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"Si l'école faisait son travail, j'aurais un travail": la petite phrase du Medef qui suscite une (grosse) polémique
Publié le 21 septembre 2017
Le ministre de l'Education nationale a notamment fait part de sa "consternation" devant le slogan provocateur.
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Le ministre de l'Education nationale a notamment fait part de sa "consternation" devant le slogan provocateur.

"Si l'école faisait son travail, j'aurais du travail !". Le Medef a tenté de faire un trait d'humour mercredi sur Twitter. Le syndicat patronal a en effet constaté que le hashtag  #MaBlagueNulle était bien placé dans le classement des sujets les plus discutés sur le réseau social. Les experts réseaux sociaux de l'organisation ont alors décidé de reprendre une petite phrase provocatrice, qui avait été adossée au Manifeste pour l'éducation, publié le 14 juin. Passée jusqu'alors un peu inaperçu, elle a mis le feu aux poudres.

#MaBlagueNulle pic.twitter.com/J2R3sUsqSP

— MEDEF (@medef) 20 septembre 2017

 

Cette phrase a été – c'est un euphémisme – peu appréciée  par le syndicat de la fonction publique FSU. "Une campagne du Medef affiche son mépris pour le service public d'éducation, ses personnels et ses élèves en affirmant 'Si l'école faisait son travail, j'aurais du travail'. C'est pourtant ce service public qui a permis la massification de l'accès aux études et l'élévation générale du niveau de qualification", a écrit le syndicat dans un communiqué. 

Contacté par franceinfo, le Medef persiste et signe. Pour le syndicat patronal, si "les enseignants ne doivent pas le prendre pour eux", c'est bien l'école d'aujourd'hui qui débouche sur un chômage de masse des jeunes Français, une éducation trop académique et pas assez professionnelle".

Ce jeudi matin, Jean-Michel Blanquer a sévèrement taclé l'initiative patronale. "Je suis consterné par le slogan du Medef et leur demande un retrait immediat. Merci à tous ceux qui oeuvrent pour la réussite de nos élèves" a-t-il twitté. 

Je suis consterné par le slogan du Medef et leur demande un retrait immediat.
Merci à tous ceux qui oeuvrent pour la réussite de nos élèves.

— Jean-Michel Blanquer (@jmblanquer) 21 septembre 2017
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vangog
- 21/09/2017 - 23:17
Soit la phrase est juste, et il est alors normal
qu'elle choque les gauchistes qui contrôlent l'EN. Soit la phrase est fausse et il faudrait en rire...Mais les gauchistes n'ont pas l'air de rigoler...à cause d'un gros fond de vérité dans ce slogan?
J'accuse
- 21/09/2017 - 18:14
C'est ben vrai, ça !
Ce n'est pas une blague, mais la triste réalité. La première fabrique de chômeurs n'est pas le code du travail (qui arrive deuxième), mais l’Éducation nationale, par le manque de savoir et de savoir-faire de ceux qui en sortent, y compris des diplômés.
Atlante13
- 21/09/2017 - 15:01
Attention au politiquement correct,
que diable, on est en France et il est INTERDIT de toucher à nos très chers fonctionnaires. La FSU, syndicat qui s'est approprié l'Education Nationale avec ses confrères, ne se réveille que lorsqu'on ose critiquer l'EN ou qu'on leur demande de faire leur boulot, et jamais quand tous les instituts de classement des enseignements dans le monde classent l'enseignement français au bas de tous les tableaux. Leur seul crédo : "Touche pas à mon fromage."