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© FREDERIC J. BROWN / AFP
Fortnite jeux vidéo Epic Games Gafam
© FREDERIC J. BROWN / AFP
Fortnite jeux vidéo Epic Games Gafam
Atlantico Business

Fortnite part à l’attaque de Google et de Apple et sonne l’heure de la révolte contre les GAFA

Publié le 01 octobre 2020
Quand Epic Games, éditeur du jeu vidéo Fortnite, se rebelle contre Google et Apple, l’avantage reste du côté des géants du digital. Pour combien de temps encore ? Cette révolte s’appuie sur la réalité d’une fausse concurrence qui épuise le système.
Jean-Marc Sylvestre
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Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
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Diplômée de l'Essec, Aude Kersulec est specialiste de la banque et des questions monétaires. Elle est chroniqueuse économique et blogueuse. 
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Quand Epic Games, éditeur du jeu vidéo Fortnite, se rebelle contre Google et Apple, l’avantage reste du côté des géants du digital. Pour combien de temps encore ? Cette révolte s’appuie sur la réalité d’une fausse concurrence qui épuise le système.

Les jeunes Américains ont choisi. Entre Trump et Biden, ils ont choisi de soutenir Fortnite contre Apple. Ça ressemble à un débat qui intéresse plus les jeunes générations d’Américains que le duel des deux papys pour la Maison blanche.

Quand des jeux vidéo dont le succès est mondial se rebellent contre les géants du digital, on assiste sans doute au début d’une guerre de la tech qui est en train de se dérouler. Une guerre entre les très gros, les Gafa, ces géants du digital, qui ont installé une sorte de monopole de la data sur la planète, contre des acteurs plus modestes certes, mais dépendants de leurs services. Et c’est bien là où le bât blesse.

Le premier épisode concerne 350 millions de joueurs dans le monde. Il se déroule entre Apple et la société de jeu vidéo Epic Gammes, qui a édité le fameux Fortuite, un jeu vidéo qui rassemble les héros de Marvel et règne sur la planète des jeux vidéo. Un jeu d’aventures qui se déploie en réseau et beaucoup jouent sur leur smartphone.

Pourtant, la dernière édition de ce jeu n’est aujourd’hui plus disponible à télécharger sur l’Appstore d’Apple ou le Google Playstore. Pour les joueurs, c’est une humiliation, pour l’industrie une menace et pour le politique, un abus de pouvoir.

Mais dans cette lutte entre David contre Goliath, entre les grands du digital contre les acteurs plus petits, la justice américaine a choisi de donner l’avantage à Apple. Attaqué par EpicGames sur un abus de de position dominante, Apple obtient gain de cause pour avoir supprimé l'accès à sa plateforme de l’application de l’éditeur de jeu vidéo. Et si Epic Games n’est pas content, et bien qu’il fasse un procès en bonne et due forme à Apple. Voilà en somme la réponse judiciaire.

En cause, la tentative d’Epic Games de contourner le principe de l’Appstore, l’espace de téléchargement des applications, et la trop grosse commission que demandent Apple – et d’ailleurs aussi Google - sur tous les achats réalisés par sa plateforme. 30% de tous les revenus engendrés, y compris sur les achats faits une fois à l’intérieur du jeu, après son simple téléchargement.

Pour échapper à ce qu’il appelle du racket, Epic Games a mis en place un système alternatif de paiement, via une monnaie virtuelle dans le jeu, pour que les joueurs puissent faire leurs achats. Un moyen de paiement qui n’était pas dans les règles du contrat, selon Apple, qui a donc décidé de bloquer purement et simplement l’application Fortnite de son portail d’applications ainsi que toutes les nouvelles applications du même éditeur, Epic Games, par la suite.

Du côté de l’éditeur de jeu vidéo, la revendication est clairement financière. Il estime que ces 30% sont une taxe « tyrannique » qui n’a pas lieu d’être, puisque tous les achats faits à l’intérieur du jeu ne sont pas du ressort d’Apple et ne lui engendrent pas de coût supplémentaires, à part de mettre à disposition sa plateforme de paiement déjà existante. Et c’est vrai que pour Apple, c’est quasiment une marge nette. Marge énorme comparée aux autres commissions d’autres moyens de paiement comme PayPal (qui prend 8%), ou même d’Amazon (maximum 18%). C’est comme si un grand magasin outre sa marge de fonctionnement prélevait la moitié des marges commerciales de ses marques de luxe qui ont pourtant loué (très cher) un corner de vente dans le magasin.

Là où cette affaire est importante, c’est que d’autres sociétés proposant des applications, Spotify, Deezer ou Tinder sont dans la même logique de contestation à Apple et Google. Mais les moyens d’opposition manquent, vu que les deux géants sont quasiment hors de portée.

D’abord, à cause de leur position dominante. Google et Apple sont en situation de quasi-monopole sur l’internet mobile. En plus d’être des fabricants de matériel informatique, ils sont devenus des distributeurs de contenus sur les mobiles. Ils opèrent via leur plateforme de téléchargement et décident des applications qui peuvent ou non être installées sur leurs appareils, et par leur commission et leurs conditions, brident totalement les marges des éditeurs de contenus.

« Apple est devenue ce contre quoi elle pestait autrefois : le monstre qui veut contrôler les marchés, bloquer la concurrence et étouffer l'innovation » assène la direction d’Epic Games.

Les conséquences sont énormes pour le plus petit des deux acteurs de la bataille. Le simple fait d’avoir bloquer l’application Fortnite sur l’Appstore a fait perdre au jeu plus de 60% de sa clientèle Apple, les autres 40% ne pouvant que continuer de jouer sur les versions précédentes du jeu. Mais sachant que le jeu se joue en réseau, si toute une partie de la communauté disparait, cela rend le jeu, même pour ceux qui y ont encore accès, moins attrayant. On imagine mal un TGV empêche de circuler sur la moitié du réseau.

Ensuite, et c’est là qu’on revient à la politique, à cause de la protection dont les gros du digital font l’objet, en tout cas de la part de Donald Trump et tant qu’il est au pouvoir. A cause de sa détestation de la Chine et de tout ce qui peut provenir de l’étranger, Donald Trump se bat pour que toute entreprise ayant un lien de près ou de loin avec la Chine soit empêchée de faire correctement des affaires.

Et le président américain a bien noté qu’Epic Games, bien que société née en Californie, avait été rachetée, à hauteur de 40% par le chinois Tencent, un autre géant de l’internet mobile. Donc pour lui, ça veut dire danger, et ça veut dire qu’on peut mettre des bâtons dans les roues de cette entreprise. D’où le fait qu’Epic ait tout récemment reçu une lettre du Département du Trésor qui cherche à enquêter sur ses protocoles de sécurité des données personnelles. Avant des problèmes peut être plus sérieux encore. C’est aujourd’hui Epic, mais ça pourrait très bien être demain concerner une société européenne.

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