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Sarkozy : est-ce que l'habit fait le président ?

Publié le 28 février 2011
Hier soir, le président de la République prononçait une allocution à l'ambition historique. Le sémiologue Denis Bertrand analyse les décalages entre la mise en scène et la portée réelle du propos.
Denis Bertrand
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Denis Bertrand est sémiologue. Il enseigne la littérature française à l'université Paris VIII. On peut consulter sur le web plusieurs de ses analyses d'anciennes saynètes de l'actualité, sous l'intitulé Denis décode.
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Hier soir, le président de la République prononçait une allocution à l'ambition historique. Le sémiologue Denis Bertrand analyse les décalages entre la mise en scène et la portée réelle du propos.

Tout a été fait pour donner un habillage d’évènement historique à cette allocution, le lieu, le temps, et la personne. C’est une mise en scène qui frappe par sa solennité, son caractère mitterrandien. On pense immédiatement à la photographie de Mitterrand devant ses livres. C’est tout juste si Nicolas Sarkozy n’a pas ouvert devant lui les essais de Montaigne !

Tous ces ingrédients, l’absence de gestes, de mimiques, le plan de face très serré vont de pair avec des propos eux-mêmes très serrés. De même, la qualité formelle de la langue, la brièveté de l’allocution, tout cela en à peine sept minutes. Cette durée n'est pas anodine : c’est celle qui convient aux grands évènements historiques, tout comme la structuration du discours en trois parties.

D’abord le contexte général et international, ensuite l’action proposée et le remaniement en question, enfin la clôture du discours avec ses grandes anaphores oratoires, « mes chers compatriotes », qui reviennent à trois reprises.

Derrière cette ambition "historique" du discours, les questions qui viennent à l'esprit sont : « qu’en est-il est des habits neufs du président Sarkozy ? S'agit-il simplement d'un rôle parmi d’autres ? Ou est-ce destiné a réorienter la fonction présidentielle ? »

Nicolas Sarkozy ne garde jamais longtemps ses habits de président

Et s'il y avait un schéma structurel ? Lorsque Nicolas Sarkozy endosse les habits du président, l'expérience tend à montrer que ça ne dure jamais longtemps. Si l'on s'en fie aux précédents, on peut s’attendre à un changement de registre, un changement de contenu et d’attitude à venir dans les jours qui suivent. C’est un schéma qui se présente chez Nicolas Sarkozy depuis 2007 dans la mise en place de ses discours et dans ses changements de rôles.

J’ai trois exemples : lorsqu’il avait évoqué en 2008 une « politique de civilisation » avec beaucoup de solennité, en s’appuyant sur les travaux d’Edgard Morin, tout cela pour accoucher de la réforme de l’audiovisuel, en supprimant la publicité à la télévision. Depuis il n’a plus été question de "politique de civilisation", ce qui fait apparaître le contraste abyssal entre l’ambition visionnaire d’une "politique de civilisation" et le caractère très oratoire et conjoncturel d’une réforme mineure.

Autre trait de ce contraste, en décembre dernier, lors du remaniement ministériel annoncé en grande pompes depuis des mois : il a été interprété comme une volonté de prendre de la distance, de la hauteur de vue. Pourtant, quelques jours plus tard, il y a eu cet événement, l’adresse aux journalistes "amis pédophiles, je vous salue". Tout l’édifice s’effondrait, toute la projection d’un rôle présidentiel distancié et préoccupé des plus grandes affaires du pays se noyait dans cette espèce de familiarité gouailleuse, blague d’un goût douteux.

En janvier dernier enfin, il a présenté un discours devant le corps diplomatique et la presse réunis pour parler de la présidence du G20 , ou il exprimait l’ambition pour la France d’une révolution mondiale de l’économie et des finances. Pourtant, s’en est suivi le pataquès diplomatique de la France avec les révolutions arabes, le Mexique, et la Turquie il y a deux jours. Il y a dans sa manière d'endosser les habits du Président un caractère un peu systémique.

Une vision apocalyptique du monde, une réponse de DRH

Pour le regard d’un analyste de discours, il y a un contraste un peu impressionnant entre le début et la fin du discours. Dans la première partie, la vision de la situation internationale est livrée avec un discours a la fois explicatif et apocalyptique. "Nous savons ce que pourraient être les conséquences de telles tragédies sur des flux migratoires devenus incontrôlables" -le président ajoute alors mezzo voce "et sur le terrorisme., c'est toute l'Europe alors qui serait en première ligne".

Cette première partie jure avec la deuxième partie du discours, une simple annonce de politique intérieure, avec les trois nominations d'Alain Juppé, Gérard Longuet et Claude Guéant. Ce qui est évidemment frappant c’est le catastrophisme du "n’ayez pas peur, nous sommes aux commandes", avec le règlement d’un problème de politique intérieure qui est presque un problème de direction du personnel.

D’où le souci qui se pose pour le téléspectateur : qu’est ce qui prime ? Le problème international, ou le problème intérieur ? La tension de gravité qu’exprime le visage du président, est-ce une tension liée à la gravité de la situation internationale ou à la gravité du problème intérieur ?

On a dans tous ces écarts et les contrastes à l’intérieur du discours, des éléments décrédibilisants, c’est, à mon avis, le problème cardinal du président. Et au final, Il ne dit pas un seul mot sur les sortants…

Propos recueillis par Jean-Baptiste Giraud

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