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Une fois que ce sera terminé...

Génération Covid : et au fait, en combien de temps la grippe espagnole a-t-elle été oubliée ?

Publié le 17 octobre 2020
Même si le contexte historique est relativement différent, les populations de l'époque se remettant de la Première guerre mondiale, la question demeure : lorsqu’une épidémie se termine après avoir marqué profondément des sociétés entières, en combien de temps revient-on à une vie normale en oubliant les mauvais moments ?
Laurent-Henri Vignaud
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Laurent-Henri Vignaud, historien des sciences, est coauteur d’Antivax. La résistance aux vaccins du XVIIIe siècle à nos jours (Vendémiaire, 2019)
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Même si le contexte historique est relativement différent, les populations de l'époque se remettant de la Première guerre mondiale, la question demeure : lorsqu’une épidémie se termine après avoir marqué profondément des sociétés entières, en combien de temps revient-on à une vie normale en oubliant les mauvais moments ?

Atlantico : Historiquement, que reste-t-il d'une épidémie lorsqu'elle se termine après avoir marqué profondément des sociétés entières ? En combien de temps digère-t-on ce qu'une épidémie nous a contraint à vivre et revient-on à une vie normale ?

Laurent-Henri Vignaud : Tout dépend de la maladie et de l’époque, plus ou moins bien dotée en moyens d’action médicale, à laquelle on s’intéresse. La peste noire a vidé l’Europe d’un bon tiers de ses habitants en quelques décennies, puis est revenue (faisant toujours des millions de morts) de manière périodique jusqu’au siècle des Lumières. Le choléra et la tuberculose ont sévi durant tout le XIXe siècle à intervalles réguliers. Est-on revenu à une vie normale avec la baisse de la mortalité du Sida ? Non, les habitudes acquises perdurent puisque la maladie n’a pas disparu mais elle tue malgré tout un peu moins. Sous l’Ancien Régime, le rattrapage démographique consécutif à une épidémie mortifère est un phénomène bien connu des historiens qui notent que la natalité reprend avant même que la maladie ait complétement cessé, signe d’une pulsion de vie très forte dans les sociétés traditionnelles habituées aux tragiques moissons épidémiques. Dès que la maladie disparaît, la reprise économique et démographique peut être très rapide mais tant qu’elle dure on fait avec.

La comparaison entre la pandémie actuelle et la grippe espagnole de 1918-1919 est fréquente. Les populations avaient-elles mis du temps à tourner la page ?

Les Européens de 1918-1919 ne se sont presque aperçus de rien ! Certes la mortalité de grippe a marqué les esprits sur le moment, d’autant qu’elle touchait les jeunes (à commencer par les soldats) et certaines personnalités comme le poète Apollinaire ou le dramaturge Rostand. Mais ces millions de morts ont été noyés dans les désastres de la Grande Guerre. La grippe est restée « espagnole » pour se moquer du roi Alphonse XIII qui l’avait attrapée et elle était utilisée par les propagandes allemande et française pour annoncer la victoire prochaine. L’intérêt pour cette pandémie est revenu au moment de la résurgence de la grippe asiatique à la fin des années 1950, c’est à ce moment, où la communauté internationale commence à s’inquiéter des conséquences pour la santé mondiale de tels phénomènes, qu’on « redécouvre » la grippe de 1918.

On parle parfois d'une "génération Covid", qui restera marquée à vie par la pandémie actuelle, est-ce crédible ? Y a-t-il eu une "génération peste", ou une "génération choléra" ?

Incontestablement, certaines maladies marquent leur époque : la peste à la fin du Moyen Âge (même si c’est tout autant une maladie « moderne » et même contemporaine), la variole au XVIIIe siècle, le choléra, la syphilis, la tuberculose (voyez La Dame aux camélias) au XIXe siècle, le Sida au XXe siècle… Mais sans savoir combien de temps durera cette épidémie de Covid, il est difficile de mesurer son impact historique. En revanche, les moyens politiques et sanitaires déployés dans le monde entier pour la combattre devraient marquer leur temps : nous n’acceptons plus la fatalité du mal et nous tentons par tous les moyens d’en limiter les effets. Les procédures de confinement généralisé à toute une population non-malade sont par bien des aspects totalement inédites. Ceux qui ont eu leur bac sans écrit ou ont été reçus dans une école tout en suivant les cours depuis chez eux en pantoufle auront des choses à raconter à leurs petits-enfants…

Quel peut être l'impact psychologique d'une épidémie sur nos sociétés ? Au regard des précédents historiques, est-ce qu'une épidémie comme celle-ci pourrait être suivie d'une période plus légère (les années folles après la grippe espagnole) ou à l'inverse d'un moment de dépression collective pour l'Occident (qui a moins su gérer la crise sanitaire que l'Asie) ?

Il y aura sans doute une envie de jouissance, comme nous l’avons vécu à petite échelle durant l’été avec le retour des « jours heureux ». Il faut cependant relativiser l’ampleur de la saignée : la mortalité que nous subissons n’a rien de comparable avec le traumatisme des deux guerres mondiales. Nous devrions plutôt réfléchir à ce qui nous rend vulnérables à ces virus mondialisés et anticiper sur le prochain, qui pourrait bien être beaucoup moins bénin. En outre, la façon dont les pays asiatiques ont su gérer la crise devrait amener l’Occident à se poser quelques questions sur son leadership historique. Ce réveil aussi risque d’être douloureux.

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