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Le plein emploi : utopie dangereuse, ou solution à la crise ?

Publié le 14 décembre 2012
Aujourd'hui, presque tous les économistes considèrent un niveau de chômage minimum comme une nécessité. Pourtant, pour certains économistes hétérodoxes, le plein emploi est non seulement un objectif atteignable, mais nécessaire, qui pourrait empêcher les récessions et les crises économiques.
Pascal-Emmanuel Gobry
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Aujourd'hui, presque tous les économistes considèrent un niveau de chômage minimum comme une nécessité. Pourtant, pour certains économistes hétérodoxes, le plein emploi est non seulement un objectif atteignable, mais nécessaire, qui pourrait empêcher les récessions et les crises économiques.

 

Aujourd'hui, presque tous les économistes ont oublié l'objectif du plein emploi. Dans un pays, le taux de chômage doit être faible, mais il y a un taux de chômage minimum qu'on aura toujours.

Il y a une logique à ça : un marché du travail doit être fluide. Très peu de gens trouvent un emploi le lendemain du jour où ils quittent le précédent (et on ne veut pas forcément s'y remettre immédiatement). Au niveau macroéconomique, cette fluidité se traduirait par un taux de chômage idéal autour de 5%, selon la plupart des économistes. Si le taux de chômage devient plus faible, c'est au contraire un problème : signe de tension et de surchauffe sur le marché du travail, et peut être de l'économie. Et les économistes ont toujours un peu en tête la fameuse courbe de Philips, infligée aux étudiants d'économie de première année, qui montre une relation entre inflation et chômage. Trop d'emploi, et l'inflation décolle. Et ce alors même qu'on sait depuis la stagflation des années 70 que cette relation est beaucoup plus complexe que cela.

Pourtant, après des décennies de chômage de masse en Europe, et dans une nouvelle année de marasme économique sur le continent, peut être faut-il regarder cette idée poussiéreuse du plein emploi de nouveau.

Pour certains économistes hétérodoxes, le plein emploi est non seulement un objectif atteignable, mais nécessaire. En effet, le plein emploi pourrait empêcher les récessions et les crises économiques.

Après tout, une récession c'est une baisse de la demande dans l'économie, mais d'où vient cette baisse de la demande ? Du fait que les entreprises licencient quand elles perdent de la vitesse. Les gens perdent leurs emplois, et donc ils consomment moins. Ces licenciements provoquent une baisse de la demande, qui provoquent d'autres licenciements, et ainsi de suite dans un cercle vicieux. Si, d'une manière où d'une autre, on pouvait garantir un emploi à chacun qui le perd, cette baisse de la demande serait stoppée nette.

C'est l'idée des économistes néo-chartalistes, qui proposent que l'Etat garantisse un emploi à chacun qui en fait la demande. Ainsi, le plein emploi est garanti, et les récessions sont tuées dans l'oeuf. La politique fiscale et éventuellement monétaire peuvent empêcher le plein emploi de mener à trop d'inflation.

Les objections à cette idée sont plus microéconomiques que macroéconomiques : le problème est que l'Etat n'est pas doué (vraiment pas) lorsqu'il s'agit de trouver des tâches productives à faire aux gens. Si chacun pouvait trouver un emploi public au lieu de travailler dans le secteur privé, on imagine la vaste bureaucratie quasi-soviétique et parfaitement délétère qui en sortirait.

Mais, au 21ème siècle, ne peut-on pas faire mieux ? L'entrepreneur américain Morgan Warstler propose une bourse du travail, administrée et subventionnée par l'Etat, sur le modèle d'eBay. Les employés et les employeurs se notent entre eux, et une assurance est incluse dans le prix du travail. Et chaque heure travaillée est rémunérée par l'Etat en plus du salaire proposé par l'employeur. Autrement dit, mettons que le tarif de l'Etat est à 10 euros de l'heure, et qu'une très bonne babysitter est à 5 euros de l'heure, et une moyenne à 2 euros. Si je veux recruter une bonne babysitter, je paye 5 euros de l'heure, mais elle reçoit 15 grâce à la subvention.

Puisque le coût de l'emploi est très faible pour les employeurs, l'intérêt à recruter est évident : si ça ne vous coûtait que quelques euros pour que quelqu'un vienne faire votre lessive ou votre ménage, ne le feriez-vous pas ? Mais malgré tout, les employés sont rémunérés à un salaire correct. Ces emplois seraient de “vrais” emplois répondant à de vrais besoins, et pas des faux emplois aidés. Le secteur public serait gagnant financièrement puisque ces emplois subventionnés remplaceraient les nombreuses prestations de chômage. Et l'économie connaîtrait le plein emploi. 

Il serait intéressant de tester cette idée. Mais plus que l'idée de la bourse du travail, ce qui est intéressant c'est de repenser l'idée du plein emploi et de la malédiction du chômage. Après plusieurs décennies de chômage de masse, il est peut être temps de réfléchir à des idées peu orthodoxes pour relancer l'économie.

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Commentaires (12)
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Pierre79
- 16/12/2012 - 10:07
@ Sophie2
C'est un point crucial à soulever, en effet, mais attention à ne pas tomber dans l'utilitarisme là non plus. Sans garde-fou, votre politique de réduction de la masse monétaire par l'impôt pourrait - théoriquement - déboucher sur des taux de prélèvements confiscatoires et donc immoraux puisque contraire au droit de propriété. N'oublions pas que la société - et les politiques qui la gèrent - est fondée avant tout sur le respect des droits fondamentaux des individus et pas l'utilité sociale coute que coute.
Hormis ce point, il me semble que ces théories hétérodoxe vont avoir un grand rôle à jouer pour réformer nos sociétés étatisée, et c'est tant mieux qu'on en parle !
Sophie 2
- 15/12/2012 - 18:47
Que disent les "circuitistes" ?
"Au niveau macroéconomique, la fonction première des impôts n’est pas de financer les dépenses du gouvernement, mais plutôt de réguler l’économie en prévenant l’inflation (quand la dépense privée est trop élevée) et le chômage (quand elle est trop faible) [...] La théorie économique est rongée par une méconnaissance grave du rôle, de la nature et de la signification de la monnaie et des impôts. La croyance selon laquelle les impôts sont une source de revenu du gouvernement et qu’ils peuvent financer des programmes sociaux est une erreur qui domine la théorie des cercles académiques et politiques depuis longtemps. On admet donc généralement que la dépense du gouvernement doit se limiter aux « ressources financières restreintes » obtenues pas imposition. Notre analyse a montré que contrairement à la croyance générale, les impôts font partie de la phase de reflux du circuit monétaire, et qu’en tant que tels ils détruisent, et non ne créent de la monnaie. Les impôts ne peuvent donc pas logiquement payer les dépenses du secteur public. La compréhension du rôle des impôts dans cette structure circuit
Sophie 2
- 15/12/2012 - 18:45
@ cdg - 14/12/2012 - 16:43
Dans le néochartalisme l'Etat crée la monnaie dont il a besoin et la "mise en circulation" permettra au contraire aux divers agents de payer les impôts qui, in fine, ne servent qu'à réguler la masse monétaire. Un Etat n'a pas à se poser la question de savoir s'il y a assez de recettes fiscales, il n'en a en fait pas réellement besoin.