel

    mais vive le roi... faut pas déconner non plus...

  • Par Ravaillac - 29/10/2013 - 19:08 - Signaler un abus Encore un donneur de leçons

    Ca ne doit pas être facile de comprendre les bretons quand on est spécialiste de l'Afrique. Si tu as des difficultés pour te faire entendre sur les sujets que tu es censé connaître ce n'est pas une raison pour raconter n'importe quoi sur la Bretagne. Tu es peut-être un défenseur de la société multiculturelle mais ce n'est pas une raison pour accuser les bretons de ne pas aimer les autres. Réduire les bretons à une caste de tacherons, de domestiques et de prostituées ce n'est pas très gentil de ta part. Bref, occupe toi de l'Afrique et laisse les bretons de débrouiller tout seuls.

  • Par lsga - 29/10/2013 - 19:12 - Signaler un abus @ravaillac: tu parles Breton ?

    sinon, tu insultais qui exactement ?

  • Par Ravaillac - 29/10/2013 - 19:22 - Signaler un abus @Isga

    Non je ne parle pas le breton, mais ne vous sentez pas visé ! Si vous pensez que mes propos sont insultants, c'est tant mieux, mais ils sont destiné à l'auteur de cet article qui, lui, est insultant pour les bretons. Ce type est un intellectuel parisien qui préfère la société multiculturelle plutôt qu'un peuple breton fière et qui défend son identité.

  • Par smiti - 29/10/2013 - 19:36 - Signaler un abus Est-ce qu'un prof

    Est-ce qu'un prof d’université peut-être autre chose qu'un adepte du multiculturalisme, NON ! C'est bien là le problème, ils nous fabriquent des Isga par wagons entiers.

  • Par lsga - 29/10/2013 - 19:47 - Signaler un abus @ravaillac : tu ne parles pas Breton ?

    bin tu vois, tu es mono-culturel, tu es assimilé à la culture parisienne mondialisée.   tu aurais bien mieux fait d'être multi-culturel, et de prendre exemple sur tous ces arabes qui parlent la langue de leurs ancêtres en plus du parisien.   Bref, visiblement, tu ne comprends pas et tu ne sais pas comment on fait pour défendre la culture populaire du monoculturalisme mondial.

  • Par Ravaillac - 29/10/2013 - 22:14 - Signaler un abus @Isga

    Je ne dis pas que mes commentaires sont pertinents, mais je dis que j'ai des difficultés à comprendre les tiens.

  • Par lsga - 30/10/2013 - 03:07 - Signaler un abus @ravaillac : tu vas comprendre

    A Brignoles, ils parlent encore le Catalan ? Elle est passé où leur identité ? C'est à cause des arabes si cette génération de "français" a trahi leur culture ancestrale ?   Il y a les régions, qui sont les véritables nations. Il y a la France, entité supra-nationale, qui a utilisé les méthodes coloniales sur son propre territoire pour anéantir les cultures régionales.   La culture française n'existe pas. C'est un pur produit de la mondialisation, qui apparaît dans les années 50, quand des générations d'incultes gavés à la télévision vont abandonner leurs langues et traditions pour s'assimiler à la mono-culutre parisienne mondialisée.   Ces ânes bâtés sans racine, sans langue, et sans culture, on les trouve par wagons entiers au Front National. Ils reprochent aux arabes de ne pas s'assimiler, c'est à dire de résister à la mono-culture parisienne mondialisé, de se battre pour garder leurs langues et leurs traditions populaires.   Ceux qui ont une vraie nation à défendre, comme les Bretons ou les Basques, sont d'extrême gauche.   De vrais nationalistes, marxistes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Euskadi_ta_Askatasuna    

  • Par ChicodoBrazil - 30/10/2013 - 08:14 - Signaler un abus péages

    J'étais prêt à corriger ce que je pensais être une erreur relative aux taxes routières, mais comme il vaut mieux toujours vérifier, voilà la confirmation : "Contrairement à une croyance populaire, la gratuité des routes en Bretagne n'est pas due à Anne de Bretagne, mais au lobbying du Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (Celib), créé en 1949. Le plan Breton proposé par le Celib dans le cadre du deuxième plan français d'aménagement du territoire est mis en place par le comité interministériel d'aménagement du territoire du 9 octobre 1968, qui valide la création d'un réseau à quatre-voies moderne, sans péages, destiné à compenser la géographie péninsulaire bretonne." Par ailleurs, habitant sur Rennes je peux confirmer l'inquiétude des gens face à l'immigration incontrôlée, le manque de repères et trop souvent le manque d'envie de s'intégrer en recréant l'univers sub-saharien ou autre, en se communautarisant à souhait...par ailleurs la présence de roms depuis quelques temps a fait grimper en flèche les statistiques de la gendarmerie nationale, les bretons se retrouvent à penser "sécurité" et "protection" ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années...

  • Par GEORGIO47 - 30/10/2013 - 11:31 - Signaler un abus Petite erreur d'appréciation

    Vous faites un amalgame ..en incluant l'aéroport de Notre Dame des Landes dans la Lutte des Bretons!!! . ! C'est faux les antis aéroport sont ...EELV , Front de Gauche , les altermondialistes, les anticapitalistes .et une petite partie de la Confederation Paysanne sans oublier quelques bobos parisiens ! ... Bien au contraire dans la tradition de désenclaver la Bretagne ...cette infrastructure est un atout pour l'avenir . L'AEROPORT DU GRAND OUEST(qui porte bien son nom ...) est un premier exemple de mutualisation de moyens ou BRETAGNE et Pays de Loire travaillent et construisent ensemble ...Sans oublier les 2 a 3000 Emplois a la Clef !

  • Par lsga - 02/11/2013 - 21:05 - Signaler un abus La France est une entité supra-nationale

    ces évènements en sont un joli rappel.

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Pierre Vermeren

Pierre Vermeren est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1. Normalien, il est spécialiste des sociétés maghrébines et  est membre du Laboratoire CEMAF (Centre d'études des mondes africains). Il a également vécu en Égypte et en Tunisie. Il a publié Le Maroc en 2010.

 

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