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Revue d'analyses financières

Et si François Hollande devait être jugé pour crime contre l'économie : l'acte d'accusation

Publié le 31 décembre 2013
Jean-Jacques Netter dresse le bilan de l'année 2013. Résultat : la France est en train de découvrir qu'elle n'a pas besoin du petit bricoleur du marché de Tulle.
Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.
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Jean-Jacques Netter dresse le bilan de l'année 2013. Résultat : la France est en train de découvrir qu'elle n'a pas besoin du petit bricoleur du marché de Tulle.

François Hollande peut remercier Nafissatou Diallo et Dominique Strauss-Kahn sans lesquels il ne serait jamais devenu président de la République. Le candidat Hollande a très vite oublié qu’il avait été élu par défaut. Ayant déclaré pendant sa campagne électorale, haut et fort au Bourget en janvier 2012 : « Mon adversaire c’est le monde de la finance », il a mis en oeuvre toute l’année son programme.

Dans une démocratie, on n’attend pas d’un président qu’il reste figé sur son programme électoral pendant toute la durée de son mandat, mais que face aux réalités, il prenne les bonnes décisions pour le pays. Au lieu de cela, pour s’inscrire dans la continuité chiraquienne, François Hollande a mis en place le chantier pour faire en sorte que la France devienne une grande Corrèze. Il fallait donc, ce qui a été fait, commencer par dire que tout ce qui allait mal en France était de la faute des autres : la mondialisation, l’Allemagne, l’euro... On pouvait s’accommoder du déclin de la France pourvu qu’il soit lent et confortable. Vive les foires aux bestiaux et les arts premiers...

Plutôt que d’affronter la crise économique, dont il niait l’ampleur, François Hollande a préféré s’occuper des sujets sociétaux : le mariage pour tous, l’immigration, la justice...

La promotion Voltaire est partout

Les promesses de la présidentielle d’un Etat impartial ont été également bien vite oubliées. Le décalage entre les propos de campagne et la pratique du pouvoir a été particulièrement visible.

La promotion Voltaire de l’ENA est surreprésentée. François Hollande a placé ses camarades de promotion à tous les étages de l’administration et de la vie politique. Personne ne doute de la qualité du millésime de cette promotion mais le dosage semble vraiment excessif.

Les entrepreneurs sont des gens incompétents pour les énarques, car il n’y a que ceux que Charles Gave de GaveKal désignait dès 1991, dans un papier de « Cecogest », comme les Petits Hommes Gris (PHG) à la tête de « l’Etat Stratège » qui sont les hommes d’appareil, seuls compétents pour organiser notre avenir. Les PHG de gauche et de droite très majoritairement, luttent en permanence contre l’existence des entrepreneurs, qui sont leurs principaux concurrents, car ils vivent eux dans le monde réel. C’est pourquoi les PHG nous expliquent en permanence, que pour réduire les déficits, il faut malheureusement augmenter les impôts, car c’est de la bonne et saine gestion et puis surtout cela conforte le pouvoir des PHG. Partout où ils sévissent, la croissance économique s’évanouit, la rentabilité du capital baisse, le chômage augmente, les taux d’intérêt finissent par monter, car le capital est gaspillé. C’est une spécificité bien française, car même en Chine, le premier pays communiste du monde, on a compris qu’il fallait respecter l’entrepreneur et le laisser gagner de l’argent. Deng Xiaoping répétait souvent « le gouvernement perdrait le soutien du peuple s’il sanctionnait les entrepreneurs à cause de leur réussite »…

La France est en faillite

Opposer les « riches » et les « pauvres » est le degré zéro de l’action politique. Les excès idéologiques paralysent la circulation des richesses. Cela ne peut pas fonctionner.

La dette de l’Etat a été multipliée par 3,5 depuis 1990, alors que la charge des intérêts n’a pratiquement pas augmenté du fait de la baisse des taux d’intérêts. Si les taux devaient rejoindre leur moyenne historique, il faudrait rajouter 100Md€ au déficit actuel soit 5% du PIB ! L’endettement de la Sécurité sociale est également une véritable bombe financière.

Tout se dégrade dans l’économie française, au début de l’année, mais rien n’attire l’attention. Les investisseurs ne semblent pas voir que la France est en crise. Les Japonais puis les Suisses vont continuer à acheter de la dette française comme si de rien n’était.

En mars, il devient clair que le seul moyen de respecter les engagements de réduction de déficit sans casser la croissance serait la rigueur budgétaire. Les grands chantiers à ciel ouvert qui sont engagés sur les retraites, les allocations familiales, les aides aux entreprises et les indemnités chômage ne font que susciter l’inquiétude. François Hollande sort alors sa « boite à outils ». La France qui est en train de découvrir que la compétitivité est la mère de toutes les batailles n’a pas besoin du petit bricoleur du marché de Tulle. 

Dès le mois d’avril, le niveau de popularité du président est au plus bas de tous les présidents de la Vème République. François Hollande, prend connaissance des couvertures des magazines : "Monsieur faible" pour L’Express, "Pépère est-il à la hauteur ?" pour Le Point, "La gauche piégée par l’argent" pour Le Nouvel Observateur. Dominique Moïsi, économiste professeur au King’s College de Londres, le compare dans le Financial Times à Louis XVI, qui, quelques semaines avant son exécution, passait plus de temps à s’occuper de ses serrures que de gérer la France… A la crise de confiance s’ajoute une crise d’autorité. Pour le président de la République il devient de plus en plus difficile de gouverner en étant aussi impopulaire

La cacophonie gouvernementale est à son comble

En avril, il s’agit d’essayer de sortir de cette cacophonie gouvernementale. François Hollande prend connaissance des solutions proposées par Jean Pisani-Ferry un économiste qui est à la tête de l’Institut Bruegel. Il s’est exprimé dans Le Monde : « La solution consiste à crédibiliser l’engagement de réduction du déficit. Pour cela il faut fonder ses calculs sur des prévisions prudentes, décider dès aujourd’hui des mesures qui s’appliqueront demain..., identifier les gisements d’efficacité dans la sphère publique, programmer la fin des politiques dont le rapport coût-bénéfice est trop élevé, mettre en place les mesures propres à équilibrer les régimes de retraite sur plusieurs décennies, fixer pour l’assurance maladie et le chômage des règles d’équilibre sur le cycle, donner enfin les grandes lignes des réformes fiscales qui apporteront de la ressource sans décourager l’activité ». Malheureusement le président de la République n’écoute même pas les conseils judicieux d’un économiste qui a recommandé de voter pour lui.

Fin avril, François Hollande fin avril est rattrapé par la réalité et par le Parti socialiste. Il faut fournir une explication à l’opinion publique. Claude Bartolone président de l’Assemblée nationale, qui représente le courant central du PS qui a toujours besoin de trouver un nouveau bouc émissaire pour expliquer ses échecs, monte alors au créneau. Il lance une attaque anti allemande contre Angela Merkel, la Chancelière allemande.

On a le sentiment que chaque fois que les médias ont à traiter de sujets pas sympathiques pour le Parti socialiste (Jean Pierre Kucheida ancien député PS et maire socialiste de Liévin condamné pour abus de biens sociaux, Sylvie Andrieux élue PS de Marseille reconnue coupable de détournement de fonds, Gérard Dalongeville ancien élu du PS maire d’Hénin Beaumont, jugé pour faux et usage de faux, détournement de fonds et favoritisme...), on voit réapparaître curieusement des dossiers concernant l’opposition comme s’il s’agissait de  faire contre-feu. Dans l’affaire Christine Lagarde /Tapie/ Crédit Lyonnais, la mise en examen de Christine Lagarde avait été largement annoncée. Elle n’a pas eu lieu. Cette coïncidence pourrait donner de plus en plus à penser que le calendrier judiciaire n’est pas imperméable aux vicissitudes de la vie politique…

En mai, François Hollande n’a pas la partie facile, entre un Parti socialiste qui se déchire sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’Allemagne, des chefs d’entreprise qui attendent de l’Etat une diminution des dépenses publiques, des dirigeants européens qui ont pour objectif un déficit budgétaire contenu à 3%, une opposition qui souhaite une politique économique plus libérale et enfin une gauche de la gauche qui souhaite tout le contraire…

Pour les experts du hollandisme comme Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, cette politique s’appelle « la ligne de crête », une sorte de juste milieu qui serait à équidistance entre l’austérité et la relance. Pour le moment, ce à quoi nous assistons ce n’est pas une ligne de crête mais une ligne de descente ou probablement une ligne de fuite, qui débouche dans une impasse, car en période de croissance zéro c’est tout le financement de l’Etat Providence qui est remis en cause.

La récession de l’économie française est enclenchée

Pour changer les anticipations des agents économiques, il aurait été nécessaire de procéder à une thérapie de choc, pas à des mesures partielles qui manquent totalement de cohérence…Cela a eu pour résultat d’ajouter une grave crise d’autorité à une crise de confiance…La France est devenue le pays qui a le taux d’impôt sur les sociétés le plus élevé d’Europe. La charge fiscale est désormais 40% plus élevée qu’aux Etats-Unis et au Japon. Cette situation ne peut qu’aboutir, au cours des prochains mois, à la destruction massive d’emplois dans l’économie française.

Un président de la République ne peut pas tenir en permanence un double langage. Annoncer des mesures en faveur des entrepreneurs et laisser dans le même temps le PS déposer un projet de loi baptisé Florange sur la cession de sites non rentables, puis faire relancer par un autre ministre la « class action » à la française…

Nous allons vers un véritable désastre français estime alors Charles Gave de GaveKal. La France va entrer dans une véritable récession avec un niveau de dette très élevé. Les quelques mesures annoncées par François Hollande pour les entrepreneurs sont bien insuffisantes et arrivent beaucoup trop tard.

Un chef d’entreprise dont le cours de Bourse aurait baissé de 75% en un an, comme la baisse de popularité de François Hollande, et qui dirait devant l’Assemblée Générale de ses actionnaires « Je ne change rien à ma politique, il n’y a qu’une seule ligne c’est la mienne » rencontrerait inévitablement de gros problèmes pour se maintenir durablement à la tête de la société...

L’euro ne peut survivre en l’état

L’Europe se montre incapable d’assurer un fonctionnement durable de l’euro. En revanche elle excelle dans la bureaucratie et reproduit un conformisme idéologique qui ne jure que par l’immigration et le multiculturalisme. L’euro qui protège la France de ses désordres est en réalité un vrai piège.

Ce sont les technocrates qui ont tué la croissance en Europe explique en février Charles Gave de GaveKal. En ne voulant pas traiter le problème de l’euro, il n’ y aura bientôt plus d’usines en Europe, sauf en Allemagne. La classe des technocrates qui a créé l’euro fait tout pour qu’il survive, même si cela doit amener la ruine des populations européennes…

En avril en  Europe, une réorganisation de l’Europe monétaire s’impose de toute urgence car l’euro ne peut survivre en l’état très longtemps. Markus Kerber professeur de Finance à l’Université de Berlin a expliqué dans le cadre du Cercle Interallié à un auditoire de grands gérants de la place de Paris qu’il fallait que l’Allemagne crée une autre monnaie qui porterait le nom de « Gulden » avec les pays du nord. Cela permettrait au pays du sud de dévaluer leur monnaie afin de repartir sur un bon pied. Le Gulden serait ouvert à d’autres pays comme la Pologne. Pour lui la France serait la bienvenue si elle se mettait à gérer ses finances publiques de façon réaliste.

Il faut détricoter l’euro pour sauver l’Europe. L’euro est la monnaie fédérale d’une Union qui n’est pas une fédération. Le temps qui nous est dévolu doit être employé à détricoter la monnaie unique et non à nous enfermer dans une politique de sauvetage impossible.

La conférence presse imaginaire de François Hollande

Nous avions essayé d’imaginer en mai dernier ce qu’aurait pu être la conférence de presse d’un président de la République qui aurait voulu se donner la peine de comprendre les problèmes de l’entreprise France. Curieusement parmi tous les sujets traités dans le cadre de cette rubrique pendant toute l’année c’est celui qui a enregistré le trafic le plus important.

Moi président, je suis content que la Bourse soit au plus haut. J’ai bien compris que ce n’était pas pour saluer les décisions que j’ai prises depuis un an, mais plutôt parce que les sociétés qui font partie de  l’indice CAC 40 réalisent la plus grande partie de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits à l’extérieur de France. Il ne faut pas les confondre avec toutes les PME qui souffrent d’une forte baisse de leurs marges bénéficiaires du fait de la pression fiscale excessive qui pèse sur elles. J’ai eu tort de déclarer la guerre à la finance au moment où la France avait besoin des marchés financiers pour financer notre dette publique qui est détenue à 55% par des étrangers…

Moi président, j’ai bien compris que la montée du chômage depuis un an avait beaucoup plus à voir avec le manque de réformes en France depuis 30 ans, qu’à cause de la crise. Je prends tout de suite la décision de ranger ma « boite à outils » qui ne sert à rien et de demander à Monsieur Arnaud Montebourg de partir du gouvernement, car il n’a cessé de raconter des histoires aux Français sur Peugeot, Goodyear, Petroplus, Florange et surtout il a fait fuir les investisseurs. Il ne semble pas avoir bien compris qu’il ne peut y avoir d’industrie sans investisseurs. Elle ne représente plus que 11% de notre économie contre 21% en Allemagne, car le capital n’est pas attiré en France par l’industrie puisqu’il n’y est pas rentable. La taxation du capital au même niveau que le travail a donc été une erreur, car dans la réalité, elle a un effet confiscatoire qui nuit beaucoup à la création d’emplois, en poussant à l’exil des entrepreneurs de talent. Je vais donc proposer, lors du prochain remaniement, à des chefs d’entreprise d’entrer au gouvernement pour qu’ils puissent nous faire profiter de leur expérience…

Moi président je vais vous dire clairement à quel camp j’appartiens : celui des social-démocrates, car je crois que l’on ne peut plus développer notre économie avec les idées de mes amis socialistes qui n’ont que le principe de la redistribution en tête, en oubliant qu’avant de pouvoir distribuer, il faut avoir créé de la richesse. Si on l’oublie, le gâteau diminue et ceux qui sont pauvres deviennent encore plus pauvres. Je vais cesser de cultiver la haine et le ressentiment contre « les riches », la finance et l’Allemagne. Je vais d’ailleurs me mettre à étudier sérieusement les mesures prises par Gerhard Schröder en 2000, car on me dit qu’elles expliquent en grande partie la prospérité allemande d’aujourd’hui…

Moi président, j’ai décidé de mettre l’Etat au service des entreprises et de cesser de les ponctionner pour faire fonctionner un Etat inefficace. Je vais ramener l’impôt sur les sociétés à 15%, comme en Irlande. Je vais aussi geler les prestations sociales pendant 24 mois et introduire de la dégressivité dans les allocations chômage. Je vais demander que le gouvernement supprime le SMIC, car beaucoup de personnes, notamment des jeunes, non formés ne sont pas assez qualifiées pour justifier le coût d'une embauche au Smic. Avec la disparition du Smic, les smicards actuels ne souffriraient pas nécessairement, leur salaire pourrait rester inchangé. En revanche, les chômeurs peu qualifiés auraient une meilleure chance de trouver un emploi. La négociation des bas salaires sera confiée aux seuls partenaires sociaux. Cela sera beaucoup plus efficace que les contrats aidés que l’on essaye de faire fonctionner depuis 36 ans sans aucun effet notable et durable sur le niveau de chômage…   

Moi président j’ai décidé de relever l’âge légal du départ à la retraite à 64 ans et de demander 44 ans de cotisations pour obtenir une retraite pleine. En même temps j’alignerai la CSG des retraités sur le régime normal. Je mettrai fin aux  régimes spéciaux notamment à l’EDF, GDF qui perçoivent des fonds de la CNAV, la caisse des salariés du privé, avec la complicité de l’Etat...

Moi président je vais diminuer vraiment les dépenses publiques. D’abord les dépenses de l’état, en maîtrisant la masse salariale de l’état ; en rationalisant la gestion de l’administration en introduisant les techniques d’ « e-government » qui ont donné partout d’excellents résultats ; en diminuant les achats de l’état dans de nombreux domaines ; en restructurant l’immobilier de l’Etat, en rendant l’école autonome et réformant le statut des professeurs qui date de 1950. La France compte 90 fonctionnaires pour 1000 habitants alors que l'Allemagne en compte seulement 50. Je ne suis pas sûr que l'administration française fonctionne mieux. Comme beaucoup de fonctionnaires français vont partir à la retraite dans les 10 ans à venir, il faut avoir la volonté de ne pas les remplacer, ce qui nous permettrait de nous  rapprocher du niveau de l'Allemagne en une dizaine d'années. Par ailleurs tout élu devra démissionner de la fonction publique en cas de mandat électif. Je vais ensuite baisser les dépenses des collectivités locales. Elles représentent plus de 20% des dépenses publiques, mais elles progressent sur un rythme plus rapide que celui de la richesse nationale. Je vais donc demander au député PS René Dosière, de venir mettre en œuvre le plan qu’il a développé dans son livre « L’état au régime ». Il pense  que sur les 143 Md€ dépensés par les communes et regroupements de communes une économie de 15Md€ est facilement réalisable.

Il me faudra ensuite mettre de l’ordre dans les subventions accordées à des dizaines de milliers d’associations à coup de milliards d’euros. Bien qu’il n’existe aucune centralisation des données, les chercheurs estiment que l’Etat, les collectivités locales et autres structures publiques allouent chaque année 34Md€ au secteur associatif, couvrant près de la moitié de son budget de 70Md€…   

Moi président je vais faire baisser les dépenses de l’assurance chômage. Il coûte d'autant plus cher que la France a la durée d'indemnisation la plus longue (2 ans, et 3 ans au-dessus de 50 ans), et le montant d'indemnisation le plus élevé (le maximum est à plus de 6000 euros/mois). Évidemment ce système n'incite pas à se battre pour retrouver rapidement un emploi. Il faut revenir à un niveau de protection plus raisonnable.

Deux millions de personnes touchent le Revenu de Solidarité Active (RSA), certaines avec une activité, la majorité sans aucune activité, en tout cas déclarée. Pour ces personnes il semble juste de conditionner l'attribution du RSA-socle à un travail d'intérêt collectif (par exemple à mi-temps), selon les besoins définis par les mairies.

Je vais demander au gouvernement, une fois pour toute, de mettre fin à l'hyper-réglementation du travail, illustrée par le très épais code du travail (3350 pages). Il est l'une des causes du chômage, car il crée un ensemble de contraintes compliquées et anti-économiques pour les entreprises. Irréformable, cette usine à gaz doit être supprimée, pour rétablir la liberté de contrat entre salariés et employeurs, comme elle se pratique dans de nombreux pays. Par exemple en Suisse, il n’y a pas de code du travail, mais juste quelques dizaines de pages de règles à respecter.

Moi président je vais faire baisser les dépenses d’assurance maladie en demandant qu’on aligne progressivement les tarifs des hôpitaux et ceux des cliniques, en limitant le coût des transports sanitaires, en économisant sur les affections de longue durée et surtout en réduisant les actes inutiles. D’autre part, je vais demander une totale transparence sur  les soins de santé donnés aux étrangers se trouvant en France en situation irrégulière. Pour lutter efficacement contre la fraude, Il faut d’urgence mettre en place la carte de sécurité sociale biométrique qui remplacerait la carte vitale… Elle coûte chaque année entre 20 et 30 Md à l’Etat !

Moi président, je vais cesser de vouloir modifier la constitution sur des sujets de société qui dressent les Français les uns contre les autres. Par contre je tiens à faire inscrire dans la constitution que la sécurité sociale ne pourra plus être en déficit. Nous passerons  ensuite au régime suédois par points qui a donné d’excellents résultats et permis de sauvegarder le modèle social suédois.

Moi président j’ai décidé de supprimer l’exonération des œuvres d’art de l’ISF et de les remplacer par les actions. Cette décision sera accompagnée d’un « plan start up » pour dynamiser l’investissement productif, inciter au financement de la création d’entreprise, crééer un statut d’entreprises qui encourage la vocation de business angel, ouvrir les données publiques afin de permettre l’éclosion de start up qui réutilisent ces données.                      

Moi président je vais réduire le nombre de parlementaires. J’ai constaté que les Etats-Unis avec plus de 300 millions d'habitants, élisent 435 représentants et 100 sénateurs. La France avec 60 millions d'habitants, compte  577 députés et 350 sénateurs. On pourrait très bien fonctionner avec 150 députés et 50 sénateurs.

Je vais également réduire le nombre de ministres. Je vois que l’Allemagne compte 15 ministres dans le gouvernement Merkel. Je ne suis pas sûr que le gouvernement Ayrault avec ses 37 ministres soit plus efficace.

Je m’interroge également sur le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qui comprend 233 membres. Il est certes bien pratique pour distribuer des récompenses. L’Elysée peut d’ailleurs y nommer 40 « amis » tous les cinq ans. Pour leurs excellents services tous perçoivent une indemnité de 3800€ par mois. L’Assemblée tient deux séances plénières par mois, une réunion de groupe par semaine pour un budget annuel de 40M€. Ce serait peut être une autre source d’économie…

Moi président, vous l’avez compris, j’ai décidé d’avoir du courage. Pour nous en sortir, je souhaite mettre en œuvre le plus rapidement possible les mesures que je viens de vous exposer. Comme je souhaite la réussite de notre pays, je prends, bien évidemment le risque de ne pas être réélu en 2017…

La situation du chômage des jeunes est une catastrophe

Le nombre de chômeurs a encore augmenté de 40 000 en avril. Ce n’est malheureusement pas une surprise. Ce qui l’est beaucoup plus, c’est une étude du Conseil d’Analyse Economique, qui montre que un million de jeunes de 15 à 29 ans semblent désormais s’être totalement résignés à l’échec. Ils ne reçoivent plus aucune formation et ne cherchent plus aucun travail. En face de cette situation catastrophique, on voit bien que les « Emplois d’Avenir » ne peuvent constituer même le début d’une solution. Il ne reste donc plus que la méthode Coué que François Hollande pratique avec constance : « On peut gagner, la France doit gagner » dit il. Comment on ne voit pas très bien…François Hollande avait pourtant promis que la jeunesse serait la priorité de son mandat. Malheureusement ce n’est pas en augmentant les recrutements dans la fonction publique et le nombre de contrats aidés que l’on peut redonner de l’espoir aux jeunes.

En juin, Le problème c’est que maintenant, la crise touche les entreprises de taille moyenne. Le recours à la procédure de sauvegarde a progressé de 24% à fin mai par rapport à la même période de 2012.

En juin, Hervé Novelli, maire de Richelieu et ancien ministre, a montré que la boite à outils déployée par François Hollande fonctionnait à base de sectarisme, d’improvisation, d’idéologie anti-entrepreneuriale et surtout de très mauvaise compréhension du fonctionnement de la vie économique.

François Hollande lors de son passage du 16 juin dans l’émission « Capital » de M6 n’a réuni que 2,8 millions de téléspectateurs. C’est un niveau d’audience qui est inférieur à celui d’une émission normale sans invité exceptionnel…Les Français ont l’impression avec lui d’être dans un stop and go permanent…

Après l’Allemagne, le nouveau bouc émissaire c’est « le loup fasciste »

En juin, l’échec économique politique et moral de la gauche fait qu’elle n’a plus rien à dire aux français, sauf crier au loup fasciste. S’il existe un risque de fascisme en France c’est plus du côté des citées islamisées qu’il faut le chercher. Qui finance les jeunes qui ne travaillent pas mais distribuent à la sortie des mosquées des tracts et des ouvrages décrivant tous les interdits de l’Islam. La société française devient une société multiculturelle de plus en plus violente et l’école égalitariste de moins en moins performante.

François Hollande ne réussit pas à diminuer le déficit budgétaire

En juillet, comme la croissance sera proche de zéro, on apprend ce qui n’est pas une surprise, que le budget devrait déraper de 20Md€ de plus que prévu…François Hollande qui avait annoncé 60Md€ de réduction de déficit sur cinq ans, aurait du, pour respecter ses engagements, réaliser une baisse de dépenses de 15Md€ par an. C’est pourquoi l’annonce triomphale d’une baisse de dépenses de 1Md€ dans le budget 2014 est donc une véritable plaisanterie, rapporté à un niveau de dépense publique de plus de 1100md€ par an ! D’ailleurs, la Cour des comptes estime tout à fait nécessaire de réduire le nombre de fonctionnaires pour tenir l’engagement de baisse des dépenses. En 2014, 14 400 suppressions de postes sont mises en avant alors que 12 949 postes sont créés. Le compte n’y est donc pas !

En attendant les mesures courageuses, la dette française a atteint un niveau record fin mars en s’établissant à 1870Md€ (avec le passif social) soit 91,7% du PIB. Depuis 40 ans les hausses de salaires des fonctionnaires et les créations de postes ont comme contrepartie un accroissement de la dette publique.

François Hollande ménage trop les intérêts là où il faudrait lancer l’offensive. Il a préféré écarter les refontes complètes de la fiscalité, des retraites ou de la santé. Sa réforme des retraites consiste pour l’essentiel à placer sous quasi tutelle les 21 Md€ de réserves des caisses complémentaires des professions libérales. Les retraites des fonctionnaires pèsent pour 37,3Md€ dans le budget de l’Etat puisque aucune provision n’est constituée.

Qui fera confiance à la France si elle ne respecte même pas les objectifs qu’elle a elle même fixés. Deux indicateurs font douter d’une sortie de crise rapide : le déficit de l’Etat et les défaillances d’entreprises sont fortement repartis à la hausse.

François Hollande ose dire sérieusement « La reprise est là » !

Quand on entend en juin, François Hollande, le président de la République, dire sérieusement  :"la reprise est là", on peut se demander où il s’informe avant de faire des déclarations aussi péremptoires. Est-il possible que personne ne lui ait communiqué les dernières notes de conjoncture parues, notamment celle du FMI, qui montre que désormais, le ralentissement est mondial, compte tenu du ralentissement dans les pays émergents. N’a-t-il pas vu que le marché brésilien avait baissé de 25% depuis le début de l’année ? Comme nous l’a expliqué Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, les Européens cumulent des difficultés institutionnelles propres à l’Union monétaire qui reste une construction inachevée et une insuffisance de réformes structurelles dans certains pays de la zone euro, en particulier la France. Contrairement à ce que pense François Hollande, deux indicateurs font fortement douter d’une reprise rapide : le déficit de l’Etat continue de progresser, car les rentrées fiscales baissent (trop d’impôts tue l’impôt apprend on dans les bonnes écoles) et les défaillances des entreprises sont fortement reparties à la hausse.

Les cinq échecs de François Hollande

En août, les cinq échecs de François Hollande. Le « président normal » qui voulait avant tout incarner une République irréprochable et s’était engagé à remettre la France dans « les clous budgétaires » s’est enfermé progressivement dans un déni de réalité et surtout dans une série de promesses qui sont devenues totalement hors de portée. On ne comprend plus du tout où est sa ligne économique et politique, car il peut soutenir à quelques jours de distance des positions totalement contradictoires.

François Hollande est responsable de : 1 /Un échec économique : La France est en plein décrochage 2/ Un échec fiscal : l’instabilité et l’insécurité fiscale atteignent leur apogée… 3/ Un échec politique : la bipolarisation droite- gauche n’existe plus en milieu populaire 4/ Un échec sociétal : l’écart se creuse entre ceux qui travaillent et les autres 5/ Un échec moral : la France est en train de couler et les Français dépriment

Devant un tel échec il va devenir très difficile de gérer les deux populismes qui se développent :  le national populisme d’extrême droite et le gaucho populisme d’extrême gauche.

La France est dégradée une nouvelle fois

François Hollande est l’artisan de la dégradation de la France : il n’a procédé à aucune réforme importante dans le domaine économique. Il n’a agit que dans le « sociétal ». Il a fortement augmenté la pression fiscale sans commencer à réduire ni le déficit budgétaire ni l’endettement de l’Etat. Il s’est révélé incapable de faire baisser les dépenses publiques. Il ne peut se prévaloir que du ralentissement de la progression des dépenses publiques. C’est peu. Le taux de chômage n’a cessé d’augmenter. La France a été quatre fois dégradée par les agences de notation.

Jean-Marc Ayrault le grand artisan de la cacophonie gouvernementale

Jean-Marc Ayrault Premier ministre explique au début de l’année dans Le Monde que la France doit être plus accueillante à la prise de risque  tout en défendant  « le modèle français que la France nous envie ». Il augmente les impôts à contre courant de ce que font tous nos voisins. Il ne veut pas « se soumettre à la réalité, mais la « transformer » !

Les cafouillages gouvernementaux n’ont cessé pendant toute l’année avec la préparation du budget 2014 et la réforme des retraites. Malheureusement, la réalité c’est que le président de la République attendait une reprise de la croissance de l’étranger qui n’a pas été véritablement au rendez vous. Comme il n’a plus de majorité pour faire passer les  vraies réformes dont la France a absolument besoin, il ne peut que louvoyer de façon inefficace. Comme le dit un des initiés des allées du pouvoir :« La majorité du président, pour survivre ne peut marcher qu’en crabe, car si elle se déplace vers le centre, l’aile gauche du PS et les écologistes sont irrémédiablement perdus »

Dans l’affaire Cahuzac la « République irréprochable » accouche d’une loi de moralisation

Jérôme Cahuzac, ministre délégué chargé du Budget, est invité le 15 janvier 2013 au Cercle Interallié par la « Société d’Economie Politique » à intervenir sur « Réussir la réduction des la dépense publique ». Il explique clairement qu’il n’y aura pas de dérapage des dépenses.

Jean-Marc Daniel Professeur à l’ESCP rappelle avec beaucoup d’humour dans le cadre de ce dîner ce que l’économiste David Ricardo écrivait en 1814 dans "Principes de l’économie politique et de l’impôt" : "Le désir de transporter sa personne et son capital dans un autre pays où on soit exempt de pareilles charges devient à la longue irrésistible et finit par vaincre la répugnance naturelle que tout le monde éprouve à renoncer à son pays natal et aux objets de ses premières affections. Il y a des bornes aux sacrifices d’argent que les particuliers peuvent consentir à faire continuellement pour le seul privilège de pouvoir vivre dans leurs pays natal"

La « République irréprochable » survendue par le PS accouche finalement d’une suffocante imposture. En improvisant une opportuniste loi de moralisation de la vie politique, la gauche morale corrompue participe à la désillusion collective.

La suppression du jour de carence des fonctionnaires : une occasion ratée de montrer l’exemple

Le jour de carence sur les arrêts maladie des fonctionnaires prévoyait depuis 2012 qu’ils n’étaient pas payés le premier jour de leur arrêt maladie. Cela avait permis de réduire un peu l’écart avec les salariés du secteur privé qui doivent attendre trois jours pour percevoir des indemnités. Le gouvernement a décidé cette semaine de supprimer le jour de carence des fonctionnaires. C’est un mauvais signe. Cela coûtera 60 millions d'euros à l’état employeur et 70 millions d'euros aux hôpitaux. On croit rêver que cette décision ait été prise au moment où il faut réduire les dépenses publiques. La décision du gouvernement est particulièrement inopportune écrit l’éditorialiste du Monde. La France est incapable de voir la réalité en face et de penser le long terme. Le gouvernement ne sait que lâcher du lest en faveur de sa principale clientèle électorale, dont le salaire net moyen est pourtant de 2377 euros par mois contre 2041 euros pour le secteur privé !

La loi d’amnistie votée pour les syndicalistes casseurs est une véritable insulte faite aux entrepreneurs. On a effacé les délits commis lors de conflits sociaux chez Continental à Gandrange, chez PSA à Aulnay... Elle  couvrirait aussi les malversations financières commises par les syndicats. Le CCE d’Air France a déposé son bilan ! Cela permettra au passage de mettre fin aux poursuites engagées contre les comités d’entreprise qui ont détourné, comme le rappelle Yves de Kerdrel dans Le Figaro des centaines de millions d’euros !

En avril, le scénario de croissance annoncé par le gouvernement français dans le cadre du programme de stabilité transmis à la Commission européenne, a été contesté d’abord  par le Haut Conseil des Finances Publiques présidé par Didier Migaud. Ce n’est pas rien, car le président de cette institution très respectée est socialiste. Il a rendu une copie sévère. Ensuite, cela a été le tour du  Fonds Monétaire International dont le directeur général est Christine Lagarde. Pour le FMI, l’Europe serait en récession en 2013 (-0,3%) pour renouer avec une croissance très faible en 2014 (+1,1%). La France sera en récession en 2013 (-0,1%) avec une légère amélioration en 2014 (+0,9%).

En juin, Jean-Marc Ayrault écrit au leader du Parti communiste qu’il va rapidement demander au Parlement d’adopter un certain nombre de mesures précises sur « les licenciements boursiers », ce qui revient à empêcher toute entreprise encore rentable d’ajuster ses effectifs. Le licenciement ne devenant possible dans les faits qu’en cas de faillite.

Après avoir inauguré le Musée de l’esclavage à Nantes, mémorial dédié aux victimes du « commerce triangulaire », Jean-Marc Ayrault aurait du très vite se pencher sur l’esclavage fiscal de ceux qui doivent acquitter un impôt supérieur à leurs revenus. Comme le rappelle Pascal Salin dans le Figaro, « l’esclave doit donner la totalité de ses forces et de son temps à son maître. Personne ne peut lui reprocher de ne pas être solidaire de son mauvais maître et de vouloir lui échapper. C’est très exactement ce qui se passe avec l’exil fiscal auquel de nombreux esclaves fiscaux doivent malheureusement se résoudre. Au nom de quel patriotisme faudrait il accepter la spoliation. Le véritable manque de patriotisme économique est celui des autorités publiques qui détruisent les êtres humains et la nation par une fiscalité excessive »…

L’entrepreneur de base est pour le Premier ministre, un personnage un peu frustre et limité intellectuellement, il ne peut savoir, ni ce qui est bon pour son entreprise, ni ce qui est bon pour son pays. C’est pourquoi Jean-Marc Ayrault a fixé cinq objectifs aux entrepreneurs. 1/ l’avenir de notre modèle de production, 2/ la réforme de notre modèle social, 3/ le modèle de croissance et de financement qui doit être durable, 4/ les mutations de la société française 5/ le projet européen… Pour que les entrepreneurs comprennent bien, il a été demandé à Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030 de définir sept secteurs stratégiques  sur lesquels doivent se concentrer les entrepreneurs, parmi lesquels : 1/ le stockage de l’énergie, 2/ le dessalement de l’eau de mer, 3/ le recyclage des matières premières, 4/ les protéines végétales, 5/ la chimie verte 6/ la “silver economy”…

En août la Cour des comptes critique une fois de plus la politique du gouvernement, admoneste les ministres et les abreuve de conseils qui sont de véritables injonctions.

En septembre, au delà du discours officiel qui nous explique que la reprise est bien là, certaines statistiques font froid dans le dos. Les impayés en matière de salaire ont battu un record inquiétant en juillet. Pour l’Assurance Garantie des Salaires, qui est le système géré par l’Assurance chômage permettant de payer les employés quand leur entreprise est en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, le montant décaissé en juillet s’est élevé à 228,8M€. Il constitue un niveau record. Les très petites entreprises sont les plus touchées, car 80% des demandes proviennent de sociétés qui emploient moins de dix salariés.

Les prêts sur gages constitués auprès des crédits municipaux ne cessent de progresser. A Paris, le nombre de dépôts entre 2008 et 2012 est en augmentation de 61,4% en nombre et de 163% en valeur !

La France bascule progressivement de l’assistanat au collectivisme

En l’espace de quelques jours le gouvernement a mis en place la garantie universelle pour le paiement des loyers, la généralisation du tiers payant qui permet à tout le monde d’abuser du système de santé public sans débourser un centime, la mise en place d’une garantie jeunes destinée à une population de 100 000 jeunes de 18 à 25 ans baptisée élégamment « les décrocheurs » !

On ne crée pas d’emplois avec une fiscalité confiscatoire. La sphère publique n’a toujours rien compris à la troisième révolution industrielle. C’est le message qu’a fait passer Christian Saint Etienne économiste au CNAM invité par l’Institut des Libertés pour présenter son dernier livre « France : état d’urgence. Une stratégie pour demain ». Pour lui, l’effondrement de notre compétitivité et de nos performances s’accélère. L’état d’esprit de la population par rapport au travail a complètement changé depuis la mise en place de la loi sur les 35 heures. Le principe de précaution instauré en 2005 pourrit l’action collective. Toutes ces erreurs obligent de taxer toujours plus ceux qui tirent la machine….

Alors que les difficultés françaises ne relèvent pas d’une prétendue crise mondiale, les politiques à courte vue menées en France depuis 30 ans en sont la cause. La France est incapable de mettre en œuvre les réformes dont elle a besoin. Cela tient au fait que la gauche comme la droite se trompent sur le rôle de l’Etat. Il doit se contenter de réguler la vie économique au lieu de vouloir en être un acteur.

Pierre Moscovici : Tout ce qui bouge on le taxe, tout ce qui bouge encore on le réglemente, tout ce qui ne bouge plus on le subventionne

La France qui taxait déjà beaucoup plus les revenus et les patrimoines que ses voisins, a alourdi massivement sa fiscalité depuis 2011 d’environ 70Md€ alors que le déficit ne s’est réduit que de 10Md. Finalement, c’est Ronald Reagan, ancien président des Etats-Unis, qui aimait décrire la situation de l’économie de son pays dirigé par les Démocrates par la formule très claire : "Tout ce qui bouge on le taxe ; ce qui bouge encore on le réglemente ; tout ce qui ne bouge plus on le subventionne."

La répression financière est déclenchée contre les épargnants

Les épargnants sont soumis à une double peine. L’Etat prend des mesures pour orienter les fonds vers le financement de sa dette. La pression fiscale et l’inflation rendent négatif le rendement pour les épargnants. Il en résulte un appauvrissement des français sans précédent depuis 1945. L’euthanasie du rentier est l’objectif recherché. La répression financière est mise en place.

L’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, par Pierre Moscovici, a mis en pièce en avril  "l’écosystème entrepreneurial" et "condamné les projets entrepreneuriaux collectifs ambitieux, les plus prometteurs en terme d’innovation et de création d’emplois. La taxation du capital à la même hauteur que le travail est une véritable ânerie. Celui qui investit de l’épargne qui a déjà payé l’impôt et qui peut tout perdre ne peut être fiscalisé au même niveau que le salarié qui est sûr d’être payé à la fin du mois et n’a pris aucun risque. L’alignement de la taxation des revenus du capital sur les revenus du travail  entraine déjà une baisse sensible des investissements en France… Le  rapport de Michel Rousseau et Philippe Ansel de la Fondation Concorde  décrit très bien la situation. L’alignement de la taxation du capital sur celle du travail détruit tous les jours des emplois en France. Il faut un cessez-le-feu fiscal dit Pierre Gattaz candidat à la présidence du Medef.

Au lieu de tenir compte de ces avertissements, on voit bien que rien ne peut arrêter les initiatives de Pierre Moscovici. Le niveau des impôts va battre tous les records avec un ensemble de nouvelles taxes en préparation (hausse de la TVA, cotisations familiales supplémentaires, augmentation des cotisations retraite, taxe écologique, taxe à 75%...). Pendant ce temps le niveau des dépenses publiques ne baisse pas. Les salaires de la fonction publique ont augmenté en 2012 malgré la rigueur. D’ailleurs selon le magazine américain Forbes, la France est devenue le numéro un mondial de la « misère fiscale ». Le magazine américain calcule un indice qui  est obtenu en additionnant les taux des six prélèvements les plus significatifs (revenus personnels, patrimoine, bénéfices des entreprises, cotisations sociales patronales, cotisations sociales salariés, TVA). Le total en France atteint 170% contre 106% en Allemagne…

La taxation rétroactive sur les PEA, inventée rapidement, est une véritable spoliation pratiquée à l’encontre des épargnants. Les détenteurs seraient frappés d’un prélèvement de 15,5% avec effet rétroactif jusqu’à 21 ans ! Du jamais vu. C’est vraiment une fois de plus, la rupture unilatérale d’un contrat de confiance. Lancé en septembre 1992, les Plans d’Épargne en Actions (PEA) avaient pour finalité d’inciter les épargnants à investir à long terme en actions ou fonds communs agréés. En contrepartie de contraintes de temps et de l’interdiction de détenir des obligations, la fiscalité était avantageuse (exonération des plus values et récupération de l’avoir fiscal). L’Etat a commencé à partir de 1996 à instaurer un prélèvement social de 0,5%. Ce taux a été augmenté pas moins de sept fois jusqu’en 2012 ! Compte tenu de ce comportement, il est peu probable que beaucoup d’investisseurs se précipitent pour ouvrir un PEA PME !

La taxe sur les ventes d’or a été augmentée très discrètement par l’Assemblée Nationale par un amendement au projet de loi de finance de 2014. Elle passera de 7,5% à 12%, soit de 8% à 12,5% avec la CRDS. C’est une mesure qui signifie probablement la fin du marché de l’or en France.

L’assurance vie devrait voir ses revenus pris en compte dans le cadre de l’ISF. Cet amendement est totalement contraire aux principes fondamentaux du droit fiscal. Il n’est en effet possible de taxer "que les revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose" donc pas les revenus potentiels.

Fin octobre, pour les contrats d’assurance vie, qui prévoit d’ajouter aux revenus de l’année la valorisation latente de l’épargne placée en assurance vie, André Lévy Lang, ancien président de Paribas, a montré dans un article des Echos que si le dispositif envisagé par le gouvernement était mis en place on arriverait, pour un contribuable qui a acheté un appartement à Paris et constitué un portefeuille d’actions avec de l’épargne qui a déjà payé l’impôt, à un taux effectif d’imposition de 98% (75%+15,5%+7,5%).

La loi prévoit d’assimiler à des revenus de l’année la valorisation d’une épargne non encaissée. Dans ce cas le plafond de 75% des revenus sera enfoncé et l’impôt deviendra confiscation atteignant selon André Lévy Lang ancien président de Paribas 98% (75%+ 15,5%+7,5%)

La remise en cause rétroactive de la fiscalité de l’assurance vie, présentée par Dominique Lefebvre, le porte parole PS de la commission des finances, comme une "mesure de cohérence et de justice" a été qualifiée par Stéphane Soumier de BFM comme "un véritable flingage de l’épargne longue".

Dans le concours Lépine de la fiscalité, il reste encore à mettre en place la "supertaxe" sur le capital et la taxe sur les droits de mutation proposée par Dominique Raimbourg député socialiste. 

L’idée de lancer un impôt de plus sur les propriétaires baptisé loyer implicite, loyer fictif, taxe de droit d’usage du logement. Comment expliquer aux français qui payent déjà une taxe foncière et une taxe d’habitation qu’ils doivent désormais payer en plus un droit d’usage pour le logement qu’ils ont acheté avec leur épargne, c’est-à-dire de l’argent ayant payé l’impôt.

Un nouveau coup de rabot au quotient familial est porté en juin, Pierre Moscovici. Il a décidé de poursuivre le matraquage fiscal, sans annoncer en contrepartie la moindre vraie diminution des dépenses publiques. Ce sont les français, ni riches, ni pauvres qui sont ponctionnés. La religion de l’impôt est devenue l’alpha et l’oméga de la pensée socialiste. L’urgence consisterait à préférer le cercle vertueux de la baisse des dépenses à celui vicieux de la déflation, fatal à la croissance.

Tout cela s’ajouterait à la mise en place de la garantie universelle pour le paiement des loyers, la généralisation du tiers payant à la Sécurité sociale qui permettra à tout le monde d’abuser un peu plus du système, sans avancer un seul euro, et enfin la "Garantie pour Jeunes Décrocheurs" pour les pousser encore plus à tout attendre de l’Etat. Le gouvernement Ayrault et son ministre des Finances ont décidé d’ouvrir en grand les portes de l’assistanat. Un jeune de 18 à 25 ans qui n’a jamais travaillé et jamais cotisé va pouvoir donc gagner autant qu’un chômeur de 55 ans en fin de droit… !

La pression fiscale continue d’augmenter à tous les étages : 8,4% des foyers acquittent désormais 69% du total de l’impôt sur le revenu ! La France détient maintenant le record du monde de la dépense publique, elle atteindra bientôt un niveau d’endettement de 2000Md€. Il faut toutefois rappeler que ce montant ne prend pas en compte la dette publique sociale. Il s’agit de la valeur des actifs que devrait posséder un fonds de pension capable de remplir les engagements pris par l’Etat pour les systèmes de retraite des fonctionnaires. Il se situe aux alentours de 4,7 années de PIB. Il faut y ajouter l’engagement pris envers les assurés sociaux de couvrir gratuitement l’accès à l’assurance maladie quand ils auront cessé de cotiser. Au total, la dette publique classique ne représente que le quart de la dette publique sociale.

Comme le niveau d’épargne des Français est de 13 000Md€, on peut faire tout à fait confiance aux experts de Bercy pour  ponctionner encore cet argent qui a déjà payé l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune etc…

Le jargon administratif gangrène la communication du gouvernement. « Refiscalisation des heures supplémentaires », « Déremboursement des lunettes par la Sécurité sociale », « Décote permettant de réduire l’impôt sur le revenu des contribuables les plus modestes ».

Les mesures de déblocage de l’épargne salariale qui interviennent en mai sont consternantes. En principe destinée à servir de complément de retraite pour les salariés et fournir des capitaux propres aux entreprises. Elles envoient un mauvais signe de plus montrant le peu d’égard du gouvernement pour les entreprises qui ont souhaité partager les fruits de la croissance avec leurs collaborateurs. Comme le fait remarquer Jérôme Dedeyan associé de Debory Eres, chaque fois que de telles mesures ont été prises elles n’ont eu qu’un effet très limité sur la croissance.

Les recette fiscales rentrent mal, le déficit de l’Etat se creuse malgré les hausses d’impôts votées. Les recettes de TVA et celles de la taxe sur les produits pétroliers reculent.

Le chiffrage entrainé par les dégats de l’ISF

En octobre, le produit de l’ISF sera en nette hausse, annonce triomphalement un communiqué de Bercy, puisque les rentrées prévues pour 2014 devraient s’élever à 4,7Md€ contre 4,1Md€. Ces chiffres sont une goutte d’eau par rapport au montant de la dette de l’Etat qui ressort  à 1894 Md€. C’est dommage que les « Petits Hommes Gris » qui nous dirigent ne chiffrent pas les dégâts collatéraux de cet impôt. Les estimations divergent, bien sûr, mais on peut estimer que depuis l’origine, il a coûté environ 0,3% de croissance annuelle, ce qui représente au moins 500 000 emplois perdus. D’après une estimation réalisée sur la période 1997-2009, 20 000 chefs d’entreprise s’étaient expatriés, ce qui représentait une perte de capital productif de 300 Md€ et expliquait largement notre déficit en PME. Depuis l’arrivée de François Hollande, le mouvement n’a fait que s’accélérer…

La super taxe sur le capital, soit une imposition automatique de 10% sur tous les ménages disposant d’une épargne positive, pourrait enfin être mise en place par les brillants esprits en charge de la fiscalité. Ce serait probablement l’apothéose de la période de répression financière que nous sommes en train de vivre…

Les entreprises sont asphyxiées par le bonneteau fiscal permanent

L’incohérence de l’attitude du gouvernement à l’égard des entreprises se poursuit en juillet. Le toujours plus d’impôts est en train de tuer progressivement les entreprises. Les gouvernements Fillon et Ayrault ont augmenté de 60Md€  la pression fiscale, dont 20 sur les entreprises et 40 sur les ménages. Le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) qui sera versé en 2015 ne portera que sur 20Md€. Une fois de plus, on aura préféré une usine à gaz à l’idée simple et directe qui consistait à baisser les charges des entreprises. On est maintenant dans le bonneteau fiscal permanent. Chaque Français, et pas simplement "les riches", quelle que soit la nature de ses activités, va subir d’ici la fin de l’année, dans sa vie de tous les jours, les augmentations de taxes et de cotisations sociales décidées par le gouvernement Ayrault.

La taxation des dividendes à 3% est une autre erreur. Les sociétés réalisant plus de 50 millions de chiffre d’affaires et employant plus de 250 salariés devraient se voir imposer une taxe de 3% sur les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires. Encore une grave erreur économique.

La France devient un vieux pays indolent exploité par les professionnels de la politique, frappé par la corruption et dont l’économie décline. Avec la taxe à 75% François Hollande marque contre la France. Les cotisations sociales en France sont plus lourdes (16,9% du PIB) que dans le reste de la zone Euro (12%). Tel est le triste constat de Gero von Randow du Zeit en Allemagne.

En octobre, Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, avec sa nouvelle taxe sur l’Excédent Brut d’Exploitation, est en train de faire franchir le seuil de 40% à l’imposition des résultats des grandes entreprises. Celles qui sont particulièrement pénalisées sont les entreprises qui doivent beaucoup investir pour faire un euro de chiffre d’affaire. C’est notamment le cas pour l’automobile, la chimie, les infrastructures. De toute façon, cette nouvelle taxe supprimera en grande partie le bénéfice de la hausse du CICE. Pourquoi faire simple quand on peut faire en permanence du très compliqué… !

La fronde contre l’Ecotaxe embrase la Bretagne…

La taxation des entreprises en France est devenue la plus élevée d’Europe. Comme personne à Bercy ne s’était rendu compte que taxer l’Excédent Brut d’Exploitation revenait à taxer les investissements, le gouvernement a choisi de doubler la surtaxe de l’impôt sur les sociétés ! Elle devrait passer de 5% actuellement à 10,7% afin de dégager un surplus de recettes de 2,5Md€ équivalent au rendement qui était attendu de la taxe sur l’EBE. Les entreprises enragent devant les incessants changements de règle. Jean-François Roubaud, patron de la CGPME, tire la sonnette d’alarme.

L’instabilité fiscale devient insupportable pour les entreprises soumises à d’incessants changements de règles. Même l’entreprise qui marche encore bien n’ose plus investir car elle ne sait pas ce qui adviendra demain.

La France devient un pays d’émigration de ses élites

La grande migration des dirigeants d’entreprise se poursuit. Bernard Charlès directeur général de Dassault Systèmes, n°2 des éditeurs de logiciels européens, s’est exprimé très clairement dans Le Monde et non dans Le Figaro. "Résider en France devient lourdement handicapant" écrit-il. Les grands groupes se préparent à délocaliser des divisions entières. Le groupe L’Oréal décentralise son organisation pour accélérer sa mondialisation... Parallèlement, tous les investisseurs constatent que les « riches ménages » quittent la France par centaine. Les jeunes aussi. 40% des jeune diplômés ont actuellement envie de quitter la France, car notre pays a cessé d’être attractif. Ce qui est nouveau, c’est que les classes moyennes sont aussi largement ponctionnées.

Début novembre L’imposition à 75% des revenus de plus d’1 M€ se révèle être dans la réalité une fiscalité spoliatrice à l’égard de ceux qui font la vitalité de notre tissu économique. Certaines entreprises ont du mal à garder leurs talents. Il faudra peut-être un jour remercier les clubs de football qui sont en train d’expliquer au grand public que l’on ne peut demander à des clubs d’être compétitifs sur le plan mondial et leur faire subir en même temps un véritable matraquage fiscal. Un club de football, cela peut mourir et voir ses meilleurs joueurs partir à l’étranger. C’est tout simplement comme une entreprise…

Et pourtant Pierre Moscovici craint le « ras le bol fiscal » des français !

En août, Pierre Moscovici annonce sérieusement craindre un « ras le bol » fiscal. Pratiquement chaque semaine est annoncé une nouvelle taxe, un impôt, une redevance, une contribution, voire un malus. La taxe sur l’excédent brut d’exploitation (EBE), puis c’est la taxe carbone (4Md€ en 2016) qui sera compensée, paraît-il, par des chèques énergie ! Ces nouveaux impôts sont sortis de nulle part. Ils n’ont apparemment fait l’objet d’aucune simulation.

Bercy qui est en situation d’innovation permanente sur le front fiscal en vient même à peiner pour trouver un nom aux nouveaux impôts créés. Les propriétaires de leur appartement qui paient déjà la taxe foncière, la taxe d’habitation et souvent l’ISF, devraient désormais avoir à acquitter « un droit d’usage de leur logement ». Faudra-t-il l’appeler loyer implicite, loyer virtuel, loyer fictif, taxe de droit d’usage du logement… ?

La politique fiscale du gouvernement est un échec complet

Tout cela se traduit par le fait que pour les investisseurs internationaux, la politique fiscale du gouvernement est un échec total. Le déficit se creuse, le chômage augmente et rien n’a été mis en ordre jusqu’à aujourd’hui pour faire repartir les deux moteurs de la croissance que sont l’investissement et la consommation

En septembre Pierre Moscovici annonce que « Les impôts vont diminuer de 20Md€ pour les entreprises ». Les gérants écoutant le ministre ont vraiment le sentiment d’être considérés comme des ignorants en matière économique et financière. Ils ont eux bien compris que le gouvernement, après avoir voulu surimposer les « riches entreprises », surtaxé le coût du travail et réduit les marges, avait voulu avec le CICE alléger un peu la note…avec le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), véritable usine à gaz très mal conçue. Il ne remplira pas ses objectifs pour stimuler les exportations, puisque les principales sociétés bénéficiaires ne sont pas exportatrices, à commencer par La Poste !

Plus les Français paient d’impôts, plus ils voient l’économie se dégrader, la délinquance exploser et l’insécurité atteindre un record. Le message présidentiel ne passe plus. La France est donc bien en train de basculer de l’assistanat au collectivisme. L’assistance sans contrepartie d’activité est une impasse qui maintient dans la trappe de pauvreté ceux qui y sont tombés. Le RSA coûte de plus en plus cher 10Md€ en 2013.

En octobre Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, s’apprête à revenir sur l’imposition des plus values mobilières. Alors que les Assises de l’Entrepreneuriat organisées à la suite de La révolte des pigeons avaient décidé de favoriser les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI), Christian Eckert, le rapporteur du budget, remet en cause le dispositif adopté et revient à la charge en expliquant que "ces dispositions encouragent les montages fiscaux dont le but principal est d’éviter de payer des impôts".

Au Parti socialiste, la créativité est permanente. Tout député, pour reprendre la formule d’Andy Warhol, peut avoir facilement son quart d’heure de célébrité en proposant un nouvel impôt stupide.

Yann Galut, député PS, propose une taxation des revenus des exilés. Lui qui a travaillé sur l’exil fiscal assure que “rien ne démontre une augmentation du phénomène d’émigration fiscale, car il n’y a pas d’instrument pour qualifier et quantifier l’exil fiscal”. Cela ne l’empêche pas de proposer de taxer les exilés fiscaux sur la base de “la fiction de la résidence continuée” (sic). La taxe viserait à “imposer les revenus des exilés comme ceux des résidents pendant les dix années suivant leur transfert à l’étranger”. Dans sa grande sagesse, Bercy a répondu que vu la complexité de la chose, la mesure n’était pas envisageable pour le moment…

Gérard Bapt, député PS, a eu l’idée d’une taxe sur les boissons énergisantes. Il s’agit de taxer les ventes de Red Bull et autres…Pour lui, "cette nouvelle taxe est conçue non pas dans une visée de recette mais à visée comportementale". Comme un rééducateur du peuple n’est jamais isolé, la ministre de la Santé Marisol Touraine a ajouté que "la fiscalité comportementale n’était pas le seul instrument des politiques de santé publique". On est en présence de gens qui veulent rectifier le comportement de citoyens adultes qu’ils jugent eux mêmes déviants…

La France est entrée en overdose fiscale.  La gauche aura levé depuis son arrivée au pouvoir plus de 30Md€ de prélèvements supplémentaires. Et tout cela pour que le déficit qui devait être de 3% en 2013 se retrouve à 3,6% en 2014. A quoi ont servi ces dizaines de milliards d’impôts supplémentaires ?

Le "ras-le-bol fiscal" est donc bien une réalité vécue intensément par tous ceux qui sont obligés de composer au quotidien avec un système instable et de plus en plus complexe. Les familles seront sévèrement touchées en 2014.

Défiance des entrepreneurs préfèrent investir désormais à l’étranger. Défiance des investisseurs qui se détournent de tout ce qui est français. Défiance des citoyens qui préfèrent épargner que consommer.

La gauche morale fait renaitre la fraude

Il faudra peut-être attendre que les footballeurs se mettent en grève pour protester contre l’imposition des revenus à 75% (la liquidation de clubs de football comme Le Mans et Sedan aura peut être une vertu très pédagogique sur les électeurs français…), que les camionneurs bloquent les autoroutes pour protester contre la nouvelle taxe poids lourd, que les entrepreneurs menacent de faire une grève de l’impôt, que les ménages entrent dans "la bidouille" avec un développement sans précédent du travail au noir (le nombre d’heures déclarées au titre des emplois familiaux a  baissé de 8% en un semestre !)

La taxation du capital à la même hauteur que le travail est une véritable ânerie. Celui qui investit de l’épargne qui a déjà payé l’impôt et qui peut tout perdre ne peut être fiscalisé au même niveau que le salarié qui est sûr d’être payé à la fin du mois et n’a pris aucun risque. L’alignement de la taxation des revenus du capital sur les revenus du travail  entraine déjà une baisse sensible des investissements en France…

Michel Sapin ne prend aucune mesure efficace pour « inverser la courbe du chômage »

Michel Sapin, ministre du Travail de l’Emploi et du Dialogue Social, pense que l’Insee se trompe en disant que la courbe du chômage ne s’inversera pas en France en 2013. Les chiffres officiels pourraient baisser grâce  « au traitement social du chômage » qui comprend 490 000 « contrats aidés » plus 100 000 « emplois d’avenir » (33% des objectifs seulement atteints à ce jour ), plus 75 000 « contrats de génération ». Comme la boîte à outils du président ne fonctionne pas, l’état voudrait rajouter un système de compensation pour les entreprises afin de leur permettre d’engager des chômeurs, en les rémunérant moins que le Smic avec l’état compensant la différence.

En juin Christian Saint Etienne, Professeur d’économie au CNAM, a rappelé que le SMIC français qui représentait les 2/3 du salaire moyen contre 40% en moyenne dans le reste de l’Europe, excluait de fait 1M de français qui soit ne trouvait aucun emploi soit travaillait au noir quand ils le pouvaient….Il faudrait également avoir le courage d’ouvrir les yeux sur « les travailleurs européens détachés » qui seraient maintenant 300 000 en France et travailleraient sur la base 2,86€ de l’heure avec les lois sociales de leurs pays d’origine…

En juillet les jeunes sont désespérés, par un pays qui ne sait leur proposer que les "Emplois d’avenir" ou des "Contrats de génération" de Jean Marc Ayrault.  Les contrats aidés, tout le monde le sait depuis 36 ans, sont sans effet durable sur le chômage. Un pays qui sacrifie sa  jeunesse et organise la dégradation relative de leur niveau de vie est un pays qui va mal .

En octobre, Michel Sapin, vient d’avoir une nouvelle idée. "Le RSA pour jeunes décrocheurs" (sic) sera ajouté aux dispositifs déjà existants comme "Les emplois d’avenir", "Les contrats de génération" et "Les emplois francs". La nouvelle allocation mensuelle sera destinée aux 18-25 ans en grande précarité. Tout cela aboutit au fait qu’un emploi jeune sur trois est subventionné par l’Etat. Ce serait plutôt une bonne idée d’essayer de comprendre pourquoi, en France, 400 000 emplois sont proposés par des entreprises qui ne trouvent pas de candidat !

En octobre Michel Sapin avec le travail du dimanche contribue un peu plus à assassiner le travail…En novembre la hausse du coût à l’embauche menace 60 000 postes d’emplois à domicile en 2013 !

Michel Sapin, est très actif pour arriver à montrer que « La courbe du chômage va s’inverser à la fin de l’année… » Conformément à ce qu’a prédit le président de la République. Il joue avec les chiffres pour préserver Hollande. Avec des astuces statistiques, il y parviendra, mais cette « inversion » de la courbe du chômage n’aura rien à voir avec une reprise de l’économie française. Il suffira dans la catégorie d’Emploi En Fin de Mois (DEFM) de faire passer les chômeurs de la catégorie A, la seule qui est médiatisée, vers une des quatre autres catégories. C’est ce que l’on appelle pudiquement « le traitement social du chômage ». Avec environ 600 000 contrats aidés en 2013, on ajoutera  à ce chiffre les 100 000 « emplois d’avenir », les 70 000 « contrats de génération » et les 30 000 « chômeurs en formation », donc pas pris en compte dans le chiffre DEFM catégorie A. Pour être complet, il faut y ajouter les 5000 « emplois francs » annoncés très sérieusement par François Hollande le 6 août dernier lors d’une visite dans le Gers ! Le dispositif consiste en une aide de 5000 euros versée à toute entreprise « qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans résidant dans une Zone Urbaine Sensible (ZUS) ». Ce n’est pas en augmentant en permanence les recrutements dans la fonction publique par des contrats aidés que l’on peut espérer redonner un jour de l’espoir aux jeunes qui recherchent un emploi…

Arnaud Montebourg a dit « Je n’ai jamais dit que je n’aimais pas les patrons, j’ai dit que je n’aimais pas les cons…. »

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif et grand partisan du Colbertisme participatif aurait du étudier de près le dossier Quaero qui, pour Jacques Chirac, était censé devenir le concurrent de Google. A partir de 2008, piloté par Jean Louis Beffa, à l’époque président de Saint Gobain, le projet a bénéficié de fonds provenant de l’aide à l’innovation, de subventions et d’avances remboursables. La seule trace qui reste de cet investissement est une somme de un milliard d’euros dépensée apparemment pour rien…

Arnaud Montebourg en septembre, parie lui, sur une industrie requinquée à l'horizon de dix ans, revenant à 20 % du PIB, grâce à la politique qu'il conduit depuis Bercy avec le succès que l’on connait. «La grandeur de la politique, plaide un conseiller ministériel, c'est de se fixer des objectifs ambitieux.». Cela se décline en  Trente-quatre projets pour sauver l'industrie qui seront érigés en «priorité nationale» par le gouvernement. Ce plan a été élaboré par la Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS) avec l’aide du consultant McKinsey. La liste comprend notamment des domaines qui sont sur les radars de tous les investisseurs en capital risque du monde depuis des années (Big Data, Cybersécurité, Nanoélectronique, Robotique…), des curiosités (Souveraineté Télécoms, Dirigeables pour charges lourdes… !) et des sujets sur lesquels l’état a déjà dépensé beaucoup d’argent sans aucun succès (Energies Renouvelables). Avant de se livrer à cet exercice tout à fait estimable, la DGCIS aurait pu demander une copie des études très bien faites que font en permanence les grandes banques internationales sur ces sujets !

En octobre, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, remporte enfin  une grande victoire industrielle. Les pull rouges des 5750 moniteurs de ski français seront de nouveau fabriqués en France par la société Duvillard au Creusot en Saône et Loire. Le redressement est tout sauf productif. La dictature de l’écologie tue l’emploi

En l’espace d’un an il n’a rien redressé, rien produit, et effrayé tous ceux qui étaient prêts à créer de la richesse et des emplois en France. Il n’y a pas d’industrie sans investisseurs.

N’en déplaise à Arnaud Montebourg, il ne peut pas y avoir de redressement productif quand une fiscalité confiscatoire chasse les créateurs de richesse de France explique Xavier Fontanet ancien Président d’Essilor.

Marisol Touraine porte le coup de grâce à l’assurance maladie

Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a eu l’audace de déclarer publiquement qu’en matière de retraite,  « Nous avons sauvé notre modèle » ! On se demande comment un ministre de la République peut faire des déclarations définitives qui sont autant en contradiction avec la réalité. Pour le moment, comme elle n’a pas traité du tout le problème de la retraite des fonctionnaires autrement qu’en expliquant que ce sont des pensions à la charge du budget de l’Etat, elle devrait mettre sous tutelle les caisses de pension des professions libérales. C’est l’exécutif qui devrait désormais nommer le  directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL). Le siphonage des 21 Md€ de réserves qui ont été constituées par les professions libérales va donc pouvoir avoir lieu… Il faut se rappeler qu’en octobre 2011, la présidence du régime général Caisse Nationale d’assurance Vieillesse (CNAV) avait été offerte par le gouvernement précédent au syndicat FO, champion des grèves à répétition et de la lutte pour le maintien des régimes spéciaux. On ne peut donc s’étonner que les caisses de retraite du secteur privé fassent l’objet de tous les pillages pour financer les retraites privilégiées, baptisés régimes spéciaux, des agents publics notamment de la SNCF, la RATP, la Poste, EDF etc…

Marisol Touraine, a pris la décision de généraliser le tiers payant à la Sécurité Sociale. Cela signifie en clair que les Français ne paieront plus rien pour leur santé. Il s’agit d’un véritable coup de grâce porté à l’assurance maladie, car cela supprime totalement toute responsabilisation permettant de maîtriser un jour les dépenses de santé… !

En octobre, Marisol Touraine fait de la France avec sa réforme des retraites une exception en Europe. Tous nos voisins repoussent l’âge de la retraite, mais elle, au moment où l’Etat est criblé de dettes, propose de le diminuer !

Le "tout gratuit" qu’elle compte mettre en place dans la Sécurité Sociale est un véritable outil de déresponsabilisation qui est en train de tuer la France. Dans un monde de plus en plus compétitif, la France est le seul pays à choisir d’étendre encore son Etat Providence. En attendant, tous les moyens sont bons pour boucler le budget de la Sécurité Sociale et particulièrement pour siphonner les structures qui gravitent autour des administrations sociales. Les deux organismes qui seront mis à contribution sont la Caisse d’Assurance Maladie du régime spécial des Industries Electriques et Gazières (Camieg) et le Fonds pour l’Emploi Hospitalier (FEH) pour la somme de 403M€, petit montant par rapport aux 12,8Md€ de déficit de la Sécurité Sociale…

Marisol Touraine prend ensuite des décisions qui correspondent à un plan de renflouement des syndicats. Le Rapport Perruchot, rédigé par l’ex député en 2011, a d’abord été enterré pour longtemps puisqu’il a été interdit de publication pour 25 ans ! Il faisait le point sur les mécanismes de financement des fédérations d’employeurs et de salariés et dénonçait un déficit évident de représentativité des organisations syndicales, dont l’essentiel des ressources est déconnecté des cotisations de leurs adhérents. Les syndicats en France ont comme on le sait très peu de légitimité avec 8% des salariés adhérents. Ils sont néanmoins devenus des puissances financières, car ils perçoivent selon le rapport 4Md€ par an de la collectivité. Les cotisations perçues sur les adhérents ne représentent que 3 à 4% des budgets syndicaux, contre une moyenne de 80% en Europe ! Comme le nombre de syndicalistes qui sont détachés par leur entreprise, l’Etat ou les collectivités n’est pas connu officiellement, le courageux Nicolas Perruchot avait évalué que 17 000 fonctionnaires étaient détachés et travaillaient pour des organisations syndicales, ce qui coûterait entre 720M et 1,3Md€ aux caisses publiques ! Est ce que les syndicalistes français sont au dessus des lois. ?

La plupart des syndicats font en permanence obstacle aux réformes d’intérêt général. Leurs positions sur la réforme des retraites, le travail le dimanche etc… ont montré qu’ils défendaient les corporatismes d’un autre siècle.

La décision arrêtée sur les retraites est consternante. Pas plus que les précédentes, la réforme des retraites n’est de nature à « sauver » le système. Seul le déficit du secteur privé a été abordé, rien n’a été entrepris sur celui des fonctionnaires alors que le mot justice est prononcé sans arrêt. Aucune mesure n’a été annoncée pour supprimer par exemple des excès comme celui du régime spécial des parlementaires qui permet après deux mandats de dix ans d’obtenir à 62 ans une pension de retraite de 2400€ mensuels, alors qu’un professeur du secondaire l’obtiendra au mieux qu’après 41 ans de travail et à l’âge de 65 ans !

Les complémentaires santé devraient continuer de contribuer d’une manière ou d’une autre au financement des syndicats, puisque les complémentaires devenues obligatoires seraient choisies au niveau des branches et non pas dans le cadre d’un appel d’offre ouvert ! Il faut absolument lire sur ce sujet le livre de Frédéric Bizard : "Complémentaires santé : le scandale".

En octobre le gouvernement sous estime gravement la situation en France. Il faut arrêter de redistribuer à l’aveugle dans tous les sens. Il est urgent de marquer une pause dans cet interventionnisme brouillon qui a pour seul effet d’augmenter les dépenses publiques, les prélèvements obligatoires et le poids des réglementations.

Cécile Duflot est la ministre qui aura immobilisé l’immobilier

Cécile Duflot, ministre de Egalité du Territoire et du Logement, est surnommée par les professionnels de l’immobilier "Madame Duflop" compte tenu du fait que la Loi Duflot connaît des débuts décevants : les mises en chantier de logements à 340 000 se retrouvent à un niveau historiquement bas, le crédit à l’habitat devrait baisser de 8% en 2013 ! Cécile Duflot généralise l’encadrement des loyers.

Le système de la garantie universelle des loyers qui serait mis en œuvre en  2016 est une puissante incitation pour les mauvais payeurs à ne pas s’acquitter de leurs obligations. Cela n’incite pas du tout les investisseurs privés à investir.

Tout cela s’ajoute à l’imposition des revenus fonciers, la taxation des plus values sur les résidences secondaires et des taxes foncières qui ne cessent de progresser. Son cap maintes fois affirmé est clair « Le devoir de la gauche, c’est de remettre en marche la fabrique de l’égalité » !

Les investisseurs qui manquent de visibilité sur les « Placements Duflot » désertent les bureaux de vente. Cécile Duflot est bien la ministre qui immobilise l’immobilier.

Cécile Duflot est surnommée par les professionnels de l’immobilier "Madame Duflop" compte tenu du fait que la Loi Duflot connaît des débuts décevants : les mises en chantier de logements à 340 000 se retrouvent à un niveau historiquement bas, le crédit à l’habitat devrait baisser de 8% en 2013 ! Cécile Duflot généralise l’encadrement des loyers

En septembre, Cécile Duflot s’est particulièrement distinguée. Entre l’encadrement des loyers, la Garantie Universelle des Loyers, les attaques contre les agents immobiliers et les syndics d’immeuble …Cette loi, qui est une véritable négation de la réalité économique, aura pour conséquence d’accentuer encore la pénurie de logements…Ce n’est pas parce qu’on va davantage encadrer les loyers  qu’on trouvera plus de biens à louer….

Le mépris de Sylvia Pinel pour les auto entrepreneurs est stupéfiant

Sylvia Pinel, nommée ministre du Commerce et de l’Artisanat par François Hollande, probablement parce qu’elle était spécialisée dans la justice, les prisons et la sécurité sociale, a montré tout le mépris qu’elle avait pour le régime des auto entrepreneurs qui constitue pour beaucoup de gens du revenu en plus et du chômage en moins, car le statut simplifié permet d’échapper à la rigidité de la réglementation du droit du travail et à la lourdeur des charges sociales. Sa réforme ne satisfait ni les artisans ni « les poussins ».

Devant la levée de boucliers des « poussins », successeurs des pigeons, elle a été recadrée par Jean Marc Ayrault premier ministre et Bernard Cazeneuve ministre du budget. Le gouvernement finit par reculer. Heureusement.

Elle a voulu également  taxer « le drive ». Ce sont les entrepôts où les consommateurs viennent récupérer des commandes passées sur internet. C’était le seul pôle de croissance dans une distribution en berne. Le réflexe immédiat de la ministre a été : taxons. C’est ne pas comprendre que le drive est l’articulation de la vente physique et de la vente internet, c’est à dire l’économie de demain… Consternant.

Benoit Hamon trouve très bien de se mettre à dos les entrepreneurs

En juillet Benoit Hamon, ministre de l’Economie Sociale et Solidaire et de la Consommation, continue de son côté à vouloir "dissuader les licenciements boursiers". La loi baptisée "Florange" met une fois de plus les chefs d’entreprise en colère. Elle va obliger tout patron d’une entreprise de moins de 50 personnes à informer ses salariés d’une cession à venir. Dans les entreprises, on sait depuis longtemps que le passage de 49 à 50 salariés se traduit pour l’entreprise par 27 nouvelles formalités à remplir. Tout est donc systématiquement entrepris pour dissuader les entreprises d’engager du personnel. Le texte envoie un mauvais signal de plus aux investisseurs étrangers…

En novembre Benoit Hamon fait voter une loi qui fait hurler les patrons. Le ministre veut faire des associations, des entreprises d’insertion, des mutuelles et des coopératives le moteur de l’emploi….

Geneviève Fioraso a du mal à comprendre la troisième révolution industrielle

Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement Supérieur, peine toujours à comprendre l’initiative de Xavier Neel, patron de Free, de financer personnellement un établissement qui formera chaque année gratuitement un millier de jeunes à la programmation informatique. Elle ne semble pas avoir pris la mesure du retard des formations universitaires sur les besoins du marché en "cloud computing", "big data" ou réseaux sociaux. On a du mal à comprendre cette attitude quand on sait que sur 154 364 bacheliers inscrits en 2007 à l’université, seulement 41 678 ont obtenu une licence au bout de trois ans !

Christiane Taubira pratique la justice de classe à l’envers

En juin Christiane Taubira participe à cette justice de classe à l’envers. « L’affaire Tapie » est ressortie pour servir de paravent à « l’affaire Cahuzac ». Cette république des juges nous ramène à Saint Just, Fouquier-Tinville et Robespierre. Les pages parmi les plus sombres  de notre pays. Un non lieu ou une relaxe trois, dix ou quinze ans plus tard ne laveront pas le sceau de l’infamie.

Christiane Taubira Le légalisme est à géométrie variable. Ce qui est appliqué dans le cadre du mariage pour tous, du droit du travail, du droit pénal financier ne l’est pas pour l’expulsion d’un hors la loi. On ne sanctionne pas non plus les juges qui avaient créés « Le mur des cons » dans le cadre du Syndicat de la magistrature...

Le socialisme de l’indécence c’est la décision de Jean Marc Ayrault de créer 10 000 postes de « Conseillers de Probation » dans le cadre de la Loi Taubira.

L’affaire Leonarda, histoire d’une jeune fille de quinze ans qui prend à partie le Président de la République  en lui faisant la leçon avec une insolence confondante. Ses parents étant généreusement logés, nourris et entretenus par la France depuis quatre ans… Séquence où tout s’est déréglé au sommet de l’Etat et dans la majorité…

Triste bilan 2013.

Très bonne année 2014 à tous.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (108)
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Le Cécilien
- 07/01/2014 - 12:15
Gauche/ Droite main dans la main, copains/ copains.
2014 Hollande sera le Président le plus détesté que l'histoire de France n'ait jamais connue.
Quant' à Juppé, lui c'est la SUPER GIROUETTE qui retourne sa veste et s'oriente vers les socialos pour essayer de gagner des voix et vers l'UMP pour se faire sa publicité. Haaaaaaaaaaaaaa Mais Juppé le versatile, il mange à tous les râteliers ! Il n'a pas sa place en politique !

wolfgangamadp
- 07/01/2014 - 10:44
Dernière stupidité : baisser
Dernière stupidité : baisser les limitations de vitesse.
Comme ça on sera moins productif et les temps de parcours vont s'allonger ce qui va réduire la possibilité pour les gens de trouver du boulot...
Les gens sont anesthésiés. le jour où on leur dira de rouler à 10 à l'heure comme des veaux, ils le feront. Totalement lobotomisés...
shooby
- 07/01/2014 - 10:18
j'aimes bien les commentaires de vangog et assimilé
qui continuent de parier sur une défaite cuisante de la gauche aux prochaines élections à venir, tout comme ils avaient déjà parier sur la défaite de la gauche lors des présidentielles et des législatives. Le problème est que tout du moins pour celle à venir (les municipales) on ne vote pas pour sanctionner ou pas un gouvernement, mais pour sanctionner ou pas un maire. Ce n'est pas la même chose. Et nkm commence à le comprendre : elle qui se croyait déjà en haut de l'affiche, qui pensait qu'elle allait prendre Paris haut la mains juste en disant le contraire d'Hidalgo (pensant que cela suffirait à encourager les socialophobes) et sans avoir à présenter de programme pour les parisiens, elle commence à comprendre que le naufrage est proche, résultat, maintenant elle court dans tous les sens (elle va fumer avec des sdf se prétendant leurs amis alors que dans une interview de septembre au figaro elle a promis de les chassés de Paris, elle visite tous les salons possibles et imaginables ...), ne se soucie plus de ses alliés, et tout ça avec quelle efficacité ? Ces jeunes en oublient l'essentiel en politique : présenter un programme qui séduise. C'est pourtant le béaba ;)