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Syrie : Désir parle d"'esprit munichois" à l'UMP, l'opposition enrage
Publié le 01 septembre 2013
Christian Jacob a dénoncé dimanche les propos "ignobles et d'une extrême gravité" du Premier secrétaire du PS et demandé à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de les condamner.
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Christian Jacob a dénoncé dimanche les propos "ignobles et d'une extrême gravité" du Premier secrétaire du PS et demandé à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de les condamner.

La crise syrienne déborde sur la politique française. Ainsi, l'opposition, UMP et centristes en tête, se démarque désormais clairement de la, position défendue par François Hollande. Elle met en garde le président de la République contre toute décision hâtive d'intervenir militairement au côté des Américains contre le régime Assad. Après François Fillon et Jean-François Copé, c'est Jean-Louis Borloo, le patron de l'UDI qui a mis ce samedi le chef de l'Etat sous pression. "Comme le Président des Etats-Unis, qui a décidé de consulter le Congrès américain au titre des principes démocratiques, le Président français doit faire de même et organiser après le débat (prévu mercredi, ndlr), un vote formel au Parlement", a écrit l'ancien ministre dans un communiqué. 


Une situation que le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a dénoncé dimanche sur Radio J. "Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) al-Assad un 14 juillet montrent aujourd'hui un esprit munichois face à ces atrocités", a-t-il lancé en allusion à une visite controversée en France du président syrien au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy en 2008. Selon le dirigeant socialiste, "aujourd'hui c'est le rôle de la France d'aider à trouver une solution en Syrie et de faire cesser ce massacre pour éviter un nouveau Sarajevo, un nouveau Rwanda". "Je vois un certain nombre de revirements (dans l'opposition)", a dénoncé Harlem Désir. Il a notamment fait référence sans le citer nommément au président de l'UMP Jean-François Copé, qui mercredi "reconnaissait" que le discours de François Hollande sur la Syrie était satisfaisant "sur le fond comme sur la forme et qui ensuite, pour des raisons tactiques, dit tout à coup qu'il ne faudrait rien faire" (samedi). 

Une déclaration qui n'a pas tardé à faire réagir. Le plus prompt a été Christina Jacob. "Je demande au président de la République et au Premier ministre de condamner avec vigueur les propos ignobles et d'une extrême gravité tenus par M. Désir", a déclaré à l'AFP le chef de file des députés UMP. "Si ces propos ne sont pas retirés, ils créent les conditions d'un débat parlementaire extrêmement tendu et difficile", a-t-il ajouté à trois jours de la session extraordinaire du Parlement consacrée à la Syrie.

Plusieurs responsables de l'opposition, UMP ou UDI, ont comme Christian Jacob très vite réagi aux propos de Harlem Désir, les jugeant "indignes" et demandant des excuses. Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, les a ainsi jugés sur Europe 1 "tout à fait indignes et scandaleux" . Il a aussi appelé à la "dignité et au respect". "Je demande à Harlem Désir de les retirer immédiatement et de s'excuser et au président de la République et au Premier ministre de les condamner", a ajouté l'ancien ministre.

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