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Kate et William se sont séparés lorsqu'ils avaient 25 ans.
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Rupture et reconquête : ce "Royal baby"-là a bien failli ne jamais voir le jour

Publié le 25 juillet 2013
Comment Kate Middleton a-t-elle réussi à convaincre son prince, l’opinion et la reine Elizabeth II qu’elle était le "casting parfait" ? Extrait de "Kate Middleton, reine du XXIe siècle" (2/2).
Franck Guillory est journaliste et documentariste, ancien rédacteur en chef de JOL Press. Il a passé huit ans en Grande-Bretagne avant de rédiger une biographie du prince William, William, fils de Diana – La vie d'un prince. Son dernier livre Kate...
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Franck Guillory est journaliste et documentariste, ancien rédacteur en chef de JOL Press. Il a passé huit ans en Grande-Bretagne avant de rédiger une biographie du prince William, William, fils de Diana – La vie d'un prince. Son dernier livre Kate...
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Comment Kate Middleton a-t-elle réussi à convaincre son prince, l’opinion et la reine Elizabeth II qu’elle était le "casting parfait" ? Extrait de "Kate Middleton, reine du XXIe siècle" (2/2).

Une fois de plus, William et Kate célèbrent Noël séparément. Le jeune prince reste à Sandringham, conformément à la tradition, sa petite amie file rejoindre ses parents, sa sœur et son frère. William a promis de rejoindre la famille Middleton à Jordanstone House, non loin d’Alyth, en Écosse, pour célébrer Hogmanay, la fête traditionnelle du nouvel an. Kate attend avec impatience son arrivée. Des paysages enneigés, une vaste demeure du XVIIIe siècle avec un immense sapin de Noël dans le grand salon et des feux de cheminée dans chaque pièce, difficile d‘imaginer décor plus romantique. À la dernière minute, William change d’avis. Il a décidé de rester à Sandringham et en informe Kate par téléphone, tard dans la soirée du 26 décembre.

Kate est en larmes. Sa réaction agace au plus haut point William pour qui il n’est pas la peine de faire un drame de ce changement de programme. Il tente de la rassurer, rien n’y fait. La jeune fille y voit le signe de difficultés prochaines, plus sinistres encore. Elle voit juste. William est déterminé à ne pas se laisser dicter sa conduite. S’il comprend la position délicate dans laquelle se trouve Kate, ce ne sont les spéculations quotidiennes de la presse sur des fiançailles prochaines qui lui forceront la main. Il n’a pas que 24 ans, passera au moins les trois prochaines années sous les drapeaux et, après plus de cinq années dans une toute première relation amoureuse, il éprouve tout simplement des doutes. Dans l’intimité de la retraite royale, il a alors une longue et franche conversation avec son père et sa grand-mère au sujet de son avenir avec Kate. En plein accord, pour une fois, le prince de Galles et la reine lui conseillent vivement de ne pas se précipiter. Il est libre.

Cette année encore, William est absent le lundi 9 janvier pour l’anniversaire de Kate. Elle a 25 ans. La veille, il a rejoint son régiment des Blues and Royals et la caserne Combermere de Windsor où il doit rester stationné jusqu’en mars. Avant son départ, ils ont tout de même fêté ensemble, par anticipation, cet anniversaire mais elle boude toujours depuis l’épisode écossais. Ignorant la crise que traverse le couple, la rumeur de fiançailles ne cesse d’enfler : pour les journaux, c’est fait, l’annonce est imminente. Cerise sur le gâteau d’anniversaire… Patrick Jephson, ancien secrétaire particulier de Diana, prétend être dans le secret et affirme dans The Spectator que l’annonce en sera faite le dimanche. L’hypothèse apparaît tellement crédible, et la source si fiable, que, lorsqu’elle se réveille ce matin-là, une surprise attend Kate. Les photographes, plus nombreux que jamais, font le siège de son appartement, déterminés à obtenir les premières photos de la fiancée royale.

La rumeur n’aurait pas pu être plus éloignée de la réalité. William n’a aucune intention de lui demander sa main. Quand il l’appelle de la caserne, c’est pour lui souhaiter de vive voix un Happy Birthday ! et pour lui présenter ses excuses. Une fois de plus, il est furieux, furieux que son anniversaire ait pu être gâché. Il comprend à quel point Kate peut souffrir de la situation. Si elle est solide et si elle s’est encore endurcie au fil des années, il est certain que plus le temps passe, plus l’attente est pénible. Comment pourrait-elle rebondir si leur histoire devait se terminer ? Quel homme convenable pourrait supporter de vivre dans l’ombre d’un ex aussi omniprésent que le futur roi d’Angleterre ? Le couple n’en est pas encore là et, dans tous les cas, William est toujours aussi soucieux de protéger Kate. Pour la première fois, il fait publier un communiqué dans lequel il se plaint de ce qu’il qualifie de harcèlement, il souhaite par-dessus tout que la jeune fille soit laissée en paix. Kate, déboussolée, se sent désespérément seule. Quand elle sort pour aller travailler, elle est incapable de sourire comme à son habitude et donne l’impression d’être sur le point de craquer. La pression est trop forte. Les photos sont bonnes.

La promesse d’un mariage au printemps laisse place aux rumeurs de séparation. Jusque parmi leurs proches, certains émettent des doutes quant à la pérennité de leur relation. William entame un stage de chef de tank de deux mois et demi à Bovington dans le Dorset, au sudouest de l’Angleterre et, en dehors de leur séjour à Zermatt en mars, le couple passe de moins en moins de temps ensemble. Il a averti Kate que son emploi du temps serait particulièrement serré et qu’il aurait peu de temps pour venir lui rendre visite. Contrariée, mais stoïque, elle avait fait mine de comprendre. Pourtant, il arrive au prince de faire l’aller-retour à Londres et de sortir en discothèque plutôt que d’aller la voir, sans même l’en avertir. Mais, tout se sait et quand, un soir, il est aperçu à Boujis en train de flirter avec une autre fille, une petite blonde du nom de Tess Shepherd, Kate n’apprécie pas et le fait savoir. Courant mars, les rapports du couple deviennent de plus en plus tendus. Comme si l’épisode Boujis n’avait pas été suffisamment humiliant, William est photographié avec son bras autour de la taille d’Ana Ferreira, une étudiante brésilienne de 18 ans, dans un night-club de Bournemouth, lors d’une soirée entre soldats. La photo donne l’impression qu’il a sa main sur ses seins. Pire, d’après des témoins bavards, il a passé l’essentiel de la nuit à danser sur le podium avec une poupée locale, Lisa Agar, et là aussi des clichés le prouvent. Cette foi s , c’en es t t rop pour Kate qui lui adres se un ultimatum : soit il lui est complètement fidèle, dans tous les sens du terme, soit ils se séparent. Lors de la réunion hippique de Cheltenham, fin mars, leur comportement est symptomatique. Marchant plusieurs pas devant Kate, la tête baissée et les mains dans les poches, William est en pleine réflexion. Pendant le week-end de Pâques, ils conviennent de se séparer.

S’étant vu accorder un arrêt de travail à durée indéterminée, Kate quitte sans attendre Londres. Comme à son habitude, elle part se réfugier chez ses parents. Elle fait le deuil de sa relation, reste cloîtrée, ressasse les souvenirs passés et envisage déjà l’avenir. Avec une inélégance dont il n’était pas coutumier, William, de son côté, célèbre sa liberté retrouvée au Mahiki – le bar à l’ambiance de plage polynésienne de Mayfair, dans le centre de Londres – que dirige son fameux ami Guy Pelly. Rapidement, dorloté et sagement conseillé par ses proches, Kate cesse de broyer du noir et se reprend. Hors de question qu’elle s’apitoie sur son sort ou se laisse aller à une dépression profonde. Elle va élaborer une stratégie, tenter de reprendre le dessus même si, à première vue, la situation semble bien compromise.

It doesn’t rain, it pours – c’est sans doute une des expressions british les plus imagées. Il ne pleuvote pas, il pleut à verse. Oui, il pleut à verse sur les Middleton. Quelques jours après Kate, c’est au tour de Pippa, la cadette, de connaître une rupture amoureuse. Après trois ans et demi, la jeune femme de 22 ans, étudiante à l’université d’Edimbourg, se sépare de JJ Jardine Patterson, le fils d’une famille de banquiers de Hong Kong. Leur hi s toi re a toujour s é t é houl eus e , l e s « paus e s » nombreuses, mais, cette fois, la petite soeur ne supporte pas le refus de s’engager de son petit ami. Les demoiselles Middleton ne sont pas des filles faciles dont on abuse aisément, elles ne badinent pas avec l’amour, recherchent des relations sérieuses. Le prince et le banquier ne joueront pas impunément avec leurs dignités.

Au cours des mois précédents, mise dans la confidence des difficultés que traversaient Kate et William, Pippa avait souvent fait l’aller-retour entre l’Écosse et Londres pour soutenir son aînée. Elles pouvaient désormais mutuellement se consoler. Mais, elles doivent aussi prendre soin de leur mère, victime expiatoire des tabloïds… La responsable de tout, ce serait elle, son arrivisme, son ambition sans limite pour ses filles. Elle aurait comme envoûté William. Son passé, sa généalogie sont, une fois de plus, revisités et elle est présentée comme l’héritière d’un système matriarcale où les femmes dominent et manipulent. Le Daily Mail ressort une vieille histoire, un récit revisité de la Sovereign’s Parade de Sandhurst, selon lequel elle aurait durant toute la cérémonie mâchouillé un chewing-gum – à la nicotine – et gratifié « Your Majesty » d’un prolétaire « Enchantée de vous rencontrer ». Crime de lèse-majesté. Mi-avril, The Sun est formel, Carole est au bord de la dépression, ravagée de se sentir responsable de la rupture de sa fille et du prince : « Elle sur le point de craquer. Elle va si mal que Kate a dû la réconforter. C’est tellement injuste. Elle n’a rien à voir dans tout ça, » dénonce une amie. La rumeur est fondée et Michael Middleton est tellement inquiet pour sa femme qu’il réserve à la dernière minute des vacances aux Caraïbes. Kate, conviée à les accompagner, décline l’invitation. Requinquée, elle aborde désormais la situation avec une remarquable sérénité et refuse d’adresser aux médias un signal inapproprié. Après tout, la rupture était amicale et pas nécessairement définitive.

De retour à Londres, Kate reprend le travail et décide de sortir à son tour dans les clubs branchés où elle aussi à ses habitudes. Le vent ayant en apparence tourné, nombreux sont ceux qui, sans attendre, déversent leur fiel : elle n’était pas suffisamment bien née, trop petite bourgeoise, pour sortir avec un prince. Elle feint d’ignorer ces quolibets, fait bonne figure, enfile une mini-jupe étroite et fait la fête. Parfois, quand elle fait son entrée à Boujis ou au Mahiki, fusent des « PMC à vos postes ! » – allusions au passé d’hôtesse de l’air de sa mère, elle les ignore aussi. Surprise, ce sont peut-être les amis de William les plus sceptiques à son égard par le passé qui se montrent les plus solidaires et bienveillants. Guy Pelly, que Kate considérait avant avec suspicion, l’assure qu’elle est la bienvenue à son club. Il avait admis depuis longtemps qu’elle était un bon choix pour William. Il connaît bien le prince et lui conseille de lui laisser un peu de liberté. Pour quelqu’un qui est surnommé « le bouffon du roi », voilà un conseil bien sage que Kate va s’empresser de suivre. Son message à William est clair : « Regarde ce que tu perds ! »

Extrait de "Kate Middleton, reine du XXIe siècle", Franck Guillory (Editions Jacob-Duvernet), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

 

 

 

 

 

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