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Le roman de la Perestroïka : ce que Gorbatchev aurait raconté à Freud

Publié le 19 août 2013
Diplomate pendant les grandes bouleversements à l’Est, Vladimir Fédorovski a consigné au fil du temps les témoignages uniques et les archives inédites notamment sur Mikhaïl Gorbatchev, son épouse Raïssa et ses partenaires occidentaux. Extrait de "Le Roman de la Perestroïka" (1/2).
Vladimir Fédorovski
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Vladimir Fédorovski est un ancien diplomate russe, porte-parole du mouvement des réformes démocratiques pendant la résistance au putsch de Moscou, d'août 1991. Il est aujourd'hui écrivain. Ses derniers ouvrages s'intitulent : Le Roman des...
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Diplomate pendant les grandes bouleversements à l’Est, Vladimir Fédorovski a consigné au fil du temps les témoignages uniques et les archives inédites notamment sur Mikhaïl Gorbatchev, son épouse Raïssa et ses partenaires occidentaux. Extrait de "Le Roman de la Perestroïka" (1/2).

Si Staline aimait à évoquer devant le bureau politique sa jeunesse de séminariste, Khrouchtchev, lui, se plaisait à retracer la vie d’ouvrier qu’il avait connue avant la Révolution. Gorbatchev, en poste au Kremlin, faisait aussi souvent référence au milieu paysan nord-caucasien dont il était issu. Mais alors que ses deux prédécesseurs, pour devenir ce qu’ils avaient été, avaient rompu avec ce passé, Gorbatchev avait fait carrière en demeurant obstinément fidèle à ses origines, préférant dans un premier temps, après ses études supérieures, revenir à Stavropol plutôt que de rester dans la capitale, acceptant ensuite, de longues années durant, de se spécialiser dans les questions agricoles, le secteur le plus problématique de toute l’économie soviétique.

Dans la pensée freudienne, l’attachement passionné de Mikhaïl à son milieu d’origine est compris comme une construction fantasmatique élaborée de manière à occulter ou à résorber un choc infantile douloureux et particulièrement violent, une sorte de castration : non seulement face à l’effroyable terreur stalinienne, mais aussi à la suite de la découverte, plus atroce encore à ses yeux, de la complicité de ses ascendants directs, sinon de la société tout entière, à ces crimes. Il est vrai que Gorbatchev, parvenu à l’âge adulte et même après avoir accédé à de hautes fonctions, ne cessa d’évoquer Staline.

Mon ami Michel Gurfinkiel a émis à ce propos l’hypothèse d’une situation classique de recours à un père idéal – le père ou les parents biologiques ayant été soudainement dévalués ou souillés –, un « Urvater incastrable ». En 1986, Mikhaïl Gorbatchev refusa ainsi de rencontrer la fille de Staline, Svetlana Staline-Allilouïeva, de crainte d’avoir à aborder avec elle les mérites et les fautes de son père. L’année suivante, dans le discours qu’il prononça à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Révolution, il fit applaudir à trois reprises le nom du Vojd, du « guide », notamment pour le rôle qu’il avait joué durant la grande guerre patriotique, au cours du second conflit mondial : Parmi les facteurs qui ont mené à la victoire […] contre l’Allemagne, […] il faut noter l’énorme volonté politique, la détermination, la persévérance, la capacité d’organisation et de discipline dont Joseph Vissarionovitch Staline a fait preuve tout au long des années de guerre. Il était certes habituel, dans l’URSS d’après 1956, d’employer cette rhétorique pour rendre hommage à un Staline chef des armées, tout en condamnant les excès ou même les crimes associés au culte de la personnalité qu’avait institué le dictateur.

Mais sans doute cette sublimation avait-elle été renforcée, en l’occurrence, par le contexte très particulier qui avait prévalu à partir de 1941 dans le Caucase du Nord. Alors qu’elle aurait eu de nombreuses raisons d’accueillir les envahisseurs hitlériens en libérateurs, ainsi que le firent l’Ukraine ou la Crimée, et même certaines enclaves musulmanes voisines, la région natale de Gorbatchev avait vaillamment résisté aux nazis : la bataille de Stavropol était ainsi devenue, parallèlement aux affrontements dont Stalingrad et Moscou avaient été le théâtre, ou encore au siège de Leningrad, l’un des épisodes les plus marquants du conflit. L’héroïsme déployé alors avait contribué à provoquer au sein de la population locale, après 1945, une sorte de réconciliation entre Rouges et Blancs, entre bénéficiaires du régime et dissidents, dans un esprit d’union sacrée nationale antinazie. On peut supposer que les Gorbatchev avaient retrouvé ou consolidé leur respectabilité auprès des autres villageois, alors même qu’ils cherchaient à résoudre la quadrature du cercle : préserver le régime tout en le modernisant, conjuguer la puissance russe avec la liberté…

Staline n’apparaissait pas, toutefois, dans l’inconscient de Gorbatchev, comme le seul Urvater. Ou plutôt, il fallait à Mikhaïl des intercesseurs, des personnalités fortes auxquelles il puisse faire allégeance ou dont il soit porté à suivre les conseils. Ce fut le rôle que jouèrent successivement, nous l’avons vu, Andropov et Yakovlev. C’était également celui qu’assumait Raïssa, moins épouse que mère dominante, mère phallique – une véritable égérie, en définitive. Tous ceux qui ont approché le couple Gorbatchev ont été frappés par l’attachement extrême que Mikhaïl vouait à sa femme. Au début des années 1980, alors qu’il était déjà membre du bureau politique, il ôtait encore ses chaussures en rentrant chez lui, parce que cela était le bon plaisir de Raïssa. Plus tard, quand il devint secrétaire général du parti, il consentit que son épouse coure les couturiers occidentaux et entretienne autour d’elle une cour de « grande-duchesse » – ce dont ses opposants firent d’ailleurs des gorges chaudes.

Il ne prenait aucune décision politique sans en délibérer auparavant avec elle, au point qu’on parla rapidement d’un double bureau politique. Dans les dîners, même officiels, la première dame demandait souvent à être placée à côté de son mari et bravait toutes les règles du protocole en répondant à sa place ou en lui suggérant certaines réponses. Après l’effondrement de l’empire est-européen, quand Gorbatchev eut le sentiment que la politique préconisée par Yakovlev ne mènerait qu’à une impasse, ce fut sur les conseils de Raïssa qu’il tenta de recentrer le régime… en installant notamment à des postes clés des hommes qui allaient finir par organiser le putsch d’août 1991. Ce fut encore elle qui,indirectement, fit obstacle à une alliance avec Eltsine : le secrétaire général n’oublia jamais, en effet, que ce dernier, en 1987, avait « manqué de respect » à son épouse. Plus tard enfin, entre septembre et décembre 1991, Gorbatchev ne se serait peut-être pas enfermé dans un tel mutisme, pas plus qu’il n’aurait omis à ce point de réagir devant les velléités d’indépendance des républiques soviétiques, qui annonçaient la désintégration de l’URSS, si Raïssa n’avait été gravement diminuée par la congestion cérébrale qui la frappa lors de la tentative de coup d’État…

Extrait du "Le Roman de la Perestroïka",  Vladimir Fédorovski, (Editions du Rocher), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

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