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Comment meurent les partis : les sévères claques à venir aux législatives signifient-elles vraiment que les partis concernés sont voués à la disparition ?

Publié le 24 mai 2017
L'Histoire nous montre que toutes les "disparitions" de partis ne se valent pas, mais qu'un grand parti peut tout à fait devenir une coquille vide en quelques années.
Gilles Richard
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Ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud et agrégé d'histoire, Gilles Richard est professeur d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 et membre de l'UMR CNRS "Arènes". Il a publié "Histoire des droites en France" chez Perrin.
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L'Histoire nous montre que toutes les "disparitions" de partis ne se valent pas, mais qu'un grand parti peut tout à fait devenir une coquille vide en quelques années.

Atlantico : Pour beaucoup, le Parti Socialiste est voué à disparaître. Est-ce le cas selon vous (Il a encore des milliers d'élus locaux contrairement au FN.) ? Sa situation fait-elle échos à d'autres dans le passé ? 

Gilles Richard :  La question renvoie directement au sort actuel du PS ! Eh bien, précisément, ce parti, alors nommé SFIO, a déjà subi une très lourde défaite électorale lors de la présidentielle de 1969, son candidat G. Defferre réalisant même un score inférieur à celui de B. Hamon en avril dernier. Pourtant, deux ans plus tard, les socialistes renaissaient de leurs cendres sous la conduite de F. Mitterrand et aux législatives de 1973, obtenaient presque autant de voix que les communistes. C'est sans doute l'exemple le plus spectaculaire de mort-et-résurrection, si je peux dire, d'un parti politique dans le dernier demi-siècle.

Quels ont été les pires défaites électorales dont un parti politique se soit remis sous la Cinquième République ? A-t-on des exemples concrets de partis politiques qui se sont remis d'un grosse défaite (et que l'on disait foutu) ?

Oui, il y a l'exemple – aujourd'hui oublié – du CNIP (Centre national des indépendants et paysans), le grand parti de droite sous la IVe République, mené par Antoine Pinay et René Coty, fort d'autant d'électeurs que le PCF avant le 13 mai 1958. Il s'est littéralement effondré aux législatives de 1962, au point de ne même plus pouvoir former un groupe parlementaire alors qu'il avait plus de 120 députés avant la dissolution de l'Assemblée en octobre 1962. Jusqu'en 1979, il conserva un groupe au Sénat grâce à ses élus locaux, mais sans jamais pouvoir renaître au Palais-Bourbon. La cause ? Ses dirigeants, majoritairement des jusqu'au-boutistes de l'Algérie française, furent tout simplement abandonnés par leurs électeurs qui se rallièrent à Ch. de Gaulle et votèrent en masse pour les candidats de l'UNR (Union pour la nouvelle République), le parti gaulliste, devenu en 1962 premier parti de France. Ce sont donc les électeurs qui, sur la longue durée, font ou défont les grands rapports de force.

N'allons pas pour autant en déduire que disparaître au Parlement entraîne nécessairement la mort définitive d'un parti. Le PCF lui aussi perdit, faute d'alliances au second tour, son groupe parlementaire au Palais-Bourbon en 1958 mais demeura très influent et retrouva un groupe dès 1962. Le cas le plus surprenant est sans doute celui des radicaux. Principale force de la IIIe République, affaiblis après la Libération, privés de leur groupe parlementaire en 1958, ils survivent toujours en ce début du XXIe siècle, bien que coupés en deux depuis 1972, entre radicaux « de gauche » alliés au PS et radicaux « valoisiens » intégrés dans l'UDI.

A contrario, a-t-on des exemples de partis qui ont disparus suite à une défaite ? Et qu'est ce qui a causé leur "mort"?  Est-ce qu'il suffit de mourir au Parlement ou y-a-t-il autre chose ? 

L'exemple des radicaux tend à montrer que les partis en tant qu'organisations ne meurent jamais complètement. Mais il en va bien sûr autrement de leur capacité à convaincre les électeurs et à exercer le pouvoir au plus haut niveau : ni les radicaux, ni les communistes, ni les indépendants et paysans, réduits au rôle de forces d'appoint, n'ont aujourd'hui de poids dans les grandes décisions politiques. La question qui se pose pour le PS n'est donc pas de savoir s'il existera encore – c'est évident – mais s'il sera encore un grand parti. De ce point de vue, la situation actuelle est bien différente de celle de 1969. Il y a près de 50 ans, la SFIO s'était vidée de ses forces vives au profit de formations dissidentes (« clubs » et PSU) qui aspiraient à refonder un parti ancré à gauche faisant contre-poids au puissant PCF. F. Mitterrand fut promu premier secrétaire dans ce but. On restait dans la tradition socialiste, c'est-à-dire de gauche. Aujourd'hui, les forces vives qui abandonnent le navire, rejoignent une grande famille politique, hégémonique depuis quatre décennies : les néolibéraux et leur toute nouvelle figure de proue, le président élu le 7 mai. C'est donc tout l'équilibre politique séculaire qui achève de s'effondrer. Au profit de la droite néolibérale.

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