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Comment la mondialisation a conduit à la radicalisation du vote des électeurs au sein des sociétés occidentales (tout en affaiblissant les modérés)

Publié le 10 août 2016
Des travaux menés par des économistes du MIT soulignent le lien qui existe entre radicalisation politique et mondialisation. La désindustrialisation et les différents chocs induits par l'économie globalisée impactent les votes américains. Un constat qui peut également se dresser, toutes mesures gardées, sur le sol français.
Jean-Daniel Lévy
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Jean-Daniel Lévy est directeur du département politique & opinion d'Harris Interactive.
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Des travaux menés par des économistes du MIT soulignent le lien qui existe entre radicalisation politique et mondialisation. La désindustrialisation et les différents chocs induits par l'économie globalisée impactent les votes américains. Un constat qui peut également se dresser, toutes mesures gardées, sur le sol français.

Atlantico : Selon une étude (voir ici) menée par David Autor, économiste américain du MIT, et plusieurs de ses confrères, la mondialisation joue un rôle important sur le vote extrême aux Etats-Unis. Dans un article pour le New-York Times, il explique que les chocs liés à la mondialisation poussent les minorités vers l'extrême-gauche tandis que l'électorat "blanc" se tournerait vers une droite de plus en plus conservatrice, provoquant in fine une érosion des partis modérés. Dans quelle mesure peut-on dresser un tel constat en France ?

Jean-Daniel Lévy : Commençons par un élément de base : nous n'avons pas, en France, un regard ethnique des comportements électoraux. Notre rapport à ces comportements est davantage social. Ce que l'on constate sur ces questions, c'est que d'une manière générale, l'extrême-droite profite autrement plus des effets retors de la mondialisation que l'extrême gauche en France, actuellement. La période que nous vivons voit la difficulté des "insoumis" à se structurer en un mouvement politique comme ce fut notamment le cas en Espagne où en Grèce. Les catégories populaires, les jeunes et une majorité des gens qui se retrouvent aujourd'hui sans perspective d'avenir se tournent vers l'extrême-droite. C'est, bien sûr, une des conséquences de la mondialisation mais cela résulte également du sentiment que nos politiques ont de moins en moins de prise sur le cours des choses. A cela s'ajoute la perception d'une perte de nos identités, de ce qui fait la spécifité d'être français aujourd'hui. Tous ces éléments se conjuguent et favorisent un vote Front National. Parmi tous ces aspects, la mondialisation joue un rôle important sur les comportements électoraux.

Jean-Luc Mélenchon, plus que l'extrême-gauche à proprement parler, profite légèrement de cette situation : il accueille le vote de catégories diplômées qui estiment que la mondialisation (ainsi que la construction européenne) remettent en cause notre modèle social.

Très clairement, la mondialisation souffre d'une mauvaise image auprès des Français, qui la perçoivent comme la perte de nos valeurs, la perte de notre pouvoir politique. Bien évidemment, des éléments de consommation personnelle sont issus de la mondialisation et bouleversent les comportements. Cette situation se traduit par une dissonance nette : d'une part, un regard critique des Français à l'égard du processus de mondialisation et d'autre part, des pratiques qui en découlent, en témoigne la place de la France (première !) en taux de McDonald's par habitant. Le fait est que ce processus n'est pas vécu positivement : persiste le sentiment de subir la mondialisation, amplifié par le fait qu'à l'international, la France n'a plus l'air de disposer de l'ensemble des moyens et de toute la force qu'elle avait par le passé. Il est difficile de quantifier objectivement l'impact de la mondialisation en matière de radicalisation de l'électorat, mais il est évident que l'approche française est très critique à l'égard de ce qui vient de l'extérieur. Les débats sur le Traité constitutionnel européen l'ont très bien illustré. Au point d'amener la gauche comme l'extrême-droite à critiquer très vertement l'initiative. Les électeurs se sentent menacés par la mondialisation ; c'est vrai. Ce vote radical, cependant, n'est pas uniquement radical : c'est aussi l'occasion de rappeler ce que signifie "être Français". Du moins selon leur réinterprétation, qui est celle d'une France puissante du temps des 30 glorieuses, qui avait voix au chapitre à l'international, etc.

Il y a, comme aux Etats-Unis, une baisse globale de l'ensemble des partis gouvernementaux. Ce n'est pas valable qu'en France : le phénomène est européen et les différentes élections (Serbie, Autriche, etc) le prouvent. Tous les éléments mis bout à bout ; mondialisation, absence de perspective d'avenir, de contrôle des politiques sur ces politiques, perte de nos identités, etc. ont un réel impact. Ils ne permettent pas de se projeter dans l'avenir d'une façon positive. Ils appellent, par conséquent, à une reconstruction du paysage politique, qui se traduit par le vote extrême. La mondialisation donne le sentiment que les responsables politiques n'ont plus prise sur les choses. C'est l'une des causes concrète de la radicalisation politique. Ce mouvement n'est pas uniquement français. La percée de l'extrême-droite participe d'une dynamique plus large. Quant aux difficultés de l'extrême-gauche, elles s'expliquent par d'autres éléments plus conjoncturels : l'Espagne, par exemple, faisait face à des problèmes économiques majeurs. Le chômage des jeunes y étaient bien plus important qu'en France. A noter aussi que l'Etat espagnol est bien moins centralisateur, puisqu'il s'agit d'une configuration fédérale. Enfin, ils sont moins enclin à se tourner vers l'extrême-droite, eu égard à la période Franco qui laisse encore des souvenirs vivaces.

En un sens, toutefois, le vote radical en France est plus profond qu'aux Etats-Unis. C'est là le fait que la puissance américaine est moins remise en cause que celle de la France, qui subit un déclassement. Cette dimension-là est moins présente outre-Atlantique.

Selon cette même étude, si la mondialisation avait été d'une moindre intensité, cela aurait eu de lourdes conséquences électorales (+16 points pour les démocrates modérés et +6 pour les républicains modérés, contre -18 pour les républicains conservateurs). Quels sont, en France, les parallèles qu'il est possible d'établir avec ce phénomène constaté aux Etats-Unis, notamment concernant les foyers de désindustrialisation, comme la Moselle ?

Indéniablement, les zones de désindustrialisation participent fortement à la montée du Front National. C'est aussi le cas des zones en perte de petits commerces. C'est un phénomène que l'on constate dans le bassin minier, dans le sud de la France… Le parcours de l'ancienne nationale 7 montre bien l'évolution considérable du FN dans ces régions. La mondialisation, la désindustrialisation, la perte du tissu local, du commerce de proximité sont autant d'éléments qu'on retrouve dans le processus de radicalisation politique. Perte d'emplois et de repères, sans qu'on puisse les reconstruire ensuite, sont également à mettre en cause… La redistribution des biens acquis grâce à la mondialisation n'est pas forcément équitable et provoque potentiellement ce genre de situation. 

L'ensemble de ces territoires sont sinistrés, n'offrent plus aucune perspective. D'embauche, certes, mais aussi d'avenir, d'attractivité. Plus la désindustrialisation est forte, plus le vote extrême est majoritaire. Prenez l'exemple du bassin minier, où le tissu industriel s'est envolé, où les industries de sidérurgie sont fermées… et où le vote FN est plus que considérable. C'est un mécanisme avéré. Et pour cause : personne, mis à part le Front National, ne prétend à un avenir pour ces industries, pour les ouvriers. Tous ces éléments, conjugué au repositionnement social du parti frontiste, contribuent clairement au vote en sa faveur. Le terreau est là. La situation est comparable aux Etats-Unis. Le discours de Donald Trump s'y adapte, puisqu'il utilise régulièrement le terme "again", "encore" que l'on pourrait traduire par "revenir". La volonté de revenir, de rendre une certaine forme de fierté. De redonner à l'Amérique des raisons d'être contente d'elle. Le Front National surfe sur les mêmes thématiques : il convient de rendre à la France ses lettres de noblesse, en réinstaurant localement les commerces et les emplois disparus, mais aussi une mairie forte. 

Quelles sont les zones les plus touchées par ce phénomène, où il serait possible de mettre en évidence une corrélation entre la mondialisation et le vote des électeurs ?

Sans avoir à dresser une liste exhaustive des régions et des localités le plus au cœur de ce phénomène, il est possible de dire qu'on y retrouve toutes les zones dont les catégories populaires ont le sentiment d'avoir perdu la maîtrise de leur avenir. Cela correspond, par exemple, aux régions les plus peuplées en PME et TPE exerçant dans la sous-traitance, les régions où les activités offrent peu de possibilité de renouvellement ; peu d'attrait, un commerce qui périclite… En bref, les régions qui souffrent du déclassement sans trouver de solutions, de perspectives au risque de me répéter. Concrètement et grossièrement, on pourrait dire que cela touche essentiellement le Nord-Est de la France.

Article publié le 27 sur Atlantico le avril 2016 et mis à jour 

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Commentaires (1)
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vangog
- 10/08/2016 - 14:03
Quel vote extrême???? Ces analystes sont totalement déconnectés!
à force d'analyser la politique sur leur vieux double-décimètre droite-gauche imposé par les facs de sociologie, psychologie et science-pipologie des deux continents, ils n'ont toujours pas compris que l'analyse politique devait être, dorénavant, globale et spatiale, beaucoup plus moderne et lucide que la vieille analyse sociologique binaire...ainsi, ces analystes comprendraient que les politiciens modernes, Marine Le Pen, Donald Trump, Wladimir Poutine, se positionnent sur des points d'équilibre de la sphère politique. Parfois à droite, parfois à gauche, parfois au centre, parfois aux extrêmes, mis toujours en pleine et libre réactivité selon les problèmes posés, ces points d'équilibres varient en fonction du temps, car ils réagissent et s'adaptent à la formidable accélération temporelle, et à la mutation sociologique et technologique vécue par le monde globalisé. Et ces points d'équilibres incarnant la modernité politique, sont ignorés et méprisés par les science- pipologues, et sont extrêmement lointains de la pensée unique binaire apprise dans les très vieilles écoles et facultés des deux continents...