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HLM de Chavanoz Moulin-Villette.
© wikipedia.org
HLM de Chavanoz Moulin-Villette.
Bonnes feuilles

Face à la diversification ethnique, comment vivent les "petits Blancs" des quartiers pauvres de la République ?

Publié le 04 novembre 2013
Aymeric Patricot a enquêté sur une figure encore méconnue du paysage culturel français : "le petit Blanc", c'est-à-dire un Français blanc et pauvre, qui se perçoit comme tel ou que l'on désigne ainsi. Le problème est qu'il reste considéré, dans un contexte de métissage, comme un privilégié, en dépit des situations humiliantes qu'il peut vivre au quotidien. Depuis des décennies, les Américains ont fait une place à ce groupe très particulier sous le nom de "White Trash". Assiste-t-on à l'émergence d'un équivalent français ? Extrait de "Les Petits Blancs" (2/2).
Aymeric Patricot, diplômé d’HEC et de l’EHESS, agrégé de lettres, est professeur dans la banlieue parisienne. Il est l’auteur de quatre romans, Azima la rouge, Suicide Girls, L’Homme qui frappait les femmes et J’ai entraîné mon peuple dans cette...
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Aymeric Patricot
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Aymeric Patricot, diplômé d’HEC et de l’EHESS, agrégé de lettres, est professeur dans la banlieue parisienne. Il est l’auteur de quatre romans, Azima la rouge, Suicide Girls, L’Homme qui frappait les femmes et J’ai entraîné mon peuple dans cette...
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Aymeric Patricot a enquêté sur une figure encore méconnue du paysage culturel français : "le petit Blanc", c'est-à-dire un Français blanc et pauvre, qui se perçoit comme tel ou que l'on désigne ainsi. Le problème est qu'il reste considéré, dans un contexte de métissage, comme un privilégié, en dépit des situations humiliantes qu'il peut vivre au quotidien. Depuis des décennies, les Américains ont fait une place à ce groupe très particulier sous le nom de "White Trash". Assiste-t-on à l'émergence d'un équivalent français ? Extrait de "Les Petits Blancs" (2/2).

Fabrice a repris l’exploitation de ses parents dans le pays de Caux, sur le plateau calcaire haut-normand. Il aime son activité – culture de lin, betterave et colza – malgré la charge de travail et des revenus incertains. Mais il me dit souffrir de l’image qu’ont les agriculteurs. Il raconte son angoisse lorsqu’il monte en ville. « C’est surtout dans ma tête. Quand je vais au Havre, je me fais l’impression d’être un bouseux. Je fais l’effort de mettre un jean propre et des chaussures correctes. Si je me laissais aller, je resterais en salopette mais ça n’est possible que dans les villages et les petites villes comme Étretat. Les touristes y sont nombreux mais les commerçants nous connaissent. Je vais souvent prendre un apéritif dans un bistrot du coin, comme à Octeville les jours de marché. Ce sont des endroits chaleureux, nous nous y retrouvons entre exploitants. J’ai senti parfois l’amusement de Havrais qui s’arrêtaient là de retour du marché et qui nous jetaient des regards curieux. Pour eux, nous devons représenter des gens d’autres mœurs, des gens qui n’existeront bientôt plus. Bien sûr, on a notre accent, nos expressions. Mais j’ai du plaisir à les entretenir. Et puis je ne vais pas me mettre en costume pour aller au bistrot !

« Je n’ai pas honte de moi-même au travail ou dans ma campagne, mais en ville, oui. Je me demande toujours ce qu’on pense de moi. Chez le banquier, ça va. Chez le coiffeur aussi. Dans les bistrots, pas de problème. Ça me prend dans les rues piétonnes où il n’y a jamais grand monde et où je me sens scruté. Je me dis que ma démarche est remarquée, qu’un petit quelque chose révèle que je ne suis pas de la ville. Je me répète que chacun a sa particularité, mais je continue de guetter les sourires.

« Le pire, c’est dans la ville haute, celle des HLM. Je n’y suis allé que deux ou trois fois mais ça m’a suffi pour me dire que ce n’était pas mon monde. Ce qui est bizarre, c’est qu’au fond je ne suis pas plus riche qu’eux. Mais ils doivent m’associer à la ville basse, celle du plein emploi et des gens qui s’en sortent. Ou quelque chose du genre. Je ne sais rien d’eux, sinon que ces gens-là étaient ouvriers quand il y avait du travail. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer qui que ce soit là-bas, mais je m’y sens oppressé. La pauvreté doit y tendre les rapports et je pense que la méfiance, la colère doivent compliquer les choses. J’ai une certaine indifférence pour ces populations-là, je pense qu’eux-mêmes ne se sentent pas sur un pied d’égalité avec moi. Il doit y avoir de l’hostilité pour les gens comme moi. Quoiqu’après tout, je n’en suis pas sûr… Si je me reconnais dans l’expression petit Blanc ? Je n’avais jamais réfléchi à ce mot-là. Mais peut-être, oui, suis-je un petit Blanc quand je vais au Havre, ville haute comme ville basse. »

Extrait de "Les petits blancs : Un voyage dans la France d'en bas", Aymeric Patricot (Editions Plein Jour), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici. Aymeric Patricot tient aussi un blog.

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jean fume
- 04/11/2013 - 23:34
C'est étonnant cet article misérabiliste sur le "campagnard".
Je ne sais pas si tout le bouquin est comme ça, mais il est à coté de la plaque.
Le "petit blanc" à plaindre, est celui qui est resté immergé au milieu de la "diversité ethnique" des cités, ne pouvant en partir, faute d'en avoir les moyens. C'est lui qui est le plus à plaindre.
Concernant le "campagnard", quand il dit :
"c’est qu’au fond je ne suis pas plus riche qu’eux", il a tout faux.
En fait il est beaucoup plus riche qu'eux (pas nécessairement en argent), sauf qu'il n'en a pas conscience.
dormezbonnesgens
- 04/11/2013 - 22:47
Pas représentatif 2
L"exemple n'est donc pas représentatif. Pour moi, le petit blanc c'est déjà une appelation donnée par des jeunes d'origine immigrée aux jeunes français de souche. En général, cette appelation a pour objet de démontrer une sorte de supériorité physique sur le petit blanc, vu comme plutôt androgyne, craintif, ne sachand pas se défendre même en groupe, proie revée pour un vol de portable, un dominé quoi, un homme qui ne l'est plus vraiment. Le côté fric ne vient qu'en second. Un bobo peut très bien être vu comme "un petit blanc". Le petit blanc d'un point de vue économique et social serait le blanc pauvre, ce qui n'est pas le point de vue des groupes ethniques qui est celui qui est dominé. C'est donc un point de vue venant des blancs eux mêmes qui abordent le problème dun point de vue ethnique. Le petit blanc est alors le pauvre blanc dans une france métissée, qui n'a personne pour le défendre, ni l'intelligentsia de gauche et son gouvernement, protégeant uniquement le pauvre d'origine immigré, tant d'un point de vue culturel qu'économique, ni un groupe solidaire puisque cette intelligentsia condamnerait aussitôt un groupe blanc de défense comme pourrait l'être les identitaires.
dormezbonnesgens
- 04/11/2013 - 22:32
Pas représentatif 1
Je n'arrive pas à trouver l'exemple très parlant sur les nouveaux problèmes posés par la société multiculturelle où le blanc pauvre est le plus délaissé. Ce que ressent cet homme, tous campagnards le ressentaient autrefois en bien plus accentué. Un malaise à la ville qui n'était pas son élément, l'impression d'être considéré comme un "péquenot", un "bouseux", un "cul terreux". Les différences vestimentaires étaient bien plus marquées que maintenant. Le pire était la différence etre le parisien tête de chien et le campagnard tête de lard, qui de son côté lui rendait bien son mépris. Déjà, dans Jean de Florette, on voit combien ls techniques d'un homme de la ville sont détruites par un paysa du cru. Différence aussi plus marquée autrefois dans la mode vestimentaire qui arrivait avec des années de retard, comme les mois pour les films au cinéma. Cette différence s'est amenuisée, les nouvelles techniques ont été enseignées dans les lycées agricoles, les vêtements sont les mêmes dans les chaines qu'on rencontre partout, les films sortent en même temps. La télé est partout, internet aussi.La voiture a permis de se bouger. Il persiste des différences mais moindres qu'autrefois.