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Le minerai d’uranium est aujourd’hui là où était l’or il y a 10 ans.
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Pourquoi l'uranium pourrait bien devenir l'or de demain

Publié le 19 février 2013
Avec Byron King
L'uranium a aujourd'hui la même valeur que l'or il y a dix ans. Selon certains experts, son prix être multiplié par quatre à six dans la décennie à venir.
Byron King est diplômé de l'Université de Harvard et exerce actuellement la profession d'avocat à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il contribue régulièrement à l’édition américaine de La Chronique Agora, le Daily Reckoning. On peut également...
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L'uranium a aujourd'hui la même valeur que l'or il y a dix ans. Selon certains experts, son prix être multiplié par quatre à six dans la décennie à venir.
Avec Byron King

La livre d’uranium actuellement se négocie sur le marché spot à 42 $ la livre, ce qui est ridiculement bas. Le prix ne peut que rebondir. J’ai eu une longue discussion avec deux grands spécialistes de l’uranium la semaine dernière. Ils ont travaillé sur l’uranium à la fois dans le secteur privé comme dans le secteur public depuis les années 1970. Ils ont assisté à tous les rebondissements de son histoire.

Ces deux spécialistes ont de solides arguments pour affirmer que les prix de l’uranium augmenteront cette année ainsi que dans l’avenir. “Le minerai d’uranium”, a observé l’un d’eux, “est aujourd’hui là où était l’or il y a 10 ans. Nous prévoyons des prix quatre à six fois supérieurs dans les années à venir”.

Si cette déclaration est avérée — on atteindrait alors 150 $ à 250 $ la livre –, c’est une excellente nouvelle pour les producteurs d’uranium. Vous savez, les types qui produisent déjà ce métal.

Les nouveaux gisements coûtent plus cher…

Commençons par le coût ahurissant pour acquérir de “nouveaux” centres de production d’uranium. Lorsqu’on ajoute les coûts d’explorations et de développement, une nouvelle mine d’uranium se situe entre 100 $ et 120 $ par livre. Ceci est presque le triple du cours spot actuel. Et ceci avant de prendre en compte les vicissitudes des futurs changements fiscaux et des taux d’intérêt plus élevés. Après tout, il n’est intéressant de construire une mine que s’il y a un retour sur investissement décent.

D’un autre côté, développer les mines existantes pose problème. Tous ceux qui essaient de développer une mine se heurtent à une sérieuse barrière du prix à mettre sur la table. Voyez par exemple comment BHP Billiton a remis à plus tard l’expansion du gigantesque site d’Olympic Dam, en Australie, lorsque les coûts se sont élevés à plus de 20 milliards de dollars.

Un niveau d’investissement à 10 chiffres approche la limite de l’entreprise privée à tous égards. C’est énorme, même pour l’industrie pétrolière, sans parler des compagnies minières — même pour les plus gros parmi les gros. Nous parlons des niveaux d’investissement d’un programme de défense majeur ou d’un programme spatial, plus des difficultés comparables à recruter du personnel, à développer la technologie et à programmer pour que cela fonctionne une décennie ou plus.

Regardons les choses autrement. Qui peut se permettre de faire ce genre d’investissement énergétique ? Les gouvernements, peut-être. Ou plus vraisemblablement les partenariats entre l’État et l’industrie. A l’avenir, il faut surveiller les formes d’entreprises dans lesquelles le consortium minier devient une sorte de service public, avec toutes les fioritures légalistes qui s’ensuivent. Mais sans aide du gouvernement, les grands projets énergétiques ne verront probablement jamais le jour. Et c’est ainsi que la courbe de l’offre poursuit sa course.

… mais la demande est assurée

Du côté de la demande, l’histoire de la Chine est “réelle et le devient encore plus”, selon mes sources. Les Chinois ont besoin d’électricité et si actuellement ils brûlent du charbon c’est parce qu’ils en possèdent, pas parce qu’ils le veulent. La pollution atmosphérique en Chine est aujourd’hui un problème national. Dans le pays, les grands projets d’électricité futurs doivent tous se montrer respectueux de l’environnement pour obtenir l’approbation de l’Etat. Du moins, c’est ce que nous dit le Parti communiste.

Toujours selon mes sources, les histoires que l’on entend comme quoi le Japon serait en train de supprimer ses centrales nucléaires sont des “histoires à dormir debout”. Après la catastrophe de Fukushima il y a deux ans, le Japon a d’abord été tenté de s’éloigner du nucléaire. C’était une réaction purement émotionnelle. “Puis est venue la réalité”.

Grosso modo, le Japon a calculé la facture que représentait l’importation du gaz naturel liquéfié, aujourd’hui aux alentours de 20 $ pour mille pieds cubes. En outre, le Japon voit la Chine développer sa marine, ce qui menace les routes maritimes japonaises du commerce et des communications, essentielles pour les importations de pétrole et de charbon.

Le résultat de tout cela est que reconstruire sa puissance nucléaire donne au Japon une raison supplémentaire de verser plus de béton, ce qui est un passe-temps national japonais aussi prisé que le base-ball.

[Suivez les cours de l'uranium -- et des matières premières dans leur ensemble -- jour après jour avec nos spécialistes : il suffit de cliquer...]

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Mots-clés :
Or, profit, uranium, cours, byron king
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jurgio
- 19/02/2013 - 15:17
L'uranium ne devrait plus servir à rien
Nous maintenons de vieilles centrales de conception simple (trop simple et difficilement gérable) car pour l'instant nous n'avons plus les moyens financiers de tout changer. Il existe pourtant, comme le rapportait récemment un magazine, des matières (tel le thorium) plus efficaces, peu nocives, plus économiques et très abondantes. Mais il faudrait se remettre à l'étude ! Et techniquement, c'est la timidité. Connaissant le monde tel qu'il est (après Tchernobyl, Fukushima...) on préférera se cantonner au principe de précaution et payer plus cher : pourquoi changer ce que l'on commence tout juste à maîtriser ?

En matière nucléaire, nous en sommes un peu l'époque des premières voitures à moteurs à explosion : on s'arrêtait au bout de 30 km pour remettre de l'eau dans le radiateur.
SteakKnife
- 19/02/2013 - 12:47
Oui allons libérer nos amis maliens et leur faire des bisous!
Mais surtout, sécuriser l'approvisionnement en uranium nigérien pour Areva!
Vinas Veritas
- 19/02/2013 - 11:31
Système métrique
Je comprend une rédaction qui publie une traduction d'un article paru en pays anglo-saxon.Mais à quoi bon conserver cet anachronique système de mesure dont les valeurs ne sont pas même identiques outre-manche et outre-atlantique.
Les Français ont inventé le système métrique et l'ont donné au monde.
ce monde l'a adopté hors des zones contrôlées par sa majesté et assimilées.
1m = 1m 1l = 1l
mais que de différences dans le système impérial
entre 1 mile (terrestre) & 1 mile (nautique)
entre 1 gallon (US) & 1 gallon (GB)