En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© Reuters
De nouvelles explications sur les bouchons viennent d'être données.
En voilà une explication rationnelle

La science des embouteillages : quand il suffirait quelle que soit la ville de 1% de transports en commun en plus pour éviter les bouchons

Publié le 04 octobre 2013
Le mois dernier à San Francisco, Tom Vanderbilt, auteur du best-seller "Traffic" relatif à la problématique du trafic routier, a participé à une conférence au cours de laquelle il a présenté un intéressant rapport sur la congestion du trafic.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le mois dernier à San Francisco, Tom Vanderbilt, auteur du best-seller "Traffic" relatif à la problématique du trafic routier, a participé à une conférence au cours de laquelle il a présenté un intéressant rapport sur la congestion du trafic.

Chaque matin, c'est la même rengaine : vous êtes bloqués dans les embouteillages. Vous n'avancez pas, vous vous énervez, vous insultez le conducteur d'à côté, vous pestez contre vous-même : "Mais pourquoi je ne suis pas parti plus tôt ? J'aurais évité les bouchons".  Et pourtant, à y regarder de plus près, rien ne sert de s'emporter : il existe une explication logique aux problèmes de circulation. Ainsi, le mois dernier, Tom Vanderbilt, auteur du livre Traffic relatif à la problématique du trafic routier, a participé à une conférence à San Francisco à ce sujet. Au cours de cette réunion, il a présenté un rapport concernant la congestion du trafic comme l'a noté The Atlantic Cities.

Tout d'abord, celui-ci affirme que la plupart des problèmes de circulation ne sont pas dus à des problèmes d'entretien de route ou aux autres automobilistes. En réalité, selon Tom Vanderbilt, le premier fautif n'est autre que le conducteur lui-même. "Le conducteur d’une voiture individuelle ne peut plus comprendre le système du trafic" affirme-t-il. Mais une fois dit cela, rien n'est résolu. C'est pourquoi, pendant 20 minutes, il s'est efforcé de démontrer en trois points le pourquoi du comment de la création d'un embouteillage.

Première raison de la formation d'un bouchon : le concept de files ou de voies. En effet, selon Tom Vanderbilt, beaucoup de conducteurs ne comprennent pas ou ont du mal à assimiler ce principe. L'auteur prend l'exemple d'un accident ou de travaux sur la route : très souvent dans ces situations, sur une double voie la circulation se réduit à une seule. Le problème est que la majorité des automobilistes aura tendance à se rétracter le plus tôt possible sur la file qui avance. Les conducteurs le font surtout par politesse ou en se disant que faire l'inverse aggraverait la congestion. En réalité, selon lui, il faudrait fonctionner de manière inverse car plus nous restons longtemps sur la même voie, plus le bouchon devient important. Ce qui a pour conséquence, remarque-t-il, d'augmenter l'agressivité au volant.

Ensuite, selon Tom Vanderbilt, il est nécessaire que le conducteur maintienne au maximum une vitesse constante. L'auteur assure que les automobilistes ont bien du mal à agir de la sorte ou à rester de manière régulière derrière un autre chauffeur, ce qui a pour conséquence de rendre la circulation beaucoup moins lisse qu'elle ne devrait l'être. Pour confirmer ses propos, il reprend une étude menée il y a quelques années par des scientifiques japonais. Ceux-ci avaient regroupé sur un circuit fermé un certain nombre de pilotes. L'expérience consistait à faire en sorte que tous les conducteurs roulent à la même vitesse et conservent donc la même distance entre leurs voitures. Au bout de quelques tours, il avait été constaté que ceux-ci n'y arrivaient pas. Au final : le trafic devient de plus en plus dense au fil des tours et un bouchon se forme.

Enfin, le dernier responsable de la congestion du trafic est le véhicule lui-même. En effet, Tom Vanderblit assure que nous aurions tout intérêt à utiliser les transports en commun mis à notre disposition plutôt que notre propre voiture. Il estime en effet que ceux-ci sont plus fiables et au final engendrent moins d'embouteillages. Il argumente son propos en mettant en avant une récente étude menée à Boston qui a permis de constater que développer de 1% les navettes et autres transports de ce type permettrait de réduire les bouchons de... 18% ! Autre solution envisagée : la multiplication de la voiture autonome. Il s'agit d'un véhicule lambda équipé d'une multitude de capteurs (caméras, radars, sonars, lidars, etc) qui lui permet de rouler automatiquement, sans pilote, en trafic réel. L'exemple le plus connu d'une voiture autonome est le véhicule Google circulant dans les rues des villes afin d'améliorer la précision des Google Maps et des Google Street View.

Il existe une dernière explication, reprise par le site d'informations Slate, à la formation des embouteillages. Les bouchons seraient tout simplement la conséquence d'un problème d'offre et de demande : "l'offre, c'est la capacité de la route (ou le nombre de voitures qu'elle peut accueillir)". Par exemple, une voie d'autoroute standard permet d'accueillir environ 2 000 voitures roulant à 130 km/h en une heure, tandis que la demande correspond "aux nombres de déplacements que les usagers veulent effectuer, à un moment et un endroit précis". Ainsi, "un embouteillage se déclenche à l'instant et à l'endroit où la demande dépasse l'offre : c'est-à-dire si 8 000 voitures se retrouvent sur une autoroute à trois voies qui ne peut contenir que 6 000 voitures, c'est le bouchon !". 

Désormais, avec toutes les informations ci-dessus, vous savez comment réagir en cas de bouchons.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Hong Kong : ces nouvelles formes de censure très efficaces pour empêcher les mouvements sociaux

02.

Miley Cyrus s’éclate avec une ex Kardashian, Claire Chazal se souvient de quand elle s’éclatait avec (un de) ses ex; Énième réconciliation pour Jamel & Melissa, 1ère grossesse pour Louane; Anouchka Delon pacifie sa famille, Brigitte Macron choie la sienne

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Comment St Gobain est devenu le Google français de la transition énergétique

05.

Greta Thunberg : un voyage à New-York en bateau... mais six vols en avion pour l'organiser

06.

Grand est le désespoir de Donald (Trump) : Greta (Thunberg) a été d’une cruauté sans pareille avec lui.

07.

Les relations entre frères et soeurs : un lien primordial

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

Pour comprendre l’après Carlos Ghosn, l’affaire qui a terrassé l’année 2019 dans le monde des entreprises

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

05.

En deux siècles, les forêts ont doublé en France et voici pourquoi

06.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

01.

M. Blanquer, pourquoi cachez-vous à nos enfants que les philosophes des Lumières étaient de sombres racistes ?

02.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

03.

Réorganisation de la droite : cette impasse idéologique et politique qui consiste à s'appuyer uniquement sur les élus locaux

04.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

05.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (9)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Jardinier
- 05/10/2013 - 08:43
C'est la vision d'un type qui vit aux etats unis.
Ici, on a l'impression qu'on les organise les bouchons, feux intempestifs et trop longs, pour favoriser les habitants des villes traversées, volonté idéologique de réduire la circulation en la rendant difficile, priorité constante donnée aux transports en commun bouffeurs de voie type tramway, même s'ils font doublon avec le réseau de bus.
La bagnole, c'est le mal. Vous vivrez regroupés dans des tours, et vous vous déplacerés comme on vous le dira.
cappucino
- 04/10/2013 - 22:36
ça veut dire quoi 1% de transport en commun en plus en France.
...
amike
- 04/10/2013 - 21:11
J'ai fait les mêmes constats mais pas les mêmes conclusions
- Les files : dans les ralentissements, il est préférable de rester dans celle de droite, plus lente, mais plus fluide, d'autant que la position du conducteur proche du centre permet d'avoir un meilleur aperçu.
- Vitesse constante: son avantage est de caser le max de voiture sur une portion d'autoroute. Mais il faut obligatoirement 2 vitesses, vehicule lent (camion) et rapide.
- Trsp en Commun: S'ils étaient efficaces (et pas égalitaire ou m'astuvu), belle lurette que les 1% seraient atteint !
- offre et demande: la solution libérale, quoi !