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Jeux Olympiques de Sotchi : savez-vous pourquoi les athlètes mettent leur skis en V dans les épreuves de saut ?

Publié le 15 février 2014
Alors que ce samedi se déroule la finale du grand tremplin, Atlantico vous explique comment cette pratique s'est démocratisée dans les années 90.
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Alors que ce samedi se déroule la finale du grand tremplin, Atlantico vous explique comment cette pratique s'est démocratisée dans les années 90.

Le saut à ski n'est pas l'épreuve reine des Jeux Olympiques d'hiver : ce sport n'est pas le plus glamour, tout du moins pour les Français. Cependant, à Sotchi, cette compétition a déjà rapporté une médaille à l'équipe de France : en effet, ce mardi, Coline Mattel, âgée de 18 ans, a remporté la médaille de bronze. Une première pour la France, mais aussi dans l'histoire des Olympiades puisqu'il s'agissait de la première fois que ce sport était ouvert aux femmes. Ce samedi, trois nouvelles médailles seront distribuées lors de la finale masculine du grand tremplin. L'occasion pour Atlantico de revenir quelque peu sur l'histoire de ce sport et notamment sur le pourquoi du fameux saut en V.

Si la première compétition officielle a eu lieu en 1862 en Norvège, il a fallu attendre l'entre-deux-guerres pour voir une première technique de saut se démocratiser. Celle-ci consiste à sauter en pliant le buste et à se pencher vers l’avant, bras tendus vers l’avant et skis parallèles. Avec ce procédé, l'Autrichien Sepp Bradl devient, en 1936, le premier homme à franchir la barre des 100 mètres. Dans les années 50, les skieurs sous l'impulsion du champion suisse Andreas Daescher sautent les bras collés au corps tout en se penchant encore plus vers l'avant. Une technique qui sera utilisée jusqu’au milieu des années 1980.

Mais en 1985, à Falun (Suède), Jan Boklöv va totalement révolutionner ce sport en inventant une nouvelle technique de vol. Il réalisa en effet pour la première fois un saut les skis en V. Malgré les notes sévères des juges, cette nouvelle méthode est rapidement vue comme plus efficace car elle permet d'augmenter de 10% la portance du saut. Au fil des ans, cette technique a été adoptée par tous les skieurs. Preuve de son efficacité, en 1992, lors des Jeux Olympiques d'Albertville, tous les médaillés l'ont pratiqué. Mais en quoi est-elle si révolutionnaire ? Qu'a-t-elle apporté à ce sport ?

Selon Business Insider, la principale explication est que cette technique permet aux skieurs de maximiser la portance de l'air. En effet, avec les extrémités inférieures pointant l’une vers l’autre et plus en parallèle, cela permet aux concurrents de rester plus longtemps en l’air et donc d’aller plus loin. Ce qui fait dire à Louis Bloomfield, un physicien de l'Université de Virginie à Charlottesville, dans des propos relayés par FOX News : "Les skieurs se prennent pour des planeurs".

Selon Wayne Johnson, auteur du livre White Heat: The Extreme Skiing Life, les tests en soufflerie ont démontré que le style en V a amélioré de 28% la portance dans l'air, ce qui signifie que le skieur reste plus longtemps dans les airs et va donc plus loin. De plus, des chercheurs japonais ont réalisé des simulations sur ordinateur qui ont prouvé que la durée d'envol est beaucoup plus longue lorsque les skis sont positionnés en V que lorsqu'ils sont en parallèle. Enfin, au cours de la dernière phase de vol, la technique en V produit une traînée plus importante, ce qui permet à l'athlète d'aller encore plus loin que la méthode dite classique.

Plus concrètement, le site Universki distingue trois phases dans le saut à ski.

  • La phase d'élan qui consiste pour le sauteur à obtenir la vitesse la plus importante possible jusqu'au bout du tremplin : en effet, une bonne vitesse est essentielle pour réaliser un bon saut. Cette vitesse dépend de la position d'élan du sauteur, de son relâchement dans la trace et de son poids et de la capacité des skis à glisser sur la piste.
  • L'impulsion au bout du tremplin : celle-ci doit être puissante et réalisée exactement au bon moment.
  • La phase de vol : elle est déterminée principalement par le poids du sauteur, sa position en vol et la qualité de la transition entre l'impulsion et la position de vol.

Depuis, l'apparition de la technique en V, les distances parcourues par les skieurs sont de plus en plus importantes : désormais, ces athlètes dépassent allègrement les 200 mètres. Le record du monde date de 2011 et est détenu par le Norvégien Johan Remen Evense qui a réussi un bond de 246,5 mètres (soit plus de deux fois la taille d'un terrain de football) sur le tremplin Vikersundbakken (Norvège). De vrais "hommes volants".

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jip29
- 15/02/2014 - 11:50
un peu dénaturé
je trouve ce sport assez beau et élégant et la prise de risque impressionnante, mais j'ai remarqué que la phase d'élan ne fait plus sur la neige mais sur une surface synthétique dans un véritable rail et pas dans une trace naturelle
cela doit évidemment améliorer les performances mais cela dénature ce joli sport
Adi Perdu
- 15/02/2014 - 11:48
V comme victoire, victory, victoria, vittoria, vitoria, voitto
Alors que ceux qui sautent en faisant un D avec leurs skis se ramassent sys-té-ma-ti-que-ment !
Ravidelacreche
- 15/02/2014 - 10:29
la technique en V
Je déconseille la technique en X dont les conséquences seraient les même qu'un hélico volant sur le dos ! /o))