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Nouveau genre : et demain, des poupées pour les garçons et des soldats pour les filles ?

Publié le 11 août 2012
Afin de lutter contre les stéréotypes, les magasins britanniques Harrods réorganisent leur département jouets. Il n'est plus classé par genre garçon/fille mais par thème. Cela peut-il vraiment modifier le comportement des enfants ?
Mona Zegaï est sociologue. Son champ de recherche se délimite à la socialisation sexuée par le biais des jouets pour les enfants.
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Afin de lutter contre les stéréotypes, les magasins britanniques Harrods réorganisent leur département jouets. Il n'est plus classé par genre garçon/fille mais par thème. Cela peut-il vraiment modifier le comportement des enfants ?

Atlantico : La chaîne britannique de magasins Harrods lance un département dans lequel les jouets seront classés par thème et non plus par genre garçon/fille. Cette initiative est-elle de nature à changer les stéréotypes associés aux petites filles et garçons ?

Mona Zegaï : Cette initiative est intéressante dans la mesure où un classement des jouets non basé sur le sexe des enfants à qui ils s'adressent permet aux enseignes de vendre les mêmes objets sans en interdire d'emblée leur usage ludique à la moitié de la population enfantine. En effet, si l'interdiction n'est pas formelle, elle n'en est pas moins réelle, car les enfants apprennent très vite les goûts et comportements qui sont attendus, tolérables ou bannis de leur part.

Ce type d'initiative permet ainsi d'ouvrir le champ des possibles des enfants en évitant les attributions normatives explicites d'objets et d'activités à un sexe, comme les jouets ménagers associés presque systématiquement aux filles et subséquemment interdits aux garçons. Cette initiative est donc une avancée nécessaire mais cependant non suffisante dans la mesure où les stéréotypes associés aux filles et aux garçons se déploient dans de nombreuses autres sphères, par de nombreux procédés et par le biais de différents acteurs.

Par ailleurs, l'initiative de Harrods est loin d'être suivie par la majorité des autres enseignes généralistes ou spécialistes du jouet.

Pourquoi les poupées sont-elles associées aux filles et les soldats aux garçons ?

Si les poupons et poupées sont associés aux filles dans l'imaginaire collectif, c'est d'abord parce qu'en dehors de la sphère ludique enfantine, les activités auxquelles ces objets font référence sont très majoritairement féminines (s'occuper des enfants en ce qui concerne les poupons et l'esthétique pour les poupées), tout autant que les valeurs qui y sont associées (douceur, beauté...).

De la même manière, les soldats font référence à la guerre, la violence, la compétition, activités et valeurs que l'on associe traditionnellement au masculin. Il n'y a ainsi pas de frontière stricte entre le monde ludique et le reste de l'univers, les enfants apprennent et intériorisent les normes sexuées de leur culture par le biais du jeu, qui n'est pas idéologiquement neutre. Différents acteurs concourent à la pérennisation et à la naturalisation de cette association, à commencer par les parents lorsqu'ils interdisent par exemple à leur petit garçon de jouer avec des poupons, lui apprenant ainsi non seulement que ce jouet est féminin mais aussi que seules les femmes peuvent s'occuper des bébés. Les commerces et fabricants de jouets transposent également l'imaginaire collectif dans les jouets, ne serait-ce que par les très emblématiques rayons de magasins et rubriques de catalogues intitulés « garçons » et « filles ».

Les jouets (ou différents types de jeu) conditionnent-ils le futur de l'enfant ? Peut-on aller jusqu'à dire "dis moi à quoi tu jouais et je te dirai qui tu es" ?

Ce n'est évidemment pas parce qu'on a joué avec des poupées que l'on va pour autant devenir esthéticienne, ou bien parce qu'on a joué avec des petits soldats que l'on va devenir militaire. Il est difficile de mesurer l'impact des activités ludiques des enfants sur leur devenir en tant qu'adultes dans la mesure où de multiples modes de socialisation sexuée jouent simultanément. Les enfants observent et imitent notamment beaucoup leurs parents dans leurs activités quotidiennes ; ils savent par exemple que le ménage c'est « un truc de filles » parce qu'ils voient que c'est maman qui le fait majoritairement à la maison.

Les jouets viennent à l'appui, ils sont surtout des supports efficaces d'intériorisation d'une division du monde en deux genres strictement distincts ; d'une part parce qu'ils permettent aux enfants d'intérioriser, de manière douce, amusante et efficace, des idéologies en reproduisant par le jeu les activités sexuées qu'ils observent ailleurs ; d'autre part parce qu'eux mêmes reproduisent, accentuent et naturalisent une division sexuée du monde.

La différenciation entre jouets de garçons et de filles est-elle aussi présente qu'avant ?

L'initiative du magasin Harrods ne doit pas masquer une accentuation de la différenciation entre « jouets de garçons » et « jouets de filles » ces vingt dernières années. Si l'on prend le cas de la France, une large majorité des commerces, grandes enseignes de jouets autant que supermarchés, effectue aujourd'hui une catégorisation des jouets par sexe, que ce soit dans l'organisation de leurs rayons de magasins ou dans leurs catalogues de jouets de Noël.

Ce type de classement n'est pas récent puisqu'il existait déjà dans certains catalogues du milieu de la première moitié du vingtième siècle (1920-1940). Son hégémonie est cependant beaucoup plus récente : alors que la plupart des enseignes du jouet effectuaient jusqu'au début des années 1990 une catégorisation par type de jouets, une généralisation du classement des jouets par sexe s'observe, et celle-ci s'accompagne d'une accentuation de l'opposition en deux genres distincts par le biais de nombreux autres codes sexués : couleurs (bleu / rose), photographies (des garçons pour représenter les jeux de combat par exemple), textes (des « fais comme maman » pour les filles et leur poupons) et logos et dessins (du feu et de la vitesse / des cœurs et des nuages).

La différenciation entre jouets de garçon et de fille est-elle la même partout dans le monde ?

Il faudrait mener une enquête de grande envergure pour pouvoir répondre avec précision à cette question. Ce qui est sûr, c'est que les tendances que l'on observe en France sont relativement similaires à celles que l'on peut observer ailleurs. La distinction bleu pour les garçons versus rose pour les filles, par exemple, est parfaitement représentée dans l’œuvre « Pink & Blue » de la photographe coréenne JeongMee Yoon. Une grande partie de la production et de la distribution sont devenues mondiales : beaucoup de fabricants de jouets sont par exemple allemands et les grandes chaînes de distribution américaines.

Cette mondialisation, ainsi que la concurrence qu'elle produit au niveau national, si elle n'annihile pas les différences entre les pays, contribue cependant à les minimiser concernant les objets proposés à la vente et leur organisation ; les accessoires de puériculture destinés à prendre soin des poupons sont par exemple très largement fabriqués en rose. Si la suppression de l'étiquetage « garçons / filles » telle que réalisée récemment par plusieurs enseignes comme Harrods ne peut ainsi véritablement être interprétée comme un gommage des attributions sexuées, cette initiative peut être lue comme un premier pas vers une moindre prégnance des normes de genre et donc une plus grande liberté des individus dans la construction de leurs goûts et de leurs pratiques.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (12)
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Montès
- 15/08/2012 - 10:47
Un grand débat en perspective
On lit des choses intéressantes ici et c'est toujours un plaisir de te lire, ma chère Mona. Cependant, je note des choses intéressantes parmi ce que disent les commentateurs. Pour commencer, il y a une critique intéressante de la sociologie qui consiste à se demander si les sociologues critiquent ce qu'ils observent ou observent ce qu'ils critiquent. Je ne suis pas sociologue mais je connais certains sociologues et Mona en fait partie, et je peux assurer que l'analyse de l'auteur de cet article ne repose pas sur le dernier catalogue des 3 suisses... Mais, je l'avoue, lorsque je lis certains sociologues, je me pose la même question...

Il y a aussi une autre question et cette question n'a pas encore reçu de réponse : les jouets sont-ils des instruments de socialisation ? En lisant Mona, je serai amené à répondre que oui, cependant, comme Mona l'indique elle-même, "Il est difficile de mesurer l'impact des activités ludiques des enfants sur leur devenir en tant qu'adultes" ce qui semble infirmer cette hypothèse et qui me fait penser que le rôle de cette représentation est assez marginal dans la construction de la représentation du monde chez l'enfant. Mais je ne fais que penser.
Saturne92
- 12/08/2012 - 13:10
@de Winecki
Je partage tout à fait votre point de vue. On peut se poser la question de savoir pour quelles raisons ces "sociologues", faisant souvent partie de cette petite frange de la population qui a du mal à se positionner sur le plan du genre homme-femme, ont un tel écho dans les milieux politico-médiatiques. Certains voudraient détruire la société occidentale de souche européenne qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
de Winecki
- 12/08/2012 - 07:28
On ne change pas la réalité en la niant
Madame Zegaï qui veut faire l’éducation des autres devrait commencer par faire la sienne et apprendre que ce sont les femmes qui conçoivent l’enfant, qui le portent, qui accouchent et qui allaitent ou devraient le faire. Il est bon que dès le plus jeune âge elles sachent ce qui les attend. Observant un peu la nature, elle constaterait que les taureaux sont naturellement agressifs et les vaches d’un naturel fort doux ; est-ce l’éducation qu’ils ont reçue qui en est responsable ? a-t-on donné aux taurillons des toréadors de plomb et aux génisses des poupées en forme de veaux ? J’ai l’impression que la sociologie consiste pour beaucoup à reconstruire le monde dans leur tête au lieu d’étudier la réalité. Voltaire constatait, après tant d’autres : « C’est toujours le mâle qui attaque la femelle », mais ce monsieur était politiquement incorrect.