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Françafrique

Visite de François Hollande : pourquoi le Maroc est un allié dont la France n’a pas les moyens de se passer

Publié le 04 avril 2013
François Hollande s'est rendu mercredi 3 avril au Maroc pour une visite officielle de deux jours afin de consolider les relations économiques avec ce pays du Maghreb.
Nabil Bayahya
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Nabil Bayahya est diplômé de Sciences Po Paris. Il est actuellement Executive Partner en charge de la practice Consulting au sein d’un cabinet international d’Audit et de Conseil. Il intervient  régulièrement dans les colonnes du premier quotidien...
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François Hollande s'est rendu mercredi 3 avril au Maroc pour une visite officielle de deux jours afin de consolider les relations économiques avec ce pays du Maghreb.

L’arrivée d’un président français de gauche sur le sol africain suscite toujours la curiosité ou l’émoi des observateurs qui se demandent s’il serait l’homme qui mettrait fin à cette "Françafrique" tant décriée à Solferino. Au-delà des déclarations, les pourfendeurs de Marrakech en ont été à nouveau pour leurs frais : les relations entre la France et le Maroc restent des plus cordiales, et celui qui brocarde le monde de la finance chez lui ne s’en déplace pas moins avec un parterre de chefs d’entreprises pour faire des affaires. Entre "colocalisation" et autres "partenariats équilibrés", le Maroc reste une étape incontournable de la diplomatie française en perte de vitesse sur l’autre rive de la Méditerranée. Davantage qu’une posture politique, ce renouvellement lexical reflète avant tout une redistribution des cartes économiques africaines.

La fin du pré carré

La Françafrique avait été imaginée par le Général de Gaulle comme un échange de bons procédés entre des dirigeants de pays neufs à la recherche de soutiens, et une ancienne métropole qui veut sécuriser ses approvisionnements et maintenir une image de grande puissance. Cet ensemble de  relations personnelles entre chefs d’Etats s’appuie sur une diplomatie parallèle qui court-circuite le réseau consulaire à coups d’intermédiaires et de rétrocommissions, lesquels assurent en sus de leur rôle politique des marchés juteux pour les entreprises nationales.

Les dérives des affaires Elf ou Angolagate ont largement discrédité ce système d’un autre âge. Mais surtout, la démocratie a progressé sur le continent et assure une certaine stabilité à des régimes  qui n’ont plus besoin de protecteurs. Une nouvelle génération de dirigeants s’est adaptée à la mondialisation et fait jouer sans complexe la concurrence entre partenaires économiques. Elle lorgne désormais vers l’Atlantique tout en lançant des appels du pied à l’Asie, et ouvre les portes aux investissements du Golfe. Ali Bongo lui-même évite de plus en plus Paris lors de ses voyages entre Doha, Washington ou Mexico.

Un continent émergent

L’Afrique a aujourd’hui d’autres atouts que sa position géographique ou ses ressources naturelles pour intéresser les investisseurs des pays développés comme des pays émergents. Son retard économique en fait la seule région du monde à peu près épargnée par la crise, et affiche des prévisions de croissance suffisamment impressionnantes pour tirer les économies en mal de débouchés. Tout le monde regarde désormais vers le Continent Noir, avec l’ambition d’être le pionnier de son émergence industrielle.

Ces enjeux africains vont aujourd’hui bien au-delà de l’aide au développement. Un marché de plus d’un milliard d’habitants qui doit faire face à des besoins alimentaires, sanitaires, éducatifs, énergétiques considérables, dans un contexte politique qui reste difficile, ne peut plus se reposer sur quelques "sorciers blancs" ou autres "porteurs de valises". La diplomatie économique doit épauler les investisseurs avec efficacité, et leur assurer une information fiable sur les perspectives économiques et les risques politiques d’une présence africaine.

Délocaliser la diplomatie économique ?

Comme tout le monde, la France dépêche ainsi ses missionnaires à travers le monde pour vanter les mérites de ses entreprises et "positionner l’ambassadeur à la tête de l’équipe de France de l’export". Mais la diplomatie française souffre d’un manque d’expérience après avoir été doublé durant des décennies par les réseaux occultes. Elle accuse désormais un retard important, à mesure que d’autres puissances, parfois moins attendues, occupent le terrain.

Depuis près d’une décennie, le Maroc s’est ainsi lancé dans l’aventure et a constitué le deuxième réseau consulaire du continent. Paradoxalement, c’est la sortie de l’Organisation de l'unité africaine (OUA) et l’isolement du Royaume dans la diplomatie multilatérale qui l’a conduit à renforcer ses relations bilatérales et chercher des soutiens à son projet pour le Sahara. Mais ses diplomates ont désormais pour mission première de mettre en relation les investisseurs et les industriels marocains avec des partenaires africains.

Le réseau marocain en Afrique bénéficie notamment de l’aura personnelle de SM Mohammed VI, dont la popularité est aussi forte sur le continent que l’était celle de son père. Son succès s’explique également par une proximité culturelle qui affranchit le Continent du paternalisme post-colonial. Il constitue ainsi une véritable filière d’intelligence économique qui a fait en l’espace d’une décennie du Maroc le second investisseur du Continent après l’Afrique du Sud, et le premier investisseur d’Afrique de l’Ouest.

Ces entreprises marocaines qui se lancent à l’assaut des marchés africains sont en partie françaises. Plus de 500 d’entre elles sont en effet implantées au Maroc, et tous les grands groupes y ont des filiales. L’importance accordée à des projets jugés pharaoniques comme le TGV montre une volonté de ne pas s’arrêter aux frontières du Royaume. De fait les patrons français passent de plus en plus par le réseau marocain pour leurs affaires africaines. Ils y trouvent un intérêt certain, en sous traitant leur stratégie continentale à moindres frais. Le Maroc devient ainsi la plaque tournante de cette nouvelle Françafrique.

Normaliser la Françafrique

De Kinshasa à Dakar, François Hollande clame ses intentions de ne plus "donner de leçons", et d’écarter les "émissaires, les intermédiaires, et les officines". Mais c’est surtout par la force des choses que le président français doit désormais rompre avec le confort de ses prédécesseurs sur la scène africaine, et reconstruire dans un système ouvert, avec les moyens du bord, un réseau d’influence politique et économique. Or la France seule n’a plus les moyens de ses ambitions africaines. De même que l’économie se mondialise, les réseaux s’internationalisent, et l’ancienne métropole a aujourd’hui tout intérêt à partager son influence avec un partenaire marocain solidement implanté sur le continent.

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Exaspéré
- 09/04/2013 - 14:57
Vous avez dit "allié"?
Avec le Maroc, les relations sont au beau fixe.Les people partouzards ont leur riad à Marakech .En contrepartie,la France est la premier débouché pour les producteurs de cannabis.
Sur ce sujet, l'omerta est générale. Y aurait-il des intérets partagés dans ce "bizness" qui génère des milliards d'euros de profits aussi illicites que clandestins . On ne nous fera pas croire que les autorités des 2 pays ne connaissent pas les lieux de départ et les itinéraires des bateaux go-fast avec les moyens modernes de détection dont nous disposons.La complaisance à cet égard est suspecte.
Pendant ce temps,notre monsieur bricolage et son équipe de bras cassés nous enfument avec la "moralisation" et la "transparence" ,alors que notre jeunesse se démolit les neurones et s'abrutit avec ce bon produit made in Maroc.
pertuisane
- 05/04/2013 - 07:33
faut pas mégotter
c'est un allié de poids dans la mesures où les milliers de tonnes annuelles de cannabis de la région du Rif permettent à nos banlieues de s'épanouir...
Darkmaninof
- 04/04/2013 - 19:48
Pourquoi le maroc est un allié ?
Elle fumerait quoi la france sans le maroc ,hein ?